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Discours d’ Hugo Chavez à Porto Alegre le 30 janvier 2005.


[Le texte original nous a semblé assez confus en plusieurs endroits. Nous
avons essayé de le rendre plus clair en modifiant la ponctuation et en
mettant entre parenthèses certaines digressions qui rendaient les phrases
difficiles à comprendre. Nous avons cependant tenu à rester au plus près du
texte pour restituer le style parlé extrêmement personnel d’Hugo Chavez.
Nous nous excusons par avance pour les imperfections... Françoise et Gaston
Lopez.]



Quelle joie, quelle jeunesse, quelle émotion, on sent ici à Gigantinho !
Une accolade de mon âme pour toutes et tous, une accolade profonde de mon
cour pour vous tous, hommes, femmes, filles et garçons du Brésil, d’Amérique
Latine, des Caraïbes, d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Afrique, d’Europe.

D’ici, avec le cri de tous ceux qui sont ici, rêvant et luttant pour un
monde meilleur, possible et nécessaire, je demande que nous envoyions un
salut fracassant aux peuples de la terre, aux peuples qui luttent, aux
peuples qui rêvent comme nous et avec nous. Bien, Ignacio Ramonet , mon
grand ami, est-ce que vous m’entendez ?

Je vais essayer de parler lentement pour que tous puissent comprendre mes
paroles. Je n’ai pas encore appris le portunol et encore moins l’english,
c’est lamantable.

Bien sûr , en parlant lentement, mon discours sera plus long, mais non, je
ne vais pas abuser de votre temps, il est déjà 8h ¼ du soir sur cette belle
terre magique du Rio Grande do Sur, de Porto Alegre, du Brésil. Nous
transmettons au Vénézuela en direct, nous transmettons aussi en Amérique
Centrale, en Amérique du Sud et je vous assure qu’un type qui s’appelle
Fidel Castro nous voit à Cuba , j’en suis tout à fait sûr. Comment vas-tu,
Fidel ? Est-ce que tu vas bien ? Est-ce que tu es en forme ? [.]

Donc, salut à tous. Comme cette terre est belle ! Ce matin nous sommes
arrivés , d’abord nous avons vu le lever du soleil sur l’immense terre du
Brésil. Vive le Brésil !

Nous sommes partis de Caracas vers minuit pour atterrir ici vers 7 h du
matin, le soleil à l’horizon, un soleil brillant et un ciel bleu à Porto
Alegre et après nous avons continué une heure et demie par la route,
parcourant la savane, la vallée, regardant les champs et les gens et même le
siège paysan du « Mouvement des Sans Terre », là -bas, à Tapes. Nous y sommes restés jusqu’à midi partageant [1] avec tous les dirigeants paysans et ces
communautés et cette agriculture familiale, et cette patrie en germe. Comme
on apprend des choses sur ces chemins ! Comme on se remplit d’une plus
grande force dans ces immensités ! Ensuite, nous sommes revenus pour un
déjeuner qui fut un débat très intéressant avec un groupe d’intellectuels et
de penseurs du Brésil, d’Amérique et du monde, dialoguant , échangeant des
idées avec les dirigeants du Forum Social Mondial de Porto Alegre et ensuite
il y eut une revue de presse un peu tonitruante.

Joao Pedro me disait , dans un couloir de l’hôtel, que marcher avec moi ,
c’est un tourbillon où l’on se noie. Pourquoi a-t-il dit cela ? Que c’était
plus compliqué que de réquisitionner la terre. Voyez ce qu’il a dit, que
marcher avec moi, c’est plus compliqué que de réquisitionner la terre.

Bon, et maintenant nous sommes ici, dans le Gigantinho , le Gigantinho est
célèbre, c’est un Gigantinho de vérité et vous êtes les Gigantinhos d’ici,
les géants de cette terre, les peuples, les peuples et surtout les jeunes .
Un salut aux jeunes qui lèvent la main. Vive la jeunesse !

Le Che disait « Le présent, c’est la lutte, le futur nous appartient ». Le
futur vous appartient, filles et garçons, allons vers lui, le futur est à 
vous et parlant du futur, je remercie les organisateurs : Candido, Joao,
tous, ce visage si beau, voyez, qui m’a conduit par la main , une paysanne
brésilienne, travailleuse des champs, du « Mouvement des Sans Terre », prête
à accoucher avec un ventre, un beau ventre, de sept mois, elle s’appelle
Sonia, merci Sonia, merci pour ce visage, car en outre elle porte dans son
ventre le futur de cette terre, le futur de son rêve, ses fils, cette
semence qui est en train de pousser et ce poème qui touche aussi l’âme,
déclamé par cette autre leader travailleuses, Ana Manuela, qui nous a amenés
et invités à conspirer. Bon, conspirons donc, entrons dans la conspiration,
je me joins à Ana Manuela pour que cette conspiration devienne mondiale,
nous allons faire une vraie conspiration mondiale, une vraie conspiration,
anti-impérialiste, anti-néolibérale, anti-hégémonique.

Donc, Ignacio Ramonet, mon bon ami, comme je l’ai déjà dit, m’a honoré et
de plus m’a compromis avec tout ce qu’il a dit, mais quand il disait que
Hugo Chavez. est un dirigeant d’un nouveau type , il a dit d’un nouveau
type, je l’accepte, Ignacio, et surtout dans la mesure où ça vient d’un
esprit aussi lucide que le tien. Bien sûr, Ignacio Ramonet pensait que
j’étais un dirigeant d’un nouveau type de toutes les façons possibles mais
inspiré par les anciens. On peut être inspiré par des valeurs anciennes
comme par exemple le Christ.

Un vieux modèle, si vieux qu’il a vingt siècles. Le Christ, un des plus
grands combattants anti-impérialistes de l’histoire du monde, le vrai
Christ, le rédempteur des pauvres.

Un des plus grands révolutionnaires de l’histoire du monde, Jésus de
Nazareth. On s’inspire de ce vieux modèle, on peut aussi s’inspirer d’autres
modèles qui ne sont pas aussi vieux que le Christ mais de vieux modèles
comme celui qu’Ana Manuela mentionnait dans son beau poème. Où est Ana
Manuela ? Par ici. Elle avance avec cette énergie, cette force, cet amour.
Pour cela on est compromis. Que peut-il nous rester de plus ? Ana Manuela,
tu es comme une fille, comme ma fille qui est ici la Rose Virginie et comme
ce petit-fils qui est resté endormi, Manuelito, qui est resté endormi à 
l’hôtel, fatigué par le voyage. Il a un an, le petit, il est resté endormi,
moi je suis un double grand-père. Les enfants ont cette passion, avec ce
verbe, cette poésie, tu parlais d’un vieux type, Simon Bolivar, un type qui
a parcouru ces terres.

Un peuple plein d’illusions, un peuple qui partit avec lui, un peuple qui le
fit libérateur et lui rendit ce peuple libérateur, ils devinrent libérateurs
On est aussi inspiré par Ignacio, en un autre vieux type né ici, au
Brésil, révolutionnaire infini, à qui il a toujours rendu justice, grand
compagnon d’un autre type, Bolivar : José Ignacio Abreu de Lima,
insigne brésilien, pernamboucain, révolutionnaire, socialiste, bolivarien.

On est inspiré aussi par d’autres types, types anciens, comme ce médecin
argentin, asthmatique, ce garçon qui parcourut un continent, notre
continent, à bicyclette, à motocyclette et après arriva en Amérique Centrale
et assista à l’invasion du Guatemala par les gringos en 1955, une des
nombreuses invasions, une des nombreuses attaques que l’impérialisme
nord-américain a déchaînées sur ce continent.

Il eût raison, ce président mexicain qui, dit-on, prit deux téquilas ,
sortit son pistolet , tira trois fois en l’air et dit : « Pauvre Mexique, si
loin de Dieu et si près des Etats-Unis ».

Bon, et ce type, ce vieux type, qui alla à la Sierra Maestra, et ensuite
s’en alla et revint et resta semé pour toujours, comme dit cette chanson
d’un chanteur vénézuelien : « Commandante Che, ils t’ont tué mais en nous
ils laissèrent pour toujours ta mémoire figé dans un moule de gloire.
Cheminant par monts et par vaux, pour toujours, ton image de guerrier et ton
sang, court encore dans nos veines et vit encore dans les peuples
latino-américains. »

Le Che Guevara est ce type, continuons à être inspirés par le Che Guevara,
continuons à être inspirés par ces vieux types, ces bons vieux types, de
civils et de soldats, le Che fut à la fois civil et militaire, vieux type
militaire comme mon général Omar Torrijos, ce nationaliste, président de
Panama, révolutionnaire, mon général Juan Vélasco Alvarado, ce président du
Pérou, leader du Plan Inca et de la Révolution Nationale Péruvienne,
inspirés par ces vieux types comme Luis Carlos Prestes, le chevalier de
l’espérance. Vive Prestes !

Inspiré aussi par ces vieilles typesses, parce qu’il y a des types là aussi,
une typesse comme celle que Bolivar aima infiniment et il en vint à 
l’appeler la Libératrice du Libérateur. Belle, elle était belle et elle
était magnifiquement révolutionnaire, ma colonelle Manuela Saenz, la
Libératrice du Libérateur, qui combattit à la bataille d’Ayacucho, voici
180 ans, sur le Pic Condorcunca, dans le coin des morts. Son amour de la
patrie amena Manuela jusque là , jusqu’à la révolution et jusqu’à Bolivar.
Manuela était si grande patriote, elle aima tellement Bolivar, que, mariée,
elle laissa son mari et lui écrivit une lettre : « Je te dis adieu, mon
amour, je m’en vais avec cet homme, c’est un ouragan. »
Et elle partit, elle
partit à la guerre, c’était une révolutionnaire, mais elle écrivait des
lettres à Bolivar, les femmes sont comme ça. Vivent les femmes !

Un baiser pour toutes, il y a un proverbe anglais qui dit : « Si ta femme
te demande de sauter par la fenêtre, déménage au rez-de-chaussée. »
Les
femmes ont du courage, la Manuela écrivait à Bolivar et, savez-vous ce
qu’elle lui demandait dans ses lettres ? Lui, il lui écrivait sur une
feuille avec de grandes lettres, gêné, le pauvre, de bataille en bataille
et elle lui écrivait en lui demandant de lui écrire avec des lettres toutes
petites, qu’elle n’accepterait plus de lettres avec des lettres trop grandes
et Bolivar finit par lui écrire avec des lettres toutes petites.

Bon, on est inspiré aussi par ces vieilles typesses, par de nombreux vieux
types et vieilles typesses, quelques-uns sont morts et d’autres non, il y a
un vieux type qui nous a inspirés voilà plusieurs années, un barbu, il a de
la barbe, il y a peu de temps, croyant qu’il avait encore vingt ans, il se
lança la tête en avant et se fractura un genou en huit morceaux , mais il
marche toujours comme avant quoiqu’il m’ait dit qu’il est resté en meilleure
santé, on est toujours inspirés par ce vieux type qui s’appelle Fidel
Castro.

Parmi ces vieux types, Abreu de Lima, Artigas, San Martin, O’Higgins,
Emiliano Zapata, Pancho Villa, Augusto Cesar Sandino, Morazan. Nous sommes inspirés par tous ces gens-là , par ces vieux types, qui surent assumer les difficultés et maintenant , maintenant moi, d’ici, de mon coeur, je les
entends, parce que nous avons assumé cette difficulté, oui, tous : Tupac
Amaru, Guicaipuro, tous, tous ces vieux types.

Maintenant ces vieux types sont revenus ici, un de ces vieux types, quand il
était en train de mourir, qu’on était en train de l’assassiner, qu’on le
mettait en morceaux ( les impérialismes ont toujours été bestiaux, il n’y a
pas de bons impérialismes ni de mauvais impérialismes , tous les
impérialismes son aberrants, bestiaux et pervers qu’ils s’habillent ou
qu’ils parlent d’une façon ou d’une autre) , ils avaient attaché l’indien,
un cheval le tirait d’un côté, un autre le tirait de l’autre, jusqu’à ce que
les bras se détachent et les jambes ; lorsqu’il sentit qu’il allait mourir,
il lança un avertissement, il dit : « Aujourd’hui je meurs, dit-il aux
impérialistes qui le tuaient, aujourd’hui je meurs mais un jour je
reviendrai et je serai des millions. »
Atahualpa est revenu, devenu
millions, Tupac Amaru est revenu, devenu millions, Bolivar est revenu,
devenu millions , Sucre et Zapata sont revenus, devenus millions. Et nous
autres nous sommes ici, ils sont revenus avec nous.

Bon, maintenant, dans ce Gigantinho bondé, je voulais dire.d’abord remercier pour l’invitation qu’on
m’a adressée et ensuite, dire aussi pourquoi je suis ici. Je suis ici parce
que, comme je l’ai dit il y a deux ans ici même, à Porto Alegre, à la 3°
édition du Forum Social Mondial ( ce Forum Social Monsial est l’événement
politique le plus important de ce qui arrive dans le monde dans l’année, il
n’y en a pas d’autre de cette envergure), je suis ici parce que, avec mes
compagnons et camarades de la délégation vénézuelienne qui est avec moi,
nous venons apprendre, nous pénétrer de plus de passion, de plus d’amour et
de plus de connaissances.

Nous sommes en demande car, au Vénézuela, ce que nous faisons modestement n’est qu’un essai et comme tout essai, il demande de la vigilance , et des conseils. Il faut voir comment évolue l’essai,
c’est comme lorsqu’on fait des expériences chimiques avec une éprouvette .
C’est un essai, une expérimentation et ouvert à toutes les expériences
merveilleuses qui arrivent dans le monde, quel meilleur théâtre que
celui-là , je suis ici parce que ce Forum Social Mondial de Porto Alegre,
pendant ces cinq ans, est devenu une solide plate-forme de débats, de
discussions, une plate-forme solide, vaste, variée et riche, où la plus
grande partie des exclus, de ceux qui n’ont pas de voix ailleurs, dans les
sphères du pouvoir, viennent s’exprimer et protester, viennent chanter,
viennent dire ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent, viennent dire leurs poèmes,
leurs chansons, leur espérance, viennent chercher un consensus. Je suis ici
pour ces choses-là et pour beaucoup plus, je suis ici pour remercier, au nom
du peuple vénézuelien, pour la solidarité, pour les gestes d’appui, de
solidarité, qui depuis ce temps-là , sont arrivés au Vénézuela , blessé par
l’impérialisme des dernières années, le Vénézuela bolivarien, et aussi
beaucoup de remerciements pour cela. Je suis ici pour remercier au nom de
notre peuple.

D’autre part, compagnons et compagnes, comment suis-je ici ? Croyez qu’en
aucune façon je ne me sens président. Je ne suis pas ici en tant que
président, je ne suis pas président, je suis Hugo, je ne suis pas président.
J’accomplis mon rôle comme un rôle dans une équipe, gardien de buts,
avant-centre, lanceur, attrapeur ou le soldat qui va à l’avant-garde ou
celui qui est à l’arrière-garde ou le travailleur qui laboure la terre ou
celui qui met de l’engrais ou celui qui ramasse la récolte. Enfin ! j’ai un
rôle mais je suis un paysan, je suis un soldat, je suis un homme engagé
dans ce projet alternatif d’un monde meilleur et possible nécessaire pour
sauver la terre. C’est ainsi que je viens à Porto Alegre, un militant de
plus, militant de la cause révolutionnaire, Ignacio Ramonet a raison, je
suis un révolutionnaire et chaque jour je suis davantage révolutionnaire
parce que chaque jour je suis davantage convaincu que l’unique chemin par
lequel nous pouvons briser l’hégémonie capitaliste, par lequel nous pouvons
briser l’hégémonie des oligarchies de cette terre, c’est le chemin de la
révolution, il n’y a pas d’autre chemin.

Et maintenant, voyez, chaque processus a son propre rythme, savez-vous ?
Hier, nous étions en plein travail à Caracas, attendant une très importante
visite du vice-président de la république chinoise et une haute délégation
et nous avons signé hier 19 accords. Je disais que les relations entre la
révolution bolivarienne et la révolution chinoise sont projetées du sous-sol
jusqu’à la stratosphère, c’est certain, parce que nous avons eu des accords
et nous sommes en train d’explorer pour chercher du pétrole et du gaz au
Vénézuela et nous signons aussi un accord pour construire en Chine un
satellite que nous lancerons du territoire chinois, mais ce sera un
satellite vénézuelien. Le Vénézuela aura enfin son satellite, c’est ainsi
qu’on monte du sous-sol à la stratosphère. Et maintenant, je vous demande
votre plus grande attention pour ce que je vais dire, à bon entendeur peu de
paroles suffisent : le vice-président chinois m’a apporté un cadeau, je suis
maoiste, depuis tout petit, depuis que je suis entré à l’Académie Militaire
j’ai commencé à lire Mao Tsé Tung , les écrits militaires, les écrits
philosophiques, les thèses politiques, le livre rouge. J’ai commencé à lire
le Che, le livre vert olive, Bolivar, ses discours et ses lettres. Enfin, je
devins maoiste, bolivarien, un mélange de tout cela et le vice-président m’a
apporté la collection des écrits complets de Mao Tsé Toung, le Grand
Timonier.

C’est pourquoi, je suis venu dans l’avion en lisant le premier
tome, relisant, tout cela je l’ai lu il y a des années et dans le premier
tome et dans le premier chapitre, Mao Tsé Tung traite un thème qui est vital
pour toute révolution et pour tout révolutionnaire : « Il est indispensable
de bien préciser quels sont les amis et quels sont les ennemis. »
Et
ensuite, il ajoute plusieurs détails, il dit que toutes les révolutions dans
l’histoire chinoise, en effet, il parle de la Chine, n’est-ce pas ? qui
échouèrent, échouèrent entre autres choses fondamentales pour celle-là  :
parce que les révolutionnaires, souvent troublés par les passions du
moment, de l’heure vécue, des contradictions qu’on trouve partout (et en
plus il y a des gens qui se chargent de les accentuer de l’intérieur et de
l’extérieur), alors, en de nombreuses occasions, on perd de vue les
véritables amis et les authentiques ennemis. Il est important qu’en Amérique
Latine nous précisions bien qui sont les vrais amis et qui sont les
authentiques ennemis.

Je suis convaincu que nous pourrons sortir du bourbier historique dans
lequel nous sommes depuis des siècles, 500 ans, 200 ans, seulement par le
chemin de la révolution et quand je viens ici, à Rio Grande del Sur, on peut
dire aussi par extension les grandes terres du sud, les grandes vallées du
sud, les grandes mers du sud, les grands songes du sud, et surtout cela, les
grands peuples du sud. Vivent les grands peuples du sud ! Le sud, le sud, le
sud, le sud. Do sul, do sul, do sul. J’apprends un peu de portonol. J’ai
appris un peu de chinois, apprendre le chinois est un peu plus difficile
qu’apprendre le portonol, j’ai appris deux mots en chinois « nijao, nijao ».
savez-vous ce que c’est ? Nijao est « salut ! », « comment allez-vous » et
ensuite « tsie tsie » qui veut dire « merci ». Je connais ces deux mots,
j’ai un peu progressé depuis quatre ans que je vais en Chine j’ai appris ces
deux mots. Bon, comme dit Benedetti, le sud aussi existe. Le sud aussi
existe. Et maintenant, avec tout le respect que je vous dois, ceux du Nord :
Ignacio est du Nord, il y a ici beaucoup de monde du nord de l’Amérique, il
y a aussi des révolutionnaires dans le nord de l’Amérique, c’est clair, et
beaucoup de révolutionnaires dans le nord en Europe. En Amérique du nord, je le crois, je pourrais m’être trompé mais je crois que là où il y a le plus
de conscience dans le monde sur la nécessité de changements urgents rapides
et profonds, c’est dans le sud. On déambule dans les rues du nord, en été,
sous le soleil brillant, on marche dans les rues des cités du nord, au
printemps, avec des fleurs et la brise fraîche, ou, comme nous l’avons fait
récemment, en plein hiver à Pékin, mais Pékin est là -bas à l’est. Madrid,
Moscou, blanches de neige où nous vîmes des images de New-York sous une
tourmente de neige.

[.] Cependant, là où il y a la plus grande conscience et la plus grande
force libérée, c’est dans le sud. Je crois qu’il en est visiblement ainsi,
le sud a reçu durant des siècles les blessures du nord, les blessures non
des peuples du nord, mais des empires du nord, il n’y a pas eu d’empire dans
le sud.

Ici au Brésil, il y a eu un empire, mais ce fut un essai d’empire,
un empire qui ensuite fut transformé en république. Et voici cette grande
république fédérative, soeur, chérie, fraternelle, profonde, mais les
empires, pas au Brésil ( au-delà de quelques guerres par ici ou par là ,
jamais le Brésil n’a monté d’expéditions au-delà de l’Atlantique vers
l’Afrique, pour envahir les peuples et les rendre esclaves) , nous pourrions
dire que le Brésil fut un empire doux, si doux que Simon Bolivar accepta de
nouer des relations avec l’empire du Brésil et quand en 1830, il reçut le 1°
ambassadeur à Bogota, il dit : « L’empire du brésil est la plus grande
garantie que la providence nous ait envoyée à nous, Sud-américains, pour
garantir la continuité de nos républiques naissantes. »
. Bon, enfin, je
disais que le sud, être ici dans le sud, me permet de me rappeler ,
compagnons, de me rappeler, compagnes, que cette année, en avril, il y
aura 50 ans qu’un fait très important est arrivé en Indonésie, en 1955, le
sommet de Bandung duquel est né le Mouvement des Non-Alignés et il est bon de se le rappeler parce que ça ne fait qu’un demi-siècle. Il y a 200 ans
Simon Bolivar a convoqué le sommet de Panama en 1826 , l’année prochaine il faudra commémorer les 180 du congrès Anfictionico de Panama, qui fut balayé par l’impérialisme nord-américain.

Simon Bolivar fut, sinon le premier, du moins un des premiers
anti-impérialistes de cette terre, Simon Bolivar avait prévu la menace
impérialiste de l’Amérique du Nord, Simon Bolivar écrivit cette phrase à un
bon ami en 1828 : « Les Etats-Unis d’Amérique du Nord paraissent destinés
par la Providence à remplir l’Amérique de misère au nom de la liberté »

Cela a été écrit de sa main en 1828. Mais le sommet d’Indonésie en 1955, ce
sommet convoqué par Tito, Nehru et Sukarno, fut un sommet destiné à faire
l’unité des pays et des peuples d’Asie et d’Afrique surtout et de ce sommet
est né le groupe des « non-alignés », de là est née la conscience du sud, de
là est née la commission du sud, dirigée par ce grand leader africain que
fut Julius Nyéréré. Cela s’est produit il y a peu, Nyéréré est mort il y a
peu, il y a très peu, à 90 ans et la commission du sud fut désignée et elle
commença à faire des propositions, mais à ce moment-là arriva l’écroulement
de l’Union Soviétique, la chute du Mur de Berlin et comme dit Joseph
Stiglitz vinrent ensuite les heureuses années 90, dans les années 90, nous
fûmes tous heureux , la fin de l’histoire, le dernier homme, l’ère
technotronique fut congelée, la conscience du sud tomba dans les
profondeurs des glaces de l’Antarctique et nous reçûmes comme une avalanche la proposition de Consensus de Washington, le néo-colonialisme déguisé en thèse trompeuse pour quelques uns, le néo-libéralisme et toutes ces
politiques du Fonds Monétaire International, lesquelles injectèrent une
surdose spécialement aux pays de l’Amérique Latine.

Aujourd’hui, il est opportun de vous dire depuis Rio Grande del Sur, au
Forum Social Mondial, aucun espace n’est plus indiqué pour vous le dire,
que pour sauver le monde nous avons besoin de plusieurs choses, une des
premières, c’est la conscience du sud, il est possible que dans le nord
certains ne s’en rendent pas compte, mais le futur du nord dépend du sud
parce que si nous ne faisons pas ce que nous devons faire, si nous ne le
faisons pas, véritablement notre possible, cet autre monde meilleur échouera
et ce sera le monde des baïonnettes, des marins nord-américains, des bombes
assassines de Mr. Bush.

S’il n’y avait pas de force, de conscience et
d’organisation dans le sud pour résister aux attaques du néo-impérialisme et
à la doctrine Bush, en effet le monde irait directement à la destruction,
dans combien d’années je ne sais, il y a quelques informations scientifiques
qui disent qu’au rythme où nous allons, si la planète continue à se
réchauffer au même rythme, dans 100 ans, la température aura produit une
forte fonte des glaces aux pôles sur les calottes glaciaires et le terrible
tsunami qui a frappé les côtes d’Asie voilà une semaine et qui a causé 200
et quelques 1000 morts, serait peu de choses devant la montée des eaux des
océans qui raseraient des villages et des pays entiers qui seraient
submergés ; si la couche d’ozone continue de s’ouvrir, continue à être
mise en pièces et que le soleil continue de frapper la croûte terrestre, les
incendies, les températures et le ( .) universel viendraient à bout d’une
bonne partie de la vie sur la planète. Cela seulement pour envisager le
problème du point de vue, disons géographique, physique et naturel, mais
peut-être bien avant, bien avant que la fonte des glaces arrive sur notre
planète on verrait s’allumer des révoltes violentes car en effet les peuples
ne vont pas attendre passivement qu’on leur impose un modèle comme le
néo-libéralisme et le colonialisme.

Ainsi l’a bien dit un leader indigène dans un certain pays de ce continent
il y a quelques années après une rébellion aborigène, quand les indiens
prirent les armes et s’en allèrent dans les montagnes , un journaliste
demandait à un indien : « Pourquoi avez-vous fait cela ? Qu’est-ce qui vous
a poussé à prendre les armes ? »
, l’indien répondit très clairement : « 
Parce que je préfère mourir en luttant que mourir de faim »
. Ainsi, je
propose cette idée depuis le sommet des présidents. A Caracas, il y a un an,
il y eut le sommet du groupe des 15, il y a des sommets de tous les côtés.
Et en une occasion, j’ai dit que les présidents allaient de sommets en
sommets alors que les peuples allaient d’abîme en abîme.

Il y a un an nous avons commencé à lancer l’idée, la nécessité de redonner
la conscience du sud, les espaces du sud et les propositions du sud. Je
pourrais vous dire, compagnons, que déjà , Ignacio Ramonet a commencé à nous poser des questions et à nous répondre, je pourrais aussi me demander devant vous pourquoi je suis venu. Je me demandais hier à Caracas et dans l’avion cette nuit et ce matin quel devrait être mon objectif central, pourquoi je
suis venu essentiellement .

Pour une part je suis venu exprimer en brèves
paroles ce qui s’est passé au Vénézuela surtout depuis ma dernière visite à 
Porto Alègre, ce janvier de 2003 quand nous étions encore en pleine bataille
contre les forces impérialistes qui se déchaînaient contre notre peuple
lorsque l’entreprise pétrolière vénézuélienne était encore quasi paralysée
en janvier : ils nous ont saboté des raffineries, des bateaux, des puits de
pétroles, des systèmes électriques, des systèmes informatiques On a cru que
la faim pousserait le peuple vénézuélien à se rendre, on a cru faire
imploser le pays pour que le gouvernement s’en aille et que le président
renonce, depuis le coup d’état militaire, depuis le terrorisme, depuis
l’agression impérialiste, depuis l’agression économique pétrolière, depuis
la fuite des capitaux. Je me rappelle que lorsque je vins à Porto Alegre ce
janvier 2003, nous étions en train de prendre la décision du contrôle des
changes, nous l’avions prise la nuit précédente, avant de venir, nous avions
suspendu la vente de dollars pour deux semaines pour pendant ces deux
semaines établir un système rigide de contrôle des changes qui fut installé
deux ans après, il est installé et rien n’indique que nous allons le
supprimer.

On continuera à établir un contrôle des changes sur la monnaie
vénézuélienne pour protéger le pays de la spéculation financière et des
capitaux déserteurs qui ont mis à mal les banques de plus d’un pays.
Produit du contrôle des changes, les réserves internationales ont battu des
records et nous en sommes à environ 25 000 millions de dollars. Rien
n’indiquait que nous allions gagner la bataille mais nous avions foi en
notre victoire à cause de la réponse populaire, de la réponse des forces
armées, de la réponse des travailleurs pétroliers qui prirent en charge
l’entreprise pétrolière et nous permirent de la récupérer et le peuple alla
occuper les raffineries, les champs pétroliers, les oléoducs, avec les
soldats démontrant à l’oligarchie vénézuélienne que le peuple vénézuélien ne
se rend pas et qu’il ne se rendra jamais.

Il s’est passé tant de choses pendant ces deux ans qui me permettent de
réfléchir sur la justesse de cette expression de Trotski, qu’il faut à toute
révolution le fouet de la contre-révolution, la contre-révolution se dressa
contrenous à coups de fouet,les yankees à coup defouet, sabotage
économique, sabotage médiatique, sabotage social, terrorisme, bombes,
violence, sang et morts, coup d’état, manipulation des institutions,
pressions internationales. On voulut mettre le Vénézuéla sous tutelle par
l’entremise de l’Organisation des Etats Américains, on prétendit installer
au Vénézuela un proconsul qui faisait tous les jours des revues de presse
prétendant installer un pouvoir supranational au-dessus de nos lois, de nos
institutions, de notre constitution. Nous avons résisté à tout cela en étant
sur la défensive pour résister à l’agression et nous avons résisté jusqu’au
moment de passer à la contre-offensive, ainsi nous pouvons dire que le
Vénézuéla a récupéré en 2003 son entreprise pétrolière qui fut toujours
entre les mains de l’oligarchie vénézuélienne et de l’empire nord-américain
 : ce fut une véritable bataille, une guerre économique, sociale, de
communication, technologique, populaire et même militaire, ce furent les
jours de la Place Altamira et des appels à la rébellion militaire, et à 
l’intervention militaire des Etats-Unis.

Pour donner un exemple, compagnons,
de la façon dont la révolution s’est fortifiée grâce à l’attaque de la
contre-révolution et à la contre-offensive révolutionnaire, je vous donne
seulement cette date, l’année passée, en 2004, du propre budget des pétroles
du Vénézuela, non du budget national, du budget de PDVSA, nous injectons
presque 4 000 millions de dollars au redressement social, à l’éducation, à 
la santé, aux micro crédits, à la nourriture, tout cela attribué surtout aux
plus pauvres, comme dirait Victor Hugo « aux misérables ». Seulement un
exemple. Nous avons établi, (bien sûr les néo_libéraux disent que Chavez
gaspille l’argent, mais eux le donnaient aux gringos ou se le partageaient
dans leurs juteuses affaires), nous avons instauré un système extraordinaire
de bourses qui profite à tous, presque tout le monde peut étudier, la
grand-mère, le grand-père, le fils et le petit-fils .

Alphabétisation, ceux qui n’ont pas terminé l’école primaire sont en train
de la terminer, ceux qui n’ont pas terminé l’école secondaire, et l’on
trouve des hommes et des femmes de 50, 40,20,80,90 ans (quelques-uns)
étudiant avec un téléviseur et quelques vidéos, c’est la méthode cubaine et
toutes les vidéos sont éditées à Cuba grâce à l’appui de la révolution
cubaine et grâce à la participation du peuple vénézuélien. Mais que se
passe-t-il ? Nous nous rendons compte que la plus grande partie de ceux qui
continuèrent leurs études de 1° ou de second cycle depuis 30 ou 20 ans sont
entrés dans l’éducation supérieure depuis 5 ou 10 ans.Un de mes compagnons
obtint le bac, nous avons réussi ensemble la 5° année, moi, je suis allé à 
l’Académie Militaire mais lui ne put continuer d’étudier. Il se maria, il a
des petits-enfants et je l’ai vu en train d’étudier. D’abord, je ne l’ai pas
reconnu, mais il m’a dit : « Hugo, ne te rappelles-tu pas de moi, de mon
village paysan ? »
et après que je me sois rappelé, il me dit : « Je n’ai
pas pu aller à l’Université et après trente ans, Hugo, je suis ici, je veux
étudier les mathématiques. »

Une femme, déjà grand-mère, qui obtint ses examens, apprit à lire et à 
écrire et maintenant, elle ne s’arrête pas là , elle va à l’école primaire et
après, elle ira à la secondaire. Quand elle reçut son diplôme, à Caracas,
elle dit : « Je n’ai pas pu aider mes enfants dans leurs études car je ne
savais ni lire ni écrire, mais maintenant, j’aide mes petits-enfants à faire
leurs devoirs. »
99% de ces personnes sont pauvres ou très pauvres,
plusieurs vivent dans la misère, c’est pourquoi nous avons mis en place un
système de bourses, nous donnons ½ million de bourses de 100$ mensuels, ce
qui fait 50 millions de $ par mois et 600 millions dans l’année. Les
néo-libéraux disent que c’est gaspiller l’argent mais cet argent, avant, ils
le volaient. Aujourd’hui nous le redistribuons aux pauvres pour qu’ils
mettent en déroute leur pauvreté.



C’est seulement un exemple de tout ce qui est arrivé à cause de la
contre-offensive révolutionnaire en 2003. Suscitées par l’agression
impérialiste vinrent les missions et aujourd’hui nous avons en marche la
mission « Barrio adentro » par exemple, la mission est une espèce de
croisade nationale de tous contre un problème : civils, militaires, vieux,
jeunes, communautés, gouvernement national, gouvernements locaux,
organisations communautaires de base. La mission « barrio adentro » est une
mission médicale appuyée par Cuba révolutionnaire. Aujourd’hui au Vénézuéla,
il y a près de 20 000 médecins cubains et odontologues cubains vivant avec
les plus pauvres et des infirmières et infirmiers vénézuéliens et des
comités de santé dans les quartiers. Maintenant, la plus grande partie du
budget de la mission « barrio adentro » pour payer les médicaments, car on
ne demande pas un sou aux gens, pour aider les médecins, les systèmes de
transport, de communications, la construction d’ambulances, les
consultations, les équipements, l’équipe, tout cela, la plus grande partie
de ce budget vient des entrées pétrolières qui avant restaient à 
l’extérieur. Il y avait un cercle vicieux et c’étaient les transnationales
et l’oligarchie vénézuélienne qui profitaient des richesses du pétrole qui
n’arrivaient jamais au peuple.

Cette mission « barrio adentro », est étendue maintenant à tout le pays,
voyez les chiffres, en 2004 plus de 50 millions de cas traités et de
consultations totalement gratuites avec médicaments gratuits inclus.
Souvenez-vous que le Vénézuéla n’est pas le Brésil et que nous n’avons que
26 millions d’habitants. C’est-à -dire que la mission « barrio adentro », en
un an, a vu un nombre de cas équivalent à deux fois la population du
Vénézuéla et ce chiffre est supérieur à toutes les consultations médicales
et odontologiques qui ont été données au Vénézuéla dans les hôpitaux et en
médecine ambulatoire ces derniers cinq ans. Les mathématiques sont vitales
pour comprendre le monde. Je crois que Pythagore disait que « Dieu parle
mathématiques »
.

La mission « sucre », nous avons là le ministre de l’éducation supérieure
Samuel Moncada, à la tête de la mission de l’éducation supérieure, voici le
ministre Francisco Armada, à la tête de la mission de santé, voici le
ministre des sciences et technologies Yadira Cordoba, à la tête de la
mission « semences », voici mes compagnons, le chancelier vénézuélien Ali
Rodriguez qui était président des pétroles vénézuéliens, qui fut président
de l’OPEP et qui est maintenant notre chancelier. Voici le ministre de
l’agriculture et des Terres, Antonio Albaran, ce sont mes compagnons de
travail, tous tenaces. Et maintenant, voici les garçons de l’Université
Bolivarienne du Vénézuéla. Comment allez-vous, garçons, comment allez-vous
senor general, professeurs de l’Université ? Voici un exemple de la
révolution au Vénézuéla, cette université qui a à peine un an, ils sont ici,
salut, garçons, en avant, continuez, le futur vous appartient.

Maintenant écoutez ces chiffres, garçons et compagnons, compagnes, l’année 2004 la
révolution, parmi beaucoup d’autres choses, est une accélération des
processus, accélération et approfondissement vers une société d’égalité où
il n’y ait pas d’exclus. La plus grande partie de ces garçons ne pouvaient
entrer à l’Université, les universités avaient été privatisées selon le plan
impérialiste néo-libéral, la santé avait été privatisée, on ne peut pas
faire ça, c’est un droit humain fondamental, santé, éducation, eau, énergie
électrique, services publics, on ne peut pas donner cela à la voracité du
capital privé. Nier ces droits au peuple, c’est le chemin de la sauvagerie,
le capitalisme est une sauvagerie, je m’en convins chaque jour plus,
capitalisme et socialisme, je n’ai pas le moindre doute. Il est nécessaire,
disons-nous et disent de nombreux intellectuels dans le monde, de dépasser
le capitalisme mais j’ajoute, moi, le capitalisme ne va pas se dépasser par
l’intérieur du même capitalisme, non, il faut dépasser le capitalisme par la
voie du socialisme, c’est par cette voie qu’il faut dépasser le modèle
capitaliste, le véritable socialisme, la vérité et la justice.

En outre, je suis aussi convaincu, comme le disait Ignacio Ramonet, qu’il
est possible de dépasser le capitalisme par la voie du socialisme et au-delà 
en démocratie. En quel type de démocratie ? Ce n’est pas la démocratie que
monsieur superman veut nous imposer de Washington, cela ce n’est pas la
démocratie, c’est certain, il y a peu miss Condoleeza, moi je dis mieux condoléances,
condoléances Rice a dit , voyez d’où vient l’impérialisme actuellement,
comme ils savent qu’au Vénézuela il n’y a aucune force à qui nous ne ferions
mordre la poussière si elle nous envahissait, au Vénézuéla, sur les côtes
des Caraïbes, dans les eaux de l’Orénoque, dans les héroïques savanes du
Vénézuela où chevauchèrent les centaures de Bolivar, de Abreu de Lima,
libérateur de ces terres, c’est un peuple héroïque que celui du Vénézuéla
comme celui du Brésil et tous les peuples de notre Amérique, quand ces
peuples veulent la liberté, il n’y a pas de force capable de les arrêter.

J’admire beaucoup le Che, je le chante, le lis et m’en souviens mais la
thèse du Che ne pouvait pas être suivie à ce moment-là , cent hommes dans une
montagne, cela a pu être bon à Cuba mais les conditions étaient très
différentes et à cause de cela, le Che est mort en Bolivie, il est mort
comme Don quichotte, lui-même l’a dit « Je sens entre mes jambes les flancs
de Rossinante »
, disant au revoir à ses parents, à ses enfants, Aleida est
sûrement là -bas. Où peut bien être Aleida, une des filles du Che, Aleida
Guevara marche par là -bas, je l’ai vue ce matin couverte de poussière,
suivant les chemins de son père. Vive le Che Guévara, merde !

Mais l’histoire ou la réalité encore mieux a montré que cette thèse d’un
Vietnam, deux Vietnam, trois Vietnam en Amérique Latine ne convenait pas
au Vénézuéla. Ali Rodriguez fut un chef guérillero et il m’est arrivé une
fois de le poursuivre, mais il était très rapide et je ne l’ai jamais
rattrapé. Plus tard, je l’ai rattrapé et nous nous sommes mis à conspirer,
Ana Manuela, et nous sommes ici, lui chancelier et moi Président, mais lui
c’est Ali et moi je suis Hugo et il y a 30 ans que nous suivons ce chemin.
Aujourd’hui, la situation est différente, ce n’est pas la guérilla qui peut
être encerclée par les rangers ou las marins dans une montagne comme ils
encerclèrent le Che et le massacrèrent un à un. Oui, c’était un escadron, 50
hommes contre 500 avec des armes très anciennes. Maintenant, ce n’est plus
le cas, nous sommes des millions. Où et comment vont-ils nous encercler ?
Attention, ils pourraient bien finir par être eux-mêmes encerclés. Nous
sommes tant que nous pourrions les encercler, pas encore mais peu à peu.
Les empires ne peuvent pas être encerclés, ce sont des empires, mais ils
pourrissent par l’intérieur. Tous les empires pourrissent de l’intérieur et
le jour arrive où ils tombent en morceaux comme l’empire romain et tous les
empires de l’Europe des siècles passés. Un jour, la pourriture que
l’impérialisme nord-américain a en lui le fera tomber, achèvera de le faire
tomber et le grand peuple de Martin Luther King en sortira libre. Le grand
peuple nord-américain est un peuple frère. D’ici j’envoie mon salut et nos
salutations aux peuples des Etats-Unis, du Canada, aux peuples de l’Europe
et à tous les peuples du monde.

Donc, j’en suis arrivé là , à dire ces choses avec la même force que vous le
dites à quelqu’un, avec la même passion que vous montrez depuis longtemps.
De ces types, vieux types et de vous qui êtes de nouveaux types, types et
typesses, nous sommes des types qui marchons par ici et des typesses qui
marchent par ici.

Maintenant, voyez, en vérité je ne veux pas abuser, j’ai un peu abusé, je ne
veux pas abuser complètement de votre patience mais en plus de ces choses
qui se sont passées au Vénézuela et qui nous ont permis de nous fortifier
socialement, économiquement, politiquement, nationalement et
internationalement, aujourd’hui, le Vénézuela est plus fort qu’il ne l’a
jamais été dans les cent dernières années, à l’intérieur et face au monde
entier. C’est une patrie fortifiée, un peuple fortifié, une révolution
fortifiée et en train de se fortifier. Nous ne chantons pas victoire mais la
réalité de ce processus est visible, mais il faut y veiller tous les jours.
C’est ce que je crie chaque jour à mes compagnons et mes compagnes. Le Che
disait que la révolution n’était pas fâchée avec l’efficacité. Nous avons
besoin d’efficacité révolutionnaire, d’être plus efficace chaque jour, de
lutter contre les vieux vices, contre la corruption, l’absence de valeurs
qui sont des menaces toujours présentes ici, inefficacité et corruption,
deux grandes menaces, la bureaucratie, disait aussi le Che, la lutte contre
la bureaucratie, c’est une lutte de tous les jours pour tout
révolutionnaire, pour que la bureaucratie ne nous enchaîne pas .

En 2004, ce fut la grande victoire, la grande victoire politique, celle du
référendum révocatoire. On disait que je faisais tout mon possible pour
l’éviter parce que j’avais peur du peuple, comme disent les néo-libéraux.
Mensonge ! Je n’ai rien fait pour l’éviter mais ils devaient remplir les
demandes constitutionnelles, c’est-à -dire ramasser les signatures dans le
délai imposé, ils devaient faire ce que disent les institutions. Ce n’était
pas l’OEA ni le gouvernement nord-américain qui allait présenter ces
signatures, ils devaient les ramasser dans la rue et en plus devant témoins.
Au bout du compte, ils les recueillirent bien qu’il y ait en beaucoup de
doutes, des centaines de milliers de signatures fausses ou répétées, des
milliers et des milliers de personnes mortes depuis longtemps, qui vinrent
signer.

Cependant, en fin de compte, le Conseil Electoral dit que oui, il y
avait les 20% requis et j’ai été le premier à dire : « Allons au référendum
 ! »
et j’ai dit : « Nous allons les battre ! » et nous les avons battus le
15 août avec 60% des votes, beaucoup plus que cinq ans avant. Ensuite il y
eut les élections régionales du 31 octobre, sur les 24 provinces nous en
avons gagné 22 et les deux que nous n’avons pas gagnées, nous les avons
perdues par hasard. Vingt-deux provinces, plus de 80% des mairies, plus de
80% des députés régionaux, c’est-à -dire une avancée socialement parlant,
dans le modèle social d’inclusion, une avancée en politique, le renforcement
institutionnel, c’est une chose très importante, et le renforcement du
pouvoir judiciaire.

Au Vénézuéla il y a eu un coup d’état, ils
m’emprisonnèrent, ils me séquestrèrent dans une île et les juges du tribunal
suprême dirent qu’il n’y avait pas eu de coup d’état, que j’étais gardé par
quelques militaires pétris de bonnes intentions, qu’une carence du pouvoir
s’était produite : la thèse de Washington. Maintenant, non, maintenant le
pouvoir judiciaire s’est fortifié, et le pouvoir citoyen. L’assemblée
nationale ne pouvait légiférer pour cause de sabotage. Même, en une
occasion, les députés révolutionnaires durent tenir leur cession à 
l’extérieur de l’édifice législatif. Au contraire en 2004, surtout à la fin,
ils finirent par approuver les lois fondamentales comme la loi de
Responsabilité Sociale de la Radio et la Télévision parce qu’on ne peut
accepter cet abus illimité. Cet abus illimité, cette blessure médiatique des
moyens privés de télévision. Beaucoup d’autres lois, la loi du Tribunal
Suprême de Justice, qui nous permet d’assainir le pouvoir judiciaire
toujours infiltré. C’est l’une des difficultés des révolutions en
démocratie, la lenteur des processus.

J’insiste et je souligne que personne
ne désespère. Simon Bolivar l’a dit très clairement et j’emprunte sa voix
pour vous le répéter : « Si nous voulons avoir une patrie, ayons de la
patience, encore plus de patience, de la constance, encore plus de
constance, du travail, encore plus de travail, que personne ne désespère »
, je
dis toujours cela au peuple vénézuélien. Patience, constance et beaucoup de
travail, beaucoup de conscience, les changements vont arriver mais bien sûr,
ils ne vont pas arriver tout seuls, il faut leur donner une impulsion.

Enfin, 2003 et 2004, renforcement de l’économie, la croissance économique
vénézuélienne, l’année passée, fut de 20% et le chômage baissa de 20 à 11% ;
l’inflation produite par le sabotage économique était montée à plus de 30%,
elle se situe de nouveau autour de 20%. Elle est encore très forte mais elle
baisse substantiellement. Les réserves internationales ont battu un record
historique, la production pétrolière est pleinement récupérée, nous
produisons 3 millions de barils chaque jour. Enfin, l’économie croît ainsi
que l’industrie et l’agriculture. Le Vénézuéla, pour la première fois depuis
très longtemps, peut dire qu’il n’a pas besoin d’importer du riz, il est
autosuffisant en riz, en maïs et nous continuerons de récupérer
l’agriculture avec la guerre contre le latifundio et nous prenons exemple
sur le Mouvement des Sans terre qui a été un exemple pour nous et tous les
paysans de ce continent, de la lutte pour la terre, pour la justice dans la
campagne et la souveraineté alimentaire. J’en reste là en ce qui concerne
les avancées de la révolution du point de vue social, politique,
économique, national et international. Le Vénézuéla est entré dans le
MERCOSUR en 2004, la communauté sud-américaine des nations est née malgré
les critiques du profil qui lui a été donné au début.

Mais nous sommes tous ici car voilà cinq ans quelques uns me critiquaient pour être allé au Sommet
des Amériques, là -bas, au Canada et c’était pour parler surtout de l’ALCA et
en fin de compte, je fus l’unique président qui s’opposait au projet de
l’ALCA. En 2000 et depuis lors, nous avons commencé notre campagne anti ALCA
car l’ALCA n’est qu’un projet colonialiste et nous ne pouvons pas dire que
nous ayons triomphé, non. Nous sommes loin de l’objectif, du but de créer un
modèle d’intégration alternative que nous appelons « Alternative
Bolivarienne pour l’Amérique Latine », l’ALBA. Ce projet avance, quelques
uns voudraient que ce soit plus rapide mais il y a des réalités et des
moments. Remarquez bien, elle est née le 1° janvier 2005 et l’ALCA est parti
au diable. Where is the ALCA, mister ? The ALCA is dead. L’ALCA n’existe
pas, ce qui existe, ce sont les alquistes mais l’impérialisme nord-américain
n’a pas eu la force, malgré tant de chantage et de pressions pour imposer
aux peuples de ce continent le modèle néo-colonial et impérialiste de
l’ALCA. Je ne veux pas surestimer les faiblesses de l’empire, il serait
fatal de sous-estimer l’adversaire et encore plus cet adversaire-là mais
cependant, il faut reconnaître objectivement les faiblesses de l’adversaire
car si l’on croit l’adversaire invincible, il est invincible.

L’impérialisme nord-américain n’est pas invincible, voyez l’histoire du Vietnam, voyez le
peuple d’Irak résistant à la blessure de l’invasion. Voyez Cuba
révolutionnaire, résistant 40 ans à l’impérialisme nord-américain, voyez le
Vénézuela bolivarien résistant depuis 6 ans à l’impérialisme nord-américain.
C’est important de le savoir. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il y a des gens
qui, de bonne foi, pensent qu’il est invincible et qu’on ne peut pas le
frapper même avec un pétale de rose, qu’on ne peut non plus rien dire parce
qu’ils peuvent nous frapper.

Bon, en une occasion, alors que j’allais à Bagdad, nous étions à Téhéran et de là nous allions à Bagdad, dans les
années 90. Ali et moi étant à Téhéran, ce monsieur qui sort tous les jours,
comment s’appelle-t-il ? Le crieur de journaux, sort disant que Chavez ne
devrait pas aller à Bagdad et qu’ils sont très irrités à Washington.
Ensuite,des journalistes me demandent : « Que pensez-vous de cette
irritation ? »
et j’ai répondu : « S’ils sont irrités, je vais leur envoyer
un chargement gigantesque de Cooppertone »
. Est-ce qu’on n’appelle pas ainsi
ce que les femmes se mettent pour que leur peau ne soit pas irritée ? Moi,
je m’en fiche, qu’ils soient irrités à Washington. Qu’est-ce que ça peut me
faire ? Simon Bolivar le disait en 1811 à Caracas quand quelques craintifs
et quelques novices ne voulaient pas déclarer l’indépendance face à l’empire
espagnol. Simon Bolivar fit un discours incendiaire, ce garçon de 27 ans dit
 : « Que nous importe que l’Espagne vende ses esclaves à Bonaparte si nous
voulons être libres ? »
Ou, comme le dit le général San Martin, le grand
libérateur du sud « Soyons libres, rien d’autre n’importe. » Rien n’est
important, nous sommes libres et nous voulons être définitivement libres à 
n’importe quel prix. Goliath n’est pas invincible, l’impérialisme non plus.

Cela le rend plus dangereux, en effet, comme l’impérialisme commence à 
sentir ses faiblesses, il commence aussi à recourir à la force brutale
contre le Vénézuéla. Cela est un signe de faiblesse idéologique qui est
l’une des plus grandes faiblesses. Maintenant, presque personne n’ose
défendre le néo-libéralisme, alors qu’il y a 3 ans, nous étions seuls, Fidel
et moi, dans ces réunions de présidents, c’était comme un choeur néo-libéral
et on se sentait là comme infiltrés, conspirant. Aujourd’hui, non. Presque
plus personne n’ose défendre le modèle néo-libéral, le néo-libéralisme est
nu, les faiblesses idéologiques et économiques sont évidentes et tout
indique qu’elles vont s’accentuer. Il suffit de voir la répression interne
aux Etats-Unis, la loi appelée « Patriot » qui est une loi répressive contre
les citoyens étasuniens. Ils parlent de liberté d’expression et ils la
violent tous les jours. Ils ont un groupe de journalistes emprisonnés, en
procès, parce qu’ils ne révèlent pas leurs sources d’information, ils
poursuivent les journalistes, n’autorisent pas de prendre des photos des
cadavres des soldats étasuniens, latins pour plusieurs d’entre eux, qui
reviennent d’Irak. Ils les enterrent en secret. Tous ces signes sont des
signes de faiblesse de Goliath. De même, par ailleurs, à un niveau
universel, se lèvent d’anciens et de nouveaux acteurs sur la carte
géopolitique planétaire qu’il faut connaître et qui ont une influence sur
les côtés fort et faible de l’hégémonie impérialiste nord-américaine. Je ne
suis pas en train de parler des faiblesses internes de l’impérialisme d’un
point de vue objectif ou subjectif, la Russie, par exemple, se lève, ce
n’est plus la Russie agenouillée devant les ordres de Washington, il y a un
nouveau nationalisme russe, je l’ai vu, j’en ai été témoin dans les rues de
Moscou. Jusqu’à il y a peu, presque personne n’osait parler de Marx dans les
rues de Moscou, presque personne n’osait parler de Vladimir Illitch Oulianov
à Moscou ou dans les villages russes. Lors de ce dernier voyage, on
m’invita à un débat à l’Institut de Philosophie de Moscou. Là , on parla de
Karl Marx, de Lénine. Il y a un courant de révision surtout du point de vue
idéologique. La Russie s’est mise debout, ce n’est plus la Russie
agenouillée qui donnait tristesse et regret, elle est dirigée par un bon
président, Vladimir Poutine. La Chine, de même, avance, croît, se fortifie.

Nous étions à Pékin voilà quelques jours, à Noël, la Chine est une puissance
mondiale. Economiquement, la Chine a vingt ans et elle croît à un rythme de
20% en moyenne, une croissance technologique, du point de vue de l’autonomie
et de la souveraineté alimentaire. L’Europe est unie et maintenant avec un
nouveau gouvernement socialiste en Espagne qui n’est plus le gouvernement de
Aznar, à genoux devant les ordres de l’impérialisme. En Asie et en Afrique,
il y a peu, j’ai rendu visite à cet autre type qui s’appelle Mohammar Al
Khaddaffi. Nous fumes à Tripoli, parlant un moment avec Ahmed Ben, ce leader
algérien et africain qui lutte depuis des siècles pour leurs croyances, pour
leurs dieux, pour leurs rêves et Khaddaffi me disait qu’il voyait avec
beaucoup d’optimisme le processus de l’unité africaine et ce bon ami
Bouteflika me dit la même chose. L’Iran aussi se fortifie, j’y étais en
novembre avec le président Ratami et avec le leader Ramenei. Les
nord-américains voulurent faire arrêter à l’Iran leurs recherches
nucléaires, l’Iran résista et finalement, la thèse des iraniens s’imposa.
L’impérialisme nord-américain ne put rien contre eux, il n’eut pas l’appui
des Nations-Unies, ni l’appui de l’Europe, et de même en Amérique Latine.

Nous en sommes là . L’Amérique Latine d’aujourd’hui n’est pas la même qu’il y
a cinq ans, je ne peux pas, par respect pour vous tous, faire de
commentaires sur la situation interne d’aucun pays mais, croyez-moi et je le
dis avec mon coeur, au Vénézuéla, surtout les deux premières années de mon
gouvernement, plusieurs de mes partisans me critiquaient, me demandaient
d’être plus rapide, plus radical. Moi, je considérais que ce n’était pas le
moment et ce n’était pas le moment parce qu’il y a des phases dans le
processus. Il y a des phases, il y a des rythmes, qui ne sont pas seulement
en rapport avec la situation interne de chaque pays, mais avec la situation
internationale. Moi, maintenant, avec le risque que quelques uns d’entre
vous protestent fortement, cela ne m’importe pas, j’aime Lula, je
l’apprécie, Lula est un brave homme, un grand coeur, un frère, un compagnon.
Je lui donne mon affection de frère et de compagnon et je suis sûr que, avec
Lula et le peuple du Brésil, avec Nestor Kirchner et le peuple argentin,
avec Tabaré Vasquez et le peuple uruguayen, nous ouvrirons un chemin vers le
songe d’une Amérique Latine unie. Baisers. Je vous aime tous beaucoup. Mille mercis.

Hugo Chavez


- Traduction rapide de Gaston Lopez


Discours d’ Hugo Chavez
( espagol )

- Transmis par Cuba Solidarity Project




Discours du Président Hugo Chavez à l’ONU le 15 septembre 2005. « Nous proposons que le siège des Nations Unies quitte un pays qui ne respecte par les résolutions de l’Assemblée »


* * * Discours du Président Hugo Chavez à l’ONU - 20 septembre 2006.



Porto Alegre : Chávez appelle à l’unité, par Aram Aharonian.






- Photo : Frédéric Lévêque


[1NDLR : Voir le reportage photo : Rencontre d’Hugo Chavez avec le Mouvement des paysans sans terre en marge du Forum social mondial 2005
Dimanche 31 janvier 2005, en marge du Forum social mondial de Porto Alegre et avant le meeting qu’il allait donner devant 11 000 personnes le même jour dans la capitale de l’"altermondialisme", le président vénézuélien Hugo Chavez Frias s’est rendu sur un asentamiento du Mouvement des paysans sans terre du Brésil pour un acte de solidarité au contenu symbolique très fort.
Cet événement a permis au président vénézuélien de rappeler l’application, dans son pays, d’une réforme agraire et le lancement récent d’une nouvelle campagne contre la grande propriété foncière improductive.
Reportage photo : Frédéric Lévêque (RISAL / CADTM). www.cadtm.org/.


Documents joints

Discours d’ Hugo Chavez
( espagol )

PDF 74.1 ko
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