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En attendant Marx… ou « le Marx nouveau est arrivé… »

En attendant Marx… ou « le Marx nouveau est arrivé… »

Première partie

En réponse à l’excellent article de *Denis Collin, intitulé « La crise de l’Humanité », disponible sur ce site en fichier format PDF (si j’arrive à activer ce b.. d… de lien !) ou plus difficile pour y accéder…, cet article serait (selon toute vraisemblance ?…) publié dans une revue brésilienne « Revista Cadernos do CRH », une des peu nombreuses revues en sciences sociales que compte l’Amérique Latine.

* Denis Collin a pas mal écrit sur la théorie de Marx, notamment ces deux ouvrages, « Comprendre Marx », et « Comprendre Marx et le Capital » que je vous recommande de lire ou relire ; pour celles et ceux qui aimeraient "creuser" le sujet, vous avez la possibilité de vous rendre directement sur son site personnel, - en consultant n’importe quel moteur de recherche sur Internet - où vous trouverez de nombreux thèmes ainsi que des auteurs (Italiens, Allemands ou anglophones)

Deux préalables s’imposent, le premier concerne l’oeuvre de Marx lui-même, oeuvre indépassable à mon sens et donc incontournable si l’on veut faire (sérieusement et profondément) la lumière sur les soubresauts du capitalisme, non seulement ses convulsions répétitives et de plus en plus dures pour le peuple (depuis la crise de 1929…, jusqu’à celle de 2008, et ce n’est malheureusement pas fini !), mais aussi ses propres contradictions…, * qui lui seront sans doute fatales ?… le second faut-il évoquer : un « système capitaliste » (au singulier) ou des « systèmes capitalistes » (au pluriel) ? That is the question ! Vous le serez sans doute en lisant cet article ?…

* ce sera long et très douloureux, car la bête immonde fera de très nombreuses victimes avant de crever de sa belle mort !

Si je m’en tiens aux textes de Marx dont certains furent « mis en forme » après sa mort par son gendre Paul Lafargue, aucun texte ne fait allusion aux « paradis fiscaux », et pour cause, ils n’existaient tout simplement pas à cette époque !, ni d’une approche « fractale des marchés » (pourtant si décisive à l’éclaircissement de l’opacité "naturelle" des marchés financiers, ainsi que la « modélisation bayésienne », nécessaire à l’anticipation réelle via la modélisation de statistiques, et bien plus efficace que « l’hypothèse des anticipations rationnelles » qui contrairement à cette appellation pompeuse ne sont absolument pas rationnelles pour un rond !...), ni d’économie dominée par les instincts, l’évolution (inspirée de la théorie de l’évolution de Darwin) ou les institutions, ou encore la sociologie… Sa théorie est parfaitement élaborée, d’une justesse inégalée (malgré quelques imperfections, voir plus le chapitre Rosa Luxembourg ou Joan Robinson), mais certaines lacunes apparaissent ça et là , qui ne sont pas de son fait, puisque certaines sciences n’avaient pas encore vu le jour !, et on ne peut pas penser à tout…, tout simplement !…

Il est difficile de ne pas évoquer l’oeuvre d’Ernest Mandel, (dont le père avait été membre de la ligue spartakiste dirigée par Rosa Luxemburg (voir plus loin le chapitre qui lui est consacré) et Karl Liebknecht, tous deux lâchement assassinés par les sbires des forces réactionnaires…), a commencé par l’ouvrage intitulé, « Traité d’économie marxiste », et publié en 1962, afin d’"actualiser" la théorie marxiste en la mesurant aux problèmes économiques actuels, (théories de la valeur et de la plus value, des prix et des profits et la succession des crises… et aussi l’importance du concept de l’aliénation), restait selon Mandel une clef indispensable pour comprendre l’économie contemporaine. Critiquant au passage, les "révisionnistes" tels (entre-autres) Paul Sweezy, se réclamant aussi de l’analyse marxiste (voir plus bas le chapitre le concernant) ; les marxistes pur et dur sont confrontés à cette dure réalité, « l’actualisation ou l’oubli pur et simple », pensant sincèrement qu’actualiser la « Théorie de Marx » serait suffisante pour lui redonner un nouvel élan…

Marx avait prophétisé "la mort" du « capitalisme concurrentiel » (que Mandel traduisit par : « Marx propose, dans le Capital, l’analyse d’une forme historiquement déterminée du capitalisme, le capitalisme concurrentiel », mais contrairement à Marx il constata que le capitalisme, malgré de terribles convulsions, était entré dans un nouveau cycle, celui des monopoles et de l’impérialisme. Un troisième cycle, qu’il appela d’abord, « néocapitalisme », « capitalisme tardif » ou « capitalisme en déclin », avant de le désigner par « troisième âge du capitalisme ». Ce moment serait marqué par une troisième "révolution industrielle", qui se caractériserait entre-autres par l’intégration massive du travail intellectuel dans le processus de production… Cette "révolution technologique" ne donnerait qu’une bouffée d’oxygène provisoire au capitalisme « monopoliste et impérialiste », et selon Mandel, se seraient les mêmes lois de développement capitaliste misent en lumière par Marx, mais sous une forme différente…, car ce nouveau cycle confronté au choix entre l’inflation et la stagnation, débouche sur des récessions généralisées. Réfutant au passage les cycles longs (d’une cinquantaine d’années), à qui on donna l’appellation « cycles de Kondratiev », préférant mettre l’accent sur les mouvements à long terme des « taux de profit », déterminant plus ou moins rapidement l’accumulation de capital, et rejetant toute explication monocausale des crises économiques. Il orienta ses recherches sur la question de la transition du capitalisme au socialisme, via les pays émergents (voir à ce sujet, l’article concernant Samir AMIN), ajoutant toutefois « que la théorie marxiste a relativement peu de choses à dire en ce qui concerne l’organisation de l’économie dans la phase de (transition) du capitalisme » ; Mandel affirme que la théorie marxiste est la seule réponse aux maux de notre temps, précisant même qu’elle s’oppose aux impasses inévitables auxquelles mènent toutes les solutions gradualistes et réformistes.

J’ajouterai pour en finir avec ce chapitre…, la kyrielle de contre-réformes (en réalité la privatisation du secteur public) imposée par les partis institutionnels et les instances européennes ou mondiale (BCE, CE, FMI, etc.) n’améliore en rien « le bon fonctionnement » des secteurs visés par ces contre-réformes, au contraire !, c’est même l’inverse qui se produit !

Paul M. Sweezy, autre "marxiste" incontournable - qui en 1952 publia un livre intitulé, « Theory of Capitalist Developement » -, dont Joseph Schumpeter reconnu qu’il était le meilleur ouvrage à l’introduction de la « Théorie de Marx »). Sweezy, marqua d’emblée une totale indépendance vis-à -vis des partis et ligne politique quels qu’ils soient (et parce que - dans les années cinquante - il avait osé exprimer une opinion "iconoclaste" face aux fous furieux de la « commission McCarthy »), il subit les foudres d’un « procès en sorcellerie »…, et en conséquence, au pays de « la libre entreprise » , il fut marqué à jamais du "sceau de l’infamie"). Grâce à l’héritage que lui léga son père (un riche banquier), et l’apport financier d’un autre riche héritier (le critique littéraire Francis Otto Matthiessen), ils fondèrent avec son ami Leo Huberman la « Monthly Review », puis une maison d’édition, « Monthly Review Press », qui fut l’un des principaux relais de la pensée socialiste aux Etats-Unis. Dans les années soixante, faisant corps avec la contestation à la guerre au Vietnam, il contribua à la naissance de ce qui fut appelé « la nouvelle gauche ». En 1968, Sweezy et sa maison d’édition, furent les principaux instigateurs de « l’Union for Radical Political Economics », et furent longtemps à l’avant-garde de l’économie hétérodoxe et radicale avant que la vague néolibérale phagocyte entièrement l’économie mondiale… (voir à ce sujet les chapitres sur Robert Solow, Albert Hirschmann, Nicholas Kaldor, Nicholas Georgescu-Roegen, Mark Blaug et Michio Morishima)

Il y a convergence de pensée entre Sweezy et Mandel, tous deux n’ont jamais été marxiste orthodoxe (de plus, Sweezy a intégré à sa conception les enseignements de Veblen et Kalecki, voir plus bas), et pensent que « Marx, Hegel et leurs premiers disciples entrevoyaient une fin prochaine d’un capitalisme essentiellement concurrentiel, alors qu’à la fin du XIXe siècle, ils assistèrent au contraire à l’irruption d’une nouvelle étape, celle du capitalisme monopoliste » (et j’ajouterai « impérialiste »). Les mécanismes en jeu dans cette nouvelle étape étaient tous très différents de ceux en oeuvre dans le capitalisme concurrentiel. C’est pour cette raison, qu’en 1962, ils publièrent avec son ami Paul Baran un ouvrage où ils cherchent à élucider, intégrant deux volets marxistes jusque là séparés, « l’étude de la centralisation et de la concentration du capital » d’une part, et celle des crises d’autre part ; et pour ce faire, Sweezy, s’appuie sur une interprétation renouvelée de la théorie de la valeur et des prix de Marx, intégrant la correction que le mathématicien Ladislas Bortkiewicz, avait proposé au début du siècle. C’est aussi en s’appuyant sur ces mêmes travaux, qu’il remettra en cause un dogme central du marxisme orthodoxe : « la loi de la baisse tendancielle du taux de profit ». Au concept de « plus-value », Sweezy, propose de le remplacer par celui de « surplus », défini comme différence entre ce que produit une économie et ce que coûte cette production. Dans une économie où une minorité d’entreprises géantes dominent des secteurs entiers de l’économie (et par contrecoup l’économie elle-même !), et fixent elles-mêmes les prix. Ceci entraîne non seulement « une baisse du taux de profit », mais aussi « une hausse de surplus » que l’économie ne parvient plus à absorber. D’autres économistes (et pas des moindres) arrivent aux mêmes conclusions, mais par des cheminements différents. Baran et Sweezy, s’intéressent non seulement au « surplus » générés par ces entreprises géantes, mais aussi comment ce surplus est absorbé. « Consommation et investissements des capitalistes sont les plus anciens modes d’absorptions du surplus, mais ils ont des limites ». Alors pour parachever cette « absorption du surplus » générée par l’économie capitaliste, rien ne vaut une bonne augmentation des dépenses militaires liées à une extension de l’impérialisme (guerre néocoloniales), et le stockage d’armes de montagnes d’armes doit trouver son écoulement "naturel" (si j’ose dire), sur les théâtres d’opérations (et même en dehors), et la boucle est bouclée !

Réflexions personnelles : il ne s’agit plus d’une soi-disant "révolution" néolibérale, mais d’une mutation (ou transformation) du système capitaliste… l’hyper concentration monopoliste d’entreprises démesurées ne génèrent pas qu’une baisse « du taux de profit », mais provoque simultanément (et quasi mécaniquement) une « surproduction » que l’économie ne parvient évidemment plus à absorber, sauf par le biais de l’industrie et de la recherche militaires, mais aussi…, de l’économie financière (ou économie "virtuelle") qui génère d’énormes profits (malgré ou à cause de la « crise ») ; ce qui caractérise cette nouvelle source de profits, c’est son apparente autonomie vis-à -vis de la réalité économique - ou économie "réelle" -, et un affranchissement vis-à -vis des « théories économiques néoclassiques » - ou « macroéconomie classique » - (voir plus bas les différentes définitions concernant le « libéralisme radical » ou le « radicalisme néolibéral »). Voilà notre-votre adversaire…

D’autre part, dans le capitalisme contemporain, Sweezy estime que les contradictions principales se situent non pas au niveau national, mais au niveau mondial. Elles opposent les pays dominants à ce qu’on appelait jadis la périphérie ou le tiers monde. Et contrairement aux prévisions de Marx, la révolte contre le capitalisme et l’avenir du socialisme se sont déplacés dans les pays moins avancés (voir à ce sujet le chapitre concernant Samir AMIN). Là encore, il semblerait que l’analyse soit partiellement fausse, il n’est que de constater les résultats des élections démocratiques qui se sont déroulées il y a peu au Maghreb et au Proche-Orient, * « les révolutions "arabes" » (je n’aime pas du tout cette expression douteuse !) n’ont pas apporté l’espérance en des jours meilleurs tant souhaitées et espérées par une bonne partie de l’opposition. (pas celle qui gouverne actuellement en Tunisie, en Lybie ou en Egypte, mais l’autre, celle constituée de celles et ceux qui s’étaient engagés pour un changement réel et profond…, ils-elles en sont malheureusement pour leurs frais…, ils-elles devront patienter un bon moment encore ! …)

* « 25 décembre : le projet de constitution pour l’Égypte est approuvé avec près de 64 % des voix, mais avec une participation de seulement 33 %. » Source : Wikipédia

Bien qu’ami, Maurice H. Dobb et Sweezy s’opposait à sur bien des sujets… dont l’un, fit couler beaucoup d’encre en son temps, quand il "lança" sa thèse affirmant que le capitalisme avait commencé à émerger lorsque le féodalisme était déjà été atteint par un degré de « désintégration avancée »…, alors, que la "désintégration avancée" en question, était plutôt due à un facteur extérieur au féodalisme lui-même…, le développement du commerce mondial. (et pour Sweezy comme bien d’autres d’ailleurs, ce ne serait pas « la dissolution interne du féodalisme » qui serait la cause première de la « désintégration », mais bien « plutôt le marché lui-même qui aurait détruit le féodalisme ». Dobb, bien connu de tous les marxistes hétérodoxes ou hétérodoxes, lui-même hétérodoxe toléré et parfois apprécié même de l’orthodoxie (qui ne s’est pourtant jamais gêné de le critiquer ouvertement), il entretint des rapports cordiaux avec tous ses collègues, et ne fut pas, contrairement à la légende, (certain-nes vont être terriblement déçu !) un agent recruteur du Komitet Gossoudarstevennoï Bezopasnosti (ou KGB) Il travailla et séjourna effectivement à Moscou, et comme par hasard, en même temps que son confrère Keynes. (vous avez dit : « bizarre, bizarre », comme c’est étrange !) De plus, il y séjourna à nouveau, entre 1929 et 1930, et pu donner aux occidentaux une masse de renseignements concernant la période stalinienne, - la brutalité du régime, les choix déroutants et parfois catastrophiques, dus à une planification fortement centralisée de l’industrie lourde, mais surtout de l’agriculture, qui coutèrent très cher en vies humaines ! -, la grève de PoznaÅ„ en Pologne, en juin 1956, l’insurrection hongroise et son écrasement par les troupes soviétiques, toujours en 1956, et les nombreux crimes imputés à Staline, firent que Dobbs ainsi que de nombreux marxistes occidentaux, révisèrent leur position vis-à -vis du régime soviétique. Après l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie eu 1968, minoritaire dans son propre parti, il du reconnaître ses erreurs et à admettre que la planification et le socialisme de marché, ne répondaient en rien à la réalité. C’est Oskar Lange (en 1930), et les réformateurs, Ota Sik ou encore Wlodzimierz Brus, qui avaient raison avant l’heure, et considère dorénavant que le conservatisme du pouvoir (et j’ajouterai, comme tous les conservatismes, d’ailleurs !) dans les pays du bloc soviétique était susceptible de provoquer sa chute…, mais il n’aura jamais l’occasion de le vérifier, car il décéda avant ces évènements, en 1976. Et pour finir, une oeuvre majeure due au cambridgien d’origine italienne, Piero Sraffa, - proche du Parti communiste italien et ami de Dobbs et de Keynes -, intitulée, « The Works and Correspendence of Ricardo », n’aurait sans doute jamais vu le jour, sans la collaboration de Dobbs. (« Chef-d’oeuvre de l’édition, paru en 1951, précédé d’une remarquable préface de ce dernier, qui apporte un nouvel éclairage à la théorie du profit de Ricardo  »)

Samir AMIN, son dernier article en date, « Le capitalisme entre dans sa phase sénile », est publié à l’adresse suivante :
« http://www.legrandsoir.info/le-capitalisme-entre-dans-sa-phase-senile.html&nbsp.

Depuis les années cinquante, il a fréquenté tous ceux qui ont contribué aux processus de transformation économique et politique, de l’Afrique à l’Asie, jusqu’en Amérique latine. Il a toujours gardé le cap, et n’a jamais songé a abandonner une critique radicale du capitalisme, ni le fol espoir de voir se réaliser l’un des rêves les plus chers à tous les utopistes (dont je suis), la naissance d’un monde futur toujours plus démocratique, égalitaire et humanitaire. Directeur depuis les années 80 du bureau africain du Forum du tiers monde, président depuis 1997 du Forum mondial pour des alternatives, il occupe une place centrale dans le mouvement d’opposition à la mondialisation néolibérale. Son analyse théorique, (formulée la première fois dans sa thèse de doctorat), « les effets structurels de l’intégration internationale des économies précapitalistes : une étude du mécanisme qui a engendré les économies dites sous-développées » On retrouve les thèmes essentiels dans « l’accumulation à l’échelle mondiale », que reprirent plusieurs auteurs, notamment Andre Gunder Franck, Presbisch, Cardoso, Celso Furtado et Immanuel Wallerstein. Tous ces thèmes eurent un écho auprès d’intellectuels issus du tiers monde, mais aussi chez des économistes progressistes des pays dominants. Pour Samir AMIN l’impérialisme est consubstantiel du capitalisme, et dès son émergence, il se présente comme un système instantanément mondial, comme une « économie monde ». « Karl Marx aussi voyait l’Angleterre comme le pays qui annonçait à tous les autres la voie à suivre sur une homogénéisation de la planète, prélude nécessaire à la révolution socialiste. » Samir AMIN, considère, contrairement à Marx, Adam Smith et Ricardo, que « la croissance économique est le résultat de l’accumulation de capital et que cette accumulation du capital découle du travail des ouvriers », ce que Marx appela « la plus value », que cette accumulation primitive ne s’arrête pas au XVIe siècle, mais qu’elle perdure encore aujourd’hui, par un processus continuel d’accumulation primitive à l’échelle mondiale. La loi de la valeur dont Marx a mis en lumière le fonctionnement à l’échelle des nations s’applique aussi à l’échelle mondiale. Dés lors, la contradiction principale dans le monde n’est pas celle qui oppose, dans chaque pays, la bourgeoisie au prolétariat, mais plutôt celle qui oppose les centres impérialistes aux peuples exploités de la périphérie dominée. C’est sur des études empiriques des conditions concrètes dans plusieurs de ces pays, du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Ghana, le Mali et le Congo, qu’il appuie ses analyses théoriques. Il critique la version dogmatique et économique qui s’est largement imposée au XXe siècle, et contrairement aux idées reçues, c’est à la périphérie du mode tributaire qu’à surgit le capitalisme. De la même manière, c’est à la périphérie du capitalisme que le socialisme à commencer à émerger, contrairement aux prévisions de Marx et Lénine. Il y a ainsi un lien étroit entre les luttes de libération nationale et le combat pour le socialisme (* ce n’est pas le cas en Tunisie, en Egypte ou en Libye !) c’est par la déconnexion du système mondial que les pays de la périphérie peuvent s’engager dans un processus de développement autocentré, équilibré et dynamique.

* « 25 décembre : le projet de constitution pour l’Égypte est approuvé avec près de 64 % des voix, mais avec une participation de seulement 33 %. » (Source : Wikipédia)

Fin de la première partie

Allez, portez-vous bien… et à bientôt sans doute ? sergio
Post-scriptum : au fur et à mesure du développement de ce (long) article, vous découvrirez des propositions innovantes, (où le marxisme demeurera l’une des thèses majeures), des idées nouvelles et des thèses en pagaille (à vous d’en tirer une synthèse !)

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