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Il est temps de voir les États-Unis tels qu’ils sont (Daily Beast)

La vérité a balayé le pays, la vérité Trumpienne de ce que sont les États-Unis, ce pays que nous refusons de voir. Cette élection est comme le portrait de Dorian Gray dévoilé : une figure hideuse et dérangée, trop longtemps rangée dans un placard mais désormais à l’air libre.

Il faut lui souhaiter la bienvenue.

Parce que Trump est le représentant honnête du peuple étasunien. Narcissique, gourmand, grossier, arrogant, ambitieux, menaçant, baignant dans son ignorance, bouillonnant de ressentiment : Voici le pays, comme il a toujours été, la terre des millionnaires en devenir qui ont du mal à boucler leurs fins de mois qui votent pour les millionnaires qu’ils aimeraient devenir. Une culture d’arnaque, de triche, de mensonge, de fraude, d’exploitation, d’affaires et d’argent. Le Rêve américain, qui dit que nous allons tous devenir riches, est une pathologie.

Qu’on le veuille ou non, Trump, c’est nous. Il est l’illustration du Pentagone du Pouvoir que Lewis Mumford a décrit dans The Myth of the Machine, le complexe qui dirige les États-Unis : la politique, le profit, la publicité, la productivité (plus de consommation pour plus de profit) et la puissance physique (l’exploitation des combustibles fossiles pour plus de productivité). Mumford l’appelait la « mega-machine », dont le seul et unique but est sa propre survie et croissance.

Clinton, comme Trump, est au service de la mega-machine, mais elle se camoufle derrière la ruse anti-intellectuelle de la politique d’identité. C’est une femme prête et disposée à servir les instruments du patriarcat de la mega-machine, mais à qui la classe libérale – bourgeoise, aisée, complaisante et écrasée par le souci d’identité – s’est ralliée comme ils se sont ralliés à Obama.

Dans le bourbier de la politique d’identité, tout ce qu’il faut c’est une personne avec le bonne couleur de peau ou le sexe approprié pour diriger l’empire de la megamachine. Rappelons que le mouvement libéral anti-guerre est mort au moment où un libéral noir est arrivé au pouvoir et a perpétué, institutionnalisé et réifié les politiques de l’ère Bush. Obama a abattu avec des drones des gens de couleur en nombre sans précédent.

Les libéraux ne méritent que le mépris. Les gens dotés d’un cerveau travaillant pour la campagne Trump remercient les dieux pour la stupidité d’une gauche obsédée par l’identité.

J’ai échangé des courriers avec de vrais libéraux dans ma bonne vieille ville de Brooklyn, dont un bon gars, un chanteur populaire que je considère comme un ami et dont je ne peux pas révéler le nom car nos échanges furent privés. Pendant huit ans, il a écrit de nombreuses chansons engagées, dures et belles, contre le président Bush. Puis il s’est calmé avec l’élection d’Obama. Comme il m’a expliqué : « Puisque qu’il n’y a que les chansons politiques qui m’intéressent, si j’ai le moindre espoir d’être entendu, ce qui signifie avoir un impact [sic], c’est en faisant en sorte que ma musique soit spéciale. » Il a ajouté que pendant les années d’Obama, « je n’étais pas motivé pour écrire. »

Une belle rationalisation, et tant pis pour les vertus de la protestation. Lui et sa femme m’ont écrit cette année pour me rappeler de ne pas oublier de voter pour Hillary.

Je lui ai dit, et je le dis tous les bons libéraux de Brooklyn : avec votre soutien à Hillary et les machinations et les fraudes de l’élite démocrate, vous vous êtes rendus complices de la destruction du seul candidat, Bernie Sanders, qui aurait pu, selon tous les sondages, battre Trump à plate couture. Maintenant, vous en payez le prix.

Au cours de l’année écoulée, Trump a craché ses mots authentiques, putrides au visage de l’Amérique. Et les Étasuniens en redemandaient. L’authenticité de Trump est celle du bonimenteur qui dit à tous ceux qui veulent bien l’entendre qu’il ment. Les Clintoniens ont toujours prétendu être autre chose que des représentants de l’oligarchie. Trump ne s’en cache pas. Il aime l’argent et le pouvoir. Il aime la violence. Il exprime le charisme de l’homme fort. C’est pourquoi nous, à gauche, devons le remercier.

Le mardi soir, après l’annonce des résultats, j’ai appelé mon vieil ami Brian Ertz à Boise. Ertz fut élu délégué de Sanders de l’Idaho, et s’est rendu à Philadelphie en juillet dernier pour la Convention Nationale Démocrate, et il a vu comment la cabale Clintonienne a manoeuvré et triché pour déconsidérer et finalement écarter les partisans de Sanders. Il en est sorti malade.

Mais à l’annonce de la victoire de Trump, Ertz a éclaté de rire. « C’est trop beau pour être vrai. C’est merveilleux. J’ai le sentiment de baigner dans le bonheur. De l’honnêteté, enfin. C’est comme révéler un grand secret et se sentir soulagé. C’est une énorme fuck you à l’élite libérale. C’est un premier pas vers la vérité.

« La première étape consiste à abandonner le déni. Trump est indéniable. Sans le faux espoir d’un exécutif complaisant, l’ambition intellectuelle et créative de la gauche ne pourra plus être cooptée. Elle sera obligée de montrer ses talents dans la rue. »

Avec Obama, ce fut le déni. Mais c’est fini maintenant. Comme tout toxicomane peut l’attester, la première étape vers une guérison significative est l’abandon du déni.

J’ai écrit en juin que je voterai pour Trump précisément parce c’est un enfoiré de capitaliste et un être humain monstrueux et que sa monstruosité serait une chose merveilleuse à la Maison Blanche, un facteur de galvanisation pour l’opposition :

... il est hors de question que je me prononce en faveur de Clinton, parce que je sais ce qu’une présidence de Clinton présage. Encore plus du pillage néolibéral, mais avec un gentil sourire démocrate pour calmer la gauche.

C’est ce qui arrivé sous Obama : la machine de guerre et Wall Street ont régné sans partage tandis que nous chantions tous « kumbaya » sous prétexte qu’un homme noir avait accordé son imprimatur à l’intolérable statut quo. C’est ce qui se reproduira sous Hillary.

Ce qu’il faut maintenant, c’est de la consternation, de la confusion, de la dissension, du désordre, du chaos – et une crise avec une sortie, si possible – et une présidence Trump est la meilleure chance pour y arriver. C’est une politique de terre brûlée. Je préfère voir l’empire brûler sous Trump, ce qui ouvrirait au moins la possibilité d’un changement radical, qu’une croisière sur pilote automatique sous Clinton.

Oui, j’ai voté pour Trump et je persiste et signe. Allez Trump ! Il est l’horrible visage de l’Amérique. Les lignes sont maintenant clairement dessinées, comme elles ne l’ont jamais été sous Obama, comme elles ne l’ont jamais été dans l’histoire récente. Fourbissons nos meilleures armes de gauche pour la révolte.

Christopher Ketcham

Traduction "Ah la la, les States, toujours (légèrement) en avance sur nous" par Viktor Dedaj pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

 http://www.thedailybeast.com/articles/2016/11/13/anarchist-for-trump-time-for-liberals-to-see-america-as-it-really-is.ht

COMMENTAIRES  

03/12/2016 18:13 par Palamède Singouin

Ce qu’il faut maintenant, c’est de la consternation, de la confusion, de la dissension, du désordre, du chaos – et une crise avec une sortie, si possible – et une présidence Trump est la meilleure chance pour y arriver. C’est une politique de terre brûlée. Je préfère voir l’empire brûler sous Trump, ce qui ouvrirait au moins la possibilité d’un changement radical, qu’une croisière sur pilote automatique sous Clinton.

En remplaçant Trump par Le Pen et Clinton par Valls, Macron, Montebourg...etc...on est dans la configuration française. Avec probablement Mélenchon dans le rôle de Sanders. Seule différence, Fion - sorte de Ted Cruz (candidat républicain aux primaires encore plus réac que Trump) hexagonal - est en train de dépasser la Trumpette Marine sur sa droite.

Alors question "consternation, confusion, dissension, désordre, chaos", je ne vois rien de mieux que des législatives après une élection de Le Pen à la présidence. Vu la faiblesse de l’implantation locale du FN (qui présente habituellement une bonne proportion de gâteux ou de simples d’esprit aux élections locales) on risque d’assister à des offres de services spectaculaires....Je pense aux Estrosi, Morano, Chiotti et pourquoi pas.... Valls, le PS n’étant plus à un Kouchner, Besson, Amara... près,

03/12/2016 18:20 par aldamir

Citations :

Georges Bush père : Si les gens devaient découvrir ce que nous avons fait, nous serons pourchassés dans les rues et lynchés. Cité par Sarah McClendon (reporter à la Maison Blanche) dans sa lettre d’infos datée de Juin 1992

Noam Chomsky : Si les lois de Nuremberg étaient appliquées, chaque président des Etats-Unis de l’après -guerre auraient été pendu.
Amnesty International - : C’est un paradoxe que la nation qui a tant fait pour intégrer les droits de l’homme dans ses documents fondateurs se soit toujours opposé à la mise en place d’un cadre international pour protéger ces mêmes principes et valeurs. – « United States of America – Rights for All » Octobre 1998.

Madeleine Allbright : Nous devons employer la force parce que nous sommes l’Amérique. Nous sommes la nation indispensable.
Lesley Stahl ; nous avons entendu dire que 500.000 enfants sont morts en Irak. Ca fait plus qu’à Hiroshima. Et, vous savez, est-ce que cela en valait le prix ?
Madeleine Allbright : » je pense que c’est un choix difficile. Mais le prix-, nous pensons que cela en valait la peine. Entretien télévisé sur CBS 60 minutes, Mai 1996

Robert MacNamara : Les Etats-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans respect pour les préoccupations d’autrui, sont devenus un Etat Voyou .- Secrétaire à la défense US de 1961 à 1968, paru dans l’International Herald Tribune , 26 Juin 2000.

George Carlin : On l’appelle le « Rêve Américain » parce qu’il faut être endormi pour y croire.

Le plus troublant pour moi était la soif de meurtre témoignée par les membres de l’US Air Force. Ils déshumanisaient les personnes qu’ils abattaient et dont la vie ne semblait avoir aucune valeur. Ils les appelaient "dead bastards" et se félicitaient pour leur habilité à les tuer en masse.
Chelsea (Bradley) Manning

« Si le Président se présente devant le Peuple drapé dans la bannière étoilée, il gagnera... surtout si l’opposition donne l’impression de brandir le drapeau blanc de la défaite. Le peuple américain ne savait même pas où se trouvait l’île de la Grenade - ce n’avait aucune importance. La raison que nous avons avancée pour l’invasion - protéger les citoyens américains se trouvant sur l’île - était complètement bidon. Mais la réaction du peuple Américain a été comme prévue. Ils n’avaient pas la moindre idée de ce qui se passait, mais ils ont suivi aveuglement le Président et le Drapeau. Ils le font toujours ! ».
Irving Kristol, conseiller présidentiel, en 1986 devant l’American Enterprise Institute
Le 25 octobre 1983, alors que les États-Unis sont encore sous le choc de l’attentat de Beyrouth, Ronald Reagan ordonne l’invasion de la Grenade dans les Caraïbes où le gouvernement de Maurice Bishop a noué des liens avec Cuba. Les États-Unis, qui sont parvenus à faire croire à la communauté internationale que l’île est devenue une base soviétique abritant plus de 200 avions de combat, débarquent sans rencontrer de résistance militaire et installent un protectorat. La manoeuvre permet de redorer le blason de la Maison-Blanche.

« La démocratie et les droits de l’homme ne nous intéressent que très peu. Nous utilisons simplement ces mots pour cacher nos véritables motifs. Si la démocratie et les droits de l’homme nous importaient, nos ennemis seraient l’Indonésie, la Turquie, le Pérou ou la Colombie, par exemple. Parce que la situation à Cuba, comparée à celle de ces pays-là et de la plupart des pays du monde, est paradisiaque »
Wayne Smith, ancien chef de la Section des Intérêts Américains à La Havane (SINA) sous l’administration Reagan

"Nous avons tiré sur un nombre considérable de personnes et en avons tué beaucoup, et pour autant que je sache, aucune de ces victimes ne représentait une menace établie pour nos forces".
Stanley McChrystal, ex Commandant des forces armées U.S en Afganistan
(Propos publiés dans l’hebdomadaire "Época" , Brésil, n° du 12 avril 2010).

Les Etats Unis doivent diriger le monde en portant le flambeau moral, politique et militaire du droit et de la force et servir d’exemple à tous les peuples.
Sénateur Jesse Helms
"Entering the pacific century" Heritage Foundation, Washington, DC, 1996

La convention qui rédigea la Constitution des Etats-Unis était composée de 55 membres. Une majorité d’entre eux étaient des avocats - pas un seul fermier, ouvrier ou paysan. 40 possédaient du Revolutionary Scrip [monnaie émise pour contrer la monnaie coloniale]. 14 étaient des spéculateurs de terrains. 24 étaient des prêteurs. 11 étaient des marchands. 15 possédaient des esclaves. Ils ont crée une Constitution qui protège les droits de propriété, pas les droits de l’homme.
Senateur Richard Pettigrew - "Plutocratie Triomphante" (1922)

Dans la souffrance, la crise à Haiti offre des opportunités aux Etats-Unis. A part fournir une aide humanitaire immédiate, la réaction des Etats-Unis au séisme tragique à Haiti offre des opportunités pour remodeler le gouvernement d’Haiti depuis lontemps en dysfonctionnement ainsi que son économie afin d’améliorer l’image des Etats-Unis dans la région.
Publié sur le site de Heritage Foundation,
janvier 2010
Quelques jours après le séisme à Haiti.

03/12/2016 19:51 par Charles

On a pensé la même chose de Sarkozy : que la gauche pourrait rassembler ses forces et se battre. Et puis non : le choix fut Hollande.

03/12/2016 21:12 par François

Ca correspond exactement à ma reaction en apprenant le resultat de l’election.
Ils ont voulu ecarter Sanders, ils auront trump.

03/12/2016 21:35 par latitude zero

Ah la la, les States, toujours (légèrement) en avance sur nous" par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.

Bien fait d’avoir rajouter( légèrement) car si pas plus tard qu’au début du printemps 2017 le rouleau compresseur de la France Insoumise n’est pas prêt, la politique de la terre brûlée s’appliquera d’elle même contre la Blitzkrieg de Fillon.

03/12/2016 21:46 par Feufollet

Très bonne posture M Ketcham
Elle correspond à celle que j’ai pu me construire durant cette pérégrination pré-électorale
Grâce à des analystes plus futés que les médias de grands chemins perdus dans la propagande libérale
Mais j’ai fondé deux espoirs sur Trump :
1. La fin de la menace de guerre contre la Russie
2. La fin du TAFTA
Alors, si dans toute sa grossièreté grotesque de yankee décervelé
Trump réalise ces deux espoirs, alors,
Pour ça, il faudra lui en être grandement reconnaissant

03/12/2016 23:15 par Roger

Oui, nous sommes prévenus par l’avance Usaméricaine...
On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
Il est urgent d’essayer de faire quelque chose. Et nous sommes moins démunis que les USA en matière de modalités électorales : personne n’est rayé des listes électorales, quasi personne n’est empêché d’aller voter un Dimanche (malgré la libération par les fauxcialistes du travail du dimanche), l’élection est au suffrage direct (malgré le lancement par les fauxcialistes de primaires), la procédure de financement des campagnes est encadrée (quoique...), et enfin le choix est tout de même un peu plus large que ce qui s’est offert aux citoyens US...
Notamment nous avons l’avantage d’avoir le mouvement de la France insoumise qui, quoiqu’on pense de son candidat, propose avec L’avenir en commun un projet de qualité.
S’il y en a d’autres merci de me les faire connaître.

03/12/2016 23:41 par Autrement

Les deux premiers paragraphes de cet article sont un chef-d’oeuvre, merci à VD de l’avoir déniché et traduit !
Trump-States en double-miroir et portrait de Dorian Gray, c’est une belle et riche trouvaille.
Platon et Montesquieu décrivaient déjà le type d’homme correspondant aux différents régimes politiques, mais là, c’est du super-spontané.
D’autre part je ne crois pas à la politique du pire, qui risque toujours de s’alourdir et de faire beaucoup de dégâts, - si du moins on interprète l’article comme ça, ce qui me paraîtrait en porte-à-faux par rapport à son auteur. D’autant qu’il ne cache pas que Clinton, c’était le pire aussi, respectabilité hypocrite en plus. C’est surtout l’effet-vérité qui saute aux yeux, témoin d’une vivante prise de conscience qui perce parfois dans le meilleur du cinéma étatsunien (Stanley Kubrick...)

04/12/2016 02:14 par feng shin

Bonne nouvelle
Les ploutocrates comploteraient pour voler l’élection à Trump en manipulant les grands électeurs et les faire voter contre Trump
Les E.-U. seraient alors sur le chemin de la guerre civile
http://www.dedefensa.org/
Je recommande ce site : les analyses sont des fois très profondes ; le grand défaut est un langage très abcons parfoisà la limite du charabia

04/12/2016 11:32 par rouge de honte

Enfin du réalisme, sur le début du moins.
Parce que croire que le pire amène le meilleure...ce sont des paroles de désespérés. C’est passer à côté des guerres qui sont menées et qui vont s’intensifiées. C’est passer à côté des pauvres de tous pays qui vont souffrir de plus. C’est passer à côté des rancœurs et du désespoir. C’est passer à côté du pillage et des méfaits écologiques de cette nation gloutonne. C’est passer à côté du fait que l’extrémisme est l’expression de la limite de nos compétences. C’est ignorer qu’à cette limite ce sont les poings qui s’agitent et au delà, ce sont les bombes qui sont lancées.
Une dose de poison supplémentaire n’a jamais guéri l’empoisonné.
Et dans un commentaire :

Mais j’ai fondé deux espoirs sur Trump :
1. La fin de la menace de guerre contre la Russie
2. La fin du TAFTA
Alors, si dans toute sa grossièreté grotesque de yankee décervelé
Trump réalise ces deux espoirs, alors,
Pour ça, il faudra lui en être grandement reconnaissant

C’est, à mon sens, être bien naïf que de penser cela. Car c’est bien pire que vous aurez à la place de ceci.

04/12/2016 16:02 par D. Vanhove

Qui peut, en ce moment, jouer à Mme Irma et prédire tel scenario plutôt qu’un autre pour les prochaines années sous la présidence Trump...?!... je ne m’y risquerais pas, tant prsq partout, les politiques actuelles sont capables du pire (je n’ose pas ajouter, comme du meilleur...!)

mais je retiens une chose de cet article : la description de ce qui arrive à un peuple dès l’instant où les tenants du pouvoir ont passé leur temps à le décérébrer depuis des décennies pour en faire ce qu’ils voulaient, à savoir des consommateurs incultes et dociles...
dès lors, si le portrait de ce que sont les USA est sans doute bien ciblé, il devrait surtout nous éveiller quant aux écueils à éviter pour que nos pays ne suivent le même chemin... ce qui passe par une remise en question de nos programmes scolaires, éducatifs, radios, télés, etc, etc... sans oublier les programmes politiques, évidmt...!

04/12/2016 16:14 par Made in Québec

« http://www.dedefensa.org/ Je recommande ce site : les analyses sont des fois très profondes » — feng shin

La dernière fois où j’y ai pointé le bout de mon nez est quand il s’est mis a` publier les textes d’un ultra-nationaliste, ultra- religieux de l’ultra-droite québécoise dont le torchon sur la venue de la bitch FNiste française au Québec était un tissu de manipulations et de mensonges par omission du début à la fin.

Cela a confirmé les suspicions que j’entretenais à l’égard de certaines idéologies que semblait véhiculer Philippe Grasset.

04/12/2016 19:38 par Roger

Oui, Made in Quebec, Ph. Grasset laisse parfois percer une idéologie (au sens non marxien de système d’idée) curieuse, mélange de spiritualisme subjectiviste, limite religieux, et d’objectivisme soucieux de données d’observation.Il a laissé récemment entrer des contributions suspectes, et merci de nous avoir éclairé sur leur "origine". Mais nous sommes tous tributaires d’un système d’idée pour analyser le monde, essayer de penser par nous-même, avec l’aide des "géants.
Il faut reconnaître que beaucoup de ses analyses se révèlent pertinentes et corroborées par l’évolution des situations. Il faut reconnaître qu’il a forgé un "appareil conceptuel" qu’il prend soin de définir et de préciser régulièrement dans son Glossaire. Et cet appareil conceptuel qui rend la lecture difficile et le style roboratif, s’avère tout de même performant pour décrypter ce qui se passe aux USA et les effets sur le ROW (rest of the world, expression utilisée avec condescendance par les analystes US). La lecture de son site m’a souvent donné une longueur d’avance sur l’évolution des situations. Les outils d’analyse utilisés et en permanence mis à l’épreuve des faits médiatiques, permettent ( en tout cas, pour ce qui me concerne) de donner du sens à ce qui se passe, sans commune mesure avec la médiocrité et la fausseté de ce que vomissent quotidiennement les commentateurs patentés de nos media...

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