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Attentat à l’encontre de la Jeunesse Communiste d’Equateur

L’Equateur en ligne de mire

Le "Condor" hanterait-il encore les cieux de l’Amérique Latine ?

Le lundi 25 octobre 2010, à l’Université de Guayaquil, en début d’après-midi, Edwing Pérez, secrétaire général des Jeunesses Communistes d’Equateur, est victime d’un attentat à son encontre. Immédiatement le jeune dirigeant est hospitalisé et se trouve actuellement dans une situation médicale critique. Selon les premières affirmations, l’auteur de cette agression serait Neptalà­ Ramirez, jeune étudiant, mercenaire proche des mouvements politiques de droite "Madera de Guerrero" et de "Sociedad Patriótica" (Société patriotique).

Depuis l’apparition sur le continent de gouvernement progressistes se réclamant du bolivarisme et du socialisme du XXI° siècle, une série d’actions ont marqué le retour d’un cycle de violence et de déstabilisation à l’égard des forces de gauche et révolutionnaires sur le continent. Orchestrée par l’oligarchie latino-américaine et son allié, les Etats Unis d’Amérique, se développe une stratégie qui rappelle la sinistre époque du "Plan Condor" . Après le coup d’état réussi au Honduras en 2009, c’est la république d’Equateur qui a subit une tentative de renversement politique. Elu en janvier 2007, le président Rafael Correa a entamé ce qu’il a appelé la "revolución ciudadana" (la révolution citoyenne). Proche de Hugo Chavez et de la politique de Cuba, Correa a entamé une série de réforme visant à redonner à l’état un contrôle sur l’économie, une réappropriation des ressources du pays et une souveraineté nationale détachée du grand-frère états-unien.

Le 30 septembre des policiers se soulèvent avec l’appui de certains militaires. Blessé alors qu’il se tentait de discuter avec les forces rebelles, le président Correa se réfugie dans un hôpital, encerclé par les factieux. Il faudra l’intervention d’un commando resté fidèle au gouvernement pour secourir le président et que celui-ci regagne le palais présidentiel où s’étaient réunis ses partisans. Le 1er octobre, le pouvoir constitutionnel reprenait ses droits tandis que Rafael Correa annonçait que des sanctions seraient appliqués aux insurgés, "sans pardon ni oubli" . Parmi les responsables de cette tentative de coup d’état, Correa accusa publiquement Lucio Gutierrez, ancien président de la république (de 2003 à 2005) et actuellement dirigeant du parti nationaliste Sociedad Patriótica.

Malgré l’échec de cette tentative de renversement, qui coûta la vie à 8 personnes et en blessa près de 200 autres, l’oligarchie latino-américaine ne semble pas se résigner à laisser la politique socialiste du gouvernement de Correa continuer à se développer dans le pays. La tentative d’assassinat du jeune Edwing Pérez sonne comme un avertissement aux forces de gauche et renvoie aux séries de meurtres de dirigeants politiques communistes qu’a connu le voisin Colombien il y a quelques années.

Dans un communiqué du 26 octobre, le Comité Central de la JCE déclare : « Cet attentat contre le camarade Edwing est une démonstration de la constante conspiration qui ne s’est pas terminée avec l’échec du coup d’état du 30 septembre. (...) C’est la démonstration que c’est nous les communistes qui, par notre entière défense d’un processus politique de transformation et pour sa radicalisation vers le socialisme, sommes devenus la cible de la réaction bourgeoise. Cet acte ne doit pas rester impuni, les jeunes communistes nous ne nous laisserons pas intimider »

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