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L’ Homme des grandes enjambées.

La malédiction de n’être jamais las suit tes pas sur le monde où l’horizon t’attire... (Paul Verlaine, L’Homme aux semelles de vent)

* * *

[L’homme des enjambées pressa le pas. Peut-être se souvenait-il de ses pas dans le petit appartement d’Abel et Haydée où commença la révolution... Je voyais à l’horizon le rire des enfants les plus heureux du monde, brûlant d’envie de les embrasser. Vingt-cinq mille l’ovationnaient, dans l’euphorie. Une enjambée... une autre... et soudain son pied gauche chuta dans le vide du dénivelé que son émotion ne lui permit pas d’éviter. La Terre s’arrêta de tourner un instant. L’angoisse saisit tous les Cubains et tous nos bataillons d’amis de par le monde. Fidel trébuchait.]

Rebelion 26 octobre 2004

Le 20 octobre 1868 l’armée que venait de fonder Carlos Manuel de Céspedes prenait la ville de Bayamo. C’est dans l’église que furent entonnées pour la première fois les notes de notre Hymne national. L’amour de la patrie se répandait parmi les combattants et chez les belles bayamaises inspirées par la révolution. Quelques jours plus tôt, Perucho Figueredo, général en chef de l’armée libératice avait écrit, monté sur son fougueux cheval, ces vers exhaltés qui ont conduit des générations entières de Cubains sur le même sentier.

L’art le plus raffiné et la volonté la plus intraitable s’unirent dans ce petit morceau de monde pour configurer notre nationalité. Il n’y avait qu’à voir comment les citoyens de Bayamo brûlèrent ensuite leurs maisons et leurs biens pour ne laisser aux Espagnols que des cendres. L’Espagne n’a connu en rien cet amalgame béni de noirs et de blancs qui comprenait mieux qu’elle les idées de la Révolution Française et était prêt à tout pour la gloire des drapeaux.

C’est pourquoi il a été décidé avec beaucoup d’à -propos que le 20 Octobre serait le jour de la culture cubaine, culture qui a été certainement l’arme la plus puissante de l’île pour préserver sa révolution et affronter de temps à autre les empires les plus puissants de l’histoire.

Au fur et à mesure que s’écroule un monde sorti de la cruelle incohérence du XXe siècle, alors que beaucoup se sont empressés de changer de camp ou se réfèrent à des théories désarmantes, Cuba conserve ses ressorts dans une paire de vers romantiques et au milieu des vicissitudes les plus incroyables, avançant sur le seul chemin possible pour préserver la Patrie : aimer le monde et être cultivés. Le pire ennemi d’une nation est le chauvinisme. Qu’il s’interrogent sur le Berlin des années 30.. Ils n’en sont pas si loin. Quel est le pire ennemi du peuple nord-américain ? Le nationalisme étroit et l’inculture des masses. Le vaillant Michael Moore se démène pour tenter d’épurer la culture dans le coeur de ce peuple. C’est peut-être bien le peuple le plus malheureux du monde. Je propose des brigades de solidarité avec le peuple nord-américain.

Le 20 octobre, c’est aussi l’anniversaire d’Abel Santamaria Cuadrado. Ma mère m’a transmis un héritage déconcertant : celui de mon oncle Abel dont j’ai hérité deux yeux égarés et indécis. C’est l’héritage de cet être saisi par le virus de la révolution... D’une certaine manière ce jeune est le concepteur secret de mon éducation irrévérencieuse.

Abel Santamaria est né à Encrucijada, un petit village du centre de Cuba. On dit que ce nom vient du conflit des paysans sur le chemin à prendre. La faim et l’incertitude étaient si grandes qu’ils ne savaient lequel prendre. Celui de droite semblait le plus direct. Il suffisait pour cela d’élire quelques tricheurs et bandits pour quelques emplois douteux, un poste de police rurale, deux ou trois expulsions de paysans, une fille violée ou battue. Ainsi contre un peu de terreur et quelques assassinats, on obtenait un endroit "pour élever honnêtement sa famille".

Mon oncle, obstiné dès l’enfance, prit à gauche et s’en fut à La Havane au milieu du XXe siècle avec pour héros José Marti et le communiste noir Jesus Menendez. Ce grand dirigeant, défenseur des travailleurs du sucre, originaire de Encrucijada, fut assassiné. Ma mère Haydée rejoignit son frère quelques années plus tard. L’oncle Abel avait beaucoup lu Marti que lui avait fait découvrir le maître de son village natal. Il y avait aussi ce duo d’Européens "extravagants" qui avaient changé le cours du monde. Un ou deux de leurs livres suffirent à Abel, auquel je dois mes yeux de travers, pour comprendre que le temps était venu de changer ce monde d’après guerre et de le faire virer à gauche. Il étudia Lénine sans renoncer à Marti. Ou plus exactement, pour n’y avoir pas renoncé. Un soir, vint à leur petit appartement un homme nouveau, qu’on leur avait présenté. Abel perçut immédiatement que c’était l’Homme. Maman me disait que les cendres des cigares altéraient la propreté du lieu que l’homme immense enjambait comme si en ces heures se décidait l’avenir.

Fidel Castro, l’homme des enjambées, organisa en quelques mois le groupe le plus discipliné, le plus compact et le plus combatif qu’a jamais connu la gauche mondiale. Ce mouvement n’était pas une bande d’hystériques suicidaires ou improvisés. C’était un groupe militant et rigoureux qui fit don de sa jeunesse et s’empara de la flamme révolutionnaire de l’Amérique. Mon oncle, l’idole que je n’ai pas connu... sauf par les yeux... comprit avant tout le monde qui était Fidel Castro. Il l’a su, car il comprenait cette île, qui a toujours compté de grands hommes et rejeté la médiocrité. Fidel a dit qu’Abel était l’âme du mouvement. C’était bien vrai. Après l’attaque de la Moncada et la trahison d’un misérable, à l’hôpital civil un sbire eut l’idée d’arracher les yeux d’Abel. On a prétendu que ma mère s’engagea pour cela. Stupide. Ma mère surmonta son chagrin, combattant aux côtés de l’homme des grandes enjambées qui remit pour toujours la lumière dans le regard de s on frère.

Etait-ce une organisation communiste qui attaqua la caserne de la Moncada en 1953 ? Abel était-il communiste ? Que se disaient les deux hommes en lisant le vieux livre de Karl Marx "Critique de l’économie politique" qui repose en paix au musée 25 y O ? Ces jeunes gens conduisirent mon peuple sur le vrai chemin. Un rude chemin, mais le seul authentique.

La vérité philosophique, dit-on, se dégage de l’examen ardu. Ma mère n’a pas eu ce temps. Face aux yeux de mon oncle, elle s’est faite combattante en un instant. "Abel n’est pas mort, car mourir pour la Patrie c’est vivre"... trancha cette gamine de village qui avait six années d’école face au sanguinaire, reprenant les vers de l’Hymne national, ces vers que Perucho Figueredo écrivit un 20 octobre sur son cheval fumant. Ma mère mit sa douleur dans ces vers. Elle se saisit de ce qu’il y avait dans son frère, s’unit aux meilleurs Cubains, paria sur Fidel et retrouva son sourire avec le Che. Ce coquin lui promettait de boire le maté quand ils "iraient faire la révolution en Argentine". Cet autre frère, ce frère spirituel, la persuada que le bonheur de Cuba ne servait à rien si l’Amérique et le monde allaient mal. En quelques années Haydée élargi son amour à toute l’Amérique et de sa Casa (La Casa de las Americas que fonda et dirigea Haydée Santamaria, ndt ) conspira avec le meilleur allié de la liberté à unir les peuples : la culture.

Malgré tout cela, la Casa, Cuba, deux enfants, elle ne se consolait pas de n’avoir pas été en Bolivie avec le Che. Ma mère n’a pas eu besoin de livres pour saisir que l’internationalisme est la pierre angulaire de la révolution. Elle avait son frère, elle avait l’homme des grandes enjambées, elle avait aussi un Argentin ironique qui investissait le socialisme authentique. La principale contribution du Che ne fut ni la remarquable invasion de l’ouest de l’île ni l’héroïque bataille de Santa Clara, mais sa pertinence et son audace à sortir les idées socialistes du dogmatisme. "L’Homme et le socialisme à Cuba" resteront comme "La Critique du programme de Gotha" ou "L’Etat et la Révolution". Le message à la Tricontinentale est la plus authentique actualisation du Manifeste Communiste.

La critique de l’économie politique est parsemée de lettres de l’homme des grandes enjambées. Il nous dira peut-être un jour d’où il sort cette culture marxiste. J’ai désormais la certitude qu’une légion de marxistes accompagnaient silencieusement Fidel et mon oncle à La Moncada. Le projet révolutionnaire de Fidel Castro disposait d’un parti d’avant-garde qui nous menait à la révolution socialiste sans penser le moins du monde à un appui soviétique. Cette légion était avec les combattants. Une légion d’assassinés. Ils ont tué Mella et Trotsky. Ils ont fait mourir Gramsci à petit feu dans sa prison. Lénine aussi, d’une certaine manière, ils l’ont assassiné. Ils ont tué Rosa Luxemburg. Ils ont assassiné le Che. Une grande partie de marxistes les plus brillants sont morts pour la révolution. Nous avons plus de martyrs que le christianisme. Engels a écrit là -dessus (Contributions à l’Histoire du Christianisme primitif). Ils étaient tous membres d’un orchestre magistral dirigé par José Marti. Leur musique inspira la jeunesse cubaine. Cette génération exigeait la vérité, vérité qui est Une dans toutes ses modalités poétiques et ses alternatives.

Les ennemis de toujours ont essayé, en vain, de tuer aussi Fidel. Ils ont échoué des centaines de fois.

Ce 20 Octobre, qui célèbre entre autres les vers de Perucho et l’anniversaire de l’oncle, est aussi celui de la culture et ici, au centre de l’île, c’est la fête. C’est ici que naquit l’oncle et c’est ici que reposent les restes de l’Argentin qui n’amena pas ma mère en Bolivie. Mais le Che n’est pas sous la terre, il est dans le coeur de ces milliers de jeunes qui ovationnèrent le Commandant dans ce crépuscule d’octobre. Le Che et Abel ont fêté avec leur meilleur camarade la graduation de plus de 3000 licenciés en Humanités et instructeurs d’art. En moins de 5 ans, le pays compte plus de 20.000 étudiants inscrits dans 15 écoles. Le programme a pour nom "Bataille d’idées". Le désastre du socialisme européen s’éloigne. La révolution n’est pas endormie. Fidel et son peuple se sont engagés, par le Serment de Baragua, à continuer le combat jusqu’à la fin de l’impérialisme.

La bataille d’idées s’appuie sur les instructeurs d’art dans les écoles, les maisons de la culture, les quartiers. Je ne sais pas s’ils avaient imaginé cela dans leurs réunions qui incommodaient ma mère pour les cendres. Il n’y a plus de cendres aujourd’hui. Fidel a gagné une médaille de l’Organisation Mondiale de la Santé en arrêtant de fumer, mais le Commandant poursuit ses enjambées. Non seulement nous avons des jeunes cultivés, mais ils se sentent partie prenante de la révolution. Ils sont dans cette bataille d’idées le meilleur antidote à l’aventure idéologique. Il y a urgence qu’ils grandissent, pour former le nouveau et vrai parti révolutionnaire !

La cérémonie s’achevait. Les lumières éclairaient le Che et Fidel, ce dernier plus déterminé que jamais, avec dans les yeux une légitime fierté. Les caméras de télévision transpiraient des larmes de joie de la multitude de jeunes aux uniformes colorés. Ils exhibaient comme des drapeaux leurs diplômes et s’apprêtaient à partager une belle fête avec le Commandant.

Vive la Patrie ! Vive la Révolution ! Vive le Socialisme ! Hasta la Victoria siempre ! conclut Fidel.

L’homme des enjambées pressa le pas. Peut-être se souvenait-il de ses pas dans le petit appartement d’Abel et Haydée où commença la révolution... Je voyais à l’horizon le rire des enfants les plus heureux du monde, brûlant d’envie de les embrasser. Vingt-cinq mille l’ovationnaient, dans l’euphorie. Une enjambée... une autre... et soudain son pied gauche chuta dans le vide du dénivelé que son émotion ne lui permit pas d’éviter. La Terre s’arrêta de tourner un instant. L’angoisse saisit tous les Cubains et tous nos bataillons d’amis de par le monde. Fidel trébuchait. L’habile guérillero se protégea la tête. Les mouches suspendirent leur vol, les lumières disparurent un bref instant de nos pupilles. Deux, trois, dix secondes au plus, qui semblèrent dix siècles. Fidel, assis sur une chaise, avec toujours le même sourire, tenta en dépit de l’intense douleur de ranimer la joie dans cette nuit pleine de prémonitions. "Je vous demande pardon d’être tombé" et se fichant de la publicité, indiqua être impatient de voir comment réagirait la presse mondiale. "La seule chose qui me fait de la peine c’est le mauvais moment, la souffrance peut-être que je vous cause". Il leur demanda de faire la fête mais les jeunes, en pleurs, s’y refusèrent comme de petits enfants et refusant tout intermédiaire, ils lui demandèrent, alors qu’il rentrait sur La Havane, comment il allait. Fidel les rassura de son mieux et les pria de faire la fête : "Je ne serais pas heureux que vous la suspendiez".

Fidel n’a pas le droit d’éternuer. On jacasse tellement sur sa santé qu’on lui vole le droit d’être malade ou accidenté. Mais cet homme des enjambées est en campagne permanente et s’il trébuche c’est seulement pour repartir vers une nouvelle victoire.

A son retour à La Havane, malgré le genou brisé en 8 morceaux et la douleur il continuait du bras à travailler. L’autre Commandant, celui du Venezuela, l’appela inquiet.

L’intervention chirurgicale dura plus de 3 heures. Le patient conscient, observait chacun des gestes des chirurgiens qui reconstruisaient avec habileté le genou de l’homme des grandes enjambées.

Le jour suivant, il écrivit, pour son peuple, la chronique exacte de l’événement. Une fois de plus Fidel a su et senti que le peuple était son meilleur allié.

Que se serait-il passé si l’un des candidats à la présidence des EU avait chuté ainsi, en pleine campagne électorale ? Mais que je suis bête ! On ne peut rien attendre de ces deux marionnettes du capital qui expédient leur jeunesse dans une guerre pestilentielle et honteuse. Plutôt que de former des instructeurs en art et une jeunesse cultivée ils lui interdise d’étudier la loi de sélection naturelle de Darwin et cherchent à la persuader que l’Amazonie n’appartient pas au Brésil. Au lieu de développer l’humanisme qui devrait envahir des dizaines de milliers de compatriotes dans les endroits les plus pauvres... ils les incitent à abuser des Arabes et à prendre des photos dégradantes (bien plus dégradantes pour ces jeunes blonds que pour les prisonniers).

Je ne crois pas que de tels présidents puissent trébucher d’émotion pour leur peuple. Un certain 11 septembre leur président n’était pas aux côtés du peuple de New York. Ces sortes de présidents ne trébuchent pas car ils ne savent ni marcher, ni prévoir, ni créer. A l’université de Yale on ne leur enseigne pas ces choses.

Octobre s’achève. Nous sommes rassurés en dépit du chagrin de ne pas revoir de suite ses belles enjambées. Celles du petit appartement d’Abel. Celles qui avec six hommes affamés et un million d’étoiles dans la tête, prirent les montagnes de mon pays, pour donner naissance à l’une des armées les plus mobiles de l’histoire récente. Celles qui tinrent en haleine le monde dans la crise des Caraïbes où s’illustra le meilleur des stratèges, le Che.

L’année prochaine nous célébrerons les 50 ans des enjambées de Fidel à la sortie de prison. A ceux qui sont à ses côtés depuis plus d’un demi-siècle se sont ajoutés de plus en plus de jeunes qui ont choisi sa route à gauche, une route que tant d’hommes ont parsemé de leur sang et de leurs idées. La responsabilité de Fidel ? Nous accompagner de ses grandes foulées dans la révolution sans fin.

Celia Hart

Celia Hart, membre du Parti Communiste de Cuba et fille des dirigeants historiques de la Révolution cubaine Armando Hart et Haydée Santamaria.

- Source : www.rebelion.org/noticia.php?id=6645

- Traduit du castillan (Cuba) par Gérard Jugant

- Extrait de Révolution Bolivarienne N° 6 Décembre 2004

* * *

De Celia Hart, lire aussi :

- "La défense de Cuba passe par la révolution socialiste en Amérique latine et dans le monde"

- Considérations en marge du crime.

- Le 15 août, nous prendrons le Palais d’Hiver.

URL de cet article 1922
  

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