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L’impérialisme est l’ennemi des peuples : le cas de la Libye.

Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts. Leur volonté de pomper, à l’instar d’un vampire, le pétrole Libyen est sans limite. Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple. Les crimes et les ravages de l’impérialisme en Irak, pour ne citer que ce pays, donnent la mesure de la cruauté et de la barbarie dont le capitalisme est capable. Une intervention américaine en Libye risque de briser également cet immense espoir soulevé par la révolution tunisienne et égyptienne dans les masses arabes opprimées pour une société meilleure débarrassée de la domination impérialiste et de ses serviteurs locaux. L’histoire nous a toujours enseigné que l’impérialisme est l’ennemi des peuples.

La Libye est un pays riche en pétrole et en gaz naturel. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie(EIA), le pays produit 1,79 million de barils par jour d’or noir et de gaz naturel et exporte 1 million de barils/jour. La Libye possède des réserves de brut parmi les plus importantes du monde (44 milliards de barils). La Libye produit un pétrole d’une rare qualité (brut léger à faible teneur en soufre)dont le rendement au raffinage est très élevé donc recherché sur le marché.

Cette précieuse énergie est encore indispensable au fonctionnement de la civilisation capitaliste et contribue à l’accumulation du capital au niveau planétaire. L’impérialisme américain se prépare très sérieusement à intervenir dans un pays aussi stratégique que la Libye qui est au coeur de la méditerranée et coincé entre la Tunisie en pleine révolution et l’Égypte dont l’issue de la révolution reste imprévisible. En s’installant en Libye, les États-Unis pourront plus facilement détourner les objectifs d’émancipation de la tutelle impérialiste de la révolution tunisienne et égyptienne.

Hillary Clinton a déclaré publiquement que les États-Unis ont des contacts directs avec les insurgés libyens et que toutes les options pour éliminer Kadhafi du pouvoir restent ouvertes. Mais l’administration d’Obama ne se contente pas seulement de produire des déclarations menaçantes, elle a envoyé au large des côtes libyennes des forces navales et aériennes. Washington examine également la possibilité d’établir ce que les militaires appellent « no-fly zones » (zone d’exclusion aérienne) dans le ciel libyen. Le prétexte humanitaire est lui aussi invoqué, une fois de plus, pour préparer une éventuelle intervention militaire. « L’humanitaire et la guerre sont deux moyens contradictoires mais complémentaires . Il est difficile de distinguer clairement l’humanitaire du militaire tellement les deux instruments sont imbriqués l’un dans l’autre. On fait la guerre au nom de l’humanitaire et on invoque l’humanitaire pour justifier la guerre. Mais l’humanitaire reste souvent subordonné au militaire »(1). Le 28 février 2011, Hillary Clinton déclarait « Nous croyons qu’il y aura des besoins pour aider à des interventions humanitaires, nous savons également qu’il va y avoir probablement malheureusement des besoins pour des missions de sauvetage ».

L’histoire du peuple libyen est riche en luttes glorieuses contre l’invasion étrangère. Omar Al Mokhtar (1862/1931) ce « lion du désert », pendu par les italiens, incarnait cet esprit de résistance à l’occupant étranger. Le peuple libyen qui mène aujourd’hui un combat contre un régime qui l’a longtemps effacé, même s’il a accompli de réels progrès dans le passé, doit s’inspirer de cette grande figure de la résistance et s’opposer de toutes ses forces à l’impérialisme. C’est au peuple libyen et à lui seul,qui a déjà donné généreusement des martyrs par centaines, que revient l’immense tâche de faire triompher la révolution libyenne, partie intégrante de la révolution arabe en marche.

Révolutionnaires, progressistes et démocrates, il est de notre devoir de soutenir les masses arabes en lutte et de dénoncer partout l’impérialisme, ennemi de tous les peuples.

Mohamed Belaali

(1) http://www.legrandsoir.info/L-humanitaire-au-service-du-capital.html

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