La richesse des milliardaires du monde a doublé depuis 2009

Depuis 4 ans, on nous parle de crise, de récession, de rigueur, qui engendrent inévitablement une baisse de pouvoir d’achat.

Mais contrairement à la crise de 1929, où les banques se sont écroulées une après l’autre telles des dominos, victimes de leurs erreurs de spéculation, il semblerait désormais que les banques soient plus lucides ou (et ?) protégées (par les États ?), car cette crise qui dure, et perdure, ne voit aucune banque passer et trépasser, alors que leurs clients (quel travailleur, et même chômeur, n’a pas un compte bancaire ?) , là où leurs "bienfaiteurs" partaient en banqueroute par le passé, partent eux en déroute totale, aujourd’hui, victimes des erreurs de leurs bailleurs.

L’article qui suit vous démontre clairement que, dans la société actuelle, ce n’est pas le travail qui engendre la richesse. Et pourtant ..., s’il n’y avait pas des ouvriers pour travailler et produire, sur quoi spéculeraient nos grands riches inactifs ?

PEUPLE, REVEILLE-TOI !

Chien Guevara

http://forget.e-monsite.com/pages/les-scandales/la-richesse-des-milliardaires-du-monde-a-double-depuis-2009.html

La richesse des milliardaires du monde a doublé depuis 2009

Par Andre Damon / 14 novembre 2013

Alors que les travailleurs aux États-Unis et ailleurs dans le monde voient leurs revenus chuter, la valeur nette combinée des avoirs des milliardaires du monde a doublé depuis 2009, selon un rapport publié mardi par UBS et Wealth-X, des sociétés-conseils faisant un suivi des super-riches.

La richesse collective des milliardaires du monde atteint maintenant le sommet de 6 500 milliards de dollars, un chiffre presque aussi grand que le produit intérieur brut de la Chine, la deuxième économie du monde. Le nombre de milliardaires a augmenté à 2 170 en 2013, alors qu’il était de 1 360 en 2009, selon le rapport.

Le vaste enrichissement de cette couche sociale provient de la flambée des marchés boursiers, alimentée par « l’argent facile » et les opérations d’impression de la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales. Ce processus s’intensifie. Ainsi, la semaine dernière, la Banque centrale européenne, répondant à une détérioration des conditions économiques en Europe, a abaissé son taux d’intérêt directeur de moitié, le faisant passer de 0,5 pour cent à 0,25 pour cent, insufflant ainsi une nouvelle vague de liquidités dans les marchés financiers.

Le lendemain de la publication du rapport de Wealth-X, Twitter, le service de réseautage social, a lancé son offre publique initiale, créant 1 600 millionnaires sur papier en une seule journée, alors que ses actions ont doublé en quelques heures selon le cabinet d’analyse financière PrivCo. Evan Williams, co-fondateur du site, a augmenté sa richesse dans le processus, la faisant passer de 1 milliard de dollars à 2,5 milliards de dollars. L’autre co-fondateur, Jack Dorsey, a fait 500 millions de dollars, ce qui porte maintenant sa fortune à 2 milliards de dollars.

Ce rapport sur la richesse reflète la croissance parasitaire du secteur financier dans l’économie mondiale. Ainsi, 17 pour cent des milliardaires ont amassé leur richesse dans les secteurs financier, bancaire et de l’investissement plus que tout autre, alors que seulement 8 pour cent se sont enrichis dans le secteur manufacturier.

La grande expansion dans les revenus des super-riches survient alors même que les services sociaux subissent des compressions sauvages aux États-Unis, en Europe et dans le monde entier. Plus tôt ce mois-ci, les prestations de coupons alimentaires ont été réduites pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, et les prestations de chômage prolongées doivent expirer complètement à la fin de l’année.

Le budget du programme de coupons d’alimentation SNAP est actuellement de 74,6 milliards de dollars par année, et le financement pour un an de la prolongation des allocations de chômage prolongées qui prendront fin en janvier coûterait 25,2 milliards de dollars. La valeur nette combinée des avoirs des 515 milliardaires américains permettrait de financer ces deux programmes pendant 100 ans.

En plus d’analyser la richesse des milliardaires du monde entier, le rapport documente les énormes sommes dépensées par ceux-ci en articles de luxe. Les milliardaires du monde entier possèdent pour environ 126 milliards de dollars en yachts, jets privés, oeuvres d’art, antiquités, articles de mode, bijoux et voitures de collection. Ce chiffre est supérieur au produit intérieur brut du Bangladesh, un pays de 150 millions de personnes.

Les 2 170 milliardaires du monde détiennent 48 milliards de dollars en yachts, soit une moyenne de 22 millions de dollars par navire. Pour mettre ce chiffre en perspective, les Nations Unies ont estimé que pour éradiquer la faim dans le monde, il faudrait un investissement de 30 milliards de dollars par année.

Le rapport estime les avoirs immobiliers des milliardaires de la planète à 169 milliards de dollars, soit en moyenne 78 millions de dollars par personne. Comme il est noté dans le rapport, « le milliardaire moyen possède quatre maisons, chacune ayant une valeur de près de 20 millions de dollars. »

Le rapport ajoute : « Le temps et la distance sont rarement des limites pour les milliardaires du monde, beaucoup ayant un ou deux jets privés, un super yacht et d’autres modes de transport confortables et rapides, sans parler de plusieurs maisons disséminées ailleurs dans le monde. »

En dépit de leur mobilité, les milliardaires du monde sont concentrés autour des grands centres financiers tels New York, qui compte 96 milliardaires, suivi par Hong Kong avec 75, Moscou avec 74, et Londres avec 67. Si la richesse des milliardaires de New York était réparties entre les 1,7 millions d’habitants pauvres de la ville, chacun obtiendrait 170.000 dollars.

La couche sociale des super-riches représente un énorme fardeau pour la société mondiale, car elle ne produit rien de valeur alors qu’elle monopolise de vastes ressources. Non seulement de vastes ressources sociales sont consacrées à l’enrichissement personnel des super-riches, mais de plus, leur domination sur la vie économique et politique agit comme un bloc à toute solution rationnelle aux grands problèmes auxquels est confrontée l’humanité. Le contrôle des super-riches sur tous les aspects de la vie politique à travers le monde a des conséquences désastreuses.

Cet état de fait est le résultat inévitable du système capitaliste, qui traite la richesse des milliardaires du monde entier comme sacro-sainte, alors que les besoins de la population, tels que l’éducation, le logement et la santé, sont sujets à être sacrifiés.

Andre Damon

Source : http://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/rich-n14.shtml

COMMENTAIRES  

21/11/2013 15:41 par bob

Les milliardaires du monde entier et leur cohorte des plus belles filles du monde qui font la une des magazines que vous achetez, remercient également vos armées de bien vouloir, aux frais de vos peuples et des contribuables, faire respecter l’ordre dans les couloirs que franchissent nos yachts en acajou pour pouvoir en paix rejoindre nos nombreux paradis fiscaux. Ceci nous encourage à continuer encore longtemps, puisque c’est à vous que nous devons de nous gaver quotidiennement de caviar, de champagne, de dormir dans des suites cinq étoiles et de rouler en somptueuses voitures de sport...

voir : http://2ccr.unblog.fr/2013/11/21/les-milliardaires-vous-remercient/

un peu d’humour ça ne fait pas de mal ...

22/11/2013 09:05 par résistant

Comme bien trop souvent, cet article ne traite malheureusement que de la partie émergée de l’iceberg, les miettes : la fortune personnelle des milliardaires.
La quantité d’argent possédée par les grandes banques et industries est quasi-illimitée.
C’est pourquoi cet article ne rend pas vraiment compte de la situation : il ne sagit pas seulement de piquer des sous aux riches particuliers. Si l’on nationalisait et rationalisait les moyens de production actuellement privés, c’est nous tous qui serions riches, et dans un monde bien plus paisible et propre.

24/11/2013 01:31 par Chien Guevara

@ Resistant

Entièrement d’accord avec toi sur les "miettes", quoique ... les 1% qui ont 99 % (ce n’est pas de moi, c’est reconnu) ; ces chiffres ne prennent en considération que les particuliers.
Donc comme tu le dis, l’argent "virtuel", celui des banques, des sociétés, est sans aucun doute plus important.
Mais je trouve quand même l’article bien plus concret, intelligent et complet, que ceux qui critiquent le cumul des mandats des élus, car si la richesse des 1% de milliardaires ne représente que (je te cite) "des miettes", alors l’argent du cumul des mandats des élus, c’est du pourboire !
Tout un chacun des 99 % se contenterait bien du "pourboire" ...

25/11/2013 12:14 par Arthurin

La classe dominante ne nourrit que mépris pour le prolétariat, que ce soit par conscience de la nécessité de le faire pour maintenir sa position, ou inconsciemment par mimétisme et habitude ; rares sont ceux capables de transcender leur endoctrinement et de percevoir le réel en dehors du prisme de leur éducation.

Comme l’esclave situé en dehors du champ moral, le prolétaire est culturellement perçu comme un sous-humain et ne peut prétendre à la considération accordée aux membres d’une classe sociale à laquelle il n’appartient pas. Théoriquement le prolétaire ne devrai avoir qu’une conscience superficielle de sa situation, comme une sorte de "meilleur des mondes" où on lui apprend à se satisfaire de sa condition, cette fois encore rares sont ceux capables de transcender leur endoctrinement et de percevoir le réel en dehors du prisme de leur éducation.

On pourrait essayer de définir le contexte qui pousse les uns ou les autres à se libérer, on verrai surement que la plupart du temps c’est une succession de chocs affectifs qui en est la cause, mais voyons plutôt ce qu’il advient une fois sa libération effective.

Si l’individu appartenait à une classe sociale dominante, il lui est aisé de rejoindre une classe dominée, l’inverse est moins évident mais pas impossible.

L’individu perçoit très vite sa position minoritaire au sein de sa propre classe, il peut alors faire le choix d’étouffer sa conscience par souci d’intégration, soit lui laisser champ-libre et s’exposer dés lors à un clivage quasi permanent avec ses semblables. Ces derniers, dont on pourrait croire qu’ils vont à l’encontre de leur nature sociale abondent tout au contraire vers cette nature sociale en exigeant les rapport sociaux sincères qu’ils savent être le préalable incontournable à une réalisation authentique.

Il peut donc se trouver la situation suivante : celle de celui qui appartient à la classe dominée (par choix ou condition initiale), s’est libéré de son conditionnement (vraisemblablement suite à des chocs affectifs) et ne souhaite pas rejoindre la classe dominante qu’il considère comme le primat responsable de son endoctrinement. Difficile situation où il devra subir en conscience les brimades de la classe dominante, supporter le clivage avec ses pairs et se contenter d’un apport de relations sociales quantitativement moindres.

La richesse des individus dans cette situation s’accroit de façon exponentielle, s’ils survivent.

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