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La super vache à méthane de Bill Gates

Créer la vache parfaite, un animal qui produirait autant de lait qu’une laitière européenne et qui résisterait aux températures africaines. C’est le nouvel objectif de Bill Gates.

Le milliardaire étasunien, fondateur de Microsoft, a investi plus de 40 millions de dollars (environ 32 millions d’euros) dans l’Alliance mondiale pour les médicaments destinés au bétail, ou GALVmed, une ONG basée à Edimbourg en Écosse.  ( Le Figaro)

J’imagine Bill dans sa baignoire avec son canard, le Windows ME ( une horreur qui n’a pas flotté longtemps) en train de se baigner et d’avoir une idée dans le domaine du "réel", se (mé)prenant pour Archimède.

Le cerveau de Bill Gates, comme le commun des mortels, est constitué de 82% d’eau. Nous ne sommes que ce triste et déshydraté 99% qui marche sur un bout de terrain qui finit par nous faire gratouiller la tempe ? À qui appartenons-nous ?  Le "bien commun", existe-t-il encore ? Avons-nous, ou faisons-nous partie d’un pays qui n’est le nôtre que par le nom ? En philosophe de second cerveau, je m’interroge au point d’achever de me "calvitier" du bout des ongles. D’un côté, j’ai les cheveux qui se dressent sur la tête, ça me décoiffe, et de l’autre je les perds.

Tentons de voir cette trouvaille d’un point de vue pratique, réaliste, et sobre. Bill est-il pragmatique ?

A) Prix et fonctionnement de la super vache

Si les africains, ou du moins certaines parties de l’Afrique, ne peuvent se nourrir, comment nourriront-ils les vaches qui les nourriront ? Jusqu’à maintenant, je ne connais pas de variété de vache friande de poussière.

Supposons que, comme Sieur de Gates, les vaches soient quatre fois plus performantes. Seront-elles vendues quatre fois le prix d’une vache ? Qui a les moyens de se payer quatre vaches en une ? En étant performantes, devront-elles manger davantage pour produire plus ? C’est gênant de traiter d’un tel propos, mais c’est une loi physique : ce qui entre par l’avant, même avec plusieurs estomacs, doit sortir quelque part. Si vous en parlez à un habitant du Wisconsin, il vous dira clairement que son tracteur à gazon est dix fois moins avide de carburant que son tracteur de ferme. Et c’est un Étasunien...

B) Méthane, méthane, méthane, méthane. 

Que la jolie Marguerite ait des gaz après son déjeuner, on l’en excuse. Mais quand 1,5 milliard de bovins ont des renvois en même temps sur la planète, le compteur à méthane s’affole. « Les ruminants contribuent aujourd’hui pour 25 à 30 % des sources de méthane liées aux activités humaines », souligne le climatologue Jean Jouzel. D’ailleurs les chercheurs associent l’emballement des émissions de méthane à l’augmentation effrénée de la population de vaches dans le monde : en vingt ans, le nombre de têtes de bétail a augmenté de 200 millions ! Le Parisien 

Concernant (et consternant) la pollution, nous savons maintenant qu’une vache produit du méthane. Et le méthane pollue 28 fois plus que le CO2. La "quadravache" pétera-t-elle encore plus que la "monovache" ? Sans me défendre d’être complotante (mais vraiment doutiste), imposera-t-on une autre taxe sur cette production de méthane en tant qu’agent pollueur ? Et comment évaluer la quantité des émanations ? Oui, certes, Bill et Cie nous construiront un Pétographe. Voilà un nouveau métier qui naîtra de la destruction créatrice : Le Pétographeur. Même la police n’arrête pas le progrès...

C) La vache : un choix contreversable 

Pourquoi avoir choisi une vache ? Dans un des choix non proposés, le lapin aurait été un choix judicieux puisqu’il se multiplie d’une manière quasi exponentielle comme les fortunes des milliardaires. Le lapin, oui. Comme les pain de Jésus, (on dit "le pain", non pas "la pain") , mais avec une appellation contrôlée : Le Laptop. Bon ! Pour ceux qui n’ont pas saisi : le top du lapin.

C’est assez simple : il suffit de créer un LH : un lapin harassant. Et cela en décryptant l’ADN de tous ces "inconducteurs" sexuels" qui sont dévoilés à chaque jour depuis quelques mois. Ajoutons, pour fin de culture inutile, que dans le livre de Lewis Carrol Alice au pays des merveilles, apparaît un lapin blanc "portant un gilet bleu et une montre à gousset, répétant toujours : "En retard, toujours en retard". Avouons que c’est tout de même un lapin qui a anticipé notre monde actuel affolé par le temps de production.

Bon ! Que fait-on de nos lapins ? On les modifie pour qu’ils produisent quatre fois plus de lapins. Pour ceux qui ont déjà élevé des lapins, ou visionné des documentaires concernant les lapins, ils ont sans aucun doute remarqué qu’ils produisent du compost en rafales. Ce qui pourrait fertiliser des régions désertiques.

D) Le coq, un second choix. 

Un coq amélioré pourrait produire une PMO : poule mitraillette à œufs. De plus, en grossissant le coq et la poule, les œufs seraient énormes. Un coq de la taille d’un humain devrait toutefois être muni d’un silencieux. Son chant est fort joli le matin, mais nous préférons les cadrans digitaux Made In China. Tant qu’à pousser la modification de l’ADN du coq, aussi bien en profiter pour lui greffer un air de Mozart ou lui conférer un essor de patriotisme par quelques mesures de La Marseillaise.

J’aurais une idée pour la crête du coq, mais il faudrait l’autorisation de Donald Trump...

Terminus : Tout le monde décent 

J’ai volontairement omis de parler d’insectes génétiquement modifiés qui seraient une autre alternative à la famine. Un savant excentrique et pressé pourrait, hélas !, par une erreur de calcul, produire un scarabée – insecte très prisé parmi ses semblables, et nous flanquer malencontreusement dans une cohorte digne des films d’horreur hollywoodiens de mouches géantes et répugnantes. Avec un scarabée de la taille d’une poule, les américains se lanceraient sans doute dans une chaîne de restauration rapide : Le Macchabée. Je précise en pensant que cette forme de nutrition se nomme entomophagie.

Bref, toutes les variantes sont possibles quand on pense à pouvoir enfin nourrir tous les habitants la planète. Sauf que la solution finale ( veuillez ne pas prendre cette appellation au point de vue historique) consisterait à se débarrasser de ceux qui raflent toutes les richesses. Pour le traitement de certaines cervelles, rappelons que les Amérindiens étaient vraiment "verts" en tannant les peaux des animaux utilisant la cervelle de l’animal pour la nettoyer. Consulter l’article suivant : Le tannage à la cervelle. Tout ça pour dire que certains cerveaux peuvent encore être utiles à l’humanité même dans de "petits" projets. Mais certains ont développé une certaine reluctance pour le peuple et ses aspirations simples et concrètes : manger pour vivre et non survivre.

 Gaëtan PELLETIER

Crédit photo : Nathalie Rahm, Facebook. (Vaches courant sur l’autoroute, fuyant Bill Gates, mais observant la vitesse de 65 kilomètres heure).

 

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