Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Le gouvernement équatorien nationalise une compagnie pétrolière US.

Le président équatorien Rafael Correa a qualifié d’historique la récente nationalisation du champ d’hydrocarbure « Amistad ». Celle-ci a été obtenue après de très dures négociations avec la compagnie nord-américaine Noble Energy opérant dans le pays à travers sa filiale Energy Development Company (EDC).

Faute de terrain d’entente dans le cadre de la nouvelle loi des hydrocarbures introduites par le gouvernement Correa a la fin 2010, le montant de la transaction accordée par les deux parties s’élève à 74 millions de dollars en échange de la sortie de la compagnie EDC du territoire national.

Dans ce nouveau cadre légal, les contrats pétroliers sont considérés comme des prestations de services. Le gouvernement paye donc un tarif fixe pour chaque baril extrait. Ce tarif prend en considération les coûts d’exploitation et une marge bénéficiaire raisonnable.

EDC exploitait des gisements de gaz dans le Golf de Guayaquil. Ce gaz servait à la génération d’électricité via la centrale Machala Power dont EDC en était aussi l’exploitant. A présent, l’extraction ainsi que la centrale électrique sont passées respectivement sous le contrôle de l’entreprise publique Petroecuador et de la Corporation Électrique de l’Équateur (CELEC).

Des 74 millions de dollars versés par le gouvernement équatorien à EDC, 45 millions correspondent à l’acquisition de la plateforme d’extraction située a 65 km de Puerto Bolivar . Les 29 millions restants ont financé l’acquisition de la centrale Machala Power.

Cet investissement sera cependant amorti en 365 jours grâce aux économies réalisées sur l’importation de diesel pour la partie thermoélectrique de la centrale de Machala qui, comme l’annonça Rafael Correa, fonctionnera dorénavant au gaz.

A ce propos, le président équatorien explique : « Ici, nous ne vivons pas une époque de changements, nous vivons un changement d’époque, parfois en créant de toutes pièces, parfois en récupérant ce qui de droit nous appartient depuis toujours. »

« Le gaz du Golfe (de Guayaquil) nous a toujours appartenu mais à cause de la signature de contrats défavorables pour le pays et d’un investissement étranger inadéquat, il a passé trop de temps aux mains d’une entreprise non équatorienne sans que cela n’ai généré d’augmentation de la production. »

La faible production ainsi que sa stagnation sont dûs, selon le chef de l’État équatorien, à l’établissement de contrats léonins stipulant que toute augmentation de la production signifiait un accroissement de la participation de l’État. EDC s’est donc employé à maintenir une production faible pendant plus d’une décennie.

Et Correa de conclure : « En nationalisant Machala Power, nous seront en mesure, à court terme, d’accroître la production et d’optimiser la génération d’électricité et même de créer des excédents afin d’alimenter les usines d’Azuay via Tankers. »

Source : Correo del Orinoco

http://www.correodelorinoco.gob.ve/multipolaridad/gobierno-ecuador-nac...

Traduction française : Yerko Ivan, pour http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article1655

URL de cette brève 1870
https://www.legrandsoir.info/le-gouvernement-equatorien-nationalise-une-compagnie-petroliere-us.html
Imprimer version PDF
pas de commentaires
no comment
reagir
Commentaires
29/06/2011 à 12:04 par Le Vicomte

Comme je le disais justement à la comtesse dimanche dernier à la sortie de la messe, il va falloir accentuer les dénonciations de Rafael Correa en tant que nationaliste d’extrême droite... Le répéter encore et encore. D’autant plus que ça va on ne peut mieux avec les dénonciations de l’Equateur comme étant opposé à la Liberté d’Expression qui est une liberté choyée par nos démocraties.

Avec les Européens, de gauche comme de droite, les médias et les sondages créant la peur de l’extrême droite, ça devrait bien marcher. Ainsi nous pourrons refaire un coup d’état, réussi cette fois, avec l’appui de t’ONU et de la Communauté Internationale... Il faut en finir une fois pour toutes avec ce bellâtre à la peau brune qui n’est même pas capable de porter une cravate !

Rendez-vous compte, si tout le monde faisait comme lui, ce serait la mort pour nos multinationales et pour nos revenus, Comtesse ! La fin de notre financement par les banques ! La fin pour nos jets privés, nos hôtels de luxe, mes safaris en Afrique, votre manucure... enfin, toutes ces petites commodités de la vie quotidienne dont vous et moi ne saurions nous passer !

Comment voulez-vous, en effet, obliger cette sous-race d’Indiens à travailler pour nous comme aux temps bénis de la colonisation, s’ils ont un pareil dirigeant qui leur fait relever le nez ?

#70241 
RSS RSS Commentaires
   
Communication aux lecteurs
Libérez Assange avant qu’il ne soit trop tard

Julian Assange est un citoyen australien qui a été détenu "arbitrairement" pendant plus de 6,5 ans et qui plus récemment a subi à ce jour plus de 231 jours de torture sous la forme d’un isolement continu. Privé de soleil, de contact avec le monde extérieur et de soins de santé adéquats. Le 5 février 2016, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déterminé que la "détention arbitraire" de Julian Assange devait cesser et que M. Assange devait avoir droit à une indemnisation".

Lire la suite : https://www.legrandsoir.info/liberez-assange-avant-qu-il-ne-soit-trop-...


Vous avez une minute ?

LA TYRANNIE DU BIEN VIEILLIR
Martz Didier, Michel Billé
La tyrannie du Bien Vieillir, voilà bien un paradoxe ! Il faut être un peu iconoclaste pour aller s’en prendre à une si belle idée, qui fait si largement consensus : « bien vieillir ». Bien vieillir, qui pourrait être contre ? Qui ne le souhaiterait pas pour soi-même et pour autrui ? Qui oserait affirmer préférer vieillir mal ? C’est que le désir de bien vieillir de chacun sans trop d’inconvénients est devenu un slogan qui anime les cercles politiques, court dans les maisons de retraite, envahit les (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Croire que la révolution sociale soit concevable... sans explosions révolutionnaires d’une partie de la petite bourgeoisie avec tous ses préjugés, sans mouvement des masses prolétariennes et semi-prolétariennes politiquement inconscientes contre le joug seigneurial, clérical, monarchique, national, etc., c’est répudier la révolution sociale. C’est s’imaginer qu’une armée prendra position en un lieu donné et dira "Nous sommes pour le socialisme", et qu’une autre, en un autre lieu, dira "Nous sommes pour l’impérialisme", et que ce sera alors la révolution sociale !

Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution.

Lénine
dans "Bilan d’une discussion sur le droit des nations", 1916,
Oeuvres tome 22


La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
CUBA : modèle de résistance ou résistance d’un modèle ? (conférence/débat audio)
Conférence de Viktor Dedaj, animateur du site "Le Grand Soir", sur le Libre Teamspeak le 4 Décembre 2011. Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu’indispensable. L’exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs. - http://lelibrets.blogspot.com/ Le compte Youtube ayant (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.