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Vingt ans après, l’État palestinien a disparu et l’Iran est dans le collimateur

Les "Accords d’Oslo" : un traité historique sans lendemain

« Celui qui m’a transformé en réfugié m’a transformé en bombe » (Mahmoud Darwiche)

Il y a vingt ans, le 13 septembre 1993, étaient signés les accords d’Oslo par Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. Mais l’espoir soulevé par ce traité historique s’est évanoui, au désarroi des Palestiniens qui attendent toujours leur État. L’image historique est encore dans les mémoires : Yasser Arafat et Yitzhak Rabin se serrant la main sur la pelouse de la Maison-Blanche en présence de Bill Clinton. C’était le 13 septembre 1993. Les accords devaient poser les jalons pour régler le conflit israélo-palestinien et établir les bases d’une autonomie palestinienne à l’intérieur des frontières de 1967.

Les critiques et les soutiens de l’accord de la défaite

Il ne faut pas croire que cet accord a fait l’unanimité. Edward Saïd, l’écrivain américain d’origine palestinienne, démissionna du CNP et fut très critique.
Dans un essai d’une lucidité très actuelle, Edward Saïd écrivait à l’automne 1993 dans la London Review of Books :

« À présent, écrit-il, que l’euphorie s’est un peu évaporée, nous pouvons réexaminer l’accord Israël-OLP avec tout le bon sens nécessaire. Il ressort de cet examen que l’accord est plus imparfait, et pour la plupart des Palestiniens, plus déséquilibré que ce que beaucoup supposaient au départ. Les vulgarités du défilé de mode de la cérémonie à la Maison-Blanche, le spectacle dégradant de Yasser Arafat remerciant tout le monde pour la privation de la plupart des droits de son peuple, et la stupide apparition de Bill Clinton en empereur romain du XXe siècle pilotant ses deux rois vassaux à travers les rituels de la réconciliation et de l’obéissance : tout cela n’a obnubilé que temporairement les proportions vraiment incroyables de la capitulation palestinienne. Alors, avant tout, appelons cet accord de son vrai nom : un outil de la capitulation palestinienne, un Versailles palestinien. Ce qui le rend pire encore, c’est qu’au cours des 15 dernières années, l’OLP aurait pu négocier un arrangement meilleur que ce Plan Allon modifié, et exigeant de faire moins de concessions unilatérales à Israël (...) ». [1]

Il y a naturellement parmi les Palestiniens des laudateurs qui font dans la méthode Coué pour défendre l’indéfendable du fait de leur statut privilégié.
Leila Shahid souligne comme principale raison de l’échec des accords d’Oslo, l’annexion de territoires par l’État hébreu et « notamment Jérusalem-Est qui doit devenir la capitale de la Palestine, et beaucoup de territoires en Cisjordanie ». Dénonçant la poursuite de la colonisation israélienne, elle rappelle qu’aujourd’hui « 520.000 colons habitent dans le territoire palestinien ». Et de conclure :

« Si on veut vraiment négocier sur la base de deux États, il faut être cohérent et arrêter de construire un mur, des colonies et d’importer des gens. A moins qu’Israël ne souhaite un État d’apartheid. »
Ce n’est pas l’avis d’un besogneux d’un Palestinien d’en bas. À Hébron, Moussa Jaber, un ouvrier agricole palestinien, témoigne de ce sentiment de désespoir :

« Ma maison est vieille et j’aimerais en construire une autre, mais on nous l’interdit », confie-t-il aux reporters de l’AFP. « Par contre, les Israéliens ne se gênent pas pour construire », observe-t-il, amer, en désignant du doigt un lotissement en face. Et d’ajouter : « Les maisons de Kiryat Arba [une colonie], en face, sont toutes neuves, mais si on construisait une maison, ils viendraient la démolir(...) ».

Après trois ans de gel, Israéliens et Palestiniens ont repris le 29 juillet 2013 des négociations directes sous parrainage américain. La colonisation continue plus que jamais. [2]

La triste réalité des accords d’Oslo : les conséquences du processus de paix

Quatre marqueurs permettent au-delà de tout discours de se rendre compte du bilan de vingt ans d’occupation :

  1. Les forces israéliennes auraient tué 7000 palestiniens dont l’opération Plomb durci avec le meurtre de 1 500 personnes en 2007-2008 dont 450 enfants. Le Rapport Goldstone qui pointe du doigt les crimes d’Israël a été jeté aux orties avec la complicité de Mahmoud Abbas qui s’en tient toujours à l’utopie de recueillir des miettes de la partie israélienne malgré des discours ésotériques à mille lieues de la réalité.
  2. Oslo c’est aussi 12.000 maisons détruites par Israël avec interdiction aux Palestiniens de réparer ou de construire de nouvelles maisons.
  3. Oslo c’est ensuite la colonisation avec plus de 250 000 nouveaux colons sur les terres palestiniennes qui s’ajoutent aux 250 000 précédents ; Oslo c’est aussi la judaïsation rampante d’El Qods avec la sape des fondations de la mosquée d’Omar pour cause de fouille concernant l’ancien Temple de Jérusalem. Oslo c’est aussi la destruction de l’aéroport de Ghaza construit par les fonds européens...
  4. Ghaza c’est enfin et sans être exhaustif l’apartheid dans toute son horreur avec son cortège d’humiliations au quotidien, la pénurie des eaux d’un côté et l’abondance de l’autre, c’est les restrictions concernant les Palestiniens qui vivent en apnée. C’est les meurtres des humanitaires des flottilles venant apporter un peu d’espoir aux Ghazaouis. C’est le mur d’apartheid de 700 km qui a été condamné en vain par la Cour pénale internationale, mur qui a pris la relève de celui de Berlin tant honni par l’Occident dont l’indignation est plus que jamais sélective au point de laisser 40 résolutions sans effet ; et l’invasion de l’Irak avec en prime la pendaison de Saddam Hussein s’est faite sans résolution de l’ONU ; il a fallu aussi une résolution arrachée par le tandem Sarkozy-BHL pour dépecer la Libye et lyncher en direct et d’une façon inhumaine et abjecte le colonel El Gueddafi.

Dans un réquisitoire sans concession, le site France Palestine déclare :

« Vingt ans plus tard, les Palestiniens ont certes célébré l’adhésion de l’État de Palestine aux Nations unies, mais en tant que simple État observateur, non membre. Et la Palestine vit toujours sous occupation ; la colonisation israélienne s’y intensifie en toute arrogance et en toute impunité ; une ceinture de colonies sépare Jérusalem de son arrière-pays palestinien morcelé ; un réseau de murs annexe de facto à Israël une partie substantielle de la Cisjordanie, de ses terres, de ses ressources en eau en dépit des condamnations, jamais contraignantes, des Nations unies ; le contrôle israélien du territoire palestinien et des mouvements de population enclave les villes et villages, asphyxie toute vie économique et entrave toute vie sociale ou culturelle palestinienne ; la bande de Ghaza survit sous blocus ; les bombardements et les morts parmi la population civile se succèdent ; les réfugiés palestiniens le demeurent, génération après génération.

La détention de plusieurs milliers de prisonniers politiques se poursuit dans les geôles israéliennes, otages d’une négociation à durée indéterminée. En Israël même, plusieurs dizaines de milliers de bédouins palestiniens, citoyens israéliens, sont victimes d’un transfert forcé. L’occupation militaire reste la première préoccupation de la population palestinienne » [3].

La vision des intellectuels sur la tragédie palestinienne

Dans le cadre d’une initiative organisée par Médiapart et l’Agence, plusieurs intellectuels ont donné leur perception de ces vingt ans d’Oslo.
Dans ce débat, Julien Salingue a brillamment résumé pourquoi, selon lui, « il n’y a jamais eu de processus de paix » : car loin d’avoir confirmé une reconnaissance de l’OLP, encore moins du droit d’autodétermination du peuple palestinien, Israël a institué et intégré l’Autorité palestinienne (AP) dans le « redéploiement de son dispositif » de contrôle et de domination.
Face à ces arguments, Elias Sanbar, ayant participé à la négociation d’Oslo, a mis l’accent, quant à lui, avec force et émotion, sur ce jour de 1993 où « les Palestiniens sont redevenus visibles », c’est-à-dire reconnus internationalement comme acteurs et négociateurs directs de leur propre cause - la Palestine (sans peuple) ayant été jusqu’alors l’affaire des États arabes voisins.
E.Sanbar, actuellement ambassadeur des Palestiniens à l’Unesco, n’a pas répondu à bien des questions : celle du journaliste de Médiapart, Pierre Puchot, sur le Hamas ; celles de J.Salingue sur les territoires ingérables et le rôle de l’Autorité palestinienne (intégrée aux activités de « sécurité » policière exigées par Israël et tributaire de ses financements) ; il s’agirait plutôt - selon Sanbar - de quasi « allocations chômage ».

Le choix éventuel par ces derniers d’une solution de « deux États » - avec leurs frontières de 1967 donc sur 20% du territoire palestinien d’origine ; un État palestinien bien « symbolique » quand la réalité est celle des Territoires occupés et des espaces non continus - n’implique pour « nous » (à l’extérieur) aucun renoncement à la dénonciation du contenu sioniste de l’État d’Israël dans les divers facettes de sa politique : colonisation par expulsion, par occupation et par statut discriminatoire d’une partie de ses citoyens. [4]

Peut-on tout dire pour défendre Israël ? s’interrogent trois intellectuels : Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary.
Rapportant les écrits d’Eric Marty, ils critiquent sévèrement le partis pris :

Éric Marty s’interroge, dans une tribune publiée le 21 avril sur Le Monde.fr : « Le boycott d’Israël, est-il de gauche ? ». Ce qui semble être une critique de la campagne BDS (Boycott Désinvestissements- Sanctions) contre Israël excède en réalité largement son objet, et redéfinit les termes du conflit opposant Israël aux Palestiniens.
L’argumentaire de M. Marty est aussi spécieux qu’original, et mérite un petit exercice de
« sociologie littérale ».
M. Marty balaie allègrement les avis d’Amnesty International, de la Croix-Rouge ou de l’ONG israélienne B’tselem. Il fait en outre peu de cas de l’avis de la Cour internationale de justice (juillet 2004), qui qualifiait le mur de « violation du droit international » et demandait à Israël de le « démanteler immédiatement ». Selon le dernier rapport de l’ONU, le mur serpentera sur 709 km, alors que la ligne verte n’en mesure que 320.
Par endroit, il pénètre de 22 km en Cisjordanie (large de 50 km). 10% du territoire palestinien est annexé de facto à Israël, dont 17 000 ha de terres auxquelles les paysans ne peuvent quasiment plus accéder. Pour la seule partie nord de la Cisjordanie, 220.000 villageois sont affectés.(...)
Or, les témoignages et rapports d’ONG le confirment : Israël a enfreint le droit de la guerre en déversant des bombes au phosphore blanc (considérées, y compris par les États-Unis, comme des armes chimiques) sur des zones densément peuplées, en empêchant le personnel médical de secourir de nombreux blessés ou en utilisant des boucliers humains.
Les témoignages de soldats recueillis par l’ONG israélienne Breaking the Silence sont, à ce titre, éloquents. De surcroît, Israël, avec la complicité de l’Égypte, a bouclé la minuscule bande de Ghaza (360 km2), empêchant les civils de fuir un déluge de fer et de feu.
En violation totale du droit de la guerre, le blocus se poursuit, empêchant la reconstruction et aggravant les conditions sanitaires.
 [5]

Le mépris d’Israël contre la Palestine et sa croisade contre l’Iran

Avec un rare mépris, Benyamin Netanyahu n’a dit un mot du problème palestinien, tout son réquisitoire était à charge contre l’Iran et Hassan Rohani qu’il a traité de tous les noms.
Il va jusqu’à donner la marche à suivre à la communauté internationale concernant le programme nucléaire oubliant au passage que son pays a bafoué toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 1947, en traitant avec mépris l’Aiea, en ne signant aucun protocole ni sur les armes chimiques ni sur le nucléaire allant jusqu’à avertir la Communauté internationale que si l’Iran n’arrête pas son programme nucléaire, Israël l’attaquera.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé solennellement mardi à l’ONU que son pays était prêt à « agir seul » militairement pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, rompant ainsi avec le timide rapprochement de son allié américain avec l’Iran la semaine dernière :

« Israël ne laissera pas l’Iran obtenir des armes nucléaires. Si Israël est obligé d’agir seul, il agira seul ». (...)

Il a estimé qu’un Iran nucléaire serait aussi dangereux que « cinquante Corées du Nord ». On ne doit « lever les sanctions que quand l’Iran aura totalement démantelé son programme de fabrication d’armes nucléaires ».
Le Premier ministre israélien prend ainsi et une nouvelle fois le contre-pied de Barack Obama. Un diplomate iranien a immédiatement réagi en séance au discours de M.Netanyahu en le qualifiant « d’extrêmement provocateur et de belliqueux ». [6]

Les conséquences des accords

Pour Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) : « une bombe à retardement ».
La signature des Accords d’Oslo fut un formidable moment d’euphorie collective. Aujourd’hui, malgré la reprise des négociations, les perspectives d’un accord semblent très lointaines, voire irréalisables. On peut même se demander si la solution des deux États est encore possible matériellement du fait de l’émiettement des Territoires palestiniens et de la poursuite de la colonisation israélienne.
Il y avait, en 1993, 250.000 colons israéliens sur les territoires palestiniens, ils sont aujourd’hui 500.000.
D’ailleurs, aucun accord de paix acceptable par les Palestiniens ne le serait par l’extrême droite dont dépend le gouvernement Netanyahu.
Il faudrait une recomposition complète du paysage politique israélien pour parvenir à une véritable paix.
Or, les élections de janvier 2013 ont encore marqué une poussée à droite et la montée en puissance du poids des colons dans la vie politique israélienne. À l’époque, Arafat et Rabin ont fait preuve de réalisme et de leadership.
Il en fallait pour qu’Arafat annonce que la charte de l’OLP était caduque et accepte de ne créer un État palestinien que sur 22% de la Palestine mandataire. Mais si Rabin s’est lancé dans cette direction ce n’est pas par mansuétude à l’égard des Palestiniens. C’est qu’il avait compris qu’il en allait de l’intérêt national d’Israël, notamment parce qu’il risquait en cas contraire d’avoir de grandes divergences avec les Américains. Aujourd’hui, il n’y a plus de pressions de la part des États-Unis sur le gouvernement israélien.
Celui-ci a un sentiment d’impunité qui le conduit à ne faire aucune concession. [7]

On l’aura compris, les Palestiniens sont mal barrés pour trois raisons majeures : Mahmoud Abbas et son équipe sont passés de mode, ils ont goûté au luxe et ils n’ont plus le feu sacré. Ajouter à cela un gouvernement israélien plus que jamais de Droite et enfin la colonisation qui laisse des confettis de territoires non viables. Seul un État israélo-palestinien de tous ces citoyens permettrait de ramener la sérénité.

Pr Chems Eddine Chitour


 http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/182192-l-etat-palestinien-a-disparu-et-l-iran-dan

COMMENTAIRES  

08/10/2013 13:33 par Dédé

Le fait que les 2 signataires aient été plus ou ouvertement assassinés dit bien ce que ça veut dire.........................

Tout le monde avait dès le départ compris que c’était une farce et il fallait pas être augure pour savoir où ça mènerait.

Il suffit d’avoir lu der judenstaat et Cie et de voir comment ça s’est passer depuis le début bien avant 1948 pour comprendre quelle saloperie raciste c’est le sionisme, même les juifs autochtones les ont reçus comme des chiens parce qu’ils ne voulaient pas de ces dingues voleurs et criminels qui débarquaient plein de pognon et savaient rien foutre de leurs 10 doigts mis à part tuer des gens avec des armes que les autres n’avaient pas pour leur voler leurs biens !

08/10/2013 14:52 par Al Damir

Arafat étant devenu ( avec Salim Shaat actuel acteur de l’Autorité palestinienne) membre de Bilderberg, après avoir accepté de supprimr de la Charte de l’OLP, la non reconnaissance d’Israel, ne pouvait que trahir sa cause et les droits inaliénables de son peuple sur la Palestine, en acceptant le simulacre d’Oslo, de Madrid et toutes les autres pseudos négociations qui suivirent. Sitôt sa tâche et sa mission effectuée et terminée, il devait subir le même sort que Sadate après les accords de Camp David, c’est à dire tout simplement définitivement écarté.

08/10/2013 18:04 par Sierra

"Arafat étant devenu membre de Bilderberg"

N’importe quoi. Etre invité du Bilderberg ou de la trilatérale ou de ce que vous voulez, ne fait pas de vous un décideur de ces derniers.

08/10/2013 20:22 par Quidam

Un petit exemple récent permettant de comprendre aisément qu’il est impossible de négocier quoique ce soit avec des sionistes :

Charlie Rose : Je ne comprends pas pourquoi vous pensez que la construction de colonies à —

Benjamin Netanyahu : Maintenant, laissez-moi vous parler.

Charlie Rose : — Jérusalem-Est serait nécessaire —

Benjamin Netanyahu : Maintenant, laissez-moi vous dire quelque chose. Tout d’abord, qu’est-ce —

Charlie Rose : — pour trouver une solution —

Benjamin Netanyahu : Permettez-moi, laissez-moi vous dire quelque chose.

Charlie Rose : — quand le monde entier croit que c’est un obstacle au travers de la voie d’une solution.

Benjamin Netanyahu : Ouais, eh bien, le monde croit beaucoup de choses, mais le monde ne comprend pas. Et voici ce qu’ils ne comprennent pas.

Charlie Rose : Je pense que le président américain le croit.

Benjamin Netanyahu : Eh bien, permettez-moi - laissez-moi vous dire ce que je pense être le problème, et ensuite vous pourrez juger si vous êtes d’accord avec moi ou non, et c’est la même chose que je dis à tout le monde. Les colonies dans les territoires ne sont pas la cause du conflit. Elles sont - elles sont —

Charlie Rose : Personne ne dit cela. Mais qu’elles le sont —

Benjamin Netanyahu : C’est le résultat.

Charlie Rose : — se dressant dans la voie conduisant à une solution.

Benjamin Netanyahu : Mais - mais voici la façon de trouver une solution. Elles ne sont pas un obstacle, en aucun cas. Quatre-vingt-dix pour cent de la population juive est concentrée en Judée - en Samarie, en Cisjordanie, elle est concentrée dans une minuscule fraction de cette région. Ce n’est pas un problème. C’est un faux problème.

(01 octobre 2013 – CBS)

C’est un fragment réel d’une "discussion" à la TV !!!!

08/10/2013 22:23 par Quidam

Un autre exemple du même style & du même oiseau :

Steve Inskeep : Les gens vont demander, "Pourquoi ne pouvons-nous pas posséder des armes nucléaires, alors qu’Israël possède les siennes ? "Que pourrait être une réponse raisonnable à cette question ?

Benjamin Netanyahu : Eh bien, je ne vais pas dire ce qu’Israël possède ou pas, mais je dirai qu’Israël n’a aucun projet de détruire qui que ce soit. Nous n’avons pas appelé à la destruction d’un peuple, l’anéantissement de l’Iran ou tout autre pays. Mais c’est exactement ce qu’est ce régime doctrinaire, messianique, apocalyptique de l’Iran - c’est un régime terroriste. Un régime terroriste tendant à la domination du monde, cherchant à se frayer intelligemment un chemin jusqu’au point où ils parviendraient à un pouvoir terrifiant, et qui ne devrait pas être autorisé à y parvenir.

Steve Inskeep : Quelle est la réponse à cette question au sujet de ce que les gens considèrent comme un double standard ?

Benjamin Netanyahu : Eh bien, Israël - je pense qu’Israël n’est pas le problème. Et en général au Moyen-Orient, la question n’est pas de savoir qui a signé ou pas le TNP, le Traité de non-prolifération.

Steve Inskeep : Les gens se demandent aussi pourquoi Israël n’a pas signé le Traité de non-prolifération.

Benjamin Netanyahu : Eh bien, vous devriez regarder ceux qui l’ont signé. Voir, que pour ceux qui l’ont signé cela n’a pas de sens, parce que la Syrie l’a signé. Elle a développé, vous le savez, des installations pour des armes nucléaires. L’Irak sous Saddam Hussein, l’a signé. Ils ont développé des armes nucléaires à deux reprises, en fait, depuis les années 1970. Et l’Iran l’a signé, et elle développe des armes nucléaires, et développe des missiles balistiques intercontinentaux.

(Le 04 octobre 2013 – NPR)

Il n’est pas utile d’être toubib pour voir que ce type est fou à lier ! Il est bon à être enfermé, c’est un paranoïaque franc & massif en plein délire ...

09/10/2013 01:09 par le fou d'ubu

Les sionistes sont des messianiques qui appliquent un "plan" à la lettre tiré de leurs écritures. En fait, pour que l’Histoire soit, ils créent l’histoire...Tout cela afin de créer les conditions pour la venue de leur Messie...Qui celui-ci sera Antéchrist pour les "autres" non sionistes. La presse mainstream est préparée...La bataille avec l’Iran serait leur "gog et magog". La liste est longue jusqu’à la bande de psychopathes au pouvoir (Netanyahu) et le flot de sociopathes qui votent toujours plus à droite...Tout est presque prêt pour l’accomplissement de la "chose"...

Le fou d’ubu

Ps : "Il y a une place à prendre...Un volontaire en vue ?"

09/10/2013 02:12 par Emilio

l extreme droite , revendiquee ou pas , de tous pays , c est toujours un remake de Dr Strangelove ..

http://youtu.be/mzddAYYDZkk

09/10/2013 11:31 par Al Damir

@ Sierra
Dans le site de Bilderberg, à la date du 24 Février 2005, la liste de tous les membres de l’Organisation était diffusée, et a été retirée par la suite. Les noms de Arafat et Chaat y figurent entre autres. Sachez que lorsqu’on donne une information elle est sûre, nous ne faisons pas comme les pseudos journaillons de notre époque qui sont que de simples présentateurs ou relais de transmission.Vérifiez toujours à votre niveau avant de dire n’importe quoi.

09/10/2013 17:23 par Mondanités

A propos des réunions du "club" de gentils membres du Bilderberg (Pas d’artistes ni d’écrivains. Pas de musiciens, encore moins de sociologues et autres amuseurs : Les médias invités se chargeront de faire leur promotion. Ou pas)

Il ne faut pas confondre, semble-t-il, membre du Bilderberg et invité du Bilderberg ...

Les membres, surtout les fondateurs comme le prince nazi Bernhard, représenté par la Reine (la "reine" !) de Hollande, décident de quelque-chose en ce qui concerne les banques et les médias. Il y a aussi des Français, présents chaque année ou presque, rassurez-vous, mais ils sont d’une discrétion de violette.

Les invités, choisis en fonction de leur mandat, éventuellement à la tête de leur banque ou autre entreprise (les médias sont particulièrement choyés), viennent... prendre leur "feuille de route" ! Comme DSK autrefois, et comme Lagarde et Valls cette année. S’ils ne la suivent pas... ... ... on ne voit pas pourquoi les méthodes chères au fondateur nazi ne s’appliqueraient pas aux malheureux qui croient que le Bilderberg donne seulement des "conseils".

Toujours semble-t-il ; puisque cette réunion annuelle (qui a lieu en Juin) coûteuse est secrète et que son secret est bien gardé - entre autres par les policiers que paye le gouvernement d’accueil pour LE garder et sa population pour LA garder...

Ah ? Garder le gouvernement ou la population ? Oui, il semble qu’il faille choisir, quand on a un gouvernement qui ne tient pas compte de l’avis de sa population. Même s’il la "sonde" de diverses manières pour savoir s’il faut renforcer sa propagande ou non, emprisonner ou laisser vivre, cogner sec ou laisser se défouler, etc..

Par ailleurs, depuis quelques années, il y une liste "officielle" des participants . Mais il y a aussi des participants qui ont été filmés ou vus et ne figurent pas sur cette liste ! D’autres participations (d’invités, les membres étant toujours les mêmes) demeurent sous forme d’interrogations : le bon Xavier Bertrand était-il invité, "du temps de sa splendeur", par exemple ? Mystère...
Ne sont plus invités cette année, si l’ont s’en tient à la "liste officielle" ; ceux qui l’étaient pour la première fois en 2012 : des Chinois et des Israéliens...

09/10/2013 17:33 par Sierra

"la liste de tous les membres de l’Organisation était diffusée, et a été retirée par la suite"

Ah oui, c’est ballot. Néanmoins, vos effets de manches autour du Grand Homme qu’était le président Yasser Arafat nuisent à votre dessein, en cela, je vous soupçonne d’être employé pour dégrader sa mémoire.

09/10/2013 19:47 par Al Damir

@sierra
Arafat aura toujours le mérite d’avoir créé le 1er mouvement de Résistance en Janvier 1964 , harakat tahrir Falastine (fateh). Et lorsque les sionistes ont cessé de le désigner et de le considérer comme terroriste après qu’il ait retiré la clause de la non reconnaissance d’Israel de la charte de l’OLP , vous auriez dû déjà commencer à avoir un premier signe. J’étais bien placé et proche des mouvements de la résistance et notamment d’Arafat pour en parler aujourd’hui. Oslo et Camp David devaient être la consécration. L’extraordinaire scénario fait autour du blocus d’Arafat était une parfaite mise en scène à l’image de l’exceptionnel film de l’alunissage pondue par Hollywood et que le monde continue de gober encore de nos jours. Arafat était bien membre de Bilderberg avec Moubarak d ’Egypte.J’ai été personnellement très touché et meurtri, et sentie profondément trahi à l’image de tous les palestiniens disséminés à travers le monde.

09/10/2013 20:01 par Qυidam

A lire en rapport avec le sujet un livre qui contrarie très fortement les lobbies sionistes : (qui essayent bien sûr de le torpiller)

"Goliath : Life and Loathing in Greater Israel" - Max Blumenthal

Je ne l’ai pas encore lu moi-même mais cela ne saurait tarder ! ;-)

L’auteur en fait une présentation qui donne envie sur Democracy Now ! :

1ère partie
2ème partie

10/10/2013 01:02 par Sierra

"l’image de l’exceptionnel film de l’alunissage pondue par Hollywood"

Ok, je vois et je m’y attendais, mais à ce point.....Je me retire de ce débat avant que vous m’expliquiez que le KKK fabrique les Marlboro. R911 à été tué par des gens comme vous, j’espère que le GS ne subira pas le même sort.

10/10/2013 12:20 par Al Damir

@sierra,
Je ne tenais pas à vous froisser en vous contestant. Par contre, je souhaiterai que vous fassiez des recherches à chaque fois, que vous visionnez par exemple le fameux film de l’alunissage, pour constater que le drapeau flotte bien qu’il n’y a pas d’air sur la Lune, que les ombres entre les hommes et certains rochers ne sont pas dans la même direction, qu’il n’y a aucune poussière sur les pieds du L’appareil et surtout que vous vous demandez pourquoi on ne peut récupérer jusqu’ici, aucun instrument ou robot envoyé sur la lune ou autre astre malgré le progrès colossal effectué à nos jours dans ce domaine. L’une des conditions de la candidature en tant que Président d’un acteur de second rôle en Western, Ronald Reagan reposait précisement pour Hollywood avec l’administration sur la réussite pârfaite et totale de cette magnifique et grandiose imposture. Quant aux prétendus échantillons de roche et cailloux ammenés, ils proviennent des morceaux de météorite tombés sur terre et soigneusement préservés. Sachez que la recherche exige la vérification et ensuite la réflexion qu’on tente de vous retire de nos jours.

10/10/2013 12:48 par Anonyme

l extreme droite , revendiquee ou pas , de tous pays , c est toujours un remake de Dr Strangelove ..

Emilio, on comprend très bien ce que vous voulez dire (même si c’est frappé avec un clavier QWERTY) !

Mmmmm.... On aurait un "grand débat national" sur "l’accès pour tous" (mais pas pour les Rroms, ces sous-hommes, faut pas charrier) concernant les handicapés que je ne serait pas etonné...

Avantage : les handicapés mentaux seraient mis dans le même sac que les handicapés à chaise roulante (plusieurs prix), ce qu’ils sont déjà. Or il y a beaucoup de handicaps qui ne privent pas de l’usage des jambes.

Certains handicapés font de leur "handicap" une richesse et développent d’autres capacités, totalement ignorées des êtres humains sensori-moteurement à peu près comme les autres.
D’autres compensent une "infériorité" - qui leur est souvent attribuée par leur entourage - en s’attribuant une "supériorité" fictive. La plus fréquente et la plus facile pour les "Aryens" est une soi-disant supériorité raciale et génétique.

La plupart des handicapés ne fait rien de tout cela et essaie tout simplement de vivre et de sourire, comme tout citoyen, avec l’aide de la solidarité des proches.

Or, cette solidarité humaine des proches va à l’encontre de l’individualisme forcené que nous enseigne la mode étasunienne depuis des années. Un semblant de solidarité, mais celle -ci s’adresse plus au lointain (pays inconnu de préférence) qu’au proche, est utilisée à des fins publicitaires pour telle ou telle religion : en France, par exemple, le Catholicisme de la Conquista et des colonisations de l’Afrique et de l’Asie... peuplées de handicapés spirituels (!), et l’Eglise Evangélique made in USA.

Lire en espagnol pour ceux qui le peuvent une étude psychologique : Pourquoi les riches sont-ils moins compatissants envers leurs proches

10/10/2013 14:27 par Qυidam

En relation avec ledit "processus de paix" :

La communauté juive américaine est au bord d’un changement générationnel massif quant à son identité et ses habitudes, selon une étude indépendante menée pour la première fois par le Pew Research Center auprès de Juifs américains.
( ... )
La plupart des Juifs se préoccupent d’Israël, mais beaucoup sont sceptiques sur le gouvernement israélien - et ce scepticisme est le plus prononcé chez les jeunes Juifs.

Ceci en dépit d’un travail de lobbying à Washington, et du leadership juif national, qui sont beaucoup plus enclins à soutenir le gouvernement israélien qu’à le critiquer.

"Les chiffres de soutien à Israël sont beaucoup plus faibles chez les jeunes que chez leurs grands-parents", déclare Steven M. Cohen, l’un des principaux sociologues de la communauté juive américaine et conseiller du Pew Research Center dans cette l’enquête.

Lorsque le secrétaire d’État John Kerry a demandé aux Juifs américains d’aider à faire pression sur les Israéliens afin qu’ils acceptent d’entamer des négociations avec les Palestiniens en juin dernier, les dirigeants juifs américains ont hésité.

Seule une poignée de groupes de gauche prôna le point de vue de John Kerry. Le reste hésita, déclarant que ce n’était pas les Israéliens qui avaient besoin d’être poussés à négocier, et que la responsabilité incombait entièrement aux Palestiniens.

Les Juifs américains ne semblent pas partager ce point de vue. Selon le sondage du Pew Research Center, 38% seulement de tous les Juifs américains croient que le gouvernement israélien fait un "effort sincère" pour parvenir à un règlement pacifique. Parmi les 18 à 29 ans, ce chiffre est encore plus faible avec à peine 26%.

La majorité des Juifs américains pense que la solution à deux Etats est possible. La plupart semblent s’opposer aux colonies israéliennes en Cisjordanie, avec seulement 17% disant que les colonies contribuent à la sécurité d’Israël.

Un nombre croissant de jeunes Juifs, pour sa part, est critique de la relation de l’Amérique avec Israël. Un quart des Juifs âgés de 18 à 29 ans pensent que les Etats-Unis soutiennent trop Israël. Chez les Juifs âgés de 50 ans et plus, 5% seulement pensent ainsi. ( ... ) "

The Jewish Daily Forward – 01 octobre 2013

Une autre enquête récente du Jewish Council for Public Affairs (JCPA) montre qu’une majorité de Rabbins étasuniens pensent que critiquer Israël risquerait de leur faire perdre leur job & s’abstiennent en conséquence de le faire.

En pages 11 & 12 de ce rapport on y découvre que c’est le cas de 59% des Rabbins les plus anciens dans la fonction & de 70% des plus récents.

10/10/2013 15:10 par Emilio

Sierra, Reopen 911 n a pas ete tue , il fait l objet de reportages reguliers et debats a Cuba et sur Telesur pour les peuples en voie de liberation d Amerique Latine.

Ok c est un hors sujet ,mais ce que dit Al Damir sur Arafat et Bilderberg n est pas hors sujet par contre, un scoop pourrait-on dire .

Je ne sais pas si tu es palestinien Al Damir , mais au Venezuela il y a un fils de palestiniens tres brillant Passam Yusef , un entrepreneur en computer system et qui sait composer avec la revolution bolivarienne, et un element important de l independance latino dans sa production Hi tech .. pour les trolls qui repetent sans preuves que le socialisme ne produit rien )))
http://www.hormigaanalitica.com/portada/articulo/4788/Passam-Yusef:-
en español mais je pourrais traduire a l occasion.

Peace sisters and brothers, Obama loves US (pas sur de la traduction syrienne ))

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