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Lettre ouverte à Hugo Chavez.

Le Venezuela suspend ses relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie


Extrait

15 janvier 2005

CARACAS, Venezuela (AP) — Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé vendredi que les relations diplomatiques et commerciales avec la Colombie sont suspendues jusqu’à ce que Bogota présente des excuses pour avoir payé des mercenaires pour capturer un chef rebelle colombien qui se trouvait à Caracas.
Pour les responsables vénézuéliens, la capture, le 13 décembre à Caracas, du chef rebelle colombien, Rodrigo Granda, membre des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) est une violation de souveraineté. Le gouvernement de Hugo Chavez a annoncé jeudi qu’il rappelait son ambassadeur à Bogota, Carlos Santiago Ramirez, accusant la Colombie d’avoir envoyé des policiers sur le sol vénézuélien et d’avoir soudoyé les autorités locales pour enlever le chef rebelle.
Vendredi, Hugo Chavez a déclaré avoir ordonné la suspension de tous ses accords commerciaux avec la Colombie -deuxième partenaire commercial du Venezuela- et ce jusqu’à la résolution de cet incident diplomatique.

- Lire en ligne http://permanent.nouvelobs.com



LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA, HUGO CHAVEZ FRIAS


4 janvier 2005

Cher Président Hugo Chávez Frà­as,

Nous vous écrivons en tant que personnes solidaires de votre politique
anti-impérialiste, et des importantes transformations sociales mises en
oeuvre par votre gouvernement pour le bien du peuple vénézuélien.

A la lumière de ces considérations, nous avons été très surpris d’apprendre
que les forces de sécurité de la DISIP ont été activement impliquées aux
côtés de leurs homologues colombiennes dans la capture de Rodrigo Granda
(alias Ricardo González), membre de l’équipe de relations internationales
des FARC, Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (Lire : Un enlèvement qui sent le "Plan Colombie" et la déstabilisation, par Hernando Calvo Ospina. NDLR). Selon des sources
fiables, Granda a été arrêté à Caracas le 13 décembre passé, et emmené au QG de la DISIP. Quelques heures plus tard, il a été transféré en Colombie dans le coffre d’un véhicule, dans lequel il a été "officiellement capturé". En
totale violation des lois en vigueur, aucun processus juridique ni
administratif n’ayant été respecté.

Il faut rappeler, Président Chávez, que Granda a été reçu par de hauts
représentants d’Etat et d’importantes organisations politiques et sociales à 
travers le monde, dans le cadre de son activité diplomatique en quête d’une
issue politique négociée au conflit colombien.

Cette arrestation et l’enlèvement qui l’a suivie, rappelle davantage la
manière d’agir des autorités colombiennes, et les méthodes des dictatures du
Cône Sud durant le ténébreux "Plan Condor", que la politique de la
République Bolivarienne du Vénézuéla.

Ce n’est pas la première fois que cela se produit, Président. Diverses
sources d’informations démontrent l’assassinat et l’enlèvement de dirigeants
paysans et syndicalistes colombiens, dans des opérations coordonnées par les
autorités vénézuéliennes et colombiennes et/ou les forces paramilitaires.

Nous considérons que ces procédés, en particulier de la part de la DISIP,
sont un grave attentat à la sécurité nationale de votre pays. La DISIP a
violé la souveraineté du Vénézuéla en permettant aux services de sécurité
colombiens, et à ses groupes paramilitaires, d’agir en toute impunité sur le
territoire vénézuélien.

Plus grave encore : il remet en cause la loyauté des hauts responsables de la
DISIP, et d’autres institutions de l’Etat, envers le processus politique que
vous menez. N’oubliez pas, Président, que vous avez opté pour la neutralité
face au conflit interne colombien, et proposé d’aider à chercher des voies
pacifiques par le biais de la négociation, loin de ce qu’envisagent les
Etats-Unis et le Plan Colombie.

Nous vous demandons, avec respect, Président Chávez, d’établir une enquête
spéciale indépendante pour éclaircir les responsabilités dans l’enlèvement
de Granda et, ce serait souhaitable, dans celui d’autres dirigeants sociaux
colombiens sur le territoire vénézuélien.

Nous vous demandons, avec respect, de bien vouloir continuer à prendre
toutes les mesures nécessaires pour nettoyer les forces de sécurité
vénézuéliennes des personnes qui aident à violer la souveraineté de votre
nation ; de ceux qui cherchent à isoler la Révolution Bolivarienne et à la
priver du soutien des mouvements populaires et sociaux en Colombie et dans
le reste du monde.

Avec toute notre solidarité bolivarienne,

· James Petras, sociologue, Etats- Unis

· Hernando Calvo Ospina, écrivain, Colombie/France

· Noam Chomsky, linguiste, Etats-Unis

· Margarita López Maya, sociologue, Vénézuéla

· Martà­n Almada, Prix Nobel Alternatif 2002, Paraguay

· Aram Aharonian, journaliste, Uruguay/Vénézuéla

· William Blum, ancien fonctionnaire du département d’Etat,
Etats-Unis

· Pablo Kilberg, journaliste, Argentine

· Pascual Serrano, journaliste, Espagne

· François Houtart, théologien, Belgique

· Marcelo Larrea, journaliste, Equateur

· Carlos Fazio, journaliste, Uruguay/Mexique

· Santiago Alba, écrivain, Espagne


Ricardo González, Chávez et l’unité

Par Numancia Martà­nez Poggi


A CSP

« ...parce que le rythme de vos coeurs c’est le rythme du coeur de tous les hommes de l’Amérique... »
Jorge Eliécer Gaitán, à Caracas, le 18 octobre 1946
(Discours aux Vénézuéliens, [Arenga a los venezolanos])


Le 7 janvier 2005

Vous diffusez la lettre ouverte d’une série d’intellectuels adressée à Hugo Chávez au sujet du rapt du guérillero colombien Ricardo González (Rodrigo Granda). Cette lettre ouverte contient la phrase suivante :

« A la lumière de ces considérations, nous avons été très surpris d’apprendre que les forces de sécurité de la DISIP ont été activement impliquées aux côtés de leurs homologues colombiennes dans la capture de Rodrigo Granda(alias Ricardo González), membre de l’équipe de relations internationales des FARC, Forces Armées Révolutionnaires de Colombie. Selon des sources fiables, Granda a été arrêté à Caracas le 13 décembre passé, et emmené au QG de la DISIP. »

Le ministre Jesse Chacón dit que les recherches sont en cours pour évaluer la participation de la DISIP. Le jeudi 6 janvier 2005 il confirme bien la participation de certains éléments de la police vénézuélienne, mais ne parle pas de passage au siège de la DISIP. Une commission de l’Assemblée Nationale vénézuélienne va enquêter sur tous les aspects de cette affaire. Le communiqué des FARC-EP du 30 décembre 2004 commence avec la phrase suivante : « le rapt de Ricardo [González] dans le centre de Caracas, au Venezuela, le 13 décembre dernier par les services d’intelligence colombiens a bénéficié de l’aide gringa et du soutien complice des secteurs corrompus de la police vénézuélienne ». Reste à déterminer l’amplitude de la compromission de certains secteurs de la police vénézuélienne.

Le Colectivo de Organizaciones Populares de Catia [quartier populaire de Caracas] offre le 03 janvier 2005 une « Chronologie d’un rapt dans la Caracas bolivarienne ». Cette chronologie détaillée, disponible à l’adresse http://www.rebelion.org/noticia.php?id=.06, ne mentionne à aucun moment de passage du guérillero enlevé au siège de la DISIP vénézuélienne. Quatorze heures après son enlèvement Ricardo González se trouvait déjà à Cúcuta, c’est-à -dire en Colombie.

Ces pratiques, mises à l’honneur durant le Plan Cóndor de triste mémoire dans le Cône Sud, n’avaient jamais vraiment disparu. Par exemple le militant latino-américaniste argentin Enrique Gorriarán Merlo avait été enlevé en octobre 1995 au Mexique et emmené de force en Argentine, bouleversant la tradition et violant la loi mexicaines. Son crime ? Avoir combattu la renaissance des velléités putschistes dans les secteurs fascisants de l’armée argentine. L’implication de la police mexicaine était dans ce cas-là avérée et reconnue. Qui ne se souvient de l’enlèvement de l’extraordinaire militant anti-impérialiste marocain Mehdi Ben Barka en plein quartier latin à Paris en 1965 ? On ne l’a jamais revu. La liste est longue, hélas.

Vous publiez dans cette même édition (n. 1106 du CSP) deux articles ( Lire ICI et ICI du Monde à propos du Venezuela. Ces articles sont intéressants dans une observation de l’évolution des analyses et du ton du Monde ces dernières années à propos du Venezuela. Comme sources d’information proprement dites, ils doivent être pris avec la distance et les réserves de rigueur. Nous pourrions en effet tomber dans le confort de les prendre pour argent comptant, tout au sourire de palper presque le dépit du Monde.

Il est courant, pour tout le monde, de se faire leurrer par Le Monde. Ainsi l’article « Venezuela : dopée par le pétrole et par les urnes, la "révolution bolivarienne" n’a plus d’entraves » de Marie Delcas (CSP n.1106) pourrait induire en erreur. Voyons ce paragraphe :

« "Le chef de l’Etat contrôle aujourd’hui tous les pouvoirs : l’exécutif, le législatif, le judiciaire, l’administration électorale, les organismes de contrôle et presque toutes les collectivités territoriales. Il ne peut plus accuser l’opposition de l’empêcher de gouverner", ironise Teodoro Petkoff, directeur du quotidien indépendant Tal Cual. »

Le quotidien Tal Cual est « indépendant », cela signifie qu’il appartient à l’opposition radicale. La furie anti-chaviste de Tal Cual l’avait mené à publier en première page une photo de Chávez brandissant un revolver. Le numéro avait été promu par les journaux télévisés du matin. Les Vénézuéliens pouvaient voir la photo pleine page en passant devant les kiosques. Un seul détail, la photo était fausse, et trafiquée à dessein par Tal Cual, journal « indépendant ». Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Teodoro Petkoff, renégat depuis très longtemps du camp anti-impérialiste, passé à l’ultra-libéralisme actif comme ministre de Caldera, affecte occasionnellement de faire croire qu’il est de gauche. Je ne sais pas où Petkoff « ironise », mais il ment effrontément quand il affirme « Le chef de l’Etat contrôle aujourd’hui tous les pouvoirs ». L’opposition disait exactement la même chose il y a cinq ans. Chávez ne parvient pas à un niveau de contrôle de l’Etat équivalent à celui de De Gaulle dans les années 1960 ou à Mitterrand à la fin des années 1980. Le pouvoir judiciaire par exemple est encore largement contrôlé par les escualidos de l’opposition. Bien des administrations et bien des ministères sont encore contrôlés par les escualidos et c’est pour contourner cette « entrave » que la stratégie des Missions a été préconisée par le gouvernement révolutionnaire. L’exemple le plus frappant c’est la Mission Barrio Adentro qui apporte la santé à tous dans les quartiers populaires, sans
implication notable du ministère de la santé. En plus des administrations de l’Etat, l’opposition contrôle l’ensemble de l’économie privée, les chaînes de télévision, etc. Les forces de l’ancien régime n’ont pas cessé d’exister, le Venezuela doit évoluer avec un Miami enclavé.

Qui peut évaluer le contrôle des Bolivariens, et de Chávez, sur les différents niveaux et secteurs de la DISIP ? La lumière doit être faite sur cette affaire, dernière démonstration de la dimension du Plan Colombie qui vise à terroriser l’ensemble des mouvements populaires de la région. Sans aucun doute. Pour autant, prenons grand soin de ne pas ouvrir la voie à la confusion, au trouble, parmi les militants de la solidarité.

Nous devons garder à l’esprit le souci de la concorde entre tous les militants bolivariens. Si la Révolution Bolivarienne au Venezuela n’évolue plus le dos au mur comme ces quatre dernières années, la situation est loin d’être définitivement et complètement apaisée pour les militants chavistes.

Le Département d’Etat américain a officiellement en octobre 2001 signalé les FARC-EP comme le groupe le plus dangereux du continent américain pour la sécurité des Etats-Unis, ce qui veut dire le plus grand obstacle à l’hégémonie des Etats-Unis sur la région. Incapables de vaincre les Insurgés colombiens sur leur terrain naturel, les trois Cordillères et la forêt amazonienne, les stratèges du Plan Colombie en sont réduits à leur empêcher toute relation politique internationale.

Le Plan « Patriota », lancé en avril 2004, nouveau label de la même politique de guerre totale, n’a donné aucun résultat militaire notable. Aucun membre du Secrétariat n’a été capturé. La politique de « sécurité ’’démocratique’’ » signifie bien par contre répression tous azimuts contre le mouvement populaire civil. Le Collectif d’Avocats José Alvear Restrepo (cité par Justin Podur, « Colombia in 2004 », www.zmag.org, 1er janvier 2005) a publié les chiffres de la répression officielle : 125 778 personnes ont été arrêtées sous toutes sortes d’accusations. L’immense majorité doit ensuite être relâchée, faute d’éléments probants, évidemment, mais cela contribue à la stratégie de démantèlement du mouvement populaire civil.

L’interventionnisme proprement militaire des Etats-Unis en Colombie, accompagné des entreprises privées de sécurité maintenant incontournables, est de moins en moins discret. La destruction de l’économie nationale colombienne, comme l’entreprise publique ECOPETROL, fait partie des objectifs stratégiques de la diplomatie des Etats-Unis et des grandes entreprises transnationales. L’inconvénient pour les stratèges de la recolonisation de la Colombie c’est que, malgré les mensonges des médias, la popularité du président Uribe Vélez est en chute libre, ce qui est patent depuis sa retentissante double défaite d’octobre 2003. La furie criminelle des narco-paramilitaires d’extrême droite au service de l’oligarchie continue de frapper le mouvement populaire, cependant que le président Uribe Vélez prépare officiellement leur blanchiment et intégration dans la caste oligarchique.

La reconnaissance de la légitimité de l’Insurrection armée en Colombie, le caractère hautement politique des FARC-EP, organisation patriotique et socialiste, voilà ce qui inquiète au plus haut point les stratèges de l’empire. Comme l’explique Roberto Cruz, dans www.rebelion.org le 5 janvier 2005, l’enlèvement de Ricardo González vise à éteindre toute éventuelle offensive de paix de la part des Insurgés. Les FARC-EP venaient dans un communiqué officiel de demander à être reçues aux Nations Unies pour pouvoir s’adresser aux peuples du monde.

De plus, pour la réalisation de l’Echange humanitaire les FARC-EP demandaient la démilitarisation de deux municipalités, Cartagena del Chairá et de San Vicente del Caguán dans le département du Caquetá. Uribe Vélez arguait du fait que cela représenterait une concession de type militaire extravagante dans le mesure où ces deux municipalités se trouvaient au cour du Plan « Patriota » en cours. Les FARC-EP avaient donc fini par demander que la démilitarisation soit réalisée sur deux municipalités du département du Valle del Cauca, Pradera et Florida, beaucoup plus à l’ouest. L’inflexibilité d’Uribe Vélez a alors été mise en mise en évidence, il continue de refuser l’Echange humanitaire.

Cette inflexibilité a pour but d’empêcher un début de reconnaissance des FARC-EP. Uribe Vélez, qui ouvre au blanchiment des criminels narcotrafiquants des AUC, continue de proclamer que les Insurgés sont des terroristes, et qu’il ne négocie pas avec les terroristes. Les FARC-EP pourraient en effet postuler au statut de Force belligérante. Les conditions théoriques de cette reconnaissance sont en effet réunies : contrôle territorial, capacité de faire appliquer les règles de la guerre à ses propres forces, etc. Ce statut avait par exemple été donné au FMLN salvadorien par le Mexique et par la France, rappelle Roberto Cruz. C’est ce que la diplomatie américaine et le président Uribe Vélez veulent éviter à tout prix.

Numancia Martà­nez Poggi


Voici l’intégralité du message que Ricardo González a réussi à faire passer, et qui est parvenu au Colectivo de Organizaciones Populares de Catia (quartier populaire de Caracas)

Le 20 décembre 2004 (parue le 7 janvier sur www.aporrea.org)


Lettre ouverte

Combattants Farianos [militants des FARC-EP]

Recevez un salut fraternel, révolutionnaire et bolivarien. A tous, un Joyeux Noël et une Nouvelle Année de Luttes et de Victoires.

A la suite de mon enlèvement à Caracas, en République Bolivarienne du Venezuela, je reviens dans notre pays, non pas vaincu mais avec la tête haute et très fier d’appartenir à l’Armée du Peuple, les invincibles FARC.

Ceux qui croient qu’avec de l’argent, qu’avec une nouvelle identité personnelle et familiale, salaire de la trahison, ils pourront briser la volonté de lutte des révolutionnaires, ils se trompent. Nous leur réservons notre mépris et leur manifestons notre répugnance.

Maintenant ils essaient de nous soumettre au chantage à l’extradition. Ces traîtres agenouillés devant le gringo ignorent qu’Antonio Nariño en son temps a été extradé vers la métropole espagnole mais que, quelques années plus tard, Bolà­var et ses armées de guérilleros ont réduit en miette l’empire espagnol dans cette partie du monde.

Ni Bush ni Uribe, avec leurs régimes fascistes, avec leurs nuits de terreur, ne pourront arrêter les désirs de liberté qui vibrent dans les cours de Colombie et de toute l’Amérique.

Nous sommes ici avec Simón et cette accolade que nous nous sommes donnés dans la prison de Cómbita nous l’étendons avec notre bras guérillero à vous tous, les véritables artisans de la Nouvelle Colombie.

Contre l’oligarchie, pour le peuple !

Contre l’impérialisme, pour la Patrie !

Salut bolivarien,

Ricardo

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