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Pour une plate-forme électorale résolument sociale

Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections, #Qu’est-ce que la "gauche", #Economie, #GQ

Imaginons une plate-forme électorale populaire qui pourrait gagner en France en 2022 !

C’est le moment de proposer un programme résolument social : les traitements successifs de la crise des subprime en 2008 et de la crise du Covid 19 en 2020, par l’émission de quantités folles de monnaie montrent que la marge de manœuvre est politique et non économique : on peut imprimer de la monnaie pour embaucher des fonctionnaires, réaliser des grands travaux, financer la santé et l’éducation, nationaliser des entreprises, plutôt que renflouer des banques, construire des armes et nourrir la spéculation.

On ne peut sans doute pas le faire indéfiniment, mais on peut le faire pendant beaucoup plus longtemps que l’on croyait, et si une part substantielle de cet argent est utilisé pour relocaliser l’industrie et l’agriculture en France, il se transformera rapidement en richesse réelle.

a) Rendre du pouvoir d’achat aux masses en commençant par les plus pauvres et précarisés :

- Baisser significativement (50%) la TVA et la TIPP et supprimer la CSG
- Rétablir la prise en charge et le remboursement de la sécu à 100 %
- Revaloriser les retraites par retour à la situation d’avant 1993 : 150 trimestres et 60 ans pour le taux plein, pour le public et le privé
- Revaloriser résolument les allocations familiales, dès le premier enfant

- Relever la valeur du point de la fonction publique de 16 % (montant de pouvoir d’achat perdu en 20 ans) et consolidation du statut de la fonction publique
- Relever les minimas sociaux nets, notamment le SMIC, du même taux
- Relever tous les salaires nets de 16 % du niveau du salaire médian, soit de 300 euros par mois

- Développer les prestations gratuites des services publics : transports, communications, énergie (créer un droit à l’énergie par la facturation d’une première tranche de consommation gratuite), nationalisation et gratuité des autoroutes
- Revaloriser les APL et à plus long terme, relancer le programme de construction dans l’habitat social.
- Créer un salaire pour les étudiants et pour les jeunes en formation professionnelle (tous niveaux) assorti à des obligations d’assiduité.

- Assurance chômage et droit du travail, retour au statu quo ante des contre-réformes (situation de 1986)

b) Réforme économique et fiscale pour mener à bien cette politique résolument sociale :

- Opérer un transfert de l’impôt des taxes indirectes vers l’IR (augmenter le nombre de tranches), l’ISF rétabli, l’impôt sur les sociétés, les droits de mutation et de succession, etc.

- Augmentation des cotisations sociales, obtenue par une revalorisation du salaire brut supérieure à celle du salaire net. Revalorisation du salaire total (salaire net + cotisations salariales + cotisations patronales) et introduction des cotisations patronales dans le salaire brut, suppression des allègements de charge. Revalorisation annuelle du salaire total pour équilibrer automatiquement les comptes de la sécu (santé, retraite et famille). Suspension de tous les licenciements économiques pour deux ans, durée estimative de la mise en place de la réforme.

- Lancer un grand plan de développement des services publics, avec le retour au monopole public de la Poste, des télécoms, de la SNCF, et la nationalisation des banques, de l’énergie.

- Embauches et investissements significatifs dans les services publics et dans la fonction publique : transports, santé, éducation, recherche , par augmentation des effectifs de 10 %

- Développer résolument l’offre de transports collectifs, urbains, locaux et régionaux gratuits (chemins de fer et autocars), accessibles à tous.

- Réindustrialisation du territoire, protection du marché par des normes strictes de qualité, sociales et environnementales, promotion et détaxe pour les produits fabriqués en France

- Aides aux artisans, aux commerçants et aux PME pour revitaliser les centres urbains, et aux agriculteurs de montagne et des zones en désertification

c) Pour avoir les moyens politiques de la politique économique et sociale :

- Nationalisation des banques, de l’énergie, des télécoms, des transports et des grands groupes industriels stratégiques.
- Retour de la souveraineté monétaire, de la souveraineté économique : abolition des directives européennes imposant les privatisations et le contrôle budgétaire

d) Sur les questions de police et de justice :

- Rétablissement de la police de proximité abolie par Sarkozy
- Revalorisation des services publics de la justice et de la police
- Lutte résolue contre les incivilités, le vandalisme, la violence urbaine, le travail non déclaré, et la fraude fiscale.

e) Sur les institutions :

- Supprimer les régions et reporter leurs compétences sur les départements, revitaliser l’échelon communal, subdiviser les communes pour créer une cellule territoriale de base autogérée

f) sur la politique internationale

- Souveraineté militaire : retrait de l’OTAN
- Retrait des troupes française d’Afrique
- Reconnaissance de la Palestine
- Abolition de toutes les sanctions contre des pays étrangers et leurs ressortissants et refus de l’ingérence dans la politique intérieure des États étrangers.

g) culture et communication

- Mettre en vigueur une législation contre la concentration et la mainmise financière dans les médias. Renationalisation des chaînes de télévision historiques : TF1, M6.
- Relancer une action culturelle à destination du public populaire
- Réévaluer les aides et les subventions destinées à l’art contemporain et définir des critères précis pour les attribuer

h) Contre le consumérisme, modifier les mentalités :

- Limitation drastique des espaces publicitaires autorisés, du sponsoring, du mécénat privé, suppression de la publicité sur les médias publics et interdiction de l’usage de l’image des enfants dans la pub.
- Limitation des soldes, des crédits à consommation, suppression des crédits renouvelables « revolving »

g) Ce programme ne doit pas contenir de propositions sociétales pour éviter le rejet des classes populaires ou leur division

Explication de ce point : je crois que laisser le "sociétal" à qui voudra le prendre permet de remettre les questions sociales au premier plan pour créer une plateforme qui serait fédératrice et populaire chez les ouvriers et les précarisés qui sont invisibilisés dans les débats idéologisés et hystérisés qui accaparent l’espace public, et qui aurait aussi beaucoup d’attraits pour les salariés à revenus moyens.

Je pense que le "sociétal" sous tous ses aspects dits « de gauche » (écologisme, genre, antiracisme, migrations, communautarisme, laïcité, animalisme, etc.) intéresse réellement 10% de ceux qui votent, ceux qui se disent encore "de gauche" dans les enquêtes d’opinion, et qu’il provoque un puissant rejet dans le reste de la société, y compris chez les femmes, les homosexuels, les immigrés, et les personnes préoccupées par l’écologie rationnelle.

Se retirer volontairement du terrain sociétal ne signifie évidemment pas faire du sociétal à l’envers, du registre des extrêmes-droites idéologiques. Les notions sociétales marquées à droite, comme le conservatisme culturel, l’identité nationale ou la demande d’ordre moral paraissent encore plus marginales que les autres dans les préoccupations des masses.

Pour résumé, ce qui nous intéresse, c’est l’emploi, le pouvoir d’achat, l’égalité réelle et la paix.

Gilles Questiaux, 20 août 2020, compte tenu des observations (parfois sceptiques !) d’El Diablo, Antoine Mannessis, Jean Lévy, Pasquale Noizet

23 août 2020

 http://www.reveilcommuniste.fr/2020/08/projet-initie-par-reveil-communiste-pour-une-plate-forme-electorale-resolument-so

COMMENTAIRES  

25/08/2020 10:14 par babelouest

N’y aurait-il pas certains honorables citoyens qui rêvent ? Dans le contexte actuel, comment pourrait-on penser UN SEUL INSTANT que des élections résoudraient la grave situation où nous sommes ? Si les élections sont toujours autorisées, c’est bien parce que le RÉGIME sait qu’il ne risque rien. En revanche, quid du droit à référendum ? Il suffit de penser au dernier, il y a déjà quinze ans, qui a été écarté d’un négligent revers de main par les politiciens en place, presque toutes tendances confondues. Ne nous leurrons pas, seule LA RUE apportera une solution, malgré les violences du RÉGIME sous des apparences cauteleuses. Mais comme on dit, « C’est pas gagné ! »

25/08/2020 10:34 par Jean-Yves Leblanc

J’apprécie beaucoup G. Questiaux et son site "Réveil Communiste".
Je l’apprécie car, à la différence de beaucoup de sites de gauche alternative, il remet en cause à la fois la bienpensance de gauche qui nous place parmi les alliés objectifs du capitalisme mondialiste et les intransigeances des ’communistes durs’ qui nous enkystent dans une logique groupusculaire et sectaire.

L’intérêt de sa plate-forme n’est pas d’établir une liste de mesures. Cela, n’importe quel programme le fait. Ce n’est pas davantage de proposer des mesures réalistes qui pourraient effectivement être appliquées. (je pense que nombre des mesures qu’il propose, dans les conditions d’une hypothétique accession au pouvoir en 2022, sont tout à fait irréalistes).

Son vrai intérêt, c’est que cette plate-forme recentre ses préoccupations vers le peuple, ce que la gauche ne fait plus depuis longtemps. Elle est donc l’ébauche de ce qui pourrait lancer une union populaire.
2 signaux (entre autres) sont signes de ce recentrage :
- Elle propose la baisse de la TVA et de la TIPP (questions principales avancées par les GJ) alors que le crédo de la gauche bobo (qui demande plus d’impôt et hait l’automobile) est à l’opposé.
- Elle recommande l’abandon du sociétal qui est aujourd’hui le fonds de commerce de toute le gauche et qui, comme le note justement Questiaux, révulse le peuple et réduit de plus en plus la gauche à une représentante des classes intermédiaires et supérieures citadines.

Il y a cependant quelques angles morts. Par exemple :
- S’agissant d’élections prochaines : Qui peut proposer une telle plate-forme ? Et, sachant que des alliances sont évidemment nécessaires, quelles alliances ?
- Comment concilier l’appartenance à l’UE avec le "Retour de la souveraineté monétaire, de la souveraineté économique : abolition des directives européennes imposant les privatisations et le contrôle budgétaire" ?
Mais au fond, peut-être que ces angles morts sont nécessaires pour démarrer cette démarche car un processus de création d’une union populaire ne peut être que dynamique et il n’est donc pas possible d’en arrêter précisément le contenu ni les modalités au départ.

25/08/2020 11:14 par gilles

« […]on peut imprimer de la monnaie pour embaucher des fonctionnaires, réaliser des grands travaux, financer la santé et l’éducation, nationaliser des entreprises, plutôt que renflouer des banques, construire des armes et nourrir la spéculation.

On ne peut sans doute pas le faire indéfiniment, mais on peut le faire pendant beaucoup plus longtemps que l’on croyait, et si une part substantielle de cet argent est utilisé pour relocaliser l’industrie et l’agriculture en France, il se transformera rapidement en richesse réelle.[…] »

C’est la phrase principale du texte, corréler la quantité de monnaie crée avec la richesse crée pour éviter que les adversaires de ces politiques amplifient le décrochage monnaie-richesses pour les saboter. Il faudrait abaisser la valeur de la monnaie pour que fabriquer en France, travailler au lieu de chômer soit plus facile. Avec une monnaie plus faible les importations sont plus chères ( et c’est ici que les mesures sociales doivent compenser pour les chômeurs et les retraités ) et il devient possible de produire moins cher que ce qui est fabriqué à l’étranger. C’est ce que l’on appelle la substitution aux importations. Comme les gens ne seront pas forcément formés pour ces nouvelles productions, une partie la quantité de monnaie crée doit être utilisée pour les former. Une autre partie de cette monnaie doit servir de prêts pour lancer ces nouvelles activités.

Après je crois qu’il y a trop de mesures sociales dans ce programme et qu’il faudrait choisir* pour ne pas que le patronat choisisse purement et simplement l’arrêt de la production en achetant des produits à l’étranger au lieu de produire en France. Nous sommes soumis aux chantages à la délocalisation et à la production à l’étranger depuis la généralisation des accords de libre-échange et c’est extrêmement difficile de bâtir une politique sociale avec ceci, et c’était d’ailleurs le but de ces politiques de libre-échange.

C’est à dire qu’il faut d’abord amoindrir le libre-échange dans de plus en plus de pays différents pour ensuite pouvoir peser plus face au patronat qui ne pourra plus utiliser le chantage aux délocalisations et l’arrêt de la production. Cela fait peut-être moins rêver, mais c’est plus stratégique.

25/08/2020 15:47 par GQ

Je crois que ce programme n’est réaliste que s’il obtient un puissant appui populaire. Mais son coût total n’est pas beaucoup plus important que les immenses subventions au capital qui ont été distribuées depuis 2008 et qui ont servi pour l’essentiel à maintenir le niveau des cours des actions à la bourse. Qu’on juge : une augmentation de 1000 euros par mois du salaire total (net + cotisations) totalise 250 milliard d’euro par an, c’est du même ordre de grandeur que tous les plans de relance dont on nous rabat les oreilles !

25/08/2020 18:30 par Le Fou D'ubu

Une dictature nous dira " ferme ta gueule " ... Cette "démocratie" nous dit "cause toujours"... Pour le moment...

25/08/2020 19:06 par Xiao Pignouf

Je suis autant sympathisant de la FI que du PC, tout du moins de son esprit « CNR » ou de tout mouvement tentant de le réveiller, j’ai donc, en toute bonne foi, une question qui me tarabuste en lisant votre proposition de programme : quelle différence fondamentale entre ce dernier et le programme de la FI ? Apparemment, vous n’évoquez que très vaguement et au mieux une confrontation avec les instances européennes. Si c’est bien le cas, on pourra vous faire les mêmes réserves que les opposants ou les déçus de la FI font à l’AEC : votre programme est bien beau mais dans le cadre européen, difficile voire impossible à appliquer a priori.

Attention, il ne s’agit pas pour moi de dire que l’un vaut mieux que l’autre. Si j’ai toujours de la sympathie pour les Insoumis, leur récentes oeillades vers EELV me laissent perplexe, et ont fait sensiblement baisser mon niveau de confiance.

25/08/2020 20:09 par gerard bordes

2 petites remarques
aider les petits commerçants à revitaliser les commerces de centre ville , là, je n’y crois pas du tout, 1er : la vente des marchandises y est beaucoup plus chère. 2è : les acheteurs ( on peut le déplorer ) plébicitent les endroits faciles d’accés avec parking . Revenir en arrière me parait de l’utopie ( mais je peux me tromper )
de plus , dire que les classes populaires se foutent de l’identité nationale, je ne le pense pas et l’identité nationale française n’est pas honteuse ( révolution de 1789 ; 1830, 1848, commune de paris , jaurès, le front populaire, le cnr, une partie de mai 68 , le presque non au traité de maastrich et les 55 % à celui du traité de lisbonne, bref, ç’est aussi ça, l’identité nationale, ne la laissons pas à la droite et à l’extrème droite , et pour finir, on peut chanter ensemble ma france de jean ferrat

25/08/2020 22:20 par Louise de Bretagne

Le temps est venu pour l’Anarchie "d’effacer" les monarques, leur cour et leurs chiens puis de les enfouir dans le chaos qu’ils ont créé...
C.C.S…. « 火猪 »

Anarchie ; Système où les individus sont dégagés de toute autorité. Qui se déclare anarchiste entend par anarchie : Une forme de gouvernement sans maître ni souverain. Les gouvernements assimilent Anarchie à Chaos car ils craignent de perdre la manne volée au peuple qu’ils ont abusé...

25/08/2020 22:56 par gégé

Texte intéressant en soi mais qui pêche par certains défauts et certains oublis qui font qu’il est assez irréaliste. D’abord, comme l’a fait justement remarquer babeloued, on ne peut faire quoi que ce soit en restant dans l’union européenne. Car c’est la commission européenne qui dicte la politique de la France (et des autres pays de l’union) et cette commission est sous le contrôle des multinationales ou du grand capital, c’est la même chose, qui dicte la feuille de route pour leur intérêt seul. Pour le financement, il n’est pas parler de la chasse à la fraude fiscale, c’est quand même près de 100 milliard d’euros par an qui disparaissent ! Et cela depuis au moins 50 ans !!! Faire la chasse au travail au noir, c’est bien à condition de ne pas s’attaquer aux petits qui bricolent pour arrondir leurs fins de mois mais s’attaquer aux grosses sociétés qui embauchent des gens souvent immigrés, clandestins en les payants une misère sans les déclarer. Il n’est pas parler de la recherche scientifique qui profite plus à l’étranger qu’à nous, ni du délitement de l’enseignement tant primaire que supérieur, ni de la fuite des cerveaux faute d’attraction professionnelle en France. Par ailleurs croire que l’on peut faire tout cela en passant par des élections classiques et totalement utopique comme l’a justement fait remarquer un internaute. Il faut faire une révolution, établir une nouvelle constitution (Cuba et le Venezuela l’ont fait, donc c’est faisable), créer une nouvelle république avec une constitution qui sort totalement des sentiers battus. Il faut aussi penser que les oligarques de tout poil ne vont pas se laisser faire et qu’ils emploieront tous les moyens, y compris militaires, pour empêcher la réalisation de ce projet. D’où la nécessité que cette révolution ne soit uniquement fixée sur notre pays mais sur le maximum de pays occidentaux, Etats-Unis compris.
Bref, pour résumer, changement souhaitable et même ultra nécessaire mais pas sans un changement radical de modèle de société. On ne construit pas du neuf sur du vieux ! Il faut d’abord démolir le vieux pour reconstruire du neuf, autrement tôt ou tard tout s’écroulera A méditer et réfléchir au comment et aux conditions de réalisation. Ce n’est pas si simple que cela et cela prendra du temps poiur le réaliser. Mais une maison se construit toujours par des fondations et la pose de la première pierre et pour sa construction elle suit le plan de l’architecte !

26/08/2020 10:00 par Autrement

Pour info et convergence des luttes, programme l’Avenir en commun :
Chapitre "L’Urgence sociale" avec consultation des différentes rubriques.
En particulier : abrogation de la loi El Khomry.
Rappel du chantage patronal : les travailleurs en sont à devoir accepter localement des réductions de salaire et des augmentations d’horaires pour conserver leur emploi (et l’entreprise ferme ou délocalise deux ans après...).

26/08/2020 10:41 par calame julia

Je suis effarée de constater le temps qu’il a fallu pour comprendre l’astuce si bien décrite par @ Autrement.
Il faut une sacré dose de soumission pour en arriver là.
Aussi, j’exècre le terme de "gueux" ! Les personnes qui font fonctionner le pays ne sont pas des gueux...
S’ils elles cessaient de travailler, le pays cesserait d’exister politiquement.
(Voir sur Arte, rubrique Sciences "Demain tous crétins ?").

26/08/2020 16:21 par ozerfil

Le retour DU SOCIAL !

Enfin !!
Je dis depuis toujours qu’abandonner ce thème, spécifique de la Gauche, était une grave erreur !
C’est un reproche que j’ai déjà adressé ici même à JL Mélenchon : trop s’attarder sur le sociétal en le faisant presque passer, au moins dans ses discours, au premier plan de ses préoccupations, devant le social...

PAS du sociétal !!
Nul besoin de vouloir forcer la marche sur ce point - au contraire...!! - ça viendra tout seul : lorsque les gens seront bien, l’ambiance dans le pays, entre tous les citoyens, sera bonne.
Quand chacun s’épanouit, il n’a que faire de ce font et sont les autres : les régimes fascistes, racistes et guerriers sont arrivés lors de crises économiques, jamais en pleine expansion !

Je ne rentre même pas dans le détail des propositions car elles répondent selon moi parfaitement aux besoins, attentes et aspirations du Peuple...

Mais, surtout, SURTOUT, bien affûter les arguments et les chiffres de financements car c’est sur ce point que les "vertueux" ultralibéraux vont lâcher la cavalerie journalistique à grands renforts de "spécialistes" pour démonter ce programme.

Et plus de trahisons telles celles du PS ou de Syriza en Grèce, modifiant leurs programmes une fois arrivés au Pouvoir au nom du "réalisme politique" : la Droite n’a aucun scrupule à mettre en place ses projets contre l’avis des nombreux protestataires, la Gauche doit en faire de même !

On fonce avec détermination sur la voie qu’on s’est tracée et s’il y a échec, ce sera le notre, pas celui d’avoir voulu appliquer la politique des autres mâtinée de petites réformes destinées à la rendre plus digeste !!

Le Patronat, les Marchés financiers et les forces réactionnaires alliées vont bien entendu freiner des quatre fers, les chiffres économiques ne seront pas tout de suite bons mais l’objectif doit être sur les moyen et long termes.
Pas comme l’a fait F. Mitterrand, sur un ou deux ans, pour jeter ensuite l’éponge et retomber (comme s’il n’attendait que ça !) dans les bras du capitalisme accroché comme une arapède à ses calculs de profits...

De toute façon, les chiffres économiques de la France et la situation de ses salariés sont catastrophiques, alors autant tenter de bouleverser la donne !!

Et, il faudra tenir bon : c’est au bout du quinquennat qu’on devra évaluer les résultats de cette vraie politique de Gauche, pas avant !

26/08/2020 17:29 par babelouest

Calame Julia les Gueux, ce sont les Très Hauts Fonctionnaires : on les enlève, il ne se passe RIEN. Aucune différence.

27/08/2020 06:32 par François de Marseille

Je me demande bien aussi à quoi peut bien servir un nouveau programme à gauche qui devra passer le cap des médias pour se faire élire, le cap de l’UE pour que le budget soit validé, et surtout le cap de l’emprunt auprès des banques pour se financer.
La première marche est déjà presque impossible à franchir. La FI à au moins servi à le montrer.
Vraiment, ceux qui en sont encore là nous font perdre notre temps.

27/08/2020 08:07 par cunégonde godot

M. Leblanc :
cette plate-forme recentre ses préoccupations vers le peuple, ce que la gauche ne fait plus depuis longtemps. Elle est donc l’ébauche de ce qui pourrait lancer une union populaire.
2 signaux (entre autres) sont signes de ce recentrage :
- Elle propose la baisse de la TVA et de la TIPP (questions principales avancées par les GJ) alors que le crédo de la gauche bobo (qui demande plus d’impôt et hait l’automobile) est à l’opposé.
- Elle recommande l’abandon du sociétal qui est aujourd’hui le fonds de commerce de toute le gauche et qui, comme le note justement Questiaux, révulse le peuple et réduit de plus en plus la gauche à une représentante des classes intermédiaires et supérieures citadines.

Il y a cependant quelques angles morts. Par exemple :
- S’agissant d’élections prochaines : Qui peut proposer une telle plate-forme ? Et, sachant que des alliances sont évidemment nécessaires, quelles alliances ?
- Comment concilier l’appartenance à l’UE avec le "Retour de la souveraineté monétaire, de la souveraineté économique : abolition des directives européennes imposant les privatisations et le contrôle budgétaire" ?
Mais au fond, peut-être que ces angles morts sont nécessaires pour démarrer cette démarche car un processus de création d’une union populaire ne peut être que dynamique et il n’est donc pas possible d’en arrêter précisément le contenu ni les modalités au départ.

Tout à fait d’accord.
Pour autant, les "angles morts" sont la condition absolue de la possibilité de toute politique, d’où qu’elle vienne...

27/08/2020 11:05 par Gege

@ François de Marseille

Ce sont les gens comme vous qui nous font perdre notre temps en nous infligeant sempiternellement la lecture des mêmes mantras que vous récitez à chaque article.

Vous devriez avoir la décence et l’honnêteté de lire le programme l’AEC de la FI cela vous évitera d’affirmer de fausses informations . Vous y apprendriez que la FI ne se soumettra pas aux traités actuels de l’UE . Qu’elle tentera de les renégocier , faute de quoi elle en sortira. Que son intention est de rétablir le pouvoir du politique sur la banque centrale quelque qu’elle soit , que cette dernière devra financer directement l’état français sans passer par les banques privées et les marchés financiers .

Plus généralement je trouve que le concept « sociétal » n’a pas vraiment de sens . Toutes revendications légitimes doit être satisfaites . Ce sont aux porteurs de ces revendications de décider si leur satisfaction est urgente ou pas , et non pas à une avant garde éclairée de le faire . Cela s’appelle la démocratie.

@ Xiao Pignouf

Je suis d’accord avec vous, bon nombres des propositions exposées dans ce texte se trouvent dans l’AEC , d’autant que ce dernier doit être rediscuté. Par contre je ne vous suis pas du tout lorsque vous parlez de « récentes œillades » , je trouve que c’est péjoratif. Pour ne parler que de Eric Piolle, cela fait déjà deux mandats que la FI soutient sa candidature et fait partie de « Grenoble en commun » . Ce serait incohérent qu’elle déclare aujourd’hui pas de discutions avec Éric Piolle, ses ennemis ne manqueraient pas l’occasion de le pointer du doit .

La spécificité de EELV c’est qu’il n’ont pas de véritable colonne vertébrale politique , on peut donc y retrouver des gens qui veulent réellement un changement de société , et d’autres comme Yannick Jadot qui ne veulent surtout pas toucher au système. On l’a vue dans le passé, les dirigeants opportunistes sont légion parmi les responsables d ´EELV mais ce parti n’a rien d’homogène.

27/08/2020 13:36 par GQ

Je suis comme la plupart des lecteurs de ce programme persuadé qu’il est totalement inapplicable dans le cadre de l’UE. Bon, cela dit, est-ce que mettre explicitement et au premier plan le Frexit, suffirait à provoquer une vague d’enthousiasme populaire à même de porter un candidat progressiste à la victoire ? au vu de l’expérience de ces trente dernières années, je pense que non. Le peuple est contre l’UE et il ne manque pas de le dire quand on lui demande son avis, mais il n’est pas mobilisé sur cette question. Il est patriote, si on veut, mais modérément. Très modérément.

Donc je pense qu’un gouvernement progressiste élu sur un tel programme devrait agir immédiatement COMME SI la France était redevenue un État souverain et laisser l’UE provoquer la crise amenant la sortie. Le programme de Mélenchon pouvait être interprété ainsi en 2017, mais il a commencé à retropédaler avant même le premier tour.

27/08/2020 18:41 par Gege

@ GQ

Le programme l’AEC contrairement à ce que vous écrivez n’est pas le programme de JL Melenchon, c’est celui de la FI , de nombreux militants, experts , spécialistes de différents domaines y ont participé et on rédigés les différents livrets.

Quand au rétro pédalage supposé , citez nous un un extrait de discours ou un passage de l’AEC qui permette d’étayer votre affirmation.

27/08/2020 18:44 par Xiao Pignouf

@Gege,

Je vous trouve dur avec François. Il ne fait que dire la même chose que celle que vous approuvez dans la bouche de Babelouest quelques coms plus haut.

27/08/2020 18:56 par Xiao Pignouf

@Gege encore,

Comme je l’ai dit, le fait de soutenir un candidat EELV par ci par là en fonction de ses sympathies ne me dérange pas outre mesure, mais les Amphis ont démontré d’une certaine volonté de cirer les bottes du parti soit-disant vert dans sa totalité, oui, des oeillades insistantes, du pied sous la table... et là, ça me gène un peu, car je ne vois pas bien où ça peut mener, justement parce qu’une union avec eux rend encore moins certaine la nécessaire confrontation avec l’UE.

J’espère aussi que les mêmes efforts sont faits en direction du PC.

27/08/2020 19:09 par Lionel Péneau

Je suis entièrement d’accord avec gégé.
Il s’agit de conserver l’essentiel du programme de l’AEC sans pour cela se priver d’alliances sincères à rechercher auprès de personnalités proches de la gauche anti-libérale à condition que les termes de cette alliance soient clairement identifiés et acceptés par les uns et les autres, ces termes devant clairement rompre avec avec le libéralisme sous toutes ses formes sans quoi un accord ne serait pas acceptable...
Être absolument intransigeant au prétexte d’une " pureté " idéologique inflexible, c’est aller à l’échec assuré !

27/08/2020 23:39 par Gege

@ Xiao Pignouf

Desolé de vous décevoir mais vous vous trompez de Gege je ne me suis pas adressé à @ babelouest suite à cette article.

Le PCF est encore plus européiste que certains écologistes , il reste encore beaucoup trop attaché au nucléaire et au productivisme. Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel s’est déjà prononcé en faveur d’une candidature communiste à la présidentielle de 2022 , il semble que pour lui la question soit tranchée.

Aux amphls rien ne s’est passé « sous la table » , tout s’est déroulé au grand jour , sur scène devant des milliers de militants et de très nombreuses caméras . « Ces universités d’été sont aussi l’occasion pour les insoumis d’accueillir des personnalités du champ politique. Olivier Besancenot, Aurore Lalucq, Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud, Pierre Dharréville ou encore Claire Monod, représentants respectivement du NPA, de Place Publique, du PCF, du PS et de Génération·s. Jérôme Gleyzes, ex-membre de la direction d’EELV, participait quant à lui au débat : « Fédération populaire ou union de la gauche ? » avec les représentants cités »/extrait du site l’insoumission.fr .

 « il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »
« il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »

28/08/2020 09:39 par Danael

Je n’ai pas tout vu des Amfis ( pas encore) j’ai suivi "Fédération populaire ou union de la gauche ?" Coquerel député LFI s’est prononcé plutôt en faveur d’ une Fédération populaire mais en rupture totale avec le libéralisme. Une ligne rouge en quelque sorte. On verra à l’œuvre. Mais cette stratégie me paraît réaliste en l’absence d’un parti politique révolutionnaire qui l’emporterait auprès des citoyens. De toute façon, la situation catastrophique actuelle impose de construire un rapport de forces pour opérer un changement. Dans ce sens je pense que les œillades vers EELV, s’il y en a , sont plutôt des appels à certains militants de base et non des compromis politiques avec l’appareil libéral EELV.

Sur la question de L’UE, il y a eu l’intervention de Manuel Bompard (eurodéputé LFI) qui n’a pas pu trop développer sur le sujet en partie à cause de Raphaël Glucksmann (eurodéputé Place Publique), carrément sur une autre planète . Apparemment le Plan B est toujours quelque part derrière les rideaux de scène. Dommage , il manquait un Lordon ou autre du genre pour débattre à hauteur et exposer le fait qu’une souveraineté populaire est drôlement handicapée si elle ne peut compter sur sa propre monnaie et reste soumise à une autre monnaie dont la valeur est dictée d’ailleurs. Le PRCF, lui, en est conscient.
L’info est là : https://lafranceinsoumise.fr/evenements/amfis-ete-2020/les-amfis-2020-en-videos/

PS : Oui pour un programme social ambitieux dans le cadre d’une souveraineté anticapitaliste et anti-impérialiste. Donc abolition de la grande propriété lucrative qui est source de guerres, corruption et asservissement des travailleurs.

28/08/2020 10:07 par Xiao Pignouf

@Gege

Autant pour moi, la différence est pourtant claire. Cela dit, je maintiens que traiter la contradiction d’un revers de la main comme vous le faites ne fait guère avancer le schmilblick. L’argument de François est clair pourtant : quid de l’UE ? quid du plan B ?

Vous en savez vraisemblablement plus et mieux que moi sur la question des rapprochements entre la FI et EELV. Qu’ils ouvrent leurs Amphis à d’autres courants ne me dérange pas à priori. Cela peut quand même donner l’impression de l’extérieur, particulièrement en ce qui concerne EELV et puisque la FI marche un peu sur leurs plates bandes, d’une possible stratégie de tambouille pour 2022. La tambouille n’est bonne que quand les ingrédients vont bien ensemble et qu’aucun n’en change le goût. Je n’ai rien contre Piolle ni contre tout autre élu vert, mais quand on en entend certains, ce n’est pas très encourageant, leur façon de penser n’étant guère plus différente de celle qu’on a l’habitude d’entendre dans les officines du PAF, surtout en ce qui concerne Mélenchon.

« il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »
« il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »

N’est-ce pas un peu prématuré dans la discussion ?

28/08/2020 22:31 par alain harrison

Bonjour.

« « b) Réforme économique et fiscale pour mener à bien cette politique résolument sociale : » »

Un oublie important : les coopératives autogérées (à temps partagé : bien de faux emplois disparaîtraient dont l’engouement inconsidéré pour la multitude d’agences de placements et ci.). D’autre part, la masse d’individus entrepreneur qui prône le capitalisme-individualisme ( qui auront ;a coeur de combattre le socialisme, sans parler des cadres et autres échelles dans le fonfionnaria capitaliste privé.

29/08/2020 13:48 par ozerfil

Hé bien, ce n’est pas gagné avec ce défaitisme quasi généralisé !

A quoi bon tout ça - être ici, commenter, espérer, se faire des illusions, établir un programme, manifester et combattre la Droite, l’UE, la Finance et la Mondialisation - si c’est pour dire que ça ne sert à rien ?!!

Ne perdez plus votre temps ici, Camarades, rejoignez les Marcheurs, vous serez bien accueillis : ils adorent les transfuges !!

29/08/2020 15:35 par Gege

@ Xiao Pignouf

Meme si les « écologistes » ont été les premiers à agiter la sonnette d’alarme pour la protection de l’environnement , l’écologie n’est , pour reprendre votre expression , « la plate bande » de personne .

A quoi cela sert-il de m’expliquer que tous les écologistes ne sont pas sur la même ligne politique, alors que c’est exactement ce que je vous disait dans ma première intervention.

Si vous considérez qu’affirmer des choses négatives concernant la FI , comme le fait sempiternellement votre fameux François sans jamais présenter un seul fait qui permettrait d’étayer ces afffirmations c’est de l’argumentation , alors nous n’avons pas la même conception de ce qu’est un argument. Plutôt que de continuer ce dialogue de sourds je préfère en rester là.

29/08/2020 16:35 par Xiao Pignouf

@Gege

C’est dingue qu’on parvienne à se prendre le bourrichon même entre soutiens de la FI.

A quoi cela sert-il de m’expliquer que tous les écologistes ne sont pas sur la même ligne politique, alors que c’est exactement ce que je vous disait dans ma première intervention.

Je ne suis pas intervenu sur ces propos mais sur votre manière de rejeter les critiques. Je me suis déjà opposé à François à propos de la FI mais dans le respect mutuel. Lorsque les critiques sont infondées voire inventées, je suis le premier à prendre la défense de la FI ou de JLM. Vous avez enrichi mon point de vue sur ce que je croyais être un rapprochement avec EELV et je vous en remercie. Cela dit, je considère que les reproches concernant la disparition du positionnement Insoumis face à l’UE sont légitimes et doivent être mise en avant afin d’être désamorcés. Ils sont légitimes car ils se fondent sur le réalisme : l’AEC est inapplicable dans cette UE, c’est de fait central d’y voir plus clair.

Je crois que la FI peut confronter les instances européennes ou qu’une constituante peut mener à un référendum mais ce peut être aussi de l’excessive naïveté donc je comprends que d’autres ne souscrivent pas à cette théorie.

29/08/2020 19:15 par Jean-Yves Leblanc

Il y a plusieurs choses désagréables qui méritent d’être rappelées quand on parle d’élections :
1) la gauche ne représente plus guère que des ressortissants des classes "intermédiaires" (30 à 40%) de la population. Elle ne représente presque plus les classes populaires (environ 60% de la population).
2) Le jeu électoral se passe principalement entre électeurs des classes intermédiaires qui ont entre eux beaucoup plus de points communs que de différences et qui en grande partie façonnent l’arc politique actuel (majoritairement libéral, européiste et mondialiste). Les classes populaires, quant à elles, ou bien ne sont pas inscrites ou bien s’abstiennent ou bien votent RN.
3) Les formations de gauche présentent des programmes dont la radicalité est inversement proportionnelle à leur force. Ces programmes sont généralement à usage interne (pour motiver les militants) mais ne sont jamais appliqués quand ces formations se retrouvent au pouvoir car elles y servent alors toujours avec zèle les intérêts du système.
4) Les forces issues de la mouvance communiste aujourd’hui se répartissent entre des mouvements et partis "radicaux" en voie de PSisation et des groupuscules purs et durs, les uns et les autres coupés des masses populaires.

Pour moi, toute perspective de changement passe par le retour des classes populaires.
Il y a donc 3 possibilités que je range ici par probabilité décroissante :
- Ou bien le système actuel dure indéfiniment avec l’appui des classes intermédiaires et grâce à l’exclusion des classes populaires.
- Ou bien les classes populaires ruent dans le brancards dans la configuration politique actuelle et portent des populistes ("extrême droite") au pouvoir et malheureusement les espoirs risquent d’être bien vite déçus.
- Ou bien la gauche (quels partis le peuvent/ le veulent ?) reconquiert les masses populaires et prend la tête d’une large union prenant appui sur les revendications de base de ce peuple exprimées par les GJ en 2018 (salaires, emploi, sécurité, le drapeau tricolore, un minimum de démocratie et de justice, la liberté de se déplacer sans flicage ni taxation, l’accès à l’énergie, au logement et aux services publics...)
Pour le partisan de la troisième possibilité, le ’programme’ de G Questiaux est intéressant, non en tant que programme réaliste mais en tant que signal de retour au peuple. Et aussi parce qu’il tourne le dos aux petites discussions de boutique entre chapelles de gauche en recherche d’une opportunité électorale.

Mais ne nous leurrons pas. Un tel signal de retour au peuple implique des révisions déchirantes. Toute une partie des classes intermédiaires et de la gauche en se focalisant sur le sociétal, sur l’écologie, sur la décroissance, sur la transition énergétique ou en rejetant la consommation, l’industrie, les grands travaux ou la productivité sont devenus des ennemis objectifs des intérêts populaires et des avocats plus ou moins avoués de l’austérité, du retour en arrière, de la taxation punitive, des atteintes aux libertés et des normes qui rendent la vie impossible. Il y a donc des forces conséquentes à gauche qui poussent davantage vers EELV/Macron que vers ce changement de cap. Lequel devient bien peu probable.

30/08/2020 14:10 par christian delarue

Il n’y a rien sur l’écologie. Difficile de se taire sur le sujet aujourd’hui. Il faut en dire un minimum avec des propositions sur deux ou trois sujets.

30/08/2020 17:49 par Xiao Pignouf

@C. Delarue

Le problème est que dans l’esprit de certains, l’écologie est amalgamé au sociétal, et de ce fait a mauvaise pub surtout quand elle est promue par ce que d’aucuns appellent abusivement la "gauche", terme qui contient aussi bien EELV, LAREM et la FI. Evidemment, les deux premiers donnent une sale tête à la gauche.

L’écologie selon EELV, Extinction Rebellion ou Greta Thunberg, ok, c’est du sociétal « piloté ». Mais une écologie populaire, faite de compromis entre les intérêts du peuple et ceux de l’environnement devrait être possible.

30/08/2020 22:57 par alain harrison

Il y a une urgence.

Il faut redéfinir le Politique.
Quels sont ses attributs ?
N’est-ce pas la structure de la redistribution économique ?
Elle n’est pas le comment pensée, ça c’est l’affaire de l’Éducation.
Apprendre à penser, c’est le développement de l’intelligence.

Krishnamurti : le contenu de la conscience c’est son contenant, et le contenant le contenu.

Une initiative intéressante au Québec (avec ses propres su et non su __Korzybski),le Mouvement (éducatif ) Humanisant.

La Constituante et le Parti de Transition Citoyen (le potentiel au Mali, au Liban ?)
Le nouveau pacte social (un espace pour revoir notre éducation versus les propagandistes)
Le nouveau paradigme économique (Tout le PIB à la Cotisation) à concevoir avec imagination__l’économie est un ensemble de rouage cohérent selon l’idéologie derrière)

Il y a 4 sorties, se débarrasser des bâtons dans les roues ?

Développons une pensée pro-active progressive sur l’échelle des actions à organiser et à coordonner ?

31/08/2020 21:10 par alain harrison

Bonjour.

Ça y est le Peuple Libanais est muselé. La troïka* capitaliste prend les manoeuvres.

Au Mali, ce sera pareil, le groupe La Cédéao comprend 15 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone, Togo Cap-Vert).25 févr. 2017.
Cédéao :
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, est une organisation intergouvernementale ouest-africaine créée le 28 mai 1975. C’est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de l’Afrique de l’Ouest.
Le véritable rôle de la CEDEAO est de rétablir la confiance entre les parties et de développer une vision politique. » L’histoire de la Guinée-Bissau est marquée par la violence et l’instabilité politiques.31 mai 2012

C’est le pendant de l’OEA ? (en quelque sorte)

Luis Almagro a été réélu pour un second mandat Secrétaire général de l’OEA le 20 mars 2020. Il a été élu lors de son premier mandat avec le soutien de 33 des
Résultats de recherche
Extrait optimisé sur le Web
Résultats de recherche d’images pour « rôle de l’OEA »
L’Organisation des États américains (OEA) est la principale organisation multilatérale des Amériques. Celle-ci vise à instaurer la paix et la justice parmi les États membres, promouvoir leur solidarité, renforcer leur collaboration et défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance.26 mars 2020

2 produits néo-colonialistes : une stratégie qui a suivi st continu le colonialisme.

* UE, FMI-OMC (même plan d’affaire) qui masque les US-UK qui masque les multinationales (dernière en date de la toute puissance des géants du WEB Le regroupement des GAFAM est en concurrence avec d’autres regroupements, comme les NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber).

Il y a tellement de chefs (Gouvernements, hommes d’affaires, individus-entrepreneurs qui dominent, crime organisé, religions....)
que le chaos ne peut que se perpétuer et monté en spirale comme nous pouvons le constater.

Que pensé et que faire ?
La gauche a tellement trahis et l’esprit de cloché y est bien installé. Ils ne savent pas quand passer le flambeau et le supporter.
Les partisans citoyens ont fait l’erreur de placer des opportunistes (oui mais comme argument ?) en poste. Les résultats ne nous enseigne pas quelque chose : voir la plateformejaune : MISE A JOUR DE LA PLATEFORME : POUR UN REGIME DE LIBERTE DES COMITES PROLETARIENS
Marx reconnaissait, semble-t’il, la récupération de son vivant ?

02/09/2020 04:15 par alain harrison

Bonjour.

Revoir les liens internationalisme-nationalisme

Nation , Souveraineté - Épisode 2

Souverainetés et internationalisme

L’internationalisme est l’un des fondements du mouvement ouvrier depuis le XIXe siècle. Il est parfois résumé par la formule célèbre de Marx « Prolétaires (ou travailleurs) de tous les pays, unissez-vous ! » et symbolisé par un chant : « L’Internationale ». On se souvient que les empires et les bourgeoisies nationales de l’époque luttaient pour les conquêtes territoriales, notamment coloniales, en utilisant le peuple comme chair à canon. On peut alors comprendre que la solidarité était, de beaucoup, plus forte entre les ouvriers des différents pays, qu’entre les ouvriers et la bourgeoisie à l’intérieur d’un pays donné.
Le concept même d’internationalisme suppose l’existence des nations. Mais quand on se réfère à « la nation », il faut en préciser le contenu. Mazzini, puis Renan, Jaurès et d’autres ont en effet développé une distinction entre deux conceptions diamétralement opposées de la Nation : celle, ethnique, de la « nation inconsciente » ; celle, politique, de la « nation consciente ».

La première, la nation inconsciente enferme l’individu et les groupes sociaux dans les déterminants issus du passé, ceux de la race, du sang et du sol. Elle fonde le chauvinisme.

La seconde, la nation consciente invite les citoyens à forger des projets d’avenir en commun ; les citoyens, à travers la nation « consciente » ont vocation à s’élever vers la « commune humanité ».

C’est bien sûr à cette seconde définition que le Pardem se réfère.

Mais n’oublions pas que le nécessaire constat de la légitimité démocratique et sociale de la Nation ne saurait suffire. On pourrait même se fourvoyer si ce constat conduisait à accepter les inégalités entre citoyens d’un même pays, à négliger les solidarités internationales, la recherche de compromis et d’arbitrages entre les intérêts nationaux !
L’internationalisme s’oppose évidemment au nationalisme, si on se réfère à la conception inconsciente de la nation. En revanche, si on considère la nation comme un « marchepied vers l’universel », le lieu principal où s’exerce la volonté politique des citoyens, il n’y a pas opposition mais complémentarité entre l’internationalisme et ce patriotisme-là. Jaurès l’avait vu et exprimé clairement, il y a un siècle :
« ... Ce qui est certain, c’est que la volonté irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini dans la démocratie et dans la paix, ce n’est pas seulement servir l’internationale et le prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera, c’est servir la patrie elle-même.
Internationale et patrie sont désormais liées. C’est dans l’internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. » (Jean Jaurès, L’Armée nouvelle, 1911).
D’une autre manière, Romain Gary a établi une distinction entre le nationalisme « haine des autres » et le patriotisme « amour des siens ». C’est avec ce patriotisme humaniste, internationaliste, qu’il s’agit de renouer après plus d’un siècle de tâtonnements et d’errements.

Lire la suite : https://www.pardem.org/analyses/la-souverainete-nationale/276-souverainetes-et-internationalisme

Comme Krishanmurti le soulignait en discutant avec un psychiatre : remplacer le mot inconscient par le mot mémoire
De même remplacer le mot nationaliste par souveraineté

02/09/2020 18:42 par Lanta Paule

"Un programme résolument social" qu’est ce à dire ? Un nouveau programme commun ?
Un programme élaboré avec les syndicats ? et qui vise quoi ? la satisfaction de besoins superflus , ceux que suscitent les pubs aux arrêts de bus ?
Je m’attendais à la proposition de ruptures, productives, institutionnelles,
merci aux modérateur de ne pas me Zaper
Paule Lanta, PCF Section de Pau

02/09/2020 23:03 par alain harrison

Bonjour.

Le défaitisme n’aide en rein point barre, c’est la pensé pro-active, des verbes d’actions qui ont une utilité pour contrer le conditionnement défaitiste. La promotion des solutions, faire les liens entre l’écologie et le social (la condition des travailleurs et du peuple sous la domination capitaliste nous prive d’alternatives viables et à l’échelle humaine, l’exemple suivant en montre toute l’ampleur du conditionnement néo-capitaliste : la médecine est devenu une entreprise lucrative qui fait ressortir un mode d’exploitation du passé où les travailleurs étaient payé à la pièce, et que pour augmenter leur salaire les travailleurs produisaient plus et où les exploiteurs baissaient le prix à la pièce et du coup le salaire à la pièce. Et les médecins sont payés à l’acte, et plus ils font d’actes plus ils augmentent leur revenu. Au Québec, des pressions ont fait que l’extension de ce mode de rémunération aux à côté de l’acte (le client doit payé les kleenex, les pansements......le tout un peu à la manière des taxes cachées d’une époque pas si lointaine, et encore......)
Donc, la santé marche à l’ordre du capitalisme et les médecins doivent s’y soumettre sans plus.
Pour comprendre où je veux en venir (liens entre conditionnement-profits__il faut un peu de réflexion et questionnement__en espérant vous sauver du temps qui nous est compté__les élections de 2022)

Le chapitre « « comme si l’on voulait savoir » » (les premières pages__mécanismes de défenses) du livre de Alice Miller : la connaissance interdite.
Il s’agit de la Naissance sans Violence (Frédérick Leboyer) versus la médicalisation de plus en plus technologique, bientôt un robot fera les naissances, quel humanisation.
Un reportage, une véritable alerte sur notre future condition déshumanisé (?) :
https://www.youtube.com/watch?v=2_toC3AYsj8
Plus complet :
https://www.4emesinge.com/les-enfants-de-la-surconsommation-documentaire-2008/
En complément
Pour se convaincre, le chapitre 1 du livre de Jean-Marie Abgrall : tous manipulés tous manipulateurs

Nos connaissances sur nous mêmes nous concerne au premier chef, l’ignoré est une grave erreur.
Tout comme l’analyse de Marx a sa juste place, l’expertise des vrais écologistes, les GJ plateforemejaune, sa mise à jour, les 4 sorties et qui sait la synergie Constituante-Partie de transition Citoyenne ??

De la vue partielle accouche le conflit, de la vue globale accouche les solutions et l’alternative ?
Mais comment l’idée de Marx a débouché sur le conflit idéologique.
Une idéologie est un système prédéfini d’idées, appelées aussi catégories, à partir desquelles la réalité est analysée, par opposition à une connaissance intuitive de la réalité sensible perçue. Wikipédia
Mais les idéologies sont tombées dans l’interprétation et les Oui Mais ont pris le dessus ?

Remplaçons le mot débat d’idée par le mot questionnement du bien fondé__ juste une idée....

09/09/2020 20:36 par Un partageux

« Revaloriser les retraites par retour à la situation d’avant 1993 : 150 trimestres et 60 ans pour le taux plein, pour le public et le privé. »

Bah non ! Cela revient à punir ceux qui ont déjà été punis de n’avoir pu travailler tout le temps. Ils et elles sont très nombreux. « Ils ET elles » parce que les femmes dérouillent sévèrement dans ce parcours du combattant.

150 trimestres ! Cela revient à punir tous les intermittents du travail, tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’être embauchés dans une crémerie qui leur assurait des années voire toute une vie à l’abri du chômage.

Si l’on veut « une plateforme résolument sociale » le droit à une retraite permettant de vivre (et non de survivre difficilement) doit être inconditionnel. Zéro trimestre. Comme on a droit à l’assurance maladie même si on ne peut pas travailler pour cause de... maladie.

10/09/2020 00:06 par alain harrison

Bonjour un partageux.

a) Rendre du pouvoir d’achat aux masses en commençant par les plus pauvres et précarisés :

- Baisser significativement (50%) la TVA et la TIPP et supprimer la CSG
- Rétablir la prise en charge et le remboursement de la sécu à 100 %
- Revaloriser les retraites par retour à la situation d’avant 1993 : 150 trimestres et 60 ans pour le taux plein, pour le public et le privé
- Revaloriser résolument les allocations familiales, dès le premier enfant

« « Revaloriser les retraites par retour à la situation d’avant 1993 : 150 trimestres et 60 ans pour le taux plein, pour le public et le privé » »e
« « en commençant par les plus pauvres et précarisés » »
Oui, il y a une contradiction.
Mais n’oublions pas que cet article amorce le débat, ce n’est pas le point finale, mais qui justement sert à débattre du bien fondé d’une proposition (en vue de concevoir l’agenda politique de la transition) qui est à corriger.
Ne nous arrachons pas les cheveux, mais votre intervention est importante pour la suite des choses : concevoir, promouvoir et expliquer les effets bénéfiques pour tous du programme socialiste-écologique-politique-économique. Qui se doit d’être cohérent (compréhensible non contradictoire, mais synergique).
La préparation et la participation à la Constituante (pour une VIe République Socialiste Citoyenne __ nous sommes tous le prolétaire de quelqu’un ?) doit être le fait des citoyens travailleurs. Où puiser ces prolétaires ? La masse de la classe moyenne détient le pouvoir de la transition.
Mais la classe moyenne, est elle même subdivisée : supérieure, moyenne et inférieure (et une forme de clientélisme dans chacune__essentiellement lié au pouvoir d’achat).
Question.
D’où la facilité des fak-news d’affecter les différentes couches et creuser la division de la classe moyenne ?

« « Pour une plate-forme électorale résolument sociale » » demeure une des options pour la transition (révolution violente, harceler constamment les politiques économiques libérales,....) Tous ces moyens sont sur la table ?
Donc, il faut des plans « réaliste et réalisable » selon la conjoncture.

La Biélorussie, ce que j’en sais selon certaines informations qui me semble fiable, me fait penser à la situation Vénézuélienne depuis la tentative du premier coup d’état contre Maduro (enlevé puis rendu a son poste de président) et toutes les tentatives de soulèvement et menaces d’embargo qui depuis sont effectives. Encore un embargo à l’horizon ?
Mais l’article suivant parle par lui-même.
« « L’ennemi n’as pas seulement celui de, mais aussi de gauche » »
Guaido, « président du Bélarus »
Par Israel Shamir
Mondialisation.ca, 20 août 2020
Unz.com 14 août 2020

« « Le Bélarus a hérité de deux énormes raffineries, l’une à Mozyr et l’autre à Novopolotsk, capables de transformer le pétrole brut et le gaz en produits prêts à l’emploi. La Russie produit du pétrole brut et du gaz, le Bélarus raffine le tout ; ils devraient pouvoir faire de bons bénéfices en travaillant ensemble. Mais les oligarques russes derrière Gazprom ne se satisfont pas de leur part habituelle, ils ont donc créé une société intermédiaire basée en Lituanie ; la société « achète » le gaz russe et le « vend » ensuite au Bélarus. Les paiements biélorusses sont redirigés à l’étranger vers les comptes bancaires off shore des oligarques. » »
https://www.mondialisation.ca/guaido-president-du-belarus/5648526

Menace de toute sorte (embargo ?)
De même le Liban (Macron a muselé le Peuple), le Mali (empêcher........)

Le pouvoir corrompt. À la longue. La corruption. Des réalités à contrer.

Constituante Citoyenne et le Parti de Transition Citoyen (voir la conception sur : mise à jour de la plateforme jaune).

Sans cadre commun, sans consensus, sans solution (synergique) reconnue, KAPUT

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