Auteur Djamel LABIDI

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Alexandre Benalla, le barbare

Djamel LABIDI
L’affaire Benalla en France a son volet politique : La méfiance des partis d’opposition français, toutes tendances confondues, envers Emmanuel Macron qu’il soupçonne d’ambitions césariennes et d’évoluer vers un pouvoir autoritaire, échappant au contrôle parlementaire. Mais cette affaire a aussi les allures d’un roman à la Stendhal, où le Julien Sorel du Rouge et le noir serait Alexandre Benalla. Certains l’ont fait d’ailleurs remarquer dans la presse française. C’est l’histoire en effet (…)

Le jour où Mandela nous a quittés

Djamel LABIDI
Le jour où Nelson Mandela nous quittait la France intervenait militairement en Centrafrique. Gêne des médias français devant cette coïncidence historique qui les met soudain devant un événement à la dimension entièrement opposée. Le lendemain se tenait le sommet franco-africain. Même difficulté des participants qui peinent à trouver un trait commun à deux événements aux antipodes, là aussi, l’un de l’autre. Il y a quelque chose de choquant et d’anachronique de voir ces chefs d’État et de (…)

Egypte : un pays, deux sociétés

Djamel LABIDI
Le coup d’État en Egypte a révélé la situation d’une société scindée en deux sur la question de la légitimité démocratique, mais aussi sur les questions sociétales. C’est par bien des traits la même situation en Tunisie, comme cela s’était révélé auparavant aussi en Algérie. Le clivage entre ces deux parties de la société est si marqué qu’on peut parler de deux sociétés. Comment caractériser ces deux sociétés ? On peut le faire à partir des apparences à travers lesquelles elles se laissent (…)

Guerre au Mali - De chair et de sang

Djamel LABIDI
C’était une bonne nouvelle. La Banque mondiale annonçait une croissance économique en hausse pour l’Algérie, 3.2% pour 2013, et elle prévoyait 4.3% pour 2015. L’économie, c’est connu, aime la sécurité et la stabilité. Certes l’Algérie mérite mieux, peut faire mieux, doit faire beaucoup plus pour émerger réellement économiquement. Et là , il reste à faire l’essentiel : une véritable concorde nationale, une transition pacifique vers une vraie démocratie. La nouvelle était donc réconfortante (…)

L’Etat guerrier

Djamel LABIDI
Une intervention militaire française en chasse une autre : Côte d’ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali. La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on (…)

Gaza... Ironie de l’Histoire

Djamel LABIDI
A Gaza, la question palestinienne se rappelle au souvenir du monde arabe en tant que question centrale, au moment même où les monarchies du Golfe et leurs alliés occidentaux voulaient faire, eux, de l’affrontement entre Arabes, en Irak, puis en Libye, puis encore en Syrie, et de celui avec l’Iran, la confrontation centrale. Ils pensaient pouvoir « s’occuper » tranquillement de la Syrie, mais voilà que les Palestiniens ressurgissent… comme leur mauvaise conscience. L’embarras des monarchies (…)

Fillon-Copé : Divorce à la Française

Djamel LABIDI
Dans l’affrontement qui oppose, au sein de la droite française, François Fillon et Jean François Copé, qu’y a-t-il derrière l’influence considérable des deux hommes et quelles sont les forces qu’ils incarnent ? J. F. Copé tire son influence de son poids dans le Parti, notamment de son appareil. Ceci explique sa référence permanente au parti, aux militants, les louanges qui leur sont adressées, voire même l’idéalisation du "militant", ainsi que ses thèmes récurrents dans le conflit actuel (…)
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Caricatures, la forme et le fond

Djamel LABIDI
On ne l’aura peut-être pas remarqué, mais c’est à peu près au moment où la justice française interdisait, dans un consensus quasi général, au magazine "Closer" de diffuser les photos de la princesse Kate les seins nus, que le journal satirique français "Charlie Hebdo" faisait paraître ses caricatures avec là aussi, le nu comme procédé de provocation du dessin. De nouveau consensus quasi général dans la classe politique et la presse françaises, mais… sur la liberté d’expression. Certes, on (…)

Kadhafi : ils ont exaucé son souhait

Djamel LABIDI
Ils ont donc fini par le tuer. Depuis le début, ils ont cherché à le faire. Les frappes de l’OTAN le cherchaient sans arrêt. Mais aujourd’hui, tel Ponce Pilate, ils veulent s’en laver les mains. Ponce Pilate avait livré Jésus aux marchands du Temple et aux grands prêtres proches des Romains. Il avait préféré laissé les collaborateurs de l’empire Romain décider de sa mise à mort. Pour Kadhafi, l’OTAN a fait l’essentiel du travail, mais il a laissé faire le sale travail, finir le travail à des (…)

Guerre contre la Libye : Le meilleur et le pire

Djamel LABIDI
Conformément à la résolution 1973, ou du moins l’interprétation qu’ils en ont faites, l’OTAN ne devrait-il pas à présent bombarder… les positions du CNT ? En effet, c’est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les « gueddafistes » qui sont à présent « les rebelles ». C’est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui aujourd’hui « bombarde son propre peuple", à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l’ONU. Je plaisante ? A peine. Car on (…)

Libye : le piège

Djamel LABIDI
Il fallait s’y attendre : la prise de Tripoli a aiguisé les appétits de l’OTAN envers d’autres pays arabes. Dans les pays arabes, dont l’Algérie, elle a redonné vigueur aux partisans de l’ingérence occidentale. Ayant craint, un moment, l’enlisement de l’OTAN en Libye, ils manifestent d’autant plus leur joie à cet évènement. Ils y voient la confirmation de la justesse de leurs thèses sur "le bien fondé de cette ingérence du moment qu’elle débarrasse la Libye d’un tyran".. Mais peut-on (…)

Affaire Strauss-Kahn, FMI et Democratie

Djamel LABIDI
Des révolutions arabes aux « indignés » de Madrid, en passant par le FMI et son ex Directeur General : Dominique Strauss-Kahn, c’est comme si l’actualité se chargeait elle même de symboles, et voulait mettre un trait d’union entre les évènements. A Madrid, la place de la Puerta del Sol a des airs de ressemblance avec la place Tahrir, telle un pont lancé entre les peuples arabes et l’Espagne. Les gouvernements occidentaux voulaient donner en exemple leur démocratie aux pays arabes et voilà (…)