Auteur Jean ORTIZ

Retour de Bolivie. Chroniques boliviennes (N° 2 et 3)

Jean ORTIZ
Nous poursuivons la publication des 6 chroniques de Jean Ortiz qui rentre de Bolivie. Ses chroniques sont également publiées par l’Humanité : http://www.humanite.fr/blogs/un-socialisme-communautaire-567493 Après la première chronique publiée ici : (http://www.legrandsoir.info/retour-de-bolivie-chroniques-boliviennes-no-1.html), voici les 2 et 3. LGS 2. LE POUVOIR DES MINIATURES Nous atterrissons à « El Alto » et « descendons » des hauts, populeux et ô combien combattifs, à La Paz (…)

Retour de Bolivie. Chroniques boliviennes (N° 1)

Jean ORTIZ
Grand spécialiste de l’Amérique latine, ami et collaborateur du Grand Soir, Jean Ortiz nous envoie six chroniques de Bolivie. Voici la première (également publiée dans l’Humanité) très documentée, comme toujours sous sa plume. Le lecteur curieux comparera pour rire (ou pleurer) les écrits de Jean Ortiz sur l’Amérique latine à ceux de l’envoyé spécial permanent du Monde : Paulo A. Paranagua. LGS. 1.UN SOCIALISME COMMUNAUTAIRE L’altiplano des Andes boliviennes est à la fois superbe (…)

Dis Papa, c’est loin l’Amérique du Sud ?« Ne te tais pas et lutte ».

Jean ORTIZ
Au Petit Quevilly, lorsqu’on y débarque (de la principauté bayrounaise du Béarn), on a l’impression que « c’est loin »... et vice-versa sans doute... et qu’il ne cesse jamais d’y tomber des gouttes d’eau, sorties tout droit d’un frigo normand ! Mais attention aux mirages : on est ici en terre rouge. Ces gouttes ont la mémoire longue. La mémoire des luttes et des mobilisations ouvrières. Et cela se sent, se respire, se vit encore. Ce Petit Quevilly est grand par son histoire des prolos, (…)
10 

On nous aurait trompés ?

Jean ORTIZ
Ils nous ont trompés (ou essayé) en pleurant avec le peuple sur les terribles conséquences de la fracture de notre « contrat » social, républicain, laïque, international ... Monstruosité il y a eu, et une émotion, un élan populaire, comme rarement, et réconfortants. Ce jaillissement, même s’il n’a pas charrié que de bons sentiments, devrait marquer un avant et un après « Charlie », une meilleure compréhension du monde impitoyable dans lequel nous vivons. Les « monstres » poussent sur (…)

J’ai fait « un carton » sur les réseaux !

Jean ORTIZ
Il paraît me dit-on, que mon cri du cœur « Je ne veux pas partager mon deuil et ma douleur avec eux », publié par le site « Le Grand Soir » (ils y croient encore les coquins !) et « L’Humanité.fr » a « fait un carton » sur les sites, les lieux noirs et les diables blonds, les blocs, les blogs, les réseaux sociaux, les fesses de bouc ; dans les stations de ski, les prisons, les banlieues, les universités, les pôles emploi, les salons de massage... Il m’a fait remonter de vingt points dans (…)
26 

Marche de ce dimanche : une provocation absolue

Jean ORTIZ
Tout ce que j’écrivais hier soir, à contre courant, sous le titre : « Je ne veux pas partager mon deuil et ma colère avec eux » s’avère de plus en plus fondé, justifié. La récupération politicienne de la douleur n’a guère attendu que le sang sèche... Quel est le statut de la manifestation « historique » de dimanche ? Qui sont les organisateurs ? Si l’on s’en tient aux médias, c’est F. Hollande et M. Valls qui l’organisent, qui invitent, dans un souci désintéressé d’ « unité nationale »... (…)
68 

Charlie Hebdo. Je ne veux pas partager mon deuil et ma douleur avec eux (Suivi de : Dimanche : la manifestation « historique », « consensuelle » (…)

Jean ORTIZ
Les monstres qui ont commis ce crime inqualifiable au siège de Charlie Hebdo, l’hebdo insoumis, provocateur, antiraciste, humaniste (mais qui fut injuste envers ce site où j’écris), sont des hommes formatés par des courants religieux fascisants, par des Etats théocratiques « fondamentalistes », « amis de la France », pour faire taire l’esprit critique, l’humour, l’anticonformisme, la pensée libre, la laïcité, la création sans rivages... Ils n’ont aucune excuse. J’ai du mal à concevoir que (…)

« Nous sommes tous Américains », sauf le Venezuela

Jean ORTIZ
L’histoire retiendra l’exclamation (sincère ou pas) de Barak Obama, le 17 décembre 2014, pour justifier le changement de politique sur la « question cubaine » : « Nous sommes tous Américains » ; mais il semble que pour la Maison Blanche le Venezuela le soit moins que les autres. En effet, le lendemain de cette soudaine révélation et de l’annonce d’un processus de rétablissement (à terme) de relations normales avec Cuba, le même Obama signait la « Loi de défense des droits de l’homme et de (…)

Un nouveau Venezuela est en train de naître

Jean ORTIZ
Nous venons de séjourner plusieurs semaines au Venezuela, de sillonner le pays, des « llanos » (plaines) aux Andes, puis à la forêt amazonienne, de Caracas au delta de l’Orénoque, au contact des populations et communautés de base, en toute liberté de déplacement, dans un pays peu équipé pour recevoir le « tourisme international ». Un séjour en deux parties, la première plutôt brute , sans trop de médiations, à l’intérieur d’un pays-continent laboratoire, et la seconde à Caracas, plus (…)
17 

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

Jean ORTIZ
Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath. Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ (…)

Bons Baisers du Venezuela

Jean ORTIZ
Un groupe de lecteurs de l’Humanité dans un airbus 330, destination Caracas, ça papote obligatoirement politique. L’avion d’Air France est rempli de Chinois qui vont travailler à Caracas et de Vénézuéliens silencieux, retenant mal leur agressivité envers ces français sympathisants bolivariens. L’affaire prend d’ailleurs un tour de confrontation peu consensuelle. Faut-il que la crise soit grave pour qu’aux turbulences atmosphériques s’ajoutent les turbulences idéologiques ! Arrivés à (…)

Au Honduras « libéré » , la situation se « normalise »

Jean ORTIZ
On se souvient, il a plus de quatre ans, du coup d’Etat « parlementaire » (une des nouvelles formes, avec le FMI, pour remplacer les « marines » de jadis ; trop visibles). Aujourd’hui, lorsque cela est possible, Washington préfère les « golpes » light. Le président légitime, élu proprement, de gauche très modérée, Zelaya, fut arrêté en pleine nuit et chassé du pays (en pyjama) par les amis des Etats-Unis et du libre échange. Le riche Zelaya (moustaches et chapeau de « vaquero ») s’était (…)