Auteur Jean ORTIZ

Soyons primaires !

Jean ORTIZ
Soyons primaires ! Le capital en raffole. Des citoyens primaires, des analphabètes politiques, caricaturaux, clonés, des gugusses manipulables à merci, à la merci des puissants : « primarisés » ! Le dernier must à la mode libérale. Soyons primaires ! Les « primaires », c’est le degré moins un de la Politique, la démocratie sondée, incontinente. Dépolitisée. Les « primaires » : le summum de la démocratie médiatique (et de marché), à l’américaine. Que (la) le mec plus ultra l’emporte... (…)

Les imposteurs exultent

Jean ORTIZ
Les classes dominantes exultent. Elles ont gagné la bataille des idées. Elles ont profité de la crise, leur crise, pour opérer un renversement radical de valeurs, pour crédibiliser leur alternative - ultra libérale - à la crise de leur système : le néolibéralisme. Ils assurent tous deux l’hégémonie de classe, le contrôle social, leur pérennité au pouvoir, l’accumulation infinie des profits... Elles sont parvenues à faire accepter au plus grand nombre des choix politiques de « (…)

Mon dieu, délivrez-moi de mes cauchemars !

Jean ORTIZ
Je fais des cauchemars récurrents, de ceux qui récurrent même les casseroles les plus sales. Cette nuit, j’ai à nouveau cauchemardé grave : Et si F.H. gagnait les primaires chez les « républicains », loin devant Juju et Nico ? Et si le Medef se donnait pour président un migrant catalan, un étranger, un vrai, un bien intégré, pas ambitieux ni brutal pour deux sous ? Et si l’on proposait des macronis aux pauvres et des macaronis aux autres ? Cette nuit, j’ai cauchemardé grave : Et si (…)
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La « peste brune » à nos portes ? No pasarán ! Si nous faisons ce qu’il faut…

Jean ORTIZ
Ces jours-ci nous mesurons une fois de plus le fort rejet du « système » par des millions d’exploités, le carton rouge aux comportements politiques frelatés. Combien de fois, nous communistes, l’avons dit et répété : le fascisme -appelons un facho un facho- cela peut commencer par un sourire convenu, un programme faussement « social », une victoire électorale, des frustrations populaires… Et nous savons que cela termine toujours à Buchenwald (pour faire court). « Comment est-ce possible (…)

Venezuela : il y a des nuits maudites...

Jean ORTIZ
Il y a des nuits maudites... Des heures à attendre, inquiet, très inquiet, les résultats des élections législatives au Venezuela bolivarien. 19 millions d’électeurs... 167 députés... A six heures et des poussières, et cinq tasses de café, la télé vénézuélienne nous assomme... Le président Maduro s’adresse au peuple. L’opposition gagne 99 sièges sur 167, soit les deux tiers... Quelques circonscriptions manquent encore à l’appel. Mais la victoire est nette... Le sang ne coule pas dans les (…)

Et si l’« état d’urgence » devenait permanent ?

Jean ORTIZ
Et si l’état « d’urgence » (en réalité d’exception) perdait son caractère urgent, sans pour autant abandonner son cadre coercitif, et devenait l’état « normal », quotidien, de la société qu’ils voudraient : soumise, surveillée, lobotomisée, manipulable à gré ? Cela ne relève pas d’un cauchemar orwélien mais de scénarios politiciens caressés par certains pour se refaire une santé électorale, perpétuer « l’union sacrée », dépolitiser les enjeux, reléguer les questions sociales, évacuer les (…)
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Une atmosphère dangereuse et irrespirable

Jean ORTIZ
L’atmosphère que nous vivons depuis le 13 novembre devient de plus en plus irrespirable. Et pourtant il faut respirer, écrivait François Mauriac à l’époque. Immenses, la douleur, l’angoisse, travaillent des millions d’hommes et de femmes, de jeunes, par-dessus tout clivage politique et même religieux. Comment ne pas comprendre et partager ce deuil collectif, cette terrible déchirure, cette rupture entre « l’avant » et « l’après » ? Des millions de Français sont sous le coup de la (…)

Déshabillons-les !

Jean ORTIZ
Je ne condamne pas. Je comprends et partage la colère des travailleurs d’Air France, traités de « voyous » par un politicien aux dents si longues qu’elles cirent les parquets patronaux. Deux chemises déchirées, fussent-elles de luxe, n’égalent pas la suppression de 2900 emplois. Lundi 12 octobre 2015, à six heures, des « meneurs » (cinq salariés, tous syndiqués à la CGT) ont été arrêtés à domicile comme de vulgaires délinquants... Jérôme Cahuzac, lui, eut droit à d’autres égards... (…)

Anciens et nouveaux « collabos ». Ils sont une offense à notre pays. Ils le déshonorent.

Jean ORTIZ
Des dizaines de milliers de descendants de Républicains espagnols, fils, filles, petits-fils (filles) du premier exode massif du 20 siècle, vivent avec douleur l’attitude de « la France officielle », macronisée, dans la « crise des migrants »... que nous sommes tous. Cette France des classes dominantes, prêtes à tout, et d’abord aux « réponses sécuritaires », pour conserver pouvoir, privilèges, hégémonie, est celle des féodaux, des Versaillais, des émigrés de Coblentz, de la Cagoule, des (…)

Si l’on n’avait pas Daech, il faudrait l’inventer

Jean ORTIZ
Le capitalisme fabrique des monstres (hier Ben Laden, aujourd’hui Daech), qui lui servent ensuite à étendre sa domination, à s’accaparer les richesses mondiales, à dicter son « ordre » (devenu chaotique), à diviser et exploiter les peuples jusqu’à la dernière goutte de sang et de sueur, à prôner « l’union sacrée »... Ces Janus sans vergogne nous jouent aujourd’hui la rengaine de la compassion, de la pitié, après avoir eux-mêmes provoqué l’effondrement de l’Etat en Afghanistan, en Syrie, (…)

Rouges, les Collines de Caracas

Jean ORTIZ
¡Qué viva Vivas ! A l’abri d’une barbe faussement soixante-huitarde, Maxime Vivas, co-animateur du site « Le Grand Soir », journaliste londresque, a écrit 17 ouvrages, été primé à deux reprises, lui qui sent le souffre dès que l’on s’en approche... Maxime souffre en effet avec les peuples du monde, et plus encore avec ceux qui luttent. Accusé d’être un agent double, triple, quadruple, l’écrivain Vivas n’émarge, après enquête, que sur les listes électorales de son village toulousain... (…)

FRANCO la « suerte ». FRANCO : une chance (« suerte ») pour le capital.

Jean ORTIZ
Son biographe (facho) Luis de Galinsoga (« Centinela de Occidente », Barcelone, ed. AHR, 1956, p. 302) ; raconte qu’à la fin du repas, au moment du café, Franco survole à la va que je te flingue, avec une froideur de tueur des abattoirs, tous, absolument tous les dossiers de condamnation à mort. Et la sentence tombe, glaciale. De sa main sanglante, il écrit le plus souvent :« enterado » (informé), ce qui condamne à mort le prisonnier politique, communiste, anarchiste, simple Républicain, (…)