Auteur Viktor DEDAJ

Moi, Jean S., enfant sans Défense.

Viktor DEDAJ
Il est des combats qu’on aurait préféré ne pas avoir à mener. Des combats au bout desquels on se réveillerait en sursaut, trempé de sueur, en poussant un ouf de soulagement. Des combats qui se termineraient par un regard circulaire autour de la chambre, à faire l’inventaire des choses qui comptent dans la vie ; à reprendre contact avec la réalité en posant sa main sur l’épaule qui somnole à ses côtés ; à sentir le lent reflux du cauchemar laisser place à une forme de soulagement. Seulement (…)
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Si même les mots nous abandonnent.

Viktor DEDAJ
Ce matin sur France-Inter, j’ai entendu le chroniqueur Bernard Guetta citer longuement (et avec son ton de "je sais tout et je daigne partager une parcelle de mon intelligence avec vous") l’article d’un ancien haut-fonctionnaire de l’administration Bush, qui parlait de l’Iran. Citer comme source d’information un haut-fonctionnaire, sans prendre de précautions, il faut le faire. Citer un haut-fonctionnaire US, sans ricaner, ça craint. Citer un haut-fonctionnaire US parlant de l’Iran, sans (…)
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Pourquoi se voiler la face alors qu’on porte déjà une burqa ? (réflexions, pour une fois décousues, sur les médias et l’Iran)

Viktor DEDAJ
"Jamais je ne demanderais pardon au nom des Etats-Unis - quelles que soient les raisons." réaction du Président George Bush (père) après qu’un avion de ligne régulière iranien ait été abattu par un missile états-unien en 1988 J’aime bien les révolutions. Vous aussi non ? Comme je vous comprends. Toute cette agitation, toute cette société en mouvement. Cette ambiance bon enfant et ces banquiers que l’on fusille à l’aube, ces journalistes que l’on pend à midi et ces politiques que (…)
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Il n’est jamais trop tard pour apprendre

Viktor DEDAJ
Nous sommes en janvier 2009 et : J’ai découvert qu’on pouvait appeler « guerre » une ratonnade géante à ciel ouvert menée par des cinglés racistes rongés par un spleen identitaire et existentiel. J’ai découvert qu’une population civile assassinée ne s’appelait plus « dommage collatéral » mais « bouclier humain ». J’ai découvert qu’on pouvait emprisonner Gaza et ensuite lancer des tracts pour gentiment « prévenir » la population carcérale que les matons (prononcez Tsahal) allaient jouer (…)
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Y’aura-t-il un jour des géraniums à Wall Street ?

Viktor DEDAJ
Je hais les géraniums. Vous aussi, non ? Comme je vous comprends. Qui pourrait bien aimer les géraniums ? Parfois je me demande même si ce sont réellement des fleurs. Parce qu’une fleur, dans mon esprit à moi, ça évoque quelque chose de plutôt jolie et qui sent plutôt bon. Sur le plan esthétique et olfactif, on peut dire que le géranium est au monde végétal ce que l’hyène est au monde animal. J’affirmerais même que le géranium est au balcon ce que la tour Montparnasse est à Paris ou les (…)

Le nouveau sketch de J-M Bigard : « le terroriste enragé »

Viktor DEDAJ
(D’après le sketch « la chauve-souris enragée » de Jean-Marie Bigard et Pierre Palmade) J’ai entendu à la radio c’matin : « la civilisation est en danger de mort à cause des terroristes enragés ». Faut quand même savoir qu’il y a des responsables politiques, qui se sont sûrement cassés le cul pendant des mois et des mois (avec du matériel et tout !) pour arriver à la conclusion suivante : "On a une chance sur dix millions de se faire attaquer par un terroriste enragé". Alors moi, (…)
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Balles tragiques à Kaboul : 10 morts

Viktor DEDAJ
(Trop tentant, le titre. Désolé.) J’ai longtemps été impressionné, comme tout un chacun, par la vision « hollywoodienne » de la guerre du Vietnam. Bonne conscience de l’Amérique, Hollywood dénonçait toutes ces horreurs, et nous applaudissions à cette autocritique qui nous rassurait sur nos « valeurs ». Jusqu’au jour où je me suis rendu compte, entre autres, que pas un seul de ces films que j’avais tant aimés, pas un seul, n’avait pris la peine (j’aurais pu écrire « n’avait eu l’élégance ») (…)

C’est comme ça que ça se passe.

Viktor DEDAJ
D’ABORD, CA COMMENCE COMME CA : toi t’es là , à vaquer peinard à ton occupation préférée, genre remuer de la colle comme un forcené dans un local un peu défraichi - étape préliminaire à l’opération noctambulesque qui consistera à rhabiller quelques murs tout en prenant bien soin de couvrir au passage les avertissements qui brament « défense d’afficher sous peine de poursuite » - lorsque soudain, sortant de nulle part, un énergumène, un petit malin, un « monsieur je sais tout », prononce le (…)

ALVARO URIBE : Citation du Jour

Viktor DEDAJ
"Les vidéos révèlent des tortures spécialement dans les cas de Mme Ingrid Betancourt et du sénateur Luis Eliado Perez", a déclaré le chef de l’Etat colombien à la tribune d’un congrès international de lutte contre la drogue et la pauvreté. Nouvel-Obs - 23 juin 2008 http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
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Colombie : une histoire de FARC et attrapes.

Viktor DEDAJ
Messieurs les FARC, Suite à la libération de sainte Betancourt (*), j’ai le regret de vous informer de mon profond mécontentement. En effet, on nous avait promis un produit « haut de gamme » et nous n’avons eu à l’arrivée qu’un produit dégriffé « affaire Jessica Lynch (1) », version latino. D’ailleurs, à titre de geste de bonne volonté, nous sommes prêts à envisager de garder le produit Betancourt à condition que vous fassiez un effort commercial et qu’en échange vous nous repreniez (…)

Hugo Chavez et le Venezuela : Ariel Wizman, nous voulons des preuves...

Viktor DEDAJ
Mardi 28 novembre 2007. M. Wizman, Lors d’une inoubliable émission de télévision (voir l’ émission) dont j’ai oublié le nom, vous vous êtes permis de faire des commentaires sur Hugo Chavez et le Venezuela. C’est votre droit, évidemment. Enfin, plus le votre que le mien, moi qui n’aurait jamais le moindre accès à un média important, mais passons. Ce droit vous est acquis de part votre qualité de... "journaliste" je suppose. Je ne connaissais d’ailleurs pas vos talents de commentateur de (…)

La vérité sort de la bouche des métros.

Viktor DEDAJ
Bonjour, Ca vous arrive de prendre le métro à Paris ? Ouais, moi aussi, et même assez souvent ces derniers temps. Surtout depuis que mon chauffeur insiste pour prendre ses RTT. Il faut dire que jusqu’à encore récemment j’avais réussi à le tenir dans l’ignorance la plus totale sur cette mesure bien française. Mais un jour cet empaffé est tombé malade et moi, au lieu de l’envoyer chez mon médecin particulier comme le bon sens me l’ordonnait, j’ai cru bon de le diriger vers un hôpital public (…)