Auteur Viktor DEDAJ

Interview d’Orlando Maniglia Ferreira, ancien ministre de la Défense du Venezuela (2005-2006), à Paris, le 21 mars 2014.

Viktor DEDAJ
Viktor Dedaj : comme quelqu’un avec une grande expérience de l’Amérique latine, notamment dans les années 80/90, et qui n’a donc pas souvent eu l’occasion de discuter avec un militaire, ma première question est celle-ci : quelle est la différence entre les Forces Armées Nationales du Venezuela, et les Forces Armées Nationales Bolivariennes du Venezuela (à part le changement de nom) ? Orlando Maniglia Ferreira : Lorsque la République Bolivarienne du Venezuela est née, avec la Constitution (…)

De ces hommes qui méritent d’être crus.

Viktor DEDAJ
Intervention lors de la journée « Sur les pas de Chavez », le 5 mars 2014, à Paris. Retranscription à partir de quelques notes griffonnées, de mémoire et complétée par quelques précisions. VD Bonsoir, C’est la première fois que je me retrouve devant un pupitre. Et c’est la première fois que je rends publiquement hommage à un disparu. Il y a deux façons de rendre hommage à une telle figure : à partir d’une analyse historique, ou à partir d’une vision personnelle. Et comme je ne suis (…)
52 

Venezuela : Socialisme et Pénurie.

Viktor DEDAJ
On ne peut se lasser de décortiquer le langage des médias. Tenez, lorsqu’ils utilisent le mot « Pénurie ». Rappelons aux plus jeunes que « Pénurie » (avec une majuscule) est synonyme de « socialisme ». Là où il y du socialisme, il y a de la Pénurie. La Pénurie s’installe là où il a du socialisme. Pénurie et socialisme voyagent dans le même train. Si vous vous amusez à toucher aux lois du marché, le marché se venge en se pénurisant. La Pénurie est la conséquence du socialisme. Le socialisme (…)
99 

Dernière minute : Manuel Valls lance Opération Plomb Endurci contre Dieudonné.

Viktor DEDAJ
Le rédac’ chef a été formel : "faut causer de Dieudonné". Moi : De qui ? Lui : Fais pas ton mariole, et ponds nous un article homérique. Moi : Mais on n’a jamais parlé de lui. Lui : Y’a un commencement à tout. Moi : Et je dis quoi ? Lui : On s’en fout. Du moment que tu mets son nom dans le titre, c’est bon pour notre référencement sur Google. Essaie de trouver un titre rigolo. Moi : Tu veux que je parle de liberté d’expression ? Lui : Ta gueule. Moi : De l’antisémitisme, alors ? Parce (…)
21 

Nelson Mandela : le bal des faux-culs (ou l’art de pisser sur les tombes).

Viktor DEDAJ
Il y a des scènes qui m’ont toujours parues insupportables. Une meute de hyènes qui poussent des glapissements autour d’une carcasse. Une bande du Ku-Klux-Klan qui encercle un malheureux noir. Une parade de clowns hystériques qui chaussent du 62. Alors imaginez l’effet produit sur mon psychisme fragile par une meute de clowns hystériques qui poussent des glapissements autour du corps d’un noir. En arrière plan, je me dis qu’ils ont de la chance que « Nelson Mandela » soit facile à (…)

« Et pourtant elles tournent » : l’incroyable révélation d’un Pulitzer du New York Times

Viktor DEDAJ
Le New York Times est, comme on dit, un quotidien « influent », sinon le plus influent au niveau mondial. Tellement influent que lorsque le NYT dit « noir », des journaux provinciaux comme Le Monde s’autorisent au maximum un vague « gris sombre, peut-être ? ». Lorsque le NYT dit, tout le monde écoute. Et par « tout le monde » je veux dire tout le monde qui compte, c’est-à-dire ni vous ni moi. Exemple : lorsque le NYT affirme, « preuves à l’appui », que l’Irak possède des armes de destruction (…)
58 

Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)

Viktor DEDAJ
Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Epuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ? Préambule défoulant : Socialistes, j’ai un aveu à vous faire : je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, (…)
22 

Le PCF (re) découvre Cuba et l’Amérique latine avec seulement 30 ans de retard (Alléluia et Gloria in excelsis Deo)

Viktor DEDAJ
Je me souviens d’un dessin qui représentait un groupe d’indiens d’Amérique du Sud qui faisaient face à un Christophe Colomb endimanché et perruqué avec sa petite troupe qui venaient de débarquer sur la plage. Un des indiens se retourne vers les autres et leur dit « Il dit qu’il s’appelle Cristobal Colon et qu’il vient nous découvrir ». Pliés de rire, les indiens. 500 ans plus tard, changement de décor. J’imagine une photo représentant Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, attablé (…)
46 

Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société

Viktor DEDAJ
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un (…)
43 

L’insupportable antisémitisme des sionistes (ou le syndrome de Münchhausen par procuration)

Viktor DEDAJ
Le syndrome de Münchhausen par procuration - parfois appelé syndrome de Meadow - est une forme grave de sévices à enfant au cours de laquelle l’adulte qui a en charge l’enfant provoque de manière délibérée chez lui des problèmes de santé sérieux et répétés avant de le conduire auprès d’un médecin - Wikipedia Il y a des perversions qui sont difficiles à détecter, protégées qu’elles sont par une narrative bien rodée. Prenez le cas d’un président, des Etats-Unis par exemple, qui profèrera (…)
59 

Ce dangereux vent de folie qui souffle sur les médias (ou les révélations post-mortem de Chavez)

Viktor DEDAJ
Les médias sont devenus fous. Je sais, ils l’étaient déjà , mais là ils le sont devenus. C’est vrai que c’est dans les moments de crise que l’on peut juger du véritable caractère d’un homme, ou d’un système. Et depuis quelques jours, on peut dire que nous sommes servis. Tout a commencé lorsque... quoi, exactement ? Y a-t-il eu un moment précis où ils ont basculé d’un état relativement stable d’incompétence et/ou de bêtise et/ou de parti-pris, ou cela s’est-il traduit par un processus lent (…)
20 

Chavez est mort (pour le moment)

Viktor DEDAJ
« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple. » - Hugo Chavez « Si vous voulez savoir qui était Chavez, regardez qui pleure sa disparition, et regardez ceux qui s’en réjouissent, là vous aurez votre réponse ! » - Fidel Castro J’avoue qu’en apprenant la mort d’Hugo Chavez, j’ai pleuré. Ce fut bref, mais intense. J’avoue qu’à la mort de Fidel Castro, je pleurerai jusqu’à la dernière larme de (…)