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Thème : BFMTV

Bruno Jeudy, vrai marathonien et faux journaliste

Bernard GENSANE
Un vif débat – une altercation verbale – a opposé le 8 décembre à 20h 45 le gilet jaune Christophe Couderc à Bruno Jeudy, pilier de BFM-TV. Jeudy a accusé Couderc d’être un faux gilet jaune car militant politique. Couderc n’a pu alors rétorquer que Jeudy était un faux journaliste. On pourrait tout de suite donner raison à Couderc dans la mesure où Jeudy est l’un des responsables d’un magazine qui ne brille pas par la qualité de ses analyses politiques, à savoir Paris Match. Mais là, on friserait le procès d’intention et les mânes de l'atlantiste et anticommuniste viscéral Raymond Cartier en seraient dévastées. Non, Jeudy est un faux journaliste parce que, comme les piliers de BFM (ou de CNEWS), il ne respecte pas les règles du journalisme. Un journaliste en plateau de télévision est censé accueillir un invité, avec courtoisie si possible, lui poser des questions, attendre la fin des réponses et relancer s’il estime que ces réponses sont insuffisantes. Telle n’est pas du tout la pratique de Jeudy et des autres (...) Lire la suite »

Panique médiatique face aux gilets jaunes

Pauline Perrenot
C’est peu dire que la tonalité médiatique générale vis-à-vis des gilets jaunes, et celle des éditorialistes en particulier, a changé depuis la journée de mobilisation du samedi 24 novembre, et, plus encore, depuis celle de samedi 1er décembre. Dans un premier temps, les grands éditorialistes se sont interrogés avec condescendance, en donnant parfois l’impression d’observer les gilets jaunes comme de petites bêtes curieuses. Certains se sont mis en scène, en s’engageant ouvertement en faveur d’un mouvement qu’ils pensaient pouvoir résumer à la seule remise en cause d’une taxe sur le carburant [1]. Mais le discours médiatique dominant est désormais tout autre. Face à un mouvement qui s’inscrit dans la durée, à la diversité et à l’ampleur de ses revendications, à sa popularité, face aux violences protéiformes de certaines manifestations et à la situation de crise politique dans laquelle elle est en train de plonger le gouvernement, les grands pontes du système médiatique resserrent les rangs. Depuis la manifestation (...) Lire la suite »
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Fake news, gilets jaunes-bashing, BFM-TV, plaintes contre les manifestants

J’avais un ami journaliste, clanique.

Maxime VIVAS

J’ai (je devrais probablement dire : j’avais) un ami journaliste, militant syndical élu au niveau national, qui a connu les foudres et un procès de son employeur. C’est dire s’il fait la différence entre journalistes et propriétaires des médias. C’est dire s’il pense aussi que les journalistes ont le droit et le devoir de faire face au patron, pour défendre leurs intérêts et/ou faire valoir l’idée qu’ils se font de leur métier.

Je lui avais fait parvenir le billet de Théophraste : « Comment un journaliste de BFM-TV a failli mourir (de peur) à Toulouse. » On y lisait comment un journaliste toulousain, qui avait pourtant camouflé le logo de BFM-TV de son micro a été reconnu par les gilets jaunes (« la bave aux lèvres ») qui l’ont conspué, insulté (une vidéo le montre), frappé (selon ses dires). Il a été sauvé, dit-il, par ses deux gardes du corps. Et Théophraste de se demander pourquoi un journaliste, s’il est reconnu dans sa ville, s’expose au lynchage (c’est le mot employé par les médias) malgré ses précautions, s’il n’est pas flanqué de deux gardes du corps. La « victime » a déposé plainte. Ses confrères le défendent tous, sans chercher à savoir ce qui a bien pu provoquer la colère de la rue. Quelqu’un a parlé d’esprit de clan. Un lecteur souligne que leur esprit de clan s’arrête aux portes de l’ambassade de l’Equateur à Londres (Cf. Julian Assange dont ils se fichent tous, et qui est le plus grand des journalistes vivants). Un autre (...) Lire la suite »
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Les médias de Blanc bonnet, Bonnet blanc, Dupont et Dupond

Maxime VIVAS

J’ai nommé Eric Brunet, Laurent Neumann, Jean-Jacques Bourdin et Christophe Deloire (RSF) qu’on va garder pour la fin.

Laurent Neumann anime un débat (sic) quotidien avec Éric Brunet à 7 h 50 dans Bourdin and Co, sur RMC. On l’entend aussi sur BFM TV. Eric Brunet, c’est le journaliste, présent partout, spécialiste en tout, qui a publiquement traité les électeurs de Jean-Luc Mélenchon d’abrutis. Jean-Jacques Bourdin les accueille dans son émission « Brunet & Neumann, le face à face », dont le titre du 5 mars 2018 était : « Haro sur les médias, que faut-il changer ? ». Ce fut le face à face (je dirais même mieux : le farce à farce) de deux compères qui font la paire. Eux et Bourdin sont copains comme cochons, proches comme cul et chemise. Les mauvaises langues outrancières diraient, à la Coluche (mais je désapprouve) qu’ils sont les trois mousquetaires revisités : « Un pour tous, tous pourris ! ». A 5mn35 dans l’émission (c’est la conclusion, mais écoutez tout le bal des faux-derches), on a cet affrontement d’une rare violence qui dénote un sérieux différend idéologique : « Laurent Neumann : Lorsque Jean-Luc Mélenchon créé (...) Lire la suite »
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La décrue de la Seine menace BFM TV de sujets de fond

Le GORAFI

A mourir de rire, cet article du site parodique Le Gorafi (anagramme de Figaro).
LGS


Après le pic du niveau de la Seine, on assiste depuis quelques jours à un épisode de décrue des fleuves et des rivières sur une grande partie du territoire. Une situation qui met BFMTV en grande difficulté et qui pourrait l’amener à terme à aborder des sujets de fond.

« On va évidemment tout mettre en œuvre pour éviter les dérapages en essayant de parler davantage de Gérald Darmanin ou de commenter une nouvelle fois les sondages d’opinion sur la popularité d’Emmanuel Macron » explique Jean-Baptiste Boursier. « On a aussi plusieurs sujets sur la neige dans les Alpes en réserve mais si on tourne trop en rond, on n’est pas à l’abri dans ces cas-là d’aborder un sujet de fond par inadvertance »précise-t-il. « Nos journalistes sont très professionnels, ils sauront se reprendre si jamais ils en viennent à émettre une idée » rassure Thierry Arnaud. Rester maître de la situation Ce n’est pas la première fois que BFM TV se retrouve dans une telle situation « Ça nous est déjà arrivé lors de l’après Johnny, explique Bruno Jeudy. Un de nos journalistes avait par mégarde évoqué le glyphosate puis les paradis fiscaux, mais il a été licencié sur le champ ». Pour Apolline de Malherbe, il convient de rester calme car il y a toujours un moyen de s’en sortir dans ce genre de situation, il suffit de (...) Lire la suite »
Leur « vivre ensemble » n’est qu’un attrape-couillons.

On nous aurait trompés ?

Jean ORTIZ

Ils nous ont trompés (ou essayé) en pleurant avec le peuple sur les terribles conséquences de la fracture de notre « contrat » social, républicain, laïque, international ... Monstruosité il y a eu, et une émotion, un élan populaire, comme rarement, et réconfortants. Ce jaillissement, même s’il n’a pas charrié que de bons sentiments, devrait marquer un avant et un après « Charlie », une meilleure compréhension du monde impitoyable dans lequel nous vivons.

Les « monstres » poussent sur cet ordre mondial cannibale comme les champignons sur le fumier. « Ils n’ont rien compris, en haut » me dit-on. Bien au contraire ! Ils ont parfaitement compris qu’ils pouvaient profiter du traumatisme national pour accélérer leur politique « de classe », reléguer la question des questions : la « question sociale », les réponses progressistes à la crise du système ; profiter du climat fallacieux « d’unité nationale » pour nous faire avaler l’une des plus importantes régressions sociales : le plan du multimillionnaire Macron ; une machine de guerre contre le droit du travail, la protection des salariés... une arme mortelle pour réduire jusqu’à l’insupportable le « coût du travail », marchandiser tout ce qui peut l’être. Ceux-là même qui versent des larmes de crocodile, enfoncent chaque jour davantage notre pays dans une terrible loi de la jungle, celle-là même qui produit des « monstres ». Les millions de « perdants », les jeunes, n’ont qu’à « devenir milliardaires », éructe de Las (...) Lire la suite »
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Comment BFM-TV et les médias font la campagne des Le Pen

Jean Baptiste - militant PRCF

Si vous écoutez encore les radios et regarder la télévision, il n’a pu vous échapper que la médiacratie capitaliste ne fait même plus semblant. Non ils ne font même plus semblant de respecter un minimum de pluralisme sur les ondes, qui rappelons le appartiennent à tous. Y compris sur les chaines et radios du service public.

Oligarchie et Médiacratie, la pensée unique du capital On ne peut pas ici, ne pas rappeler l’intense bourrage de crâne guerrier auquel sont soumis auditeurs et téléspectateurs qui voudrait s’informer sur la situation en Ukraine. Ils ne sauront rien des néo nazis qui sont au gouvernement putschiste de Kiev, des tentatives d’interdictions du KPU (PC d’Ukraine) et de la violente répression qui s’exercent à son encontre, des 4 millions de signatures rassemblées par ce même parti communiste pour un référendum sur l’UE qui aurait permis d’éviter les violences et l’implosion en cours de l’Ukraine. Non, la Russie, les communistes, ce sont les méchants, Euro-Maidan (au service des intérêts euro-atlantiques et poussés par l’ingérence américaine), c’est la liberté. Point à la ligne, circulez.... Mais ce n’est pas l’objet de cet article. L’objet de cet article est de mettre en exergue la façon dont le système médiatique organise la montée du Front National, ce parti du système qui est la garantie du système de maintenir (...) Lire la suite »