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Thème : Crime de guerre/crime contre l’humanité

Mutiler les corps pour mieux frapper les esprits

PERSONNE
Une goutte de sueur glisse le long de sa tempe. Elle ne trahit aucune émotion : en ce printemps, la chaleur est déjà bien présente. L’esprit aux aguets, l’œil rivé au viseur, il a tout loisir de dévisager ceux qui composent la foule nombreuse. Il aime ce sentiment qui mêle, à la fois, quiétude et puissance. Viser le haut du corps, c’est plutôt la mort. Viser les membres inférieurs, c’est plutôt la mutilation. Faire partie de l’élite a toujours été son rêve de gosse : « tireur d’élite », telle est sa mission. Il est le premier rempart face à cette horde hostile et bruyante. La munition est déjà engagée dans la chambre de son fusil Imi Galil Sniper. Elle attend son heure de gloire, elle attend sa cible. C’est une question de minutes, d’une heure peut-être. Il lui appartient de choisir l’instant. Il est serein : le droit est de son côté, il ne peut en douter. La force est de son côté : non seulement, la force militaire, mais la force du droit. Le droit à cette terre ancestrale, à se défendre, à protéger ses (...) Lire la suite »
Encouragés par un journaliste israélien, des Internautes s’enthousiasment à l’idée de violer et tuer Ahed Tamimi

La violer ou pas ?

Maxime VIVAS

L’adolescente palestinienne Ahed Tamimi était poursuivie pour avoir frappé un soldat étranger qui s’était introduit dans la cour de sa maison en Cisjordanie. Arrêtée quelques jours plus tard à 4 heures du matin, extirpée de son lit par l’armée israélienne, conduite menottée en Israël, elle est devenue un symbole de la résistance contre l’occupation. Elle a été condamnée à 8 mois de prison après avoir accepté de plaider coupable. Faute de quoi, elle risquait jusqu’à sept ans de prison.

Je vais vous parler d’un pays où Elor Azrya, un soldat franco-israélien de l’armée d’occupation qui a liquidé d’une balle dans la tête un arabe gisant à terre (à 0.39 mn), a fait moins de prison qu’une adolescente de 17 ans qui a giflé chez elle un intrus armé. Mais d'abord, le contexte En mars 2008, Matan Vilnaï, le vice-ministre de la défense israélien a prévenu que les opérations militaires israéliennes contre la bande de Gaza allaient exposer les Palestiniens à une « shoah » (il a dit « shoah »). En mars 2015, Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien vice-Premier ministre d'Israël a menacé de « décapiter à la hache » (il a dit ça) les citoyens arabes israéliens s’ils ne manifestaient pas une absolue fidélité à « l’État juif ». Il a préconisé le nettoyage ethnique (il a dit « ethnique ») des citoyens palestiniens. En avril 2016, un député israélien a prôné la séparation des femmes juives des Arabes dans les maternités (sans prononcer le mot « apartheid », et sans (...) Lire la suite »
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Al-Amiriyya : il était une fois, un bombardement sur l’Irak…

Sinan ANTOON

La mémoire collective irakienne regorge de souvenirs de souffrances et de pertes. Ces dernières années n’ont fait qu’accroître les monceaux de cadavres et de décombres, avec tout ce que cela représente, dans un pays ravagé par des décennies de dictature brutale, de sanctions génocidaires et de guerres.

L’invasion anglo-américaine de 2003 (également connue sous son nom orwellien d’« Opération pour la liberté en Irak ») a démantelé ce qui restait de l’Etat irakien après les guerres et les sanctions. Elle a également généré et normalisé la politique du chaos, de la corruption et des guerres civiles sectaires. L’État islamique d’Irak et du Levant (ISIL) n’a été que la conséquence la plus récente de cette invasion. Bien que son discours et ses symboles s’originent dans un lointain passé, ISIL a été formé et rendu opérationnel vers 2003. Les Irakiens ne se sont toujours pas remis de la violence et de l’horreur de la montée en puissance d’ISIL et de son occupation de Mossoul et d’autres villes en 2014, ainsi que des massacres et des destructions qu’il a perpétrés. Mossoul et d’autres villes et villages sont libérés maintenant, mais des centaines de milliers d’Irakiens sont toujours déplacés et vivent dans des camps loin de leurs maisons aujourd’hui détruites. Les promesses de reconstruction et de réhabilitation que leur a (...) Lire la suite »

Les horreurs de la colonisation : à quand un TPI pour juger les crimes contre l’humanité ?

Chems Eddine CHITOUR

« Le manque chronique de nourriture et d’eau, l’absence de sanitaires et d’aide médicale, le délaissement des moyens de communication, une éducation nationale pauvrette et l’esprit dominant de dépression que j’ai pu constater moi-même dans nos villages après un siècle de gouvernance britannique me font désespérer de ses avantages. » Rabindranath Tagore, prix Nobel de littérature.

Il est connu, malgré la doxa ambiante, que l'Occident donneur de leçons a toujours eu un langage ambivalent. Il se veut seul détenteur de sens et dicte cependant la norme de ce qui est licite et de ce qui est illicite. Je veux, dans cette contribution, encore une fois déconstruire ce double langage à la fois des Lumières et dans le même temps de la traite esclavagiste, le Code noir, le Code de l'indigénat, la colonisation dans toute son horreur. Ce 8 mai est toujours pour les Algériens un moment de grande solitude et de recueillement devant l'injustice des grands vis-à-vis des peuples faibles. Qu'on en juge ! Partout en Europe le 8 mai est fêté comme la fin de la guerre, l'avènement de la paix pour les peuples d'Europe, qui, à des degrés divers, ont souffert et au premier rang desquels le peuple russe qui laissa sur le champ de bataille 20 millions de ses enfants, La France perdit 200 000 combattants dont une grande partie venait des colonies et près de 300 000 civils. Pas un mot des (...) Lire la suite »
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Israël finira-t-il par être jugé pour crimes de guerre ? (Al Jazeera)

Jonathan COOK

Nazareth - Israël a accepté que la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye envoie une délégation en Israël et dans les territoires occupés. Cette visite, qui a été révélée au cours du week-end, pourrait considérablement augmenter le risque que des responsables israéliens soient jugés pour crimes de guerre.

La prochaine visite d’une délégation de la CPI pourrait augmenter les chances que des responsables israéliens soient jugés pour crimes de guerre. Emmanuel Nahshon, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a confirmé à Al Jazeera, dimanche, qu’Israël avait accepté le principe d’une visite, mais que le « quand et le comment » étaient encore en discussion. La décision de la CPI est motivée par les sévères critiques formulées par des groupes de défense des droits humains contre Israël pour avoir fermé les enquêtes sur des dizaines d'allégations de violation des règles de la guerre lors de l’attaque sur Gaza, à l'été 2014. Les procureurs de La Haye auraient l’intention d’évaluer l'efficacité des mécanismes juridiques d'Israël dans les enquêtes sur les allégations de crimes de guerre. Selon les termes de son statut de fondation, la CPI pourrait se charger elle-même de mener à bien ces enquêtes si elle était convaincue qu’Israël ne peut pas ou ne veut pas conduire de véritables enquêtes. A ce jour, seuls (...) Lire la suite »

Tribunal Populaire sur les crimes contre l’humanité en Indonésie en 1965 : acte d’accusation

Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Il y a 50 ans, en Indonésie, le capitalisme récidive et génocide des communistes en Indonésie. Tuant 1 à 3 millions de personnes, en déportant des millions. Pour installer une dictature fasciste, au service des impérialismes occidentaux, du néocolonialisme. du 10 au 13 novembre 2015 à la Haye se tient un tribunal populaire sur les crimes contre l’humanité en Indonésie en 1965. www.initiative-communiste.fr site web du PRCF a traduit et vous propose la traduction de l’acte d’accusation qui y sera notamment débattu.

Acte d’accusation du Tribunal Populaire sur les crimes contre l’humanité en Indonésie en 1965 Tribunal International du Peuple sur les crimes contre l’humanité en Indonésie en 1965 ACTE D’ACCUSATION Le Procureur du Tribunal International du Peuple sur les crimes contre l’humanité en Indonésie en 1965 accuse : l’État de l’Indonésie d’avoir commis des crimes contre l’humanité et violations des dispositions de droit international coutumier, tel que défini ci-dessous : L’accusé : L’État de l’Indonésie, en particulier les forces armées sous le commandement du général et plus tard président Suharto, ainsi que des gouvernements successifs et les milices sous son contrôle. Après l’assassinat des 6 généraux et 1 lieutenant dans la nuit du 30 Septembre – 1 Octobre 1965 par le Mouvement ’30 Septembre ‘(« G30S »), une campagne d’anéantissement des personnes et des organisations associées avec le Parti communiste indonésien (« PKI ») a été menée. Cette campagne a consisté en une propagande haineuse visant à peindre les (...) Lire la suite »

Gaza, le terrain de jeu de l’armée israélienne

Tarik BOUAFIA
L'ONG Breaking the Silence (rompre le silence) vient de publier des témoignages accablants de militaires israéliens ayant participé à l'opération « Bordure Protectrice » de l'été dernier. Certains soldats, sous couvert d'anonymat, affirment qu'aucune distinction n'était faite entre les civils et les soldats. Une surprise ? Sans doute pas pour ceux qui ont toujours considéré Israël comme un État lâche et criminel. Civils, combattants, pas de distinction Ceux qui croyaient (encore) que l’armée israélienne était celle que décrivent les médias dominants risquent d’avoir une toute autre image de Tsahal. Breaking the silence, une ONG composé d’anciens combattants de l’armée israélienne, vient en effet de publier le lundi 4 mai 2015 une série de témoignage d’anciens militaires ayant participé au massacre de l’été dernier à Gaza. (1) Autant dire tout de suite que ces témoignages viennent ajouter encore plus de barbarie à l’histoire déjà peu glorieuse de l’État d’Israël qui, depuis 1948, a commis des atrocités sans nom (...) Lire la suite »

Netanyahou va-t-il finir à La Haye ? (Al-Araby)

Jonathan COOK

L’adhésion palestinienne à la Cour Pénale Internationale (CPI) a mis en branle une série d’événements aux conséquences d’une grande ampleur potentielle, tant pour Israël que pour les Palestiniens.

Al-Araby – Le week-end dernier, le Fatah a posté sur sa page Facebook une image du Premier ministre Netanyahou à côté d’une potence, avec la légende : « Prochainement ... », accompagnée des plateaux de la balance qui figure dans le logo de la CPI à La Haye. C’est certainement le destin que beaucoup de Palestiniens souhaitent à Netanyahou pour ces prochains mois. La semaine dernière Mahmoud Abbas, le Président palestinien, a donc signé non sans réticence la demande d’adhésion au Statut de Rome, pavant la voie pour devenir membre de la CPI, après l’échec du vote au Conseil de Sécurité de l’ONU sur une résolution mettant fin à l’occupation pour 2017. Mais les loyalistes du Fatah, le parti d’Abbas, risquent d’être déçus. Il y a bien des obstacles à éliminer avant que quiconque en Israël, sans même parler du Premier ministre, ne vienne à la barre de La Haye sous l’accusation de crimes de guerre. Le premier test concerne les nerfs d’Abbas. Il faut 60 jours pour que la demande d’adhésion à la CPI prenne effet. (...) Lire la suite »

L’indigérable pirouette de la CPI

Kharroubi HABIB
En 2010, tout le monde s'en souvient, des commandos militaires israéliens avaient mené un assaut meurtrier en eaux internationales contre la flottille humanitaire qui se dirigeait vers Ghaza pour apporter des secours à la population de ce territoire palestinien soumis à un implacable blocus par l'Etat sioniste. Le raid avait fait neuf morts parmi les humanitaires passagers de l'un des bateaux le " Mavi Marmara ", tous citoyens turcs. Suite à quoi la république des Comores avait en ses qualités d'Etat signataire du Statut de Rome et pays auprès duquel était enregistré le " Mavi Marmara " déposé une plainte pour crime de guerre contre l'Etat sioniste auprès de la Cour pénale internationale (CPI). Plus de quatre ans après sa saisine, la CPI a rendu un arrêt concluant que l'on peut " raisonnablement penser que des crimes de guerre relevant de la compétence de la cour ont été commis sur l'un des navires en cause le " Mavi Marmara " mais qu'elle les estime n'étant pas "suffisamment graves" pour qu'elle y (...) Lire la suite »

De l’Empire et du Gouvernement : Opération Nazification (Counter Punch)

David SWANSON

Le nouveau livre d’Annie Jacobsen s’intitule Operation Paperclip : The Secret Intelligence Program That Brought Nazi Scientists to America. Ce programme n’a plus grand chose de secret, bien entendu, et il ne fut jamais très intelligent. Jacobsen ajoute quelques détails ; quant au gouvernement américain, il continue à en dissimuler de nombreux autres. Mais les faits essentiels sont disponibles ; on se contente d’en expurger la plupart des livres d’histoire, des films, et des émissions de télévision.

Après la Deuxième Guerre Mondiale, l’armée étasunienne recruta mille six cent anciens scientifiques et médecins nazis, parmi lesquels quelques-uns des plus proches collaborateurs d’Hitler, ainsi que des hommes coupables de meurtre, de réduction en esclavage, d’expérimentation sur des êtres humains, ou encore des hommes reconnus coupables de crimes de guerre, des hommes acquittés de crimes de guerre, enfin des hommes qui ne passèrent jamais en jugement. Certains des nazis qui furent jugés à Nuremberg travaillaient déjà pour les États-Unis, soit en Allemagne, soit aux États-Unis, avant l’ouverture du procès. Depuis des années, le gouvernement étasunien en protégeait certains, contre la résurgence de leur passé, pendant qu’ils menaient leur vie, travaillaient, à Boston Harbor ou Long Island, dans le Maryland ou l’Ohio, au Texas ou en Alabama, ou ailleurs ; ou alors même gouvernement affrétait pour eux des avions à destination de l’Argentine, afin qu’ils échappent aux poursuites judiciaires. On classa secrètes (...) Lire la suite »
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