RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Dictature
C’est l’oligarchie médiatico-politique qui distingue pays démocratiques et pays dictatoriaux

"Par essence démocratique"

FLOREAL
« Les États-Unis d’Amérique sont une grande démocratie ! » : cet article de foi étant posé, Washington pourra bloquer, voire martyriser des pays entiers (Corée du Nord, Vietnam, Cuba, Chili, Irak, Afghanistan, Syrie… et maintenant le Venezuela), torturer à Guantanamo, fermer les yeux sur les massacres à répétition dans les écoles étasuniennes, laisser pourrir en prison des innocents comme Mumia Abu-Jamal ou Leonard Peltier, saboter l’accord mondial sur le climat, se retirer unilatéralement de l’accord de 87 sur les euromissiles, soumettre le monde entier aux caprices de Wall Street et des marchands de « subprimes », cela n’a aucune importance. Il s’agira en effet de bombes « démocratiques », d’embargos « civilisés », voire de tortures « humanitaires »… « Israël est une grande démocratie ! ». Ce dogme étant récité comme un mantra, Netanyahou et ses ministres d’extrême-droite pourront impunément violer cent résolutions de l’ONU, faire du casse-pipes forain sur les jeunes Palestiniens, multiplier les assassinats ciblés (...) Lire la suite »

Un aller simple pour la Salle 101

PERSONNE
Julian est assis. Une lumière vive et artificielle lui tombe sur le visage. Il est sanglé sans pouvoir bouger ses membres engourdis. Il lui faut du temps pour prendre conscience de ce qui l’entoure : il est au centre d’une pièce immense à la paroi circulaire qui semble de béton brut et sans issue. Il a l’impression de venir d’un autre monde : il ne sait pas combien de temps a duré son dernier voyage. La lumière du jour n’est, pour lui, plus qu’un vague souvenir. Tant de saisons passées à l’ombre, tant d’années passées dans une ambassade étriquée. Puis des semaines, puis des mois dans les geôles de sa gracieuse Majesté. Avant la descente aux Enfers : l’accord sans condition de l’extradition sans justification, en témoignage de l’amitié entre deux nations civilisées, entre Britannia et l’Empire, entre un vassal et son suzerain. Ensuite, le trou noir : rien, plus rien, le néant, si ce n’est un dernier repas. Une porte dérobée s’ouvre : un courant d’air tiède parvient jusqu’à lui, tandis qu’une personne en (...) Lire la suite »
Des dizaines de milliers d’enseignants limogés, en particulier, des syndicalistes.

Turquie : la chasse aux enseignants

Xavier LAMBERT

Les 6 et 7 mars derniers, Egitim Sen, syndicat de l’enseignement en Turquie, organisait un symposium international sur les questions de l’Éducation auquel étaient conviés différents syndicats, Européens en particulier. J’y étais au titre du SNESUP-FSU. Notre participation à ce symposium était très importante, car c’était avant tout un acte de solidarité.

Si la situation en Turquie a souvent été compliquée au cours de son histoire récente du fait d’une succession de pouvoirs autocratiques, l’installation au pouvoir de Regip Tayyip Erdogan a marqué un fléchissement fort dans les atteintes aux libertés publiques et individuelles. Le secteur de l’enseignement, en particulier, a été très tôt en butte à des attaques répétées contre la laïcité. Lors des élections législatives de juin 2015, le parti d’Edogan, l’AKP, perd la majorité absolue du fait de l’entrée au parlement du HDP, parti démocrate et progressiste pro-kurde. S’en est suivi une dissolution de l’Assemblée Nationale et une répression féroce et particulièrement meurtrière dans les territoires kurdes en Turquie avec l’arrestation de nombreux élus du HDP au parlement ou dans les municipalités qu’ils détenaient. Malgré cela, le HDP réussit quand même à dépasser la barre des 10 % qui lui permet de maintenir son groupe à l’Assemblée Nationale. En 2016, prétextant un coup d’État dont les origines restent encore très (...) Lire la suite »

La démocrature comme seul horizon ?

PERSONNE
C’est l’histoire, plus qu’imaginaire car cauchemardesque, d’un pays qui, par un long glissement progressif, est passé d’une apparente et douce démocratie représentative à une démocrature pernicieuse et délicieuse. Cette dernière est une forme de gouvernance qui reprend l’habit de la démocratie vidée de sa substance pour travestir une pure dictature. Le tout venant servir les intérêts d’une oligarchie financière à l’avidité sans borne : on pourrait donc parler d’une démocrature de marché où votre avis est sollicité et retenu uniquement quand il vient valider une décision déjà prise. Dans le cas contraire, votre avis sera réputé nul et non avenu à cause de votre ignorance crasse, ou à cause d’un manque de pédagogie. Ainsi s’agit-il, en tout lieu, en tout temps, de soigner la forme pour mieux fortifier le fond. La démocrature est à la fois, pour ne pas dire en même temps, la cause et le remède. En effet, vouloir préserver les privilèges exorbitants d’une minorité, c’est forcément vouloir pressurer une majorité. Cette (...) Lire la suite »

Les Quatre Fabriques

PERSONNE
Pour maintenir le statu quo, pour améliorer les performances d’un système établi sur les inégalités sociales, Quatre Fabriques sont mises en jeu afin d’entretenir l’adhésion, de susciter la résignation, d’offrir la diversion et de générer la division. 1- « La fabrique du consentement », de l’adhésion Elle est basée sur un principe simple : « la propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature »(Chomsky). « Propagande » vient de congretio de propaganda fide, soit la congrégation pour propager la foi. Ensuite, le mot a pris le sens de « action exercée sur l’opinion pour l’amener à certaines idées politiques et sociales » (Le Robert). La propagande en démocratie vise à ce qu’une majorité adhère à une doctrine qui est définie par et pour une minorité, et par voie de conséquence défavorable à la majorité elle-même. Il s’agit d’instiller dans les esprits, régulièrement, patiemment ce qui prendra force de vérité indiscutable, vérité qu’il ne sera même pas la peine de démontrer. Le principal vecteur de la (...) Lire la suite »

Hier est la matrice de demain

PERSONNE
L’eau était montée, s’était invitée en ville. Le zouave, cet unique vestige du passé, avait assuré le spectacle. K avait cédé à la tentation d’aller voir par elle-même, et elle avait ressenti la force des Éléments, elle qui se sentait simple cellule du corps social, et qui vivait une vie bien réglée. Comme la situation semblait sous contrôle, rassurée, elle rejoignit son domicile, sa cellule-cocon, au sein de l’un de ces gratte-ciel majestueux qui semblaient défier l’empyrée. Sa demeure était au septième ; un bref instant immobile, les iris analysés, la porte s’ouvrit. Comme dans un rituel, elle se figea pour l’examen médical quotidien : les paramètres vitaux, organiques étaient normaux. Les drones entomomorphes qui l’accompagnaient retrouvèrent leur station de recharge : ces gardiens personnels la suivaient en permanence à l’extérieur pour sa sécurité et pour diffuser la réalité embellie. K gagna le séjour : les parois étaient pareilles à l’accoutumée. Sur le mur aveugle s’affichaient les informations, les (...) Lire la suite »

Droit de réponse : Mr Philippe SERVOZ, est ce que vous nous méconnaissez, ou voudriez- vous nous faire du mal ?

Colonel (e/r) El Boukhary Mohamed Mouemel
Je viens de lire le papier de Philippe SERVOZ, intitulé « Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz prépare-t-il un hold-up constitutionnel ? », paru dans « Le Grand Soir » et repris par CRIDEM. En tant que mauritanien très concerné, du fait notamment de mes fonctions à la tête du COTES (Centre Oum Tounsi pour les Etudes Stratégiques), par tout ce qui touche de près ou de loin à la sécurité de mon pays, à son image de marque et à ses intérêts, du moment comme stratégiques, je n'ai pas pu résister à l'envie de réagir à cet article. C’est pourquoi je demande au journal « Le Grand Soir » et au site CRIDEM de bien vouloir publier le présent droit de réponse dans les mêmes conditions de publication que l’article de Mr Philippe SERVOZ. * * * Votre question, Mr Philippe SERVOZ, est relativement claire. La réponse devait l’être également : un « oui », un « non », un « oui/mais », un « je ne sais pas », un j’attends de voir », etc. Mais rien de tout cela ! Au lieu de nous confirmer, preuves à l'appui, que le président (...) Lire la suite »

Mauritanie : Mohamed Ould Abdel Aziz prépare-t-il un hold-up constitutionnel ?

Philippe SERVOZ
Supprimer le Sénat. Si le débat est un vieux serpent de mer en France, d'autres pays ne s'embarrassent pas des mêmes précautions. A l'image de la Mauritanie, ce pays d'Afrique de l'Ouest dont les électeurs ont voté, le 6 août dernier, pour la suppression de la Chambre haute du parlement. Un referendum proposé par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, selon qui le Sénat mauritanien était « inutile et coûteux », où le « oui » a remporté 85% des suffrages exprimés. Il s'agit donc d'un véritable plébiscite pour le potentat local, arrivé au pouvoir en 2008 à la faveur d'un énième coup d'Etat – la Mauritanie n'a jamais connu de transition politique pacifique depuis son indépendance, en 1960. Et ce même si à peine un peu plus de la moitié des électeurs (54%) se sont rendus aux urnes. L'opposition dénonce la répression L'opposition à Mohamed Ould Abdel Aziz, qui avait appelé au boycott du referendum, a une toute autre lecture du scrutin d'août dernier. La victoire du président va renforcer ses pouvoirs, la suppression (...) Lire la suite »
D’abord se taire pour que la charrette des médiacrates s’enfonce jusqu’aux essieux

Venezuela ! Venezuela !

Jean-Luc MELENCHON

En a-t-on lu, en a-t-on entendu des impatients qui devinaient dans le silence estival des vacances de Jean-Luc Mélenchon (occupées aussi à préparer le Rendez-vous de la FI à Marseille) le début d’un lâchage du Venezuela. Il fallait qu’il parle, vite, fort, au moment choisi par les éditocrates et sur ce sujet choisi par eux. Qui n’a remarqué la répétitivité de la question rituelle de fin des interviews des représentants et députés de la FI : « En 30 secondes, le Venezuela, dictature… » ?
Partout ou presque, jusqu’à chez des lecteurs du GS (avouez…), le doute accusateur s’insinua, qui devint presque une certitude pour d’aucuns et jusque dans un article que nous avons publié où, sur la foi d’une citation tronquée par Europe 1 d’une déclaration sur CNews d’un dirigeant de la FI, l’idée germa que par opportunisme politique, la FI abandonnait le Venezuela aux chiens.
Nous ne l’avons jamais cru et nous l’avons dit plusieurs fois en intervenant dans les 157 commentaires d’un article lu près de 10 000 fois.

Le Grand Soir.

Bigre ! Le Premier ministre et le président de la République en personne m’interpellent ! Mon avis sur le Venezuela les empêche de rentrer dans le calme face à l’opposition. En être rendu à sortir le Venezuela ! Je crois que nous dérangeons beaucoup, nous autres de « la France insoumise ». En effet nous avons réussi notre percée sur la scène de l’opposition au président Macron. Nous avons totalement résisté aux dégâts qu’il a provoqués dans toutes les autres formations politiques. Dès lors, l’opinion a trouvé en nous un emploi d’appui. Et cela se voit non seulement dans les réactions populaires enthousiastes qui s’observent, mais surtout dans la dégringolade des opinions favorables au pouvoir. Finalement, toute la situation nous ramène au rapport de force tel qu’il était le soir du premier tour de l’élection présidentielle, avant le tour de passe-passe du choix « Le Pen ou Macron ». Dès lors, après un week-end politique réussi avec nos universités d’été, le parti médiatique et la présidence de la République ont (...) Lire la suite »
36 

Photos : médias contre droit au suffrage des Vénézuéliens

Thierry DERONNE

Ils ont marché pendant des heures à flanc de montagne, sous la pluie, traversé à pied des torrents impétueux en se tenant par la main, ou à quatre pattes sur un tronc d’arbre, ils ont emprunté des camions, des bétaillères, sont montés sur des chevaux, ils ont fait des queues interminables pour accéder aux bureaux de vote, ils ont bravé les menaces des opposants meurtriers, ils sont le peuple vénézuélien comme nous le montre ici en photos notre ami Thierry Deronne depuis Caracas, photos que vous chercherez vainement dans nos médias libres et objectifs, médias de milliardaires adulés par les défenseurs de la démocratie qui veulent persuader (non sans succès) le peuple de France que le Venezuela est une dictature.
Le Grand Soir

30 juillet 2017. Journaux d’Amérique Latine, d’Europe et des Etats-Unis détournant la photo de l’explosion d’une bombe dans le centre de Caracas lors d’un énième attentat de la droite contre les forces de l’ordre pour illustrer… « la répression de Maduro pendant l’élection de la Constituante » ! The « Economist », « La libre Belgique », « Libération », « The New York Times », « El Pais » portent la responsabilité d’avoir transformé en « combattants de la liberté » des terroristes d’extrême droite qui ont déjà lynché et brûlé vifs près de vingt personnes, incendié des écoles, des maternités, des médias communautaires, des centres de vote et qui sont responsables de la majorité des morts. Voir aussi https://venezuelanalysis.com/analysis/13081 Mérida, 30 juillet, des heures de marche sous la pluie, par 6 degrés, pour arriver au bureau de vote. Une image qui a valeur de symbole. Elle parle de la dignité des invisibles, et de cet esprit rebelle, de cette passion démocratique qui a toujours marqué en profondeur le peuple (...) Lire la suite »
14 
afficher la suite 0 | 10