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Thème : Evo Morales
...je savais qu’à un moment ou un autre, mon heure arriverait.

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans.

Cesare BATTISTI

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans. Il l’avait écrite dans la prison de Papuda, à São Sebastião le 18 fevrier et transmise le 20 février 2009 à son comité de soutien français animé par Fred Vargas qui souhaita qu’elle soit diffusée. Elle a été lue en séance plénière au Sénat brésilien, par le sénateur José Nery. Elle a circulé à travers tout le Brésil et l’Italie.

En France, elle a été publiée par Le Grand Soir (mais pas par les journaux qui font l’opinion et qui savent et qui répètent, à lire les médias et politiciens hystériques italiens, que Battisti est un « terroriste »).

La classe politico-médiatique française a jugé et condamné, sans jamais entendre le prévenu. Des « leaders d’opinion » soupçonnent un acharnement idéologique dans lequel Battisti n’est qu’un pion utilisé pour faire passer un message aux militants prêts à s’engager contre le fascisme qui gagne l’Europe et qui vient de triompher par les urnes au Brésil et en Italie. Oui, mais, l’écrivain est malgré tout un bâton merdeux. Pas vrai, Evo Morales ? Le défendre, crier à l’injustice, à la vengeance, au triomphe des fascistes, c’est risquer l’accusation : « Vous soutenez un terroriste ». Dans l’échelle du coup qui tue, il n’y a rien au-dessus, sauf : « Vous êtes antisémite ! ». Donc, raison d’Etat, prudence électorale, mon ami Battisti va mourir en prison ou s’y suicider. Que dire à ceux qui, soit en se taisant, soit en l’applaudissant, se font complices de cette injustice, de cette faute politique ? Ah oui : « Vaffanculo ! ». Maxime Vivas La lettre de Battisti Brasilia, le 18 février 2009 Pourquoi moi ? Même si je n’ai (...) Lire la suite »

Cesare Battisti : Lettre ouverte à Evo Morales

Un groupe d'amis de la Bolivie

Nous publierons dès que nous en aurons la traduction en français la requête en bonne et due forme adressée par Cesare Battisti aux autorité boliviennes pour demander l’asile politique. Il semblerait qu’il y indiquait l’endroit où l’on pouvait le joindre et... où on l’a cueilli avant de le mettre précipitamment dans un avion italien, au mépris des lois de la république bolivienne.
LGS

Monsieur le président Evo Morales L'extradition de Bolivie, où il s'était réfugié, de l'ex militant italien Cesare Battisti, et les conditions, pour l'instant troubles, de celles-ci, nous préoccupent au plus haut point. Des agents de services étrangers seraient intervenus dans l'arrestation et l'expulsion, mettant en cause la souveraineté de votre pays. Nous tenons à vous faire part de notre surprise, de notre incompréhension et de notre vive réprobation face à votre silence. La Bolivie multiculturelle, pluri-nationale, engagée dans un profond mouvement de décolonisation, d'émancipation humaine et sociale, porte les espoirs de millions d'hommes et de femmes dans le monde. Elle a bénéficié, dès le départ, de notre solidarité. En Amérique latine, elle reste l'un des derniers gouvernements qui font face et tiennent, contre la vague conservatrice, qui submerge le continent. L'arrestation (par qui ?), à Santa Cruz, majoritairement hostile à la révolution bolivienne, du militant italien Cesare Battisti, (...) Lire la suite »
Ce sont les présidents américains qu’il faudrait juger pour crimes contre l’humanité...

« Nous sommes tous Américains », sauf le Venezuela

Jean ORTIZ

L’histoire retiendra l’exclamation (sincère ou pas) de Barak Obama, le 17 décembre 2014, pour justifier le changement de politique sur la « question cubaine » : « Nous sommes tous Américains » ; mais il semble que pour la Maison Blanche le Venezuela le soit moins que les autres.

En effet, le lendemain de cette soudaine révélation et de l’annonce d’un processus de rétablissement (à terme) de relations normales avec Cuba, le même Obama signait la « Loi de défense des droits de l’homme et de la société civile au Venezuela 2014 », approuvée le 8 décembre par le Sénat et le 10 décembre par la Chambre des Représentants. Il ne s’agit pas ici de bouder notre plaisir de voir le peuple cubain faire plier « l’Empire » après plus de cinquante ans d’un affrontement inégal ; Washington a dû se rendre à la raison : Cuba n’est pas un morceau de soviétisme importé, isolé, qui s’obstine à résister sous les tropiques, mais une révolution nationale souveraine (au bilan reconnu internationalement), très spécifique, très endogène, fruit d’une histoire ô combien prégnante et rebelle... « Si ton voisin t’insupporte, déménage », chantait le vieux troubadour cubain Carlos Puebla. Les Etats-Unis auront tout tenté (sauf de déménager) avant d’admettre la simple réalité géopolitique et d’accepter enfin la cohabitation avec (...) Lire la suite »
Maintenant, les indigènes ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc

L’odeur de la Bolivie d’Evo et d’Alvaro

Hernando CALVO OSPINA

Potosi (Bolivie).
« Si le Che nous a choisis pour continuer sa révolution, c’était bien pour quelque chose », m’a dit à La Paz, un bolivien très fier.

Les véhicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n’y a pas plus de collisions. Les piétons doivent calculer pour passer d’un trottoir à un autre sans se faire renverser. Mais ça a l’air de ne déranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d’ici. Quelqu’un a dit une fois que cette ville était “la Shangai latino-américaine”.

Je m’arrête pour observer. En regardant bien pendant quelques minutes, je comprends que maintenant, les indigènes, qui sont la grande majorité dans ce pays, ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un métis ou un blanc. Je me souviens quand, il y a deux ans, j’avais vu les femmes indigènes avec leurs jupes et leurs chapeaux au Parlement. Et aussi les ouvriers avec leurs vêtements pauvres, mais très propres. Cela m’avait frappé. C’est parce que la culture occidentale, la « civilisée », nous a appris que l’on allait dans cette enceinte qu’en veste et en cravate, jupes bien coupées et chaussures à talons, et nous a habitués à cela. Il y a moins de pauvreté. Ce qui signifie qu’il y a maintenant très peu d’enfants et de vieillards demandant l’aumône. Il y a quelques années, on ne pouvait être tranquilles lorsqu’on mangeait au restaurant : ils venaient régulièrement demander un morceau de nourriture ou de l’argent. On se sentait coupable d’avoir de quoi manger. Il était normal que le propriétaire du lieu (...) Lire la suite »

Evo Morales en route pour un troisième mandat

Tarik BOUAFIA

Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large avance sur son opposant principal, l'homme d'affaires Samuel Doria Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l'élite conservatrice et les Etats-Unis. Pourtant, rien ne prédestinait cet éleveur de coca à un tel destin...

Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chavez à la tête du Vénézuéla, l’Amérique Latine a entamé un cycle de révolutions démocratiques qui ont balayé les derniers vestiges mortifères du néolibéralisme. Du Nicaragua à l’Argentine en passant par L’Equateur, des politiques économiques et sociales ambitieuses ont permis aux classes populaires de retrouver leur dignité. Et parmi ces pays, la Bolivie fait office de nation pionnière en termes de réduction de la pauvreté, de lutte contre l’analphabétisme ou encore d’indépendance économique. Les élections du 12 octobre prochain devraient voir sans surprise la réélection du président sortant, Evo Morales Ayma, avec une large avance sur son opposant principal, l’homme d’affaires Samuel Doria Medina, le Capriles bolivien, soutenu par l’élite conservatrice et les Etats-Unis. Pourtant, rien ne prédestinait cet éleveur de coca à un tel destin... Le peuple bolivien, en grande majorité composé de Métis et d’Indiens, a vécu depuis son indépendance en 1825 sous la domination d’une élite (...) Lire la suite »
Evo Morales est désormais investi d’un leadership continental

Retour sur le « Sommet et le rassemblement » de Cochabamba

Jean ORTIZ

Le 12 août, par un article écrit pour Le Grand Soir
(www.legrandsoir.info/le-sommet-de-cochabamba-bolivia-s-est-termine-par...), Jean Ortiz nous rendait compte du sommet de Cochabamba et de son intervention où il se démarquait des positions du pouvoir français et de son geste d’hostilité envers le président bolivien dont l’avion ne put survoler le territoire français.
Jean Ortiz revient ici sur ce sommet et sur l’incident.
LGS

« Le sommet de Cochabamba (Bolivia) s’est terminé par un rassemblement d’un million de personnes » La tribune est juchée sur un viaduc. Nous sommes aux côtés des dirigeants de la révolution, de Evo Morales, de la présidente du Sénat (37 ans), de trois ministres indiennes... En bas, toute l'avenue Blanco Galindo de Cochabamba est hérissée de calicots, de Wiphalas (drapeau indien), d'oriflammes... Un océan populaire qui gronde, chante, scande, danse. A perte de vue. Et là-bas au loin, la cordillère protectrice. Combien sont-ils ? Chacun s'accorde à dire : plus d'un million, soit plus d'un dixième de la population du pays. Mesurons bien ce que cela représente. Il faut que le traumatisme ressenti lors de "l'affaire de l'avion présidentiel" ait été fort pour expliquer un tel déferlement. La mobilisation s'est effectuée en quelques jours seulement. Elles et ils sont venus soutenir « leur » président et condamner « ceux qui l'ont offensé », nous répète-t-on. Ils sont là aussi pour clôturer le "Premier (...) Lire la suite »
Le sommet anti-impérialiste fait un triomphe à Evo Morales.

Le sommet de Cochabamba (Bolivia) s’est terminé par un rassemblement d’un million de personnes

Jean ORTIZ

(De Cochabamba, pour Le Grand Soir).

Le sommet anti-impérialiste fait un triomphe à Evo Morales.

Dans l’ambiance festive du rassemblement, il a été proposé que le président de la Bolivie soit désigné leader mondial des mouvements sociaux.

http://internacional.elpais.com/internacional/2013/08/03/actualidad/13...

Le quotidien El País s'étouffe... Dans l’ambiance festive du rassemblement, il a été proposé que le président de la Bolivie soit désigné leader mondial des mouvements sociaux. Les organisations sociales et indigènes de plusieurs pays qui se sont réunies à Cochabamba (Bolivie) pour y tenir un « sommet anti-impérialiste et anticolonialiste » ont clôturé la rencontre en faisant un triomphe au président bolivien Evo Morales et en approuvant un éventail de stratégies allant de l’alliance des peuples contre le capitalisme au contrôle des systèmes d’espionnage après des affaires aussi retentissantes que celle de l’informaticien de la CIA, Edward Snowden. Un mois après l’incident diplomatique concernant l’avion présidentiel bolivien, le président Evo Morales a déclaré « le deux août » « journée de l’anti-impérialisme et de l’anticolonialisme » lors de la clôture de la réunion des organisations sociales d’une vingtaine de nations ; cette date, a-t-il dit, sera historique, car elle débute avec « une nouvelle thèse politique (...) Lire la suite »
Suite a la décision des chefs d’Etat de Mercosur de soutenir le President Evo Morales

Note de protestation aux gouvernements d’Espagne, de France, d’Italie et du Portugal

MPPRE - Ministère des Affaires Etrangères vénézuélien

La République Bolivarienne du Venezuela, dans l’exercice de la présidence pro tempore du Marché Commun du Sud (MERCOSUR) et par mandat de la décision des Etats membres du MERCOSUR de soutenir le président Evo Morales, exprime aux Honorables Gouvernements d’Espagne, de France, d’Italie et du Portugal, sa désapprobation la plus ferme ainsi que son indignation, face au traitement injustifiable, fondé sur des préjugés, auquel a été soumis l’avion du Président de l’Etat Plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, lorsque les permis de survol et d’atterrissage dans leurs territoires ont été refusés, alors qu’ils avaient été autorisés auparavant et dûment établis dans le plan de vol.

Cette flagrante violation des traités internationaux, que régissent la cohabitation pacifique, le respect et la coopération entre nos États, établit un fait illicite qui a affecté les droits de l’homme ainsi que la liberté de transit et de déplacement d’un Chef d’Etat et sa délégation officielle, les mettant dans une grave situation de risque pour leur sécurité et leur intégrité physique. Les Etats membres du Mercosur, exigent de la part des Honorables Gouvernements d’Espagne, de France, d’Italie et du Portugal des excuses publiques pour la situation insolite qui s’est produite et une explication claire sur les raisons qui ont motivé cette décision, en offrant des garanties que cette attitude, contraire aux normes et principes fondamentaux du droit international ainsi que de l’immunité dont jouissent les Chefs d’État, ne se reproduira plus. Finalement, la République Bolivarienne du Venezuela, dans l’exercice de la présidence pro tempore du MERCOSUR, au nom des pays membres de cette organisme, réitère aux (...) Lire la suite »

Décision des Etats membres du Mercosur de soutenir le président Evo Morales

Mercosur
Les présidentes et les présidents de la République de l’Argentine, de l’Etat Plurinational de Bolivie, de la République fédérative de Brésil, de la République Orientale de l’Uruguay et de la République Bolivarienne du Venezuela. RATIFIANT, un ferme rejet des actions des gouvernements de la France, le Portugal, l’Espagne et de l’Italie, qui n’ont pas permis le survol ni l’atterrissage de l’avion qui transportait le président Evo Morales Ayma, ce qui constitue non seulement un acte infondé, discriminatoire et arbitraire, mais aussi une violation flagrante des préceptes du droit international. EXPRIMANT, la gravité de cette situation que, digne d’une pratique néocoloniale, constitue un acte insolite, peu amical et hostile, qui viole les droits de l’homme et qu’affecte la liberté de transit, de déplacement et d’immunité dont jouissent tous les chefs d’Etat. RAPPELLANT, les déclarations des Etats membres du Mercosur, de l’UNASUR, de la CELAC, de l’ALBA, ainsi que de la Résolution du Conseil Permanent de l’OEA (...) Lire la suite »

Pourquoi l’Europe a fait cela à Evo et pas à un autre président ?

Miguel Angel Perez Pirela
Le colonialisme a de longs bras. Il a été capable de perdurer pendant des siècles. J’ai du mal a croire que deux cents ans après, les Européens n’acceptent toujours pas les défaites colossales que les Haïtiens ont infligé aux Français, et les Boliviens et les Vénézuéliens aux Espagnols. La pression des Etats-Unis a sans aucun doute joué un rôle fondamental dans l’humiliation qu’ils ont voulu faire à Evo Morales. Mais les Européens n’auraient jamais provoqué cet outrage s’il ne s’était pas agi du premier président indigène de notre continent. Qu’Evo Morales gouverne la Bolivie est reçu comme une gifle pour la bonne morale du Nord. Nous sommes donc face à un acte de racisme sans précédent. Un racisme qui passe outre les lois internationales que les Européens utilisent par ailleurs comme excuse pour bombarder les peuples. Mettre en danger de mort de façon si grotesque et éhontée un président Sud-américain nous évoque les massacres, les violations et les humiliations auxquelles fut soumise notre Amérique Latine (...) Lire la suite »
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