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Thème : Hamas

Le Hamas revoit sa stratégie après l’assassinat de son commandant (Al Monitor)

Adnan Abu Amer
En mars, dans la bande de Gaza, la tension sécuritaire est montée à son plus haut niveau depuis la fin de la guerre de 2014 ; il y a eu un échange de roquettes, des manœuvres israéliennes le long de la frontière et des menaces israéliennes de mettre fin à la fragile trêve. La situation s'est aggravée le 24 mars, lorsque des hommes armés non identifiés ont assassiné Mazen Faqha, un ancien prisonnier et un des commandants de l'aile militaire du Hamas, les Brigades Izz ad-Din al-Qassam, dans le quartier de Tal al-Hawa, à l'ouest de la ville de Gaza. Il a reçu quatre balles dans la tête et la poitrine provenant d'un pistolet équipé d'un silencieux, et il est mort sur le coup. Le Hamas a été choqué par l'assassinat de Faqha pour plusieurs raisons. Tout d'abord, Faqha était un important chef militaire. Après sa mort, les brigades Al-Qassam ont publié sur leur site Web, des photos de lui prises pendant un entrainement dans la bande de Gaza. Deuxièmement, l'assassinat a eu lieu au cœur de la bande de Gaza, le (...) Lire la suite »

Il faut permettre au Hamas de s’intégrer dans le champ politique palestinien et non l’ostraciser

Taoufiq TAHANI

Lettre ouverte de Taoufiq Tahani, président de l'Association "France Palestine Solidarité" à Monsieur Laurent Fabius, Ministre des affaires européennes et du développement international à propos de la position française quant à la décision du Tribunal de l’UE d’annuler l’inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes.

Paris, le 27 Décembre 2014 Monsieur le Ministre, Je dois vous faire part de ma stupéfaction devant la déclaration du porte parole du Ministère des Affaires étrangères suite à la décision du Tribunal de l’UE d’annuler l’inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes. Il a en effet déclaré : « la France agira pour que dans les meilleurs délais l’inscription du Hamas sur cette liste soit rétablie ». Le tribunal de l’UE a pris sa décision en s’appuyant sur le fait que les Etats européens n’ont pas été en mesure de produire « des preuves ou des indices sérieux et crédibles » pour fonder le caractère terroriste du Hamas, qui doivent émaner de décisions d’ « autorités compétentes », notamment policières ou judiciaires. Pourquoi alors cette précipitation au moment où la communauté internationale est appelée à faire pression sur la partie qui ne veut pas la paix, le gouvernement extrémiste israélien ? La diplomatie française se baserait-elle sur la preuve donnée par Nadine Morano qui vient de déclarer que « (...) Lire la suite »

Les familles des Brigades al-Qassam gardent vivant l’idéal de la résistance (Al Akhbar)

Hani Ibrahim

Quand on rend visite aux familles des martyrs palestiniens de Gaza, en particulier celles des leaders de la résistance assassinés par l'état sioniste, on s'aperçoit que, malgré le grand chagrin [d'avoir perdu ceux qu'ils aimaient], ces familles restent fidèles à l'idéal de la résistance et veulent venger la mort de leurs proches. Al-Akhbar s'est rendu au domicile de Wadad Asfour, la défunte épouse du commandant militaire des Brigades al-Qassam, Mohammed al-Daif, et à celui du commandant défunt, Raed al-Attar.

Gaza – Les habitants n'ont pas eu le temps de se demander combien de temps allait durer la trêve. Les hostilités ont repris tout de suite, cette fois sous la forme d'assassinats ciblés. Israël utilise la même stratégie depuis le début de la lutte palestinienne ; elle consiste à punir la résistance et ceux qui la soutiennent. A cet effet, l'état sioniste a tiré 5 missiles sur la maison de la famille al-Dalou, faisant 5 morts et 40 blessés, pour être sûr de ne pas manquer une cible qu'il voulait assassiner dans le quartier de Sheikh Radwan [de la ville de Gaza]. Le jour qui a suivi la frappe, les sauveteurs ont sorti des décombres le corps d'une petite fille, la fille du commandant en chef des Brigades al-Qassam, Mohammed al-Daif, qui a rejoint sa mère et son frère dans l'autre vie. La femme d'Al-Daif, Wadad Asfour, a été tuée avec ses 2 enfants, Ali et Sarah ; sa fille Halima a été gravement blessée, et ses 2 fils, Omar et Khaled, ont échappé au massacre, a appris Al-Akhbar de sources proches de la (...) Lire la suite »

Meshaal parle de la résistance, des négociations et de la politique régionale. (Middle East Monitor)

Ahmad Al-Masri

L’ennemi sioniste a fait deux erreurs. La première, c’est d’avoir conduit les négociations, menées sous le patronage de l’Egypte, dans une impasse et d’avoir fait avorter toutes les occasions de parvenir à un accord politique et par conséquent il portera la responsabilité de cet échec. La seconde erreur est d’avoir violé le cessez-le-feu plusieurs heures avant qu’il ne prenne fin et d’avoir menti, une fois de plus, à la communauté international et à l’administration américaine.

La veille du meeting entre l’Emir du Qatar, Tamim bin Hamad Al-Thani, et le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, à Doha, Khaled Meshaal a donné cet interview exclusif à l’agence de presse Anadolu. Le chef du Hamas, le Mouvement de Résistance Islamique, a dit que la résistance ne retournerait pas à la table des négociations avec Israël sans avoir « l’assurance qu’Israël serait contraint de satisfaire les demandes palestiniennes, notamment la levée du blocus de Gaza. » Pendant l’interview, Meshaal a redit que la résistance ne renoncerait pas à ses exigences : "Nous ne reviendrons pas sur les demandes palestiniennes, dont la première est la levée du siège de Gaza." Il a aussi insisté sur la volonté du mouvement de se battre "jusqu’au bout pour défendre la vie et la terre des Palestiniens," avant d’ajouter que "le peuple palestinien se battait depuis 100 ans et qu’il pouvait encore se battre un mois, un an et même des années." Meshaal a nié que le Hamas avait violé le cessez-le-feu comme le (...) Lire la suite »

A Gaza, Netanyahou a ouvert la boite de Pandore (Middle East Eye)

David HEARST
La campagne israélienne de bombardements à Gaza a mis le Hamas au premier plan de la cause palestinienne, créant par le fait une nouvelle réalité qui va poser des problèmes à Israël. Si Benyamin Netanyahou n'avait pas décidé de prendre comme prétexte le meurtre des trois colons pour lancer un pogrom contre le Hamas en Cisjordanie et ensuite attaquer Gaza, le statu quo qui était éminemment favorable à Israël tiendrait toujours. Le gouvernement d'unité Fatah-Hamas n'aurait été uni que sur le papier et il serait passé d'une crise à l'autre sous l'égide de Mahmoud Abbas. Les salaires des 50 000 fonctionnaires de Gaza n'auraient pas été payés. Le Hamas serait toujours contenu dans une petite boîte appelée Gaza, sans argent et sans accès au monde extérieur, avec une frontière égyptienne encore plus hermétique que la frontière israélienne. La campagne de 46 jours semble avoir changé beaucoup de choses. Elle a réunifié - au moins temporairement - les factions palestiniennes bien plus solidement qu'aucun pourparlers à (...) Lire la suite »

Faiseurs d’opinion, soldats de l’apocalypse

Benzatat Youcef
L'AFP est partie au Qatar pour s'entretenir avec le responsable du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal à propos du conflit israélo-palestinien dimanche 10 août 2014. Elle est revenue avec un compte rendu « soldatesque », qui a été repris par les principaux médias français et outre atlantique, dont le monde, libération, le point, etc. sans le moindre commentaire, ni analyse des réponses par rapport au conflit dans sa globalité. Dont voici le texte. Le chef du Hamas Khaled Mechaal est resté inébranlable sur les demandes de son mouvement pour conclure une trêve durable dans le conflit avec Israël dans la bande de Gaza, notamment pour la levée du blocus de l'enclave, dans une interview exclusive à l'AFP.Le cessez-le-feu de 72 heures, conclu dimanche avec Israël, « est l'un des moyens ou des tactiques destinés à faire réussir les négociations ou acheminer l'aide humanitaire », a affirmé M. Mechaal.« L'objectif auquel on tient est que les demandes palestiniennes soient satisfaites et que la bande de (...) Lire la suite »

Le Hamas met Israël en garde : les Gazaouis n’ont "rien à perdre" (Al Monitor)

Adnan Abu Amer
Le Hamas a donné à contre-coeur son accord à un nouveau cessez-le-feu de 72 heures proposé par l'Egypte à partir du 11 août, après l'expiration, le 8 août au matin, de la première trêve, mais cela a suscité la colère de la base du Hamas pour qui la priorité est de faire cesser le siège de Gaza. Izzat al-Rishq, un membre du bureau politique du Hamas qui a participé aux pourparlers, a dit à Al-Monitor au téléphone : “La délégation palestinienne a accepté une nouvelle trêve quand les médiateurs égyptiens lui ont dit qu'Israël l'avait acceptée pour reprendre les négociations. La délégation israélienne est arrivée au Caire sans conditions préalables — [à la différence] de ce qu'ils avaient toujours fait auparavant — pour discuter des demandes de notre peuple que les Egyptiens leur avaient transmises. Mais Israël fait semblant de discuter ,pour gagner du temps et échapper à ses responsabilités. C'est à cause d'eux qu'aucun accord n'a encore été conclu." Un officiel du Hamas a dit à Al-Monitor : “Le mouvement a beaucoup (...) Lire la suite »

Le Hamas presse Abbas de rejoindre la Cour Internationale de Justice (Middle East Eye)

David HEARST

le Hamas prend conseil d'hommes de loi réputés pour savoir s'il risque d'être poursuivi pour crimes de guerre.

Le Hamas a décidé de demander au président Mahmoud Abbas de signer le Traité de Rome qui permettra à la Palestine de devenir membre à part entière de la Cour Internationale de Justice malgré le risque d'être lui-même poursuivi, a appris le Middle East Eye. Moussa Abu Marzouk, le vice-président du Hamas qui mène les négociations au Caire, a reçu l'ordre de signer le document qui permettra à l'état de Palestine de devenir membre de la Cour Internationale de Justice de la Hayes, a appris MEE. La décision a été prise lors d'une réunion au sommet entre le responsable palestinien des négociations, Saeb Erekat, et le leader du Hamas, Khaled Meshaal. Le document porte déjà les signatures des membres du Comité Exécutif de l'OLP, du Comité Central du Fatah et d'autres organes de l'OLP, comme le Front Populaire et le Front Démocratique. Mais Abbas lui-même résiste à cause des fortes pressions étasuniennes et européennes. Un enregistrement où on entend Erekat critiquer le refus d'Abbas de devenir membre de la Cour (...) Lire la suite »

Qatar-Hamas, un an après : Hamad du Qatar en rade et le Hamas en panade

René NABA

Paris – Un an après la visite de l’Émir du Qatar à Gaza, le 24 octobre 2012, Hamad du Qatar est en rade et le Hamas en panade.

Qualifiée d’« historique » [1] par la presse atlantiste et célébrée par les intellectuels organiques français et leurs affidés qatarologues comme « le triomphe du soft power » de la principauté pétrolière, cette visite a pris la dimension d’un effroyable gâchis. Un an après que sont donc devenus les protagonistes de cette mascarade (de l’arabe maskhara) au goût de sang et de cendres ?

I – Le Qatar, la poisse En un an, Gaza a fait l’objet d’une sévère offensive israélienne en toute impunité, un mois après la visite de l’Émir, et, en réplique, le Hamas a remercié précisément les deux meilleurs alliés d’Israël dans la zone, le Qatar et surtout la Turquie, c’est-à-dire l’unique pays musulman, qui plus est sunnite, membre de l’Otan et meilleur allié d’Israël dans la zone, oubliant au passage de remercier ses anciens frères d’armes, les artisans de sa victoire, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. L’Émir, lui, a été destitué par ses tuteurs américains par évacuation sanitaire ; Le chef néo-islamiste Mohamad Morsi dégagé sans ménagement du promontoire égyptien, levier de la conquête du pouvoir dans le Monde arabe, et embastillé ; L’homme du Qatar au Liban Ahmad Al Assir, le cheikh salafiste qui devait pointer la dague pétro-monarchique sur le flanc du Hezbollah et lui couper la voie du ravitaillement stratégique vers la zone frontalière libano-israélienne, s’est, lui, dissipé dans les ténèbres de la (...) Lire la suite »

Le soudain changement de bord de Khaled Mechaal

Lahcen SENHAJI
Le futur ex-chef en exil de la branche politique du Hamas, qui selon toute vraisemblance ne devrait pas se représenter aux élections internes imminentes du mouvement, était ces derniers jours à Gaza en célébration du 25ème anniversaire de la fondation du Hamas. Un retour sans précédent sur les territoires palestiniens depuis qu'il les a quittés en 1967, prenant le chemin de l'exil en se réfugiant au Koweït, en Jordanie puis en Syrie, d'où il dirigeait le bureau politique de l'organisation depuis 2001. Derrière un discours appelant à l'unité de la résistance palestinienne, sa démarche s'apparente plus à une volonté de redorer son image, écornée depuis son récent soutien à l'opposition syrienne et ses nouveaux liens avec le Qatar, qui ont crée des divisions au sein même du Hamas. Ses détracteurs l'accusent de trahir la résistance et de pacter avec l'ennemi américain, après avoir soudain accusé en février dernier le pouvoir syrien de "réprimer son propre peuple", puis quitté Damas pour Doha où il a reçu un (...) Lire la suite »
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