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Thème : Irak

« L’effondrement de l’Irak réalisé par les États-Unis a été un désastre »

Christian Parenti
Mohsen Abdelmoumen : Dans votre livre remarquable The Freedom : Shadows And Hallucinations in Occupied Iraq, vous racontez les enquêtes que vous avez effectuées sur le terrain en Irak. Ne pensez-vous pas que l’intervention des États-Unis marque un tournant historique non seulement au Moyen Orient mais aussi aux USA avec les crimes impunis de l’administration Bush ? Dr. Christian Parenti : Merci pour les mots gentils à propos de The Freedom. Alors que le rôle des États-Unis en Irak a été une catastrophe humanitaire pour l’Irak et toute la région, et a gravement endommagé la position des États-Unis dans l’opinion publique mondiale, il y a néanmoins une logique impériale malade par laquelle certains des résultats de l’invasion font avancer un programme impérial américain. Appelez cela dominer par le chaos, effondrement de l’État comme stratégie impériale. La Russie, la Chine et l’Iran se sentent tous menacés par le chaos. Les membres de l’establishment sécuritaire israélien d’extrême droite sont conscients (...) Lire la suite »

Les options des anglosionistes (rapport intermédiaire)

The Saker
Le 10 avril 2018 – Source The Saker. Article rédigé avant les bombardements Une attaque anglosioniste contre la Syrie semble inévitable et imminente. Il y a toujours une chance que quelques généraux du Pentagone supposés sains d’esprit, réalistes et patriotes s’y opposent, mais je n’y crois pas trop (j’ai interrogé deux de mes amis les mieux informés à ce propos et les deux m’ont dit d’oublier). Compter que ceux qui toute leur vie ont obéi aux ordres en refusent subitement un et, ce faisant, brisent leur carrière, est naïf. D’ailleurs, la plus grande partie de ceux que nous avons aujourd’hui au Pentagone ne sont pas du type de l’amiral Fallon, mais plutôt du genre « poule mouillée lèche-cul » à la Petraeus. Il se peut qu’ils ne poussent pas à une confrontation avec la Russie, mais ils feront ce qu’on leur dit de faire. Le commandant du CENTCOM l’a dit récemment (« Nous ferons ce qu’on nous dit »). Cependant, le genre d’options pour une attaque que les néocons étasuniens et leurs amis israéliens choisiront est (...) Lire la suite »

Le « faiseur de rois » est de retour - Muqtada Al-Sadr remporte les élections en Irak

Moon of Alabama
Samedi, le peuple irakien a élu un nouveau parlement. La victoire de la coalition Al-Sairoon* du chef religieux chiite Muqtada al-Sadr et du Parti communiste irakien a surpris tout le monde. D'après les résultats préliminaires, elle a obtenu 54 sièges au Parlement. Il y a 320 sièges au Parlement irakien et il faut former des coalitions multipartites complexes pour obtenir la majorité nécessaire pour élire un nouveau premier ministre. L’alliance du Fatah dirigée par Hadi al-Amiri est arrivée en deuxième position avec 47 sièges. La coalition Nasr de l'actuel premier ministre Haider al-Abadi est troisième avec 42 sièges. Le parti de l'ancien premier ministre Maliki est à la traîne avec 25 sièges. Deux, trois ou quatre des plus grands blocs devront trouver un accord de coalition qui intégrera également des douzaines de petits partis qui ont chacun deux ou trois sièges au Parlement. Pour les étrangers, la politique irakienne peut paraître quelque peu étrange. La candidate du Parti communiste dans la (...) Lire la suite »

Al-Amiriyya : il était une fois, un bombardement sur l’Irak…

Sinan ANTOON

La mémoire collective irakienne regorge de souvenirs de souffrances et de pertes. Ces dernières années n’ont fait qu’accroître les monceaux de cadavres et de décombres, avec tout ce que cela représente, dans un pays ravagé par des décennies de dictature brutale, de sanctions génocidaires et de guerres.

L’invasion anglo-américaine de 2003 (également connue sous son nom orwellien d’« Opération pour la liberté en Irak ») a démantelé ce qui restait de l’Etat irakien après les guerres et les sanctions. Elle a également généré et normalisé la politique du chaos, de la corruption et des guerres civiles sectaires. L’État islamique d’Irak et du Levant (ISIL) n’a été que la conséquence la plus récente de cette invasion. Bien que son discours et ses symboles s’originent dans un lointain passé, ISIL a été formé et rendu opérationnel vers 2003. Les Irakiens ne se sont toujours pas remis de la violence et de l’horreur de la montée en puissance d’ISIL et de son occupation de Mossoul et d’autres villes en 2014, ainsi que des massacres et des destructions qu’il a perpétrés. Mossoul et d’autres villes et villages sont libérés maintenant, mais des centaines de milliers d’Irakiens sont toujours déplacés et vivent dans des camps loin de leurs maisons aujourd’hui détruites. Les promesses de reconstruction et de réhabilitation que leur a (...) Lire la suite »

L’indépendance du Kurdistan, une séquence du GMO

Kharroubi HABIB
Malgré l'opposition fermement exprimée du gouvernement irakien, le vote contre par le Parlement de Baghdad et sa suspension prononcée par la Cour suprême irakienne, le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien voulu par les autorités de la région a eu lieu hier 25 septembre. Comme il fallait s'y attendre, les Kurdes irakiens qui aspirent à un Etat indépendant ont massivement participé à la consultation et le sens de leur vote ne fait aucun doute. Pour autant, il n'est pas acquis que l'indépendance du Kurdistan irakien leur sera chose acquise. La perspective suscite des oppositions en Irak et dans les pays voisins qui en se conjuguant pourront lui faire échec. Il est en effet certain que ni le gouvernement irakien pour qui il n'est pas question que la région kurde se sépare du reste de l'Irak, ni la Turquie, l'Iran ou la Syrie qui ont eux aussi leurs minorités kurdes ne resteront les bras croisés devant la situation qu'elle créera. La probabilité de leur réaction à ce qu'ils considèrent (...) Lire la suite »

Massacre à Mossoul : « Nous avons tué tout le monde – l’EI, les hommes, les femmes et les enfants » (Middle East Eye)

Correspondant de MEE
MOSSOUL, Irak – Le soldat irakien jette un coup d’œil à l’extérieur de la pièce où il se trouve, tenue par trois murs, à travers une friche de gravats s’effondrant abruptement jusqu’aux rives du Tigre. Il réfléchit à ses derniers jours, très violents, de combats contre le groupe État islamique (EI). « Nous les avons tous tués », raconte-t-il calmement. « Daech, les hommes, les femmes et les enfants. Nous les avons tous tués. » Ce qu’il reste de cette partie de la vieille ville de Mossoul, où les combattants de l’EI ont livré leur dernier combat, est un endroit terrible. Et ce qui se trouve en dessous trahit les sombres derniers jours de la bataille pour Mossoul. Des centaines de corps gisent, à moitié enterrés dans la maçonnerie effondrée et les décombres de ce qui avait été autrefois un quartier historique et trépidant. La puanteur des corps en décomposition, qui arrive rapidement dans les 50°C de la chaleur de l’été, submerge les sens. Les pieds sont les restes que l’on remarque en premier. Et il y en a (...) Lire la suite »

L’indifférence internationale pour des dizaines de milliers de victimes civiles de Mossoul est une honte (The Independent)

Patrick COCKBURN

Les civils de la ville ont fait face à un Catch-22* : les forces de la coalition dirigées par les États-Unis leur disaient de fuir les positions de l’EI avant leur bombardement ; mais l’EI menaçait de les exécuter s’ils essayaient de fuir.

Le nombre catastrophique des victimes civiles à Mossoul n’intéresse pas beaucoup de politiciens ni de journalistes dans le monde. Cela contraste terriblement avec l'indignation exprimée dans le monde entier pendant le bombardement de l'est d'Alep par le gouvernement syrien et les forces russes, fin 2016. Hoshyar Zebari, le chef kurde l’ancien ministre irakien des Finances et des Affaires étrangères, m'a déclaré lors d'une interview, la semaine dernière : « Les Services du renseignement kurde estiment que plus de 40 000 civils ont été tués par l’énorme puissance de feu de la Police fédérale, des frappes aériennes et de l’EI lui-même. » Le nombre réel des morts qui sont enterrés sous les tas de décombres de l'ouest de Mossoul est inconnu, mais il s’élève probablement à des dizaines de milliers, au contraire des estimations beaucoup plus basses données précédemment. Les gens ont du mal à comprendre pourquoi le nombre de morts à Mossoul a été aussi important. Un rapport méticuleux mais horrifiant d'Amnesty (...) Lire la suite »
Pendant que les médias américains poussent à la guerre en reprenant les accusations de la CIA sur l’usage d’armes chimiques

Les morts des bombardements américains triplent en Syrie et en Irak

Patrick MARTIN
Un rapport du groupe britannique de surveillance Airwars a révélé que le nombre de morts provoquées par les attaques aériennes américaines en Irak et en Syrie a presque quadruplé au mois de mars par rapport au dernier mois complet avant que Donald Trump entre à la Maison Blanche. Les décès de civils déclarés ont bondi de 465 en décembre 2016 à 1 754 en mars 2017, soit une hausse de 277 pour cent. Le rapport a été publié sur fond d’hystérie médiatique sur les accusations fabriquées d’attaque au gaz neurotoxique par le régime syrien de Bashar al-Assad, prétexte aux frappes de missiles la semaine dernière commandées par le président Trump. Cela démontre que les bombardements américains ont tué beaucoup plus de civils innocents en Irak, y compris des enfants, que ceux qui seraient tués dans la prétendue attaque chimique de la semaine dernière en Syrie. Pour cette raison, l’étude n’est quasiment pas mentionnée dans les médias américains. L’organisation Airwars, qui recense les morts causés par les frappes aériennes (...) Lire la suite »

Qui fournit l’information ? (London Review of Books)

Patrick COCKBURN
Le point culminant de la couverture médiatique occidentale des guerres en Irak et en Syrie a été le siège d'Alep-est, qui a commencé sérieusement en juillet et s'est terminé en décembre, lorsque les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle des dernières zones tenues par les rebelles et plus de 100 000 civils ont été évacués. Pendant les bombardements, les chaînes de télévision et de nombreux journaux semblaient désintéressés de savoir si tel ou tel reportage était vrai ou faux, et ont même rivalisé pour publier l'histoire d'atrocité la plus spectaculaire, même lorsqu'il n'y avait que peu de preuves qu'elle avait réellement eu lieu. Les chaîne NBC a rapporté que plus de quarante civils avaient été brûlés vivants par les troupes gouvernementales, en citant comme source de vagues « médias arabes ». Une autre histoire largement médiatisée - qui a fait les manchettes partout, du Daily Express au New York Times - fit celle de vingt femmes qui s'étaient suicidées le matin même pour éviter d'être violées par (...) Lire la suite »

Pendant qu’ils dénoncent le « massacre » à Alep, les États-Unis intensifient leur assaut contre Mossoul

Bill VAN AUKEN
Malgré les nombreux autobus verts qui transportaient les derniers rebelles islamistes appuyés par les États-Unis en dehors de la ville d’Alep jeudi, le secrétaire d’État John Kerry a pris la parole lors d’une conférence de presse du département d’État afin de décrire la situation dans la ville du nord de la Syrie comme étant « impensable » et afin de dénoncer le gouvernement syrien du président Bachar Al-Assad pour ne perpétrer « rien de moins qu’un massacre ». Les dénonciations de Kerry, qui ciblent également les alliés de la Syrie que sont la Russie et l’Iran, expriment la colère et le désespoir grandissants de l’armée américaine et de l’appareil de renseignement concernant la débâcle de l’opération de changement de régime en Syrie qui dure depuis 5 ans. Avec l’expulsion des milices d’Al-Qaïda qui ont été armées et financées par la CIA, les soi-disant « rebelles » ont perdu leur dernier point d’appui dans une région urbaine importante et les chances que ces forces en sous-main puissent renverser Assad sont (...) Lire la suite »
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