22 juin 2020
La disparition
Zé ninguém
Cela ressemblait à des langues de brume sur la mer. Elles erraient, éparses et paresseuses au-dessus de la plage vide. C’était un curieux spectacle. Un ballet d’écharpes de soie qui dansaient lentement en frôlant le sable. Quelquefois, comme prises d’une volonté propre dans le ciel sans vent, elles se rassemblaient lentement en un nuage effiloché et prenait la direction d’une rue, ou de la fenêtre ouverte d’un immeuble du bord de mer, ou suivait nonchalamment un marcheur solitaire et masqué (…)











