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Auteur : Philippe ARNAUD

Iran : l’impudence de Florence Parly

Philippe ARNAUD
Florence Parly a récemment évoqué la décision de l'Iran d'augmenter de nouveau sa production d'uranium, en contravention avec les accords de Vienne, conclus en juillet 2015. Et Florence Parly de dire qu'il fallait "ramener l'Iran au respect de l'accord de Vienne". Remarque 1. Florence Parly ne manque pas d'impudence en inversant ainsi la chaîne des causalités (et, partant, des responsabilités). Quelqu'un qui l'écouterait en ignorant les événements survenus depuis cet accord de Vienne ne manquerait pas de penser que l'Iran a violé cet accord par malignité. Or, c'est bien, d'abord, le retrait unilatéral des États-Unis, en mai 2018, en violation de leur propre signature, qui a été, ensuite – mais ensuite seulement – l'élément déclencheur de la décision de l'Iran ! Ce sont les États-Unis et non pas l'Iran qu'il faudrait ramener au respect de cet accord. Remarque 2. Florence Parly ne manque pas non plus d'impudence en demandant que l'Iran respecte l'accord de Vienne alors que ni la France ni l'Europe n'ont (...) Lire la suite »

Remarques sur le défilé du 14 juillet

Philippe ARNAUD

- Il y a quelque chose de paradoxal (et même de proprement scandaleux) dans la célébration du 14-Juillet. Celle-ci, en effet, exprime symboliquement des valeurs opposées à celles de l’événement fondateur, à savoir la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.

1. Celle-ci eut lieu à l’est de Paris, dans les quartiers populaires, alors que le défilé militaire du 14-Juillet se tient à l’ouest de Paris, dans les quartiers riches et huppés. 2. La prise de la Bastille fut un événement spontané alors que le défilé militaire est un événement longuement préparé, qui donne lieu à maintes répétitions, ainsi qu’au bouclage des quartiers de Paris où se déroule la manifestation.. 3. La prise de la Bastille fut un acte de révolte contre l’autorité de l’État, un soulèvement du peuple, auquel participèrent les Gardes françaises, qui passèrent du côté des insurgés. Le défilé militaire est une manifestation de l’obéissance de l’armée envers les corps constitués, et le témoignage que le gouvernement tient bien en main son outil militaire, contre tout ennemi extérieur... ou intérieur ! 4. La prise de la Bastille fut une manifestation de violence envers l’autorité (le gouverneur de Launay fut lynché) alors que le défilé du 14-Juillet voit les Parisiens assister avec dévotion à la descente des (...) Lire la suite »

Pour Marie-Sophie Lacarrau, Américains good, Iraniens bad

Philippe ARNAUD
Le journal télévisé de 13 h de France 2 du 21 juin 2019 faisait état, dans son troisième sujet, de "la situation qui se crispe entre Washington et Téhéran" (selon les propos de Marie-Sophie Lacarrau, la présentatrice). A la suite de la destruction d'un drone étasunien par les Iraniens, Donald Trump aurait ordonné des frappes contre l'Iran, avant des annuler au dernier moment, alors que les avions étaient déjà en vol. Puis Marie-Sophie Lacarrau passe la parole à Maryse Burgot. M. Burgot : "Voici donc le missile qui aurait abattu le drone américain"... [Noté en gras : le conditionnel]. Images fournies par les Iraniens, musique martiale et cris de victoires [Noté également en gras : l'insistance lourde sur la propagande iranienne]. Cette boule de feu est censée illustrer la destruction de l'appareil [Noté en gras : l'insistance sur la propagande iranienne et le doute sur la véracité des faits qu'elle rapporte].... Plus tard, les Iraniens exhibent devant la presse les supposés débris du drone [Noté en (...) Lire la suite »

Les médias français de grande diffusion et l’extrême droite autrichienne

Philippe ARNAUD
Les remarques ci-après sont des remarques d'absence, d'omission. C'est-à-dire des remarques d'une information qui n'a pas été reprise par les journaux télévisés de France 2 et France 3, ni par ceux de France Inter, et pas davantage - je viens de le consulter à l'instant - par la sélection de Google actualités. De quoi s'agit-il ? De la démission, en Autriche, de tous les ministres issus du FPÖ, c'est-à-dire du parti d'extrême-droite, formant un gouvernement avec l'ÖVP (ce dernier correspondant, en gros à LR en France), ÖVP dont le chef de file est le chancelier Sebastian Kurz. Or, ces ministres ne sont pas des moindres : il s'agit de Hans-Christian Strache, vice-chancelier, ministre de la Fonction publique et des Sports, de Beate Hartinger-Klein, ministre du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs, de Herbert Kickl, ministre de l'Intérieur, de Mario Kunasek, ministre de la Défense et de Norbert Hofer, ministre des Transports, de l'Innovation et de la (...) Lire la suite »

Pour Florence Parly, il y a sanctions et sanctions

Philippe ARNAUD
Sur les sites Internet de BFM-TV, de Valeurs actuelles et de France Info, j'ai lu que la ministre de la Défense Florence Parly n'avait pas exclu que l'Union européenne prenne des sanctions contre l'Iran après la suspension par Téhéran de certains de ses engagements au titre de l'accord sur le nucléaire de 2015. Remarque 1. Je me suis étonné, en écoutant les journaux d'information de France Inter, de France 2 ou de France 3, qui sont des médias largement écoutés et vus, que cette information n'ait pas été davantage reprise et commentée, et largement commentée, car c'est tout de même, à maints égards, une information de première importance. Remarque 2. C'est une information de première importance car Florence Parly, en évoquant cette possibilité, a inversé, de façon sidérante, l'ordre des responsabilités : en effet, si l'Iran a suspendu certains desdits engagements, c'est parce que, préalablement, le 8 mai 2018, c'est-à-dire il y a exactement un an, Donald Trump avait dénoncé cet accord signé par son (...) Lire la suite »

L’incendie de Notre-Dame vu à la télévision

Philippe ARNAUD
J'ai revisionné le journal télévisé de 13 h du 16 avril (lendemain de l'incendie de Notre-Dame de Paris) sur France 2. Je l'ai revisionné parce que c'était le premier Journal – la veille au soir, il n'y avait eu que des reportages "à chaud" (si j'ose dire...) et non un journal en forme. Celui-ci était le premier journal composé, que l'équipe de rédaction avait eu toute la matinée – et sans doute une bonne partie de la nuit – pour préparer. Toutefois, il était encore assez près de l'événement pour livrer, sans filtre, les sentiments et les pensées de ceux qui l'ont conçu. Voici ce que j'en ai retiré : Remarque 1. Bien que l'incendie ait touché un édifice religieux et non politique (comme le palais de l’Élysée), culturel (comme le Louvre), financier (comme la Bourse) ou un haut lieu du luxe (comme l'hôtel Ritz), j'ai néanmoins été frappé par le caractère paradoxalement a-religieux des commentaires. En effet, les termes qui revenaient périodiquement pour l'évoquer, étaient "culture", "historique", "histoire", (...) Lire la suite »
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Le silence complice des alliés des EU, la France au premier chef, on n’en parle même pas.

Julian Assange : l’ingérence impérialiste inouïe des États-Unis

Philippe ARNAUD
Le vendredi 12 avril, ni le journal de France 3 de 19 h 30, ni celui de France 2 de 20 h n'ont évoqué ce qui s'était passé (pourtant pas plus tard que la veille) à Londres, à savoir l'arrestation, dans les locaux de l'ambassade de l'Équateur, de Julian Assange, l'homme qui, par Wikileaks, avait révélé une myriade d'informations embarrassantes pour les États-Unis. Cette nouvelle, le lendemain, n'a pas laissé plus de traces qu'un trou dans la mer. Et c'est regrettable, car cette affaire est révélatrice des rapports de force dans le monde – révélatrice aussi des méthodes employées par les États pour éliminer les "gêneurs", les lanceurs d'alerte, et révélatrice, in fine, des mentalités des médias, sur ce qu'ils montrent et sur ce qu'ils taisent. 1. Le premier point est l'inquiétante propension (et, surtout, l'inquiétante capacité) des États à intervenir hors de leurs frontières - y compris en temps de paix, surtout en temps de paix - pour éliminer ceux qu'ils considèrent comme des criminels, des ennemis - ou (...) Lire la suite »
Ci-dessous, une analyse de Philippe Arnaud. Titre : LGS.

Le "Grand Débat" : une arme idéologique des banquiers et des médias qui les soutiennent

Philippe ARNAUD
Ce 8 avril 2019, au journal télévisé de 13 h de France 2, le deuxième sujet présenté était la restitution du "grand débat" et ce qui ressortait de ce "débat" était que les Français estimaient quasi unanimement qu'il y avait trop d'impôts. Pour les baisser, les solutions étaient nombreuses et parfois contradictoires, mais ce qui revenait le plus, c'est qu'il fallait baisser les dépenses de l’État et plus particulièrement les dépenses liées à la Défense et aux aides au logement", détaillait le journaliste Jean-Baptiste Marteau, depuis le Grand Palais à Paris. Et le journal poursuivait ainsi : Le référendum d'initiative citoyenne (RIC) et l'ISF, revendications-phares des "gilets jaunes", sont très minoritaires dans les contributions, selon les garants du grand débat. "Notre pays a atteint aujourd'hui une sorte de tolérance fiscale zéro [...] les débats nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser et baisser plus vite les impôts", a indiqué le Premier ministre Édouard Philippe. (...) Lire la suite »
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Le Venezuela vu par la télévision publique française

Philippe ARNAUD
J'ai regardé le 2 février (2019) au journal télévisé de 20 h de France 2 les informations sur le Venezuela. Ces informations empruntent la forme d'une présentation entièrement en faveur de Juan Guaido (l'annonce de la défection d'un général d'aviation au profit de Guaido – qui, selon Dorothée Olliéric, la journaliste en poste à Caracas, aurait galvanisé la foule, la déclaration de ce général selon lequel 90 % des militaires seraient "pour le peuple", un reportage où "flotte un air de liberté", une interview d'une manifestante anti-Maduro qui s'exprime en français - ce qui, vis-à-vis d'un public français, vise subrepticement à inspirer de la sympathie pour sa cause, etc.). Le point d'orgue, le couronnement de cette information n'est cependant pas là : alors que Laurent Delahousse, le présentateur du 20 h, comme Dorothée Olliéric, l'envoyée spéciale de la chaîne au Venezuela parlent tous les deux de deux manifestations, l'une pour Guaido, l'autre pour Maduro, on s'attend, après le reportage sur les partisans (...) Lire la suite »
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D’un Battisti ... l’autre

Philippe ARNAUD
L'événement dont je veux parler est celui de l'arrestation, en Bolivie, de Cesare Battisti, militant d'extrême-gauche italien, accusé de quatre meurtres dans son pays durant les "années de plomb", et réfugié d'abord en France (où il bénéficia de la protection de François Mitterrand), puis, après l'arrivée de la droite en France, réfugié au Brésil, où il bénéficia de nouveau de la protection du président Lula. Les remarques que j'entends faire sont des remarques sur le "creux", c'est-à-dire sur ce qui n'a pas été dit dans les médias à propos de cette arrestation et du principal intéressé, par exemple dans le journal télévisé de 13 h du dimanche 13 janvier de France 2, présenté par Leïla Kaddour. 1. On met à la charge de Cesare Battisti quatre meurtres en Italie, ce qui était caractéristique du type d'attentats commis par les groupes armés d'extrême-gauche de cette époque : des meurtres individuels, des meurtres à l'unité, dont le plus connu est, bien entendu, celui du président du Conseil et président de la (...) Lire la suite »
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