RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Auteur : Philippe ARNAUD

Dénis, croyances, absurdités à l’assaut de la raison et de la science historiques

Philippe ARNAUD
Un trait inédit de cette élection présidentielle de 2020, a été l'obstination, pendant plus de deux mois, du président en titre, et contre toute évidence, de reconnaître sa défaite, qu'il attribue à une fraude gigantesque, fomentée à l'échelle nationale par le Parti démocrate. Il a même, dans un premier temps, interdit – contrairement à l'usage – l'accès aux dossiers de la présidence à la nouvelle équipe, pour permettre à celle-ci de se préparer, durant les deux mois et demi (3 novembre - 20 janvier) de la transition. Aussi délirante que soit cette allégation de fraude, aussi incompréhensibles que soient ce déni et cet entêtement, ils n'en sont cependant pas nouveaux. Il existe en effet, dans l'Histoire, des exemples aussi édifiants de refus persistants de la réalité ou d'invention fantasmatique d'une "réalité alternative". Ce déni, ou cette invention d'une fable de substitution, sont pour ainsi dire toujours le fait de perdants. Soit de perdants politiques ou militaires, qui, non seulement ont perdu le pouvoir (...) Lire la suite »
29 

6 janvier, 6 février...

Philippe ARNAUD
La journée du 6 janvier 2021 devait être celle de la confirmation officielle, par le Congrès des États-Unis, présidé par le vice-président Pence, du nombre de grands électeurs attribués par le suffrage de chacun des 50 États. En général, cette séance est une formalité, où, cinquante fois, on se contente d'énumérer des chiffres. Or, cette séance ne fut pas une formalité. En effet, l'actuel président Trump qui, depuis le mois de mars, refusait d'envisager une défaite et qui, depuis le 4 novembre, ne cessait de clamer – sans preuves – qu'il avait été victime d'une fraude, avait appelé ses partisans à manifester devant le Capitole, siège du Congrès, pour faire pression sur les élus, afin que ceux-ci invalident le vote du 3 novembre (au moins dans les Etats-bascules, sinon dans tous les États). Résultat : vers les 18 h, heure française, les manifestants, chauffés à blanc par les propos de Donald Trump et par leurs propres slogans, ont envahi le Capitole, vandalisé les portes et les vitres, chassé les parlementaires, (...) Lire la suite »

Couleurs nationales et partisanes ou “ arbitrarité du signe ”

Philippe ARNAUD
Ces remarques touchent à un aspect des élections présidentielles aux États-Unis que l'on a peut-être noté avec surprise. Sur la carte du pays, en effet, les États qui ont voté Républicain (comme la Floride) figurent en rouge, alors que ceux qui ont voté Démocrate (comme la Californie) figurent en bleu. C'est là un point surprenant pour des Français qui ont l'habitude, eux, d'associer ces couleurs à des opinions politiques inverses. En gros, le rouge pour la gauche (même quelquefois très modérée, comme le P.S.) et le bleu pour la droite (L.R. et R.N.). Certes, si le Parti Républicain étasunien est plutôt à droite (notamment sur des questions sociétales) et regroupe un éventail politique qui irait, chez nous, des centristes aux Identitaires qui débordent le R.N. sur sa droite, le Parti Démocrate, lui, n'est à gauche que sur les questions sociétales, lesquelles ne mangent pas de pain... Comment des Français et des Étatsuniens (avec leurs cultures politiques respectives) peuvent-ils intégrer ces données ? (...) Lire la suite »

Samuel Paty et l’Arabie saoudite

Philippe ARNAUD

Cette chronique portera sur une absence, sur un nom qui n’a pas été mentionné, sur un lien qui n’a pas été établi. De quoi s’agit-il ?

Il s'agit, bien entendu, de l'affreux assassinat de Samuel Paty, ce professeur d'histoire décapité par un terroriste salafiste. Tout le monde a parlé des parents d'élèves sympathisants islamistes qui ont exigé des sanctions à l'encontre de Samuel Paty (pour irrespect envers le Prophète), d'imams qui ont soufflé sur les braises, de mosquées qu'on va fermer, de "fichés S" qu'on va expulser, de réseaux qu'on va surveiller, d'associations qu'on va interdire, etc. Or, dans cette avalanche d'indignations, un nom a brillé par son absence : celui de l'Arabie saoudite. 1. L'Arabie saoudite, en effet, est le pays qui assure encore les approvisionnements en pétrole de l'Europe et d'une bonne partie du monde. C'est aussi le pays qui, depuis longtemps, a été instrumentalisé par les Occidentaux pour lutter contre les mouvements communistes en pays musulman, ou les nationalismes de ces pays, qui, parfois, recevaient l'appui de l'URSS. On pense en particulier au plus célèbre d'entre eux, Gamal Abdel Nasser, le (...) Lire la suite »

Les médias, le confinement et le déconfinement

Philippe ARNAUD
Dans tous les médias, il n'est bruit que du déconfinement et du déconfinement. Néanmoins, les conditions dans lesquelles il interviendra soulignent, quand elles ne les accroissent pas, les inégalités de la société et les avantages dont jouissent les dominants (politiques et économiques). Ce que, bien entendu, les médias taisent... 1. On a souvent dit que les privilèges essentiels, primordiaux, dont jouissaient les dominants ce n'était pas la richesse, c’étaient l'espace et le temps. 1.1. Le premier luxe des dominants, c'est l'espace, dans ses deux dimensions. D'abord ils ont des lieux de résidence bien plus vastes que ceux des pauvres. Et le confinement actuel a souligné les difficultés, la détresse des plus pauvres à être confinés près de deux mois dans des appartements minuscules - et le confort des plus riches dans des appartements de 100 à 200 m² au minimum (avec jardin ou parc associés). De surcroît, les dominants n'ont pas une seule "maison", ils en ont plusieurs – et ne se gênent pas pour (...) Lire la suite »

De la Russophobie

Philippe ARNAUD

La russophobie, chez les Français, ne va pas de soi. On peut la comprendre (ou l’expliquer), par exemple, chez les Turcs, les Suédois ou les Polonais qui, depuis les débuts de l’époque moderne (disons le XVIe siècle) furent souvent en conflit avec les Russes, puissance montante et voisine, voire eurent à souffrir de leurs empiétements ou de leur domination (par exemple, pour les Polonais, de 1792 à 1918 !). Il faut aussi se souvenir que ces peuples avaient, jadis, des armées de taille à se mesurer avec celles des Russes - ou, du moins, d’y faire autre chose que de la figuration. Mais qu’en est-il de la France ?

1. Jusqu'au XVIIIe siècle inclus, Français et Russes n'eurent guère de raisons de se heurter : la France ne s'opposait, jusque là, qu'à ses voisins : les Espagnols, les Habsbourg d'Autriche ou les Anglais (comme lors des guerres de Louis XIV)... et la Russie n'était pas limitrophe de la France ! La France ne fut l'adversaire de la Russie, pour la première fois, qu'au cours de la guerre de Succession de Pologne (1733-1738). Or, lors de ce conflit, les Français n'affrontèrent les Russes que sur le lointain théâtre de Dantzig, l'énorme majorité des batailles livrées par les Français n'ayant lieu qu'avec les Autrichiens. La deuxième grande guerre du XVIIIe siècle (l'histoire militaire de ce siècle s'étale entre les guerres de Louis XIV, qui s'achevèrent en 1714, et celles de la Révolution et de l'Empire, qui durèrent de 1792 à 1815), fut la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748). Au cours de cette guerre, la Russie se trouva dans le camp de l'Autriche, donc opposée à la France, mais, là encore, la (...) Lire la suite »
24 

France 3 et l’Union sacrée

Philippe ARNAUD
Dimanche, au journal télévisé de France 3 de 19 h 30, l'un des sujets était intitulé : "Déconfinement : le gouvernement présentera son plan mardi". Et il était présenté ainsi : [Voix de Patricia Issa de Grandi, journaliste de FR3] : "Ce matin Édouard Philippe reprend la main et prend de court les oppositions. Via un tweet, il annonce : "Je présenterai la stratégie nationale de déconfinement mardi après-midi à l'Assemblée nationale..." [Voix de Patricia Issa de Grandi] : "Le débat portera sur le plan de déconfinement et le traçage des personnes. Un tir groupé, alors qu'au départ les deux thèmes devaient faire l'objet de deux votes distincts. Et c'est bien là que, pour l'opposition, le bât blesse". [Cadrage de Jean-Luc Mélenchon] : "Monsieur Édouard Philippe va arriver mardi devant l'Assemblée. Il va réciter son discours, il va le lire, il va nous apprendre quelles sont les mesures, et après, séance tenante, sans aucun temps de réflexion ni d'examen critique, nous devrons voter pour ou contre..." [Voix de (...) Lire la suite »

Trump, Shakespeare et Julien Gracq

Philippe ARNAUD
Pendant la pandémie, les affaires continuent : sur le site Mémoire des luttes, j'apprends aujourd'hui, par la plume de Maurice Lemoine, que, le 26 mars dernier, le gouvernement Trump vient de mettre à prix la tête de Nicolas Maduro, président du Venezuela, pour une valeur de 15 millions de dollars. Remarque 1. Ainsi, en pleine crise de pandémie mondiale, alors que les États-Unis sont le pays le plus touché du monde, alors que le nombre de leurs morts de cette maladie a presque rejoint celui de l'Espagne (deuxième pays le plus affecté au monde), le gouvernement américain n'a rien trouvé de plus utile à faire que de traiter comme un repris de justice le chef légitimement élu d'un État représenté à l'ONU et reconnu par la majorité des pays de la planète ! [Qui, eux-mêmes, représentent la majorité de la population mondiale]. Remarque 2. Il faut bien se représenter le caractère scandaleux, inouï, exorbitant du droit que constitue une décision aussi inique : au nom de décisions prises sur son territoire, (...) Lire la suite »

Les larbins de France 2 et France 3 aiment les virus qui cassent le Code du Travail

Philippe ARNAUD
Titre du GS. Les journaux télévisés de France 3 de 19 h 30 et de France 2 de 20 h 25 mars 2020 annonçaient que le gouvernement allait adopter des ordonnances qui "assouplissent" le droit du travail. Les salariés pourront travailler 60 heures sur une semaine au lieu de 48 heures aujourd'hui. Et, sur une période consécutive de 12 semaines, ils pourront travailler 48 heures au lieu de 44 heures. Le travail du dimanche pourra être assoupli pour travailler 7 jours sur 7. Des règles qui pourraient s'appliquer jusqu'en décembre prochain. [Et un bandeau portant "la semaine des 60 heures" défilait sur l'écran]. Remarque 1. Le verbe assouplir est révélateur par ses connotations positives, c'est-à-dire par ce à quoi il s'oppose, par ce à quoi il est contraire. Il est révélateur par ses antonymes, ses opposés. "Assouplir", c'est rendre plus souple. Or, quels sont les contraires de souple ? Ce sont les adjectifs buté, cassant, dur, empesé, gourd, inflexible, intraitable, intransigeant, lourd, rigide, sévère, (...) Lire la suite »

Comment le banquier va-t-il apurer la situation ?

Philippe ARNAUD
Ce que personne ne dit, c'est sur quoi, une fois la crise passée, tout cela débouchera. En effet, entre les divers moratoires (sur les impôts, les cotisations URSSAF, les factures), le paiement des salaires des gens qui ne travaillent, les commandes de matériel médical, les heures supplémentaires, la facture va s'élever – dixit le ministre de l'économie – au moins à plusieurs dizaines de milliards d'euros. Il va y avoir des déficits énormes, à tous les niveaux, qui se répercuteront sur les comptes publics : de l’État, des collectivités locales, de la Sécurité Sociale. Comment tout cela va-t-il être apuré ? Il n'y a que deux solutions, exactement contraires : Soit l’État procède comme il a souvent procédé dans le passé : en annulant unilatéralement sa dette, par exemple lors de la banqueroute de Law, en 1720, ou de la banqueroute des deux tiers en 1797, ou comme le fit la jeune République bolchevique en refusant d'honorer les dettes du régime tsariste. Après tout, l'Allemagne n'a jamais payé l'intégralité de (...) Lire la suite »
afficher la suite 0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70 | 80