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D’Alep à Mossoul, ou le « deux poids, deux mesures ! » des va-t-en-guerre médiatiques

Dans ces deux villes assiégées, l’une syrienne, l’autre irakienne, on ne saurait minimiser les souffrances endurées par les civils ; ni a fortiori nier l’obligation pour l’opinion publique d’être archi-vigilante contre toute forme de vendetta politique, de crime de guerre ou de « purification » ethnico-religieuse. Et cela, bien entendu, quel que soit leur auteur éventuel ! Mais comment ne pas être stupéfait, voire, estomaqué par l’extraordinaire « impartialité » avec laquelle les médias dominants traitent les deux assauts ?

A Alep, on aurait affaire à d’affreux successeurs « régimistes » d’Assourbanipal et d’Ivan le Terrible traquant des « démocrates » propres sur eux et bien gentillets. Certes, ces gentils jeunes gens émargent un tantinet à Al Qaida (l’organisation si sympa qui a revendiqué la destruction des Tours jumelles !) ; mais ne sont-ils pas, d’abord et avant tout, favorables au « Grand Moyen-Orient » tel que l’avait dessiné Bush Junior ? Rappelons que ce projet étatsunien visait très ouvertement au repartage ethnico-impérial des ex-Etats nationaux d’Irak, de Syrie ou de Libye qui, nonobstant l’incontestable brutalité de certains de leurs dirigeants d’antan, avaient surtout le « tort » de nationaliser le pétrole, de sympathiser avec l’URSS ou d’autoriser les filles à aller nue tête à la fac ?

Et nos médias, surtout ceux hélas de la « gôôôche » établie, de traiter finement de « salauds » ceux qui osent rappeler que la Syrie, l’Irak et la Libye sont des Etats souverains, que la Charte de l’ONU se réfère au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes SANS INGERENCE et que –il faudra bien finir par s’y faire ! – les « mandats » français, italien, anglais, etc. sur les ex-pays colonisés n’ont plus cours depuis longtemps... Vraiment abominables d’ailleurs les sales types qui suggèrent que les « guerres civiles » afghane, irakienne, libyenne, syrienne, yéménite, n’auraient jamais fait 300 000 morts et des millions d’exilés si elles n’avaient pas été financées, encadrées, lourdement armées, voire dûment inspirées (la théorie US du « choc des civilisations » n’a pas été concoctée à Damas !) par l’Occident « humaniste » (et surtout : capitaliste) acoquiné aux « pétro-démocrates » bien connus de Riyad et du Qatar...

A Mossoul, c’est le contraire bien que la ville soit assiégée par un conglomérat d’Etats rivaux et de milices disparates, dont chacun sait qu’ils et elles s’entretueront une fois la cité reconquise. Là-bas, voyez-vous, l’assaut final est tout ce qu’il y a de plus sympa, de plus « chirurgical », voire d’humanitaire ! C’est à peine si nos géopoliticiens à la Bernard Guetta et à la Glucksmann Fils remarquent que dans les deux cas, Alep et Mossoul, ce sont bien les égorgeurs de Daech qu’il s’agit théoriquement d’extirper ; et qu’en conséquence, une coalition incluant les Etats souverains de la région sous l’égide de l’ONU (comme l’avaient proposé Damas et Moscou), eût logiquement et rapidement réglé le compte de Daech en coordonnant tous les fronts, donc en écourtant la guerre, en diminuant les souffrances des populations et en éradiquant le principal foyer fanatique qui a déjà tué ou mutilé des centaines de Français de Nice à Paris...

Mais tout cela est trop dur à comprendre pour un journaliste du « service public » biberonné à la « déontologie » façon BHL. Lecteurs en treillis de Libé, auditeurs matutinaux de France-Inter, imprégnez-vous donc de cette évidence première : une bombe russe lancée par un aviateur régulier de l’Armée syrienne ne saurait frapper que des « civils innocents », de préférence mineurs. Alors qu’une bombe US propulsée par une des multiples factions rivales encerclant Mossoul ne peut immanquablement frapper que des « terroristes ». Ben voyons !

Ils appellent ça de l’ « info ». Si bien que l’auditeur bobo moyen de France-Inter (qui n’est pas du reste ce qui se fait de pire en matière de bourrage de crâne, et cela ne rassurera personne...) croit nécessaire, quand on l’autorise à jacter brièvement dans le poste que financent ses impôts, de féliciter d’abord avec effusion MM. Demorand, Guetta et Cohen « pour la remarquable qualité de leurs émissions »...

Par Georges Gastaud, porte-parole national du PRCF, le 17 octobre 2016

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John Swinton, célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse

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