EXASPÉRATION : Combien de temps encore, allons-nous supporter les rodomontades, les éructations, les menaces et les actions guerrières des locataires de la Maison Blanche ?

Depuis 170 ans, les États-Unis ont entamé leur marche délirante de déstabilisation du monde à leur profit. Je ne parlerai pas de jadis terriblement accusateur pour les USA (génocide indien, accaparement par la force de territoires, etc...), mais de naguère et d’aujourd’hui qui suffisent à condamner leur comportement barbare de missionnaire soudard, la bible à la main, extrêmement dangereux pour toute la planète et la paix dans le monde (2).

Depuis la seconde guerre mondiale (la CIA a été créée après la catastrophe de Pearl Harbour), la liste des pays agressés est impressionnante, vertigineuse même (1). Trump en est aujourd’hui l’incarnation grotesque mais pas seulement. Ses prédécesseurs ont tous fait des guerres, la main sur le cœur et la bombe entre les dents, pour partout où ils sont intervenus, "rétablir la liberté" à la mode étasunienne, basée sur le veau d’or du "fondamentalisme du marché", c’est à dire la loi de la jungle, celle du plus fort, du plus féroce avec l’asservissement des plus faibles comme résultat. Rien n’est plus inhumain et insupportable tant les extraordinaires perspectives de progrès de civilisation sont anéanties ! C’est une néo-colonisation souvent brutale, parfois rampante qui tue, saccage les savoirs, pille les richesses, installe l’ignorance et la dépendance et transforme les habitants en consommateurs serviles. C’est le règne de la corruption, des oligarchies, du népotisme, des mafieux qui se construisent des richesses insensées en organisant la misère de la grande majorité de la population qu’ils contrôlent. Et tout cela évidemment avec la bénédiction de l’Empire, leur maître à tous, qui n’a plus qu’à aspirer les dividendes ensanglantés que lui servent une terre et une population martyrisées.

Mais nom de dieu, où est le peuple étasunien ? On ne l’entend pas !

Que pense-t-il des graves menaces et interventions de leur gouvernement contre l’Amérique du Sud, Cuba et le Venezuela en particulier, que Washington ose considérer depuis toujours comme sa chasse gardée ?

Que pense-t-il de la déstabilisation du Moyen-Orient, entreprise par ses gouvernements successifs, au nom de la lutte contre le terrorisme qu’ils ont contribué à générer et nourri, avec ses interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, et en Syrie, ses menaces permanentes contre l’Iran, avec parallèlement un soutien sans faille aux dictatures pétrolières les plus obscurantistes et à Israël (seule puissance militaire de la région dotée d’un arsenal nucléaire), leur instrument principal de subversion dans la région ?

Que pense-t-il des tentatives de plus en plus précises d’isoler géographiquement et militairement la Russie avec la complicité de cette machine de guerre qu’est l’OTAN en la ceinturant de bases US "otanisées" ?

Que pense-t-il des nouvelles menaces sur la Corée du Nord qui ne peut en aucun cas être ce que prétend mensongèrement le nouveau Dr Folamour Trump, un danger pour les États-Unis ? C’est un nouvel Irak que Trump prépare avec l’objectif de fragiliser la Chine qui est sans doute le pays que Washington craint le plus.

Comment ne pas s’indigner devant ce que nous insinuent les médias à longueur de colonnes et d’antennes, quand ils transforment pitoyablement un petit pays qui ose défendre sa souveraineté, son indépendance, contre toutes les tentatives de le subvertir (quoiqu’on pense de la Corée du Nord), contre les menaces de l’Empire de le mettre à feu et à sang, en criminel, seul coupable d’une possible confrontation ! Jamais les pays attaqués par l’Empire n’ont attaqué les premiers, jamais. Je ne comprends pas la pusillanimité de la gauche à l’égard des vociférations irresponsables de ce matamore de Trump. Comme pour le Venezuela, il n’y a pas à tergiverser, il y va d’une possible conflagration planétaire et donc de la paix dans le monde car je ne veux pas croire une seconde que la Chine et la Russie laisseront faire un tel forfait.

Va-t-on enfin se concerter, s’entendre, se coaliser, puisque l’ONU en est incapable, pour arrêter enfin le bras surarmé et vengeur de celui qui s’est autoproclamé à la fois juge et gendarme du monde mais qui en est en fait le pire des pillards ? Trump, avec sa politique hégémonique assassine et destructrice, doit pouvoir devant son délire césarien, se voir dresser, haut et fort, un mur de contestation, une réplique vigoureuse de tous les pays, de tous les peuples qui en ont assez de cette domination guerrière désespérante qui les enfonce dans l’inhumanité alors que notre civilisation moderne devrait aspirer à plus de confraternité, à plus d’échanges respectueux, et se consacrer enfin à la progression de sa connaissance, de son bien-être et à la préservation de la planète.

Mais je n’entends rien...ou pas grand chose... Désespérant !

Michel Taupin

(1) * Chine 1945 -1946* Corée 1950 - 1953* Chine 1950 -1953* Guatemala 1954* Indonésie 1958* Cuba 1959 - 1960* Guatemala 1960* Cuba 1961* Congo 1964* Guatemala 1964* République Dominicaine 1965 - 1966* Pérou 1965* Laos 1964 - 1973* Vietnam 1961 - 1973* Cambodge 1969 - 1970* Guatemala 1967 - 1969* Liban 1982 - 1984* Grenade 1983 - 1984* Libye 1986* El Salvador 1981 - 1992* Nicaragua 1981 - 1990* Iran 1987 - 1988* Libye 1989* Panama 1989 - 1990* Irak 1991* Somalie 1992 - 1994* Bosnie 1995* Iran 1998* Soudan 1998* Afghanistan 1998* Serbie 1999* Afghanistan 2001* Irak 2003* Libye 2011* Syrie 2013

(2) "Les États-Unis sont une menace pour la Paix dans le monde" lit-on dans l’International Business Times. En 2014, 66.806 personnes issues de 65 pays différents ont été interrogées par Worldwide Independent Network et Gallup, leaders dans la recherche et études de marché.

A la question : "Quel pays est la plus grande menace pour la paix dans le monde aujourd’hui ?", 24% des personnes interrogées répondent les États-Unis. Le Pakistan arrive en deuxième position avec 8% des votes et la Chine troisième avec 6%. Les autres pays considérés comme des menaces sont l’Afghanistan, l’Iran, Israël et la Corée du Nord.

Quels sont les pays qui considèrent les États-Unis comme la plus grande menace ? La Chine (54%), la Russie (49%), mais aussi beaucoup de pays d’Amérique du Sud dont le Mexique et l’Argentine, des pays membres de l’Otan comme la Grèce et la Turquie ou encore l’Algérie, le Canada et l’Australie.

Et les Américains dans tout ça ? 20% placent l’Iran en première position, suivi de l’Afghanistan et de la Corée du Nord. Mais 13% d’entre eux considèrent tout de même leur propre pays comme une menace pour la stabilité internationale.

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COMMENTAIRES  

11/08/2017 17:00 par POTTIER Jean-Claude

Excellent texte !!! A dire, à redire, à répéter sans cesse et toujours.

J’ose croire, moi aussi, que la Chine et la Russie interviendraient si par malheur l’imbécile Trump mettait ses menaces à exécution. Mais bon, USA, Chine, Russie en guerre, adieu la vie...

11/08/2017 22:32 par Feufollet

M. Taupin n’a plus besoin de me convaincre
Sur la forme et le fond funeste de la politique US
De naguère à ’aujourd’hui.
Par contre, son anti-Trumpisme est un peu sommaire
Plus de Trump, plus de problèmes ?
Il y a omission flagrante de la lutte interne au sommet du pouvoir US
Et de la parodie affligeante à laquelle Trump est contraint
Si on ne peut guère espérer de ce personnage fantasque
Ceux qui cherchent à l’éliminer se révèlent encore pires
Le "Deep State", le parti de la guerre, ça vous dit quelque chose ?

13/08/2017 07:27 par daniel

Extrait du film de Oliver Stone. Conversations avec Monsieur Poutine
"Oliver Stone : Donald Trump a gagné. C’est votre quatrième président, n’est ce pas ? M. Clinton, M. Bush, M. Obama, et à présent, c’est le quatrième, pour vous. Vladimir Poutine : Oui, c’est vrai.
Stone : Qu’est ce que cela change ? Poutine : Eh bien, presque rien… partout, et en particulier aux Etats-Unis, la technocratie est très forte. Et la technocratie… gouverne le monde.
…c’est-à-dire le Deep State.

13/08/2017 15:56 par Assimbonanga

Merci pour cet extrait du film d’Oliver Stone. Je trouve, à le lire, que Poutine est philosophe. Je veux dire : il a du recul. En effet, le monde est devenu, globalement, technocratique et j’en fais l’observation dans le monde qui m’entoure par exemple ma carte bancaire avec paiement à distance, carte que ma banque m’a refourguée d’autorité sans me demander mon avis. Heureusement, j’ai pu faire sauter cette option.
Autre exemple ; dans la jeunesse d’aujourd’hui, il y a ceux qui ont pu obtenir leurs diplômes, partir en Erasmus et intégrer des écoles internationales pour exercer des professions aux noms en ing et en ment, consulting et environment...
Ils veilleront sur la nature tout en restant dans de confortables bureaux dans de grandes cités... Des décisions se prendront par des gens qui ne vivent nullement dans la nature.
Les voyageurs utilisateurs des aéroports ne se sont pas révoltés lorsqu’on leur a imposé des contrôles biométriques, des caméras à reconnaissance de visage. Tout le monde a continué et aucun boycott n’a été envisagé. Maintenant c’est rentré dans les moeurs.
Au village voisin lors de la fête champêtre annuelle, un véhicule de gendarmerie bien en vue au carrefour avec un gendarme armé. Tout le monde trouve normal ! Moi pas.
Au sommet de cet édifice il y a un président élu par les moyens de la publicité, du marketing. Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Du moins s’il a une cravate, une épouse poupée Barbie et qu’il n’arbore pas une grosse moustache noire et qu’il ne siège pas sous un portrait équestre de Bolivar, bien sûr.

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