Mali : L’« apocalypse » qui n’a pas eu lieu et le récit de la défaite dont l’Occident a besoin
Beto Cremonte
L'offensive coordonnée entre le JNIM et les factions touaregs, qui visait à créer l'image d'un État malien effondré, a été rapidement démantelée malgré les Cassandres et les analystes du discours « officiel » de la machine occidentale.
Ce qui s'est réellement passé, et que de nombreux analystes ont choisi d'ignorer (ou de dissimuler), c'est une riposte rapide et coordonnée des forces maliennes, qui continuent de démontrer la volonté du Mali, ainsi que des autres pays de l'AES, de rompre avec l'ancien système de tutelle française, au-delà des attaques comme celles du 25 avril, révélant ainsi quelque chose de plus profond : ce n'est pas seulement le contrôle du territoire qui est en jeu, mais le sens même de ce qui se passe au Sahel.
La vérité est que, dans les dernières heures du 25 avril, des groupes djihadistes et séparatistes touaregs ont lancé une offensive coordonnée contre Bamako, Kati, Gao et Kidal avec un objectif qui dépassait le simple cadre militaire : il ne s’agissait pas seulement de frapper des positions étatiques, mais d’établir, en temps réel, l’idée que le gouvernement d’Assimi Goïta avait perdu le contrôle du pays, comme cela se produit de manière quasi systématique dans cette région. On ne (…)Lire la suite »






















