39 
La France est désormais une nation aux ordres et lâche

L’effondrement de la diversité intellectuelle française (Counterpunch)

Il y a plusieurs hommes munis de fusils mitrailleurs devant le bâtiment de Charlie Hebdo à Paris. Ce sont des policiers, portant des gilets pare-balles, équipés d’armes lourdes. Ils observent avec insistance les quelques piétons passant par là, de ce regard qui leur est propre, à la fois dégoûtant et tout à fait intimidant. Les journalistes de Charlie Hebdo sont bien protégés, et pour certains post mortem.

Si vous pensiez que la France n’est pas autant un État policier que la Grande-Bretagne ou les États-Unis, revoyez la question ! Des militaires munis d’armes lourdes mais aussi la police sont visibles dans toutes les gares et à de nombreux carrefours, et même dans d’étroites ruelles. Les fournisseurs internet espionnent ouvertement leurs utilisateurs. Les médias de masse autocensurent leurs reportages. La propagande d’État marche « à plein régime ».

Mais le peuple français, tout du moins dans sa grande majorité, croit qu’il vit dans « une société ouverte et démocratique. » Si vous leur demandez pourquoi, ils ne peuvent rien dire ; ils n’ont pas d’arguments. On leur a simplement dit qu’ils étaient libres, alors ils le croient.

***

Les employés de Charlie Hebdo sortent de temps en temps pour fumer en dehors de leur bâtiment. J’essaie d’engager la conversation, mais ils ne me répondent qu’avec des phrases très courtes. Ils font de leur mieux pour m’ignorer. D’une manière ou d’une autre, intuitivement, ils sentent bien que je ne suis pas là pour leur parler de l’histoire officielle.

Je leur demande pourquoi ils ne se moquent jamais du néocolonialisme occidental, de son système électoral ridicule, ou bien encore de sa coalition qui commet des génocides aux quatre coins du monde : en Inde, en Israël, en Indonésie, au Rwanda ou en Ouganda. Ils m’éconduisent impatiemment de par leur attitude extérieure. Ce genre d’idées ne sont pas encouragées, ou plus probablement, ne sont pas permises. Même les humoristes et les clowns savent rester bien à leur place en France.

Ils me font bientôt savoir que je pose trop de questions. Un des employés se contente d’un regard plein de sous-entendus en direction des policiers armés. Je comprends le message. Je ne suis pas d’humeur pour un long interrogatoire. Je m’en vais.

Dans le voisinage, on trouve de nombreux endroits recueillant tous les signes de compassion pour les victimes, les douze personnes qui trouvèrent la mort durant l’attaque du journal le Janvier 2015. On voit des drapeaux français et des petites souris blanches sur lesquelles est écrit : Je Suis Charlie. Une grande affiche proclame « je suis humain ». On peut lire sur d’autres banderoles « Putain d’islamistes ». Le mot islamistes a été rayé en rouge et remplacé par terroristes. Putain de terroristes.

Il y a de nombreux tags aux murs parlant de liberté, dans tout le quartier : « libre comme Charlie ».

Une femme sort de nulle part. Elle est très bien habillée, élégante. Elle se tient à mes côtés quelques secondes. Je réalise alors que son corps tremble. Elle pleure.

« Vous êtes de la famille ? », lui demandai-je gentiment.

Non, non. » me répondit-elle. « Nous sommes tous de la famille, nous sommes tous Charlie ! »

Elle me prend soudainement dans ses bras. Je sens son visage mouillé contre ma poitrine. J’essaie de faire preuve de tact. Je la serre étroitement, cette étrangère, cette femme inconnue. Pas parce que je le veux, mais parce que j’ai l’impression que je n’ai pas le choix. Après avoir rempli mon obligation civique, je m’enfuis de cet endroit.

À quinze minutes de marche du bâtiment de Charlie Hebdo se dresse le monumental musée Picasso et des dizaines de galeries d’art. Je m’assure de pouvoir en visiter au moins cinquante.

Je veux tout savoir au sujet de cette liberté d’expression que les Français ont tant à cœur de défendre ardemment.

Mais ce que je vois est une sorte de mauvais pop art sans fin. Je vois la fenêtre brisée d’une galerie accompagnée d’un panneau « You broke my art [1] ». C’est supposé être une œuvre d’art.

Les galeries exposent des lignes et des carrés, toutes sortes de formes géométriques et de couleurs.

Dans plusieurs galeries je reconnais l’expressionnisme abstrait de Pollock.

Je demande aux galeristes s’ils ont eu vent de quelques expositions qui auraient pour thème la situation critique de dizaines de milliers de sans abris qui peinent à survivre au rigoureux hiver parisien. Y aurait-il des peintres ou des photographes dévoilant les horribles campements qu’on trouve sous les ponts des autoroutes et lignes de chemin de fer ? Ou d’autres dénonçant les aventures de l’armée et des services secrets français en Afrique, qui détruisent des millions de vie humaines ? Y aurait-il des artistes luttant contre le fait que la France soit en train de devenir un des centres de l’Empire ?

Je reçois des regards outrés, des regards méprisants. Certains regards sont clairement inquiets. Les galeristes n’ont pas la moindre idée de ce dont je leur parle.

Au musée Picasso, l’ambiance est tout à fait « institutionnelle ». Ici, personne ne devinera jamais que Pablo Picasso était communiste et qu’il était un peintre et un sculpteur profondément engagé. Les uns après les autres, des groupes de touristes Allemands, essentiellement des retraités, traversent avec leur guides les salles parfaitement balisées.

Je ne ressens rien ici. Ce musée ne m’inspire pas, il est castrateur ! Plus je reste dans cet endroit, plus je sens mon zèle révolutionnaire s’évaporer.

Je file vers les bureaux et demande à voir un jeune conservateur.

Je dis à cette jeune femme tout ce que je pense de ce musée et des galeries purement commerciales qui l’entourent.

« Ces millions de personnes qui ont manifesté et qui écrivent des messages au sujet de Charlie Hebdo...qu’entendent-ils par liberté ? Il semble qu’il n’y ait plus rien de « libre » en France, désormais. Les médias sont contrôlés, et l’art est devenu une sorte d’abstraction sans aucune intelligence. »

Elle n’avait rien à dire. « Je ne sais pas », finit-elle par répondre. « Les peintres peignent ce que les gens ont envie d’acheter. »

« Vraiment ? C’est ainsi ? » lui demandai-je.

Je mentionne "798" à Pékin, où des centaines de galeries d’art sont profondément politisées.

« Dans les sociétés opprimées, l’art tend à être plus engagé », dit-elle.

Je lui fais part de ce que je pense. Je lui dis que pour moi, ainsi que pour de nombreux artistes rencontrés en Chine, Pékin semble bien plus libre, bien moins « machine à laver le cerveau » ou opprimé que Paris. Elle me regarde avec horreur, puis avec ce sarcasme typiquement européen. Elle pense que je la provoque, que j’essaie d’être drôle. Je ne peux pas vouloir dire ce que je dis. C’est évident, non ? Les artistes Français sont supérieurs, la culture occidentale est la plus grande. Qui pourrait douter de ça ?

Je lui donne ma carte. Elle refuse de me donner son nom.

Je pars écoeuré, comme je suis récemment parti écoeuré de la collection Peggy Guggenheim à Venise.

À un moment, je rentre dans un bistrot, pour boire une tasse de café et un verre d’eau minérale.

Un homme et son gros chien rentrent aussi. Ils s’installent au comptoir, debout. Le chien met ses pattes de devant sur le zinc. Ils boivent tous les deux une bière : l’homme dans une verre, le chien dans une soucoupe. Quelques minutes après, ils paient et s’en vont.

Je gribouille dans mon bloc-notes : « En France, les chiens sont libres de boire leur bière au comptoir. »

***

Dans le même quartier, je redécouvre les immenses archives nationales, un bel ensemble de bâtiments avec des jardins et des parcs tout autour.

L’endroit abrite une grande exposition : comment la France collabora avec l’Allemagne nazie durant la seconde guerre mondiale. La rétrospective est grandiose et exhaustive : photos, textes et projection de films.

Pour la première fois de la journée, je suis impressionné. Tout m’y semble très familier, bien trop familier !

***

De nuit, je me retrouve au sein du gigantesque et nouveau philharmonique, dans les faubourg de Paris, proche de la porte de Pantin. J’ai réussi à me faufiler en douce au guichet réservé aux invitations pour un grand hommage au compositeur, chef d’orchestre et écrivain Français, Pierre Boulez. Le même Pierre Boulez qui promeut, depuis une éternité, l’idée d’un secteur public en charge des scènes de musique classique.

Personne ne protesta durant la célébration, et je n’entendis pas de blagues sur Pierre Boulez. Tout était parfaitement orchestré. Immense respect pour cette figure de l’establishement culturel, pour l’apparatchik de la culture !

J’y ai entendu un concert de musique contemporaine techniquement brillant, incorporant de nouveaux instruments.

Mais, nulle part, dans les prodigieuses périodes du philharmonique, je n’ai entendu de plainte, ou de requiem, pour les millions d’humains littéralement assassinés par l’Empire, dont la France est désormais un élément à part entière. Pas de nouvelles symphonies ou d’opéras dédiés aux victimes de Papouasie, du Cachemire, de Palestine, de Libye, du Mali, de Somalie, de la république démocratique du Congo, ou d’Irak.

Mon nouvel ami, François Minaux, est en train de composer un opéra dont le sujet est le tapis de bombe américain sur la plaine de Jars durant « la guerre secrète » conduite par l’Occident au Laos. Je lui viens en aide dans cet immense et noble projet. Mais paradoxalement (ou logiquement ?), François ne vit pas en France mais au États-Unis.

Quand j’ai partagé mes idées avec lui concernant Charlie Hebdo, et à propos de la liberté d’expression en France, il résuma les choses ainsi :

« C’est terrible. La scène artistique est nulle. Les gens sont des zombies. La réaction massive aux attaques à Charlie H est répugnante et déprimante. 1984 arrive mais les gens sont aveugles et ne voient rien. »

Quelques heures plus tard, je reçus un mail dans lequel François faisait état de sa relation complexe à son pays d’origine et à sa culture :

« De nos jours, être Français et être libre de s’exprimer est impossible. Au début des années 2000, je ne pouvais plus supporter le carcan culturel qu’on imposait aux artistes et personne dans ce milieu n’acceptait mes questionnements et mon approche différente en tant qu’artiste. Ils m’ont à la fois craché dessus, et pire encore, n’ont plus parlé de moi. Je suis donc parti. Je dois voyager hors d’Europe, vivre et travailler en dehors d’elle pour ressentir le monde.

J’ai aussi ressenti que les œuvres d’art engagées politiquement n’étaient pas considérées comme de l’art véritable à Paris. Et puis il y a ce truc en France : tout engagement politique y est vu soit comme de la propagande soit comme de la publicité. Au début des années 2000, nous étions censés faire de l’art pour l’art. Nous vivions sous la coupole de verre du conservatoire. Nous étions « protégés » par le gouvernement.

Ils nous faisaient savoir que nous ne devions pas parler de politique ou de religion en public. Peut-être que la sécularisation de la France a été une bonne idée, mais pas dans les proportions que ça a pris aujourd’hui, où la religion et la politique sont devenues des tabous. Il y a un climat de peur : nos aînés et nos enseignants parlent difficilement de politique et de religion. Et c’est pourquoi, nous ne pouvons rien savoir ! Il est interdit de savoir certaines choses en France.

La vie à Paris est devenue suffocante. Les opinions n’y étaient plus exprimées. Nous n’étions plus autorisés à comprendre l’autre. Vivre y est devenu un ennui : nous n’avions rien de substantiel dont parler. Alors nous discutions nourriture grasse et vins français. Les économistes décrivent l’économie française comme étant « austère », mais j’irais même plus loin en disant qu’à la fois le comportement et l’identité française sont austères. Cependant, les Français ne peuvent pas s’en rendre compte parce qu’il pensent désormais tous de la même manière. Ils essaient avec tant de force de rester Français, mais ils oublient combien le monde à saigné afin que ce caractère français soit préservé. Leur culture a été construite sur le sang coulant des anciennes colonies et sur les fondations de l’empire français de l’époque moderne. »

***

Alors, où sont donc ces esprits Français courageux de nos jours ? Tellement d’entre nous étaient admiratifs de leur bravoure et de leur intégrité.

Ils ne furent jamais parfaits, et ils commirent des erreurs, comme tous les êtres humains, mais ils se tenaient souvent du côté des opprimés, il appelaient à la révolution et même certains d’entre eux à la fin du colonialisme. Ils considéraient la culture occidentale comme responsable des horreurs auxquelles notre planète a du faire face pendant des siècles.

Émile Zola et Victor Hugo, et plus tard Sartre, Camus, Malraux, Beauvoir, Aragon...

Qu’avons-nous aujourd’hui ? Michel Houellebecq et ses romans, remplis d’insultes envers l’Islam, tout autant que des « larmes de gratitude » ressenties après chaque fellation que ses personnages obtiennent de leur petites amies.

Les legs de Houellebecq et de Charlie sont quelque part similaires. Est-ce là le mieux que la France puisse faire de nos jours ? Est-ce là ce qu’on appelle du courage que de piétiner ce qui est déjà à terre, ce qui a déjà été détruit par l’Occident, ce qui est humilié et anéanti ?

Est-ce que les caniches roses et leur laisses argentées exposés dans les galeries locales sont l’essence même de ce qu’on appelle liberté d’expression ? Des trucs pareils passeraient la censure même en Indonésie ou en Afghanistan ! Pas besoin de liberté d’expression. C’est lâche et égoïste, soit exactement ce que promeut l’Empire.

***

Christophe Joubert, un réalisateur de documentaire Français, m’a dit un jour autour d’un café :

« D’abord j’ai été triste lorsque j’ai entendu ce qui était arrivé aux gens de Charlie Hebdo. Puis j’ai eu peur. Non pas du terrorisme, mais des agissements de la foule. Tout le monde était endoctriné : pensant de la même manière, agissant de la même manière. Comme dans 1984 de Orwell ! Et plus précisément comme dans « le Huitième Jour » !

« Les gens en France ne savent rien du monde extérieur. » continue Christophe. « Ils croient ce que leur raconte la propagande des mass médias. »

« Je ne suis pas autorisée à parler » m’expliqua l’ambassadrice d’Érythrée en France, Hanna Simon. « Ils m’invitent dans une émission télévisée où ils présentent un film faisant la critique de mon pays. Ils parlent librement, mais alors que j’essaie de leur répondre, ils me font taire. »

« Je ne sais rien à propos de ce que tu dis » me répond un bon ami à moi asiatique, avec tristesse, après que je lui ai évoqué la grande rébellion générale ayant lieu en Occident, en Amérique Latine,en Chine, en Russie, en Afrique... C’est un homme très instruit, travaillant à l’UNESCO. « Tu sais, ici, nous n’entendons qu’une version : l’officielle. »

Je me demande si, peut-être dans 70 ans, les archives nationales feront une autre grande exposition : une exposition qui raconterait la collaboration de la France avec le néolibéralisme, qui dirait son implication directe dans la construction d’un régime fasciste mondial gouverné par l’Occident.

Mais pour l’instant, tant que les chiens peuvent boire une bière au bar, le fascisme, l’impérialisme et le néolibéralisme semblent avoir bien peu d’importance.

Andre VLTCHEK

Andre Vltchek est un philosophe, romancier, réalisateur et journaliste d’investigation. Il a couvert des guerres et des conflits dans des dizaines de pays. Ses derniers livres sont « exposing lies of the empire » et « fighting against Western imperialism ».

Traduction par Kevin Queral pour le Grand Soir

[1« Tu m’as brisé l’art ». Jeu de mot (nul) qui ne peut pas être rendu en français s’appuyant sur la proximité phonétique entre ’art’ et ’heart’, le cœur.


 http://www.counterpunch.org/2015/03/20/the-collapse-of-french-intellectual-diversity/

COMMENTAIRES  

23/03/2015 22:58 par Dwaabala

Ce qui rejoint l’expression, elle lapidaire, de Zlatan.

24/03/2015 08:51 par reymans

"Je me demande si, peut-être dans 70 ans, les archives nationales feront une autre grande exposition : une exposition qui raconterait la collaboration de la France avec le néolibéralisme, qui dirait son implication directe dans la construction d’un régime fasciste mondial gouverné par l’Occident."

Je me pose aussi la question, mais je pense connaitre la réponse. On s’en félicitera, on pérorera que c’était le mieux à faire, le plus humain (sisi), le plus juste (sisi) selon nos "valeurs". Parce que ce régime fasciste mondial, on sera tellement dedans jusqu’au cou, on nous aura tellement bien vendu que c’était le meilleur des mondes (!) qu’on y croira en plus...
L’homme ne descend pas du singe, il descend plutot du mouton.

24/03/2015 09:42 par Christophe

Le conumérisme permet d’être dégoutant.
« Le fascisme consumériste est pire que le classique parce que le clérico-fascisme n’a pas transformé les Italiens de l’intérieur. C’était un État totalitaire, mais pas totalisant. » Pasolini (sur son film Salo...)
Faut-il considérer les politiques qui manquent de courage, comme les socialistes, comme des « fascistes mentaux » ? Difficile de faire autrement !
Depuis 1981 la gauche caviar n’a pas peiné à convaincre la majorité des français que le fric est la finalité unique de leur vie.

24/03/2015 09:59 par Maître Capello

Merci pour votre boulot ! Et voici ma participation, 2 fautes orthographe/grammaire
...mais ils oublient combien le monde a saigné...
...l’impérialisme et le néolibéralisme semblent avoir bien peu d’importance.

24/03/2015 11:09 par Alexis

Magistral article. Bien que traduit, on (enfin je) ressent vraiment le romancier qui se cache derrière. Un peu d’originalité et de personnalité tout simplement, ça fait un bien terrible. Chaque jour ces médias nous assomment et empêchent les gens de penser librement. Non, nous ne vivons pas dans une jolie démocratie où régneraient liberté et égalité mais bel et bien en oligo-ploutocratie aux tendances fascistes. Seulement voilà, quand l’armée s’engage sur un nouveau théâtre, il faudrait la soutenir puisque les soldats risquent leur vie. Et on doit remercier l’Etat qui nous protège si généreusement, en envoyant des militaires armés jusqu’aux dents dans nos rues...

24/03/2015 11:19 par rouge de honte

Cette idée de fascisme consumériste est intéressante et se consoit facilement en analysant nos propres réflexes.
Du moment que nous obtenons une part de gâteau, la perception que les autres ont de nous et de fait la perception de nous même changent...Il suffirait d’aller emprunter une grosse voiture ou d’être nommé conservateur d’un musée pour s’en rendre compte, l’effet est immédiat !
Si l’emprunt devient possession, il y a acquis et réflexes de protection avec modifications de la perception et de la personnalité.

C’est con mais ça marche avec un bonbon comme avec un million.

Et c’est sur ces réflexes que le capitalisme joue. C’est une question d’équilibre pour les dirigeants (les vrais, ceux qui possèdent la richesse mondiale) l’équilibre se joue entre une classe moyenne élargie sur le haut, plus ou moins, selon les pays et leur richesse et une classe sans considération de gens rendus serviles par le désire sans cesse martelé de rejoindre la classe moyenne. (Classe moyenne tout aussi servile car il y a toujours un "au dessus"

C’est aussi l’erreur des pays émergeants, ils empruntent le même schéma à gauche comme à droite, en Chine comme en Russie, tous se mettent en danger en basant la force économique et le pouvoir des dirigeants sur l’envie ; sur une échelle appuyée sur des illusions ou les humains se battent pour y monter par grappes avec les accidents qui en résultent.

Voilà l’unique base de ce fascisme moderne : simple efficace et sans autre sortie que la chute.
Trop simple pour que nous l’acception ?
Trop obnubilés pour penser différemment ?

24/03/2015 11:32 par reymans

Malheureusement d’accords avec l’analyse de rouge de honte...
Valable pour moi le premier du reste, rouge de honte oui, il y a de quoi
C’est sans issue, la chute est inévitable

24/03/2015 12:19 par Christophe

Cette idée de fascisme consumériste est intéressante aussi parce qu’elle peut montrer à ceux qui attendent quelque chose du FN qu’un fascisme est déjà là.
Que le choix, comme dans le duel présidentiel Chirac-Le Pen, est entre 2 fascismes, l’un totalitaire et totalisant (FN), l’autre totalisant (via la marchandisation des corps...).
Dans le cas de la Russie ou de la Chine, il s’agit d’être réaliste, d’agir, à la fois courageusement et politiquement, dans un monde consumériste...

24/03/2015 12:25 par sahb

Les policiers qui "nous" "protègent" ont c’est vrai des gros gilets pare-balles mais rien sur la tête !!!
ça interroge !

24/03/2015 12:38 par Quote

Avec des concepts aussi grossiers que celui de "la diversité intellectuelle française" on n’est pas sortis de l’auberge (surtout rouge). C’est comme les remarques sur l’Art Contemporain, je préfère encore ceux qui disent que l’Art est mort depuis longtemps, en tous temps et en tous lieux, et que le capitalisme est par essence une société sans culture. Même si c’est exagéré (?) au moins ça a un sens.

24/03/2015 13:43 par Pierre

Je ne pense pas qu’il faille utiliser le terme de fascisme à tout bout de champ, au risque de le vider de sa substance et de son pouvoir répulsif.

Il a une signification historique assez précise. Et même si certains le considèrent comme l’expression ultime de la violence du régime capitaliste, vouloir généraliser cette appellation à l’ensemble du système n’a pas de sens selon moi, et entraine plus la confusion qu’autre chose.

Des auteurs ont critiqué le règne absolu de la marchandise dans des termes et avec des concepts plus intéressants que celui de "fascisme consumériste", à mon humble avis.

24/03/2015 13:50 par Dwaabala

C’est bien, parce qu’avec des commentaires comme ceux de @ Quote et @ Pierre, il n’y a qu’à approuver.

24/03/2015 13:55 par rouge de honte

Est-ce que nous pouvons dire que lorsqu’un pays a atteint une certaine richesse, parallèlement une classe nombreuse vote d’autant plus à droite que celle-ci est satisfaite ?
N’est-ce pas pour cette raison que les partis de gauche font une politique de droite ?
N’est-ce pas aussi pour cette raison que les partis de la peur (les partis d’extrême droite...ceux qui ont toujours peur de perdre quelque chose : culture, fortune, identité etc.) Jouissent d’un certain succès ?
N’est-ce pas aussi pour cela que les politiques de gauche basées sur l’économie échouent dès que le niveau de vie augmente ?
C’ est absurde : pour une économie forte, il faut une classe moyenne grandissante et consommatrice.
Pour avoir une classe moyenne importante et satisfaite il faut une politique de "gauche" qui pour finir et afin de protéger ses acquis vote à droite !

C’est pour moi clairement l’envie de posséder qui est la cause de l’effondrement.
Le problème, est que si les zombies décrits plus haut se sentent menacés, ils voteront encore plus à droite.

24/03/2015 14:07 par rouge de honte

@Pierre
Je suis d’accord.
Que proposez-vous comme concept ?

24/03/2015 14:48 par Christophe

@Pierre
Les bons concepts sont ceux qui fonctionnent. Cela me fait penser à la stratégie de Podemos en Espagne. Podemos, ce sont à l’origine des léninistes (pas des altermondialistes) qui se sont aperçus que les gens ne les comprenaient pas et ont travaillé à expliquer les choses autrement.
Le terme fascisme s’applique au sens étroit à la période mussolinienne de l’histoire italienne et au sens large à un système politique aux caractéristiques inspirées par l’exemple italien mais qui a pu prendre des aspects différents ...

24/03/2015 16:52 par Dwaabala

Comme d’habitude, un mélange d’observations, de critiques justifiées, quoique ici mélangées sur une belle palette de bourdes, servent à faire passer un message en fin de compte réactionnaire.
Quelques bourdes d’abord, pour sourire.

« En France, les chiens sont libres de boire leur bière au comptoir. »
Les employés de Charlie Hebdo sortent de temps en temps pour fumer en dehors de leur bâtiment. J’essaie d’engager la conversation...
Au musée Picasso... personne ne devinera jamais que Pablo Picasso était communiste et qu’il était un peintre et un sculpteur profondément engagé.

L’esprit réactionnaire maintenant.

Alors, où sont donc ces esprits Français courageux de nos jours ?
... Ils considéraient la culture occidentale comme responsable des horreurs auxquelles notre planète a du faire face pendant des siècles.

À quoi j’opposerai que :
À mesure que le capitalisme, et non pas la culture occidentale, s’étend à la surface du globe, il impose ses contraintes à quiconque est pris dans ses filets. Asie, Amérique latine, Afrique : son enracinement conduit les processus de production à suivre un éventail de règles qui sont les mêmes partout. Si les modalités du développement économique et le rythme de la croissance varient, ils n’en dépendent pas moins des mêmes contingences, inscrites dans les structures profondes du capitalisme.
Le capitalisme, et non pas la culture occidentale, à mesure qu’il assoit sa logique et sa domination, provoque tôt ou tard une riposte des travailleurs. Les réactions qu’il déclenche varient aussi peu que les lois de sa reproduction. Les modalités de cette résistance ont beau changer d’un lieu à l’autre, le ressort qui l’anime s’avère aussi universel que l’aspiration au bien-être de chaque individu.

24/03/2015 17:14 par rouge de honte

Dwabala, au lieu de prendre en référence un article du Monde Diplomatique sans le citer et en tentant de le mettre à propos, ne pourriez-vous pas nous donner votre avis sans mépris et sans agressivité ?

24/03/2015 17:40 par Dwaabala

@ rouge de honte
Cet article du Monde diplomatique, je l’ai proposé pour la publication et suffisamment cité et donné en référence ( grâce à laquelle vous le connaissez sans doute), pour m’approprier ce qui me convient.
Quant à l’agressivité, même si elle est doucereuse, je vous la laisse.

24/03/2015 17:57 par depassage

Voici un texte qui avait fait peur à une responsable d’une école. Et pourtant, il ne prêche rien de répréhensible, à part qu’il sort des poncifs habituels.
Ébauche d’un programme sur les arts visuels.
-  1 : introduction et tour d’horizon des différents moyens d’expression propre aux êtres humains et à leurs civilisations simples ou complexes comme celle de notre monde moderne.
o –Sans s’étendre sur le sujet par l’analyse, il convient de cerner le sujet par des exemples simples et frappants en faisant participer les enfants à les trouver par eux-mêmes en partant d’un exemple simple comme celui des cris d’un bébé qui lui servent de moyen d’expression et de communication avec son environnement et ses proches en particulier. Cris qui lui servent à exprimer une énormément de choses à la fois : ses mécontentements, ses malaises divers, sa faim, etc. Si les cris du bébé sont essentiels pour exprimer ses besoins et ses états d’être en mal, il développera très vite d’autre moyen pour exprimer d’autres ressentis comme le contentement et la reconnaissance pour l’autre, pour ses proches, pour sa mère entre autres. Ce moyen est le sourire simple ou le sourire suivi de gigotements et divers signes que la maman et autres proches finissent par assimiler et comprendre parfois inconsciemment
o – Des moyens primitifs d’expression aux langages élaborés ou le passage de la nature à l’art qui renvoie à l’artisan qui transforme un objet de la nature en un objet utile à nos besoins ou agréable à nos sens et non seulement, mais aussi à les rendre critiques.
o – Parler aussi de l’art comme un procédé de codification ou de conditionnement qui permet de construire un langage (sujet difficile, mais peut être cerné par quelques exemples simples). Exemple : L’arbre est une chose bien complexe qu’on réduit à une image simple pour en saisir le sens. Arbre=feuillage + branchage+ tronc+ racines + une grandeur. Il nous faut cinq spécificités pour reconnaitre un arbre et chaque spécificité est un élément distinctif qui permet de distinguer un arbre d’un autre.

-  2 : les sens et l’art ou comment l’art éduque nos sens et nous permet de les perfectionner pour non seulement communiquer entre nous mais aussi avec notre environnement au sens large et restreint.
o – De la limite de nos perceptions et des moyens qu’on se donne pour les dépasser.
o – De l’influence mutuelle des objets et de l’atmosphère générale qu’il dégage, et qui peuvent aller jusqu’à brouiller notre perception de chaque objet particulier. D’où la nécessité de toujours distinguer entre un objet particulier et un objet pris dans un ensemble d’objets. Le particulier nous trompe sur le général, et le général nous trompe sur le particulier. C’est par la connaissance qu’on arrive à faire le lien entre le particulier et le général. Si notre connaissance est fausse ou bien empreinte de préjugés, d’a priori, d’on-dit ou bien de confiance aveugle en nos sens, le lien entre le général et le particulier ne pourra qu’être faux.
o – Voir est un angle, donc notre vision nous ment. À illustrer par des exemples.
-  3 : De l’idéal du beau et de l’espoir ou de la volonté d’être.
o –Le beau : vérité ou simple préjugé.
o – De la quête de l’harmonie et de son ascendant sur nos comportements
Ceci est à peu près l’ensemble des thèmes qui seront abordés d’une manière ludique et attractive selon le temps disponible et le nombre d’interventions possible. Chaque intervention sera préparée avec soin et avec les moyens pédagogiques adéquats, mais des plus simples, car l’essentiel est de bien comprendre une chose que de faire beaucoup de choses qui ne peuvent pas être comprises. La pratique consistera à réaliser une fresque faite de l’ensemble des dessins de chaque participant. La leçon est comment faire une œuvre achevée et complète par agencement et choix d’œuvres diverses. Jouer sur les contrastes et les oppositions de formes ou de couleurs quand c’est nécessaire, sur les complémentarités, les harmonies de tons quand c’est possible.

24/03/2015 20:05 par passant

@rouge de honte : vous dites :
"Est-ce que nous pouvons dire que lorsqu’un pays a atteint une certaine richesse, parallèlement une classe nombreuse vote d’autant plus à droite que celle-ci est satisfaite ?"
si on considère les élections départementales et les conclusions que les médias mettent dans la tête (que le pays voterait d’autant plus à droite) c’est une conclusion que je ne comprends pas.
Prenons les élections présidentielles de 2007 (pour prendre une élection à forte participation et à fort vote à droite) : la somme des votes de droite et d’extrême droite au premier tour est de 23 millions de voix pour 44,5 millions d’inscrits.
Prenons les départementales de dimanche : la somme des voix de droite et d’extrême droite est de 11,1 millions de voix. pour 42,5 millions d’inscrits.
Le vote à droite est divisé par 2 entre ces deux élections, du fait de la très forte abstention. On peut donc dire qu’aujourd’hui (la conclusion est la même aux élections européennes et municipales de 2014), les électeurs en France sont des marginaux, et que parmi ces marginaux ce qu’il reste d’électeurs de droite sont les plus nombreux, mais deux fois moins qu’en 2007 par exemple.

24/03/2015 21:40 par rouge de honte

@Passant,
La réalité française est peut-être un peu différente ? Je ne sais pas, mais il me semble qu’une partie de la population souffre et se marginalise. Très creative et autonome, il y a une France qui, si la crise frappe encore plus durement, se debrouillera facilement.
Cela expliquerai l’abstention, d’une part ceux-ci qui ont l’espoir d’une société en marge et d’autre part ceux qui ont le cerveau fatigué et préoccupé par un quotidien frustrant ? Et puis l’abstention n’est-elle pas à chaque fois une aubaine pour la droite puisque ses électeurs cramponnés sur leurs acquis sont fidèles aux urnes ?
Dans les statistiques faut-il mettre les socialistes d’aujourd’hui à gauche ou à droite ?
C’est vrais, il y a un truc qui cloche dans mon raisonnement : l’abstention. Mais inconsciemment, les abstentionnistes ne cautionnent-ils pas la politique, immuablement identique face au capitale, qu’elle soit de gauche ou de droite (donc dans les faits de droite) ?
Pour ce qui est du reste de l’Europe, il me semble que la droite l’emporte de plus en plus, sauf dans les pays qui ont subit la crise...et encore..
Et l’extrême droite enfle dans les pays riches.
M’enfin, je ne sais pas, je cherche. Si vous avez des idées, je serais ravis.

24/03/2015 23:27 par Dwaabala

Il n’y a pas un mot dans cet article que j’ai relu, à part une réticence et encore concédée du bout des lèvres, une seule

Mais le peuple français, tout du moins dans sa grande majorité

pour se placer du côté de ceux qui, placés dans des conditions idéologiques impossibles résistent.
Son auteur n’a rencontré que des flics, une femme qui fond en larmes dans ses bras, des employés qui fument leur cigarette et qu’il questionne comme s’il étaient des intellectuels, un chien pilier de bar, des galeristes, un conservateur : une jeune femme qu’il questionne sur Charlie hebdo, mais par contre, personne pour siffler Pierre Boulez ; il a reçu un mail de François pour qui les Français... pensent désormais tous de la même manière et enfin Christophe Joubert qui lui a dit ce qu’a dit un bon ami asiatique lui a dit avec tristesse : « Je ne sais rien à propos de ce que tu dis »
C’est paradoxal, un curieux retournement des choses, mais à suivre ce touriste culturel engagé, ce qui continue à vivre et à respirer ici, n’est pas français. Finalement, comme le Kommunist au temps de l’Occupation.

25/03/2015 01:32 par M

Rassuré moi ce texte est de la fiction, c’est une histoire romancé d’un vieux livre de gare ?

Une femme sort de nulle part. Elle est très bien habillée, élégante. Elle se tient à mes côtés quelques secondes. Je réalise alors que son corps tremble. Elle pleure.

« Vous êtes de la famille ? », lui demandai-je gentiment.

- Non, non. » me répondit-elle. « Nous sommes tous de la famille, nous sommes tous Charlie ! »"

Elle me prend soudainement dans ses bras. Je sens son visage mouillé contre ma poitrine. J’essaie de faire preuve de tact. Je la serre étroitement, cette étrangère, cette femme inconnue. Pas parce que je le veux, mais parce que j’ai l’impression que je n’ai pas le choix. Après avoir rempli mon obligation civique, je m’enfuis de cet endroit."

.................................

À un moment, je rentre dans un bistrot, pour boire une tasse de café et un verre d’eau minérale.

Un homme et son gros chien rentrent aussi. Ils s’installent au comptoir, debout. Le chien met ses pattes de devant sur le zinc. Ils boivent tous les deux une bière : l’homme dans une verre, le chien dans une soucoupe. Quelques minutes après, ils paient et s’en vont.

Je gribouille dans mon bloc-notes : « En France, les chiens sont libres de boire leur bière au comptoir. »
.......

Tous le monde ici croit réellement son histoire où vous avez des doutes quand à la véracité de son vécu ?

25/03/2015 02:45 par Dwaabala

Je n’ai aucun doute quant à la perversité de ses intentions.

25/03/2015 07:35 par rouge de honte

C’est son ressenti qui lui fait décrire une ambiance.
Son cerveau de romancier est branché afin de stimuler (sa) notre réflexion philosophique et politique.
Cette stimulation est bénéfique pour tous les habitants des pays riches et en guerre car il est pénible de réfléchir quand la fierté nous enferme sur nous même.
Alors, plutôt que d’attaquer l’auteur...

25/03/2015 08:41 par depassage

@ Dwaabala
Si vous voyez de la perversité dans ses intentions, c’est qu’il y a péril en la demeure. D’habitude, vous faites preuve de beaucoup de subtilité et de pertinence. Il est peut-être celui qui a donné le meilleur des rendus que j’ai pu lire sur l’atmosphère qui règne en occident, et non pas seulement en France. Il l’a fait d’une manière légère, presqu’infantile tout en touchant à l’essentiel. C’est plutôt un véritable artiste qui peint en noir et blanc. C’est quelqu’un a besoin de chiffres pour en être convaincu, ce n’est pas ce qui manquent dans tous les domaines. Des statistiques des élections, des richesses des élites Françaises, des performances économiques, des coups bas et autres trafics interlopes, et ainsi de suite. De l’éthique, n’en parlons pas, elle est remplacée par la roublardise qui peut faire de l’obscène une vertu, pourvu que le but qu’il lui est assigné soit atteint.

25/03/2015 09:17 par Dwaabala

,@ depassage
Alors s’il se révèle que c’est de l’art, du ressenti individuel, il n’y a effectivement rien à dire : chacun le sien.

25/03/2015 10:31 par Dwaabala

Et puis qu’on ait ou non vendu son chinchilla
Son hermine ou son phoque
Il vous reste du moins cet amer plaisir-là
Vitupérer l’époque

25/03/2015 15:53 par Eric

bonjour

merci pour la traduction du texte de Vltchek

Eric Colonna

25/03/2015 21:18 par Geb.

On peut donc dire qu’aujourd’hui, (la conclusion est la même aux élections européennes et municipales de 2014), les électeurs en France sont des marginaux, et que parmi ces marginaux ce qu’il reste d’électeurs de droite sont les plus nombreux, mais deux fois moins qu’en 2007 par exemple.

Ou bien on peut aussi en déduire que les électeurs "de gauche" ont compris deux fois plus vite que les électeurs "de droite" qu’aller s’exprimer dans des scrutins truqués ç’est équivalent à faire pisser dans un violon Ernst Von Karajian pour lui faire jouer une oeuvre philarmonique.

Si ça n’était pas dramatique ça pourrait être réconfortant.

Quant à la sincérité de l’auteur, même s’il a un peu "forcé le trait" et c’est pas sûr, quand je vois autour de moi les réactions de mon entourage sur l’ensemble de ce qui se passe dans le Monde, Charlie ou pas, (Ou plutôt leur manque de réaction ou leurs réactions biaisées par la désinformation), rien de ce qu’il écrit ne m’étonne.

Et je précise que mon entourage est composé essentiellement de personnes qui prétendent acter quotidiennement positivement pour une société meilleure comprenant toutes les valeurs dites "de gauche" et au delà...

J’imagine sans peine ce que ça doit être chez les "dépolitisés" et mieux, chez les beaufs du FN...

25/03/2015 22:06 par Dwaabala

Il est sûr qu’à l’époque où la constitution de la Ve était votée à 80%, et que le seul PCF en tant que force politique s’y opposait, le temps étaient plus clair, on étouffait moins.

26/03/2015 07:58 par Calame Julia

Sur le déclinisme galopant et sur cette satisfaction de taper sur les Français qui n’ont rien compris à rien...
Un truc de paulos qui portent la résistance à la boutonnière mais pas dans leurs actes.
Fatiguée suis-je par le constat de ce renoncement.
Pour l’ambiance de l’Art, il en va de même ! Yaka voir le marché (de l’art) qui en est encore aux croûtes d’un
siècle révolu, incapables qu’ils sont d’aller chercher ce qui pourrait préfigurer d’un élan nouveau justement
dans une forme de résistance (au sens large). Nombre de créateurs solitaires posent des questions claires
et se protègent d’un milieu qui n’apporte que l’illusion d’améliorer la création avec plus de pognon.
Sans en revenir aux artistes maudits -qui ne l’étaient pas parce regroupés en "maudits"- c’est tout le
concept d’offre et de la demande qui s’effondre par le milieu qui prétend s’y connaître mieux que les autres
et qui en vit. Me suis-je bien exprimée ?

26/03/2015 17:54 par D. Vanhove

@calame julia : euh, n’ayez crainte Julia... Dwaabala ne tardera pas à vous donner son ’imprimatur’ ou non...

26/03/2015 20:39 par anonyme

Dwaabala ou Dwaablabla ?

26/03/2015 21:23 par Dwaabala

@ anonyme
L’insulte vise l’identité du destinataire.
« Elle est l’argument de celui qui ne trouve rien à dire. » (d’après Chamfort)

29/03/2015 01:01 par maria

La traduction de l’article est excellente : elle fait passer l’humour laconique et la pensée de l’auteur
auquel il faut dire qu’ à part les chiens et la bière , nous avons Onfray ...
c’était mon rapide tour de presse de ce soir . au plaisir de vous lire à nouveau , merci !

29/03/2015 14:44 par pilal

un poète ne s’exprime pas comme un homme politique. Heureusement.

29/03/2015 19:39 par Dwaabala

L’auteur, au lieu de cracher son encre dans ces lieux aurait dû se renseigner sur l’Agenda {} du Grand Soir ou sur les Évènements de l’Humanité.

28/05/2015 13:34 par Soukehal Rabah

Une bonne réflexion sur le déclin de la pensée et la culture françaises. Ces deux dernières sont aujourd’hui représentées par une horde de pseudo écrivains, philosophes, peintres et autres qui n’ont rien à voir avec la France ni avec le peuple français. Il suffit de voir un pseudo philosophe francophobe à souhait occuper un siège à l’Académie Française, institution qui n’a de prestigieux que le bâtiment où elle s’abrite. Cet anti-France représente-t-il franchement et sert-il réellement la France ? J’en doute fort ! ... Et toutes ces maisons d’éditions qui revêtent aujourd’hui le profil de potagers destinés uniquement à la culture du navet, bien qu’avec cette réflexion je risque de faire du tort à un bon légume qu’on méprise méchamment, alors qu’on ingurgite de la mauvaise littérature à longueur d’année... Quoi penser de cette télévision animée par des incultes et des incapables, aux programmes anesthésiants ? Quoi penser du cinéma qui fait dans la culture du vulgaire et de la basse culture ? Quoi penser de l’Université qui peine à montrer son intelligence et son esprit combatif d’antan, parce les critères du recrutement ne tiennent plus compte de la valeur du postulant, de ses diplômes et de son savoir, mais misent sur l’ascendance, le piston et les réseaux d’influence ? Aujourd’hui l’université recrute par téléphone, plus besoin de passer par ces commissions d’évaluation qui sont plus "Thé Party" qu’autre chose... Quoi penser de ces galeries d’art ou les expositions d’oeuvres légères et insipides ne sont qu’un prétexte pour que les femmes qui s’ennuient viennent "exposer" leur dernier décolleté, ou bien des gens passent pour y déguster les petits fours et s’échanger des adresses ?
Si aucune liberté de l’esprit n’existe, peut-on vraiment parler de liberté d’expression ? Les Français sont de plus en plus muselés. On leur dit comment et quoi penser. Ils croient tout ce que leurs médias racontent. Leur intelligence est morte. A un journaliste qui lui demandait pourquoi son visage est lacéré, G.W.Bush répondait " C’est à cause d’une bredzel que j’ai mangée !" au lieu d’avouer qu’il était bourré et qu’il a dégringolé dans les escaliers. Il a pris les Américains pour des imbéciles et il avait raison, car ces derniers l’ont cru.
Incultes, les Français sont sur le même chemin que les Américains, et les Occidentaux de manière générale. L’Empire a réussi à tuer tout esprit intelligent en Occident et à le remplacer par un chien de garde. Il veut faire de même chez les autres peuples. Il faut s’organiser pour mener la résistance, car le monde de demain que cet Occident ruiné propose n’est autre que l’Enfer.

(Commentaires désactivés)