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Le vent nouveau se lève (2)

Je poursuis mes réflexions sur le grand rassemblement populaire pour lequel je m’implique depuis autant d’années que je participe à la vie politique. C’est pour moi une ligne qui a subi des inflexions en fonction des événements qui m’ont secoué. Autant dire assez souvent en ce demi siècle. Pour ne pas vous ennuyer, je résume : j’étais persuadé que l’union des travailleurs ne trouverait sa conclusion qu’autour du parti communiste étant donné sa force dans les années 60/70. Depuis, l’expérience vécue contredit cette affirmation. Dans les années 80/90, le parti socialiste devient le catalyseur, le capteur du mouvement de transformation malgré le combat communiste que je partageais.

En 2000, la confusion est totale, l’électorat populaire déçu se retranche dans l’abstention, laissant le Front national reprendre des couleurs en jouant sur le mécontentement et le trouble idéologique entretenu par les différentes cohabitations gauche/droite et vice versa. Le parti communiste, avec des positions sinueuses, électoralistes, connaît le désenchantement, une perte progressive de ses effectifs et de ses électeurs. Les dits repères de classe s’effacent laissant le peuple communiste sans boussole. 2006/2007 l’année horibilis qui voit voler en éclats le mouvement alternatif faute d’entente sur la personnalité apte à le réunir. Le parti communiste, les alternatifs sont pulvérisés.

Comme de nombreux militants, mon cheminement vers un nouveau type d’union s’accélère. Tout doit être revu : les partis, leur rôle, leur forme, leur programme. D’où l’idée que je partage assez tôt, d’un rassemblement dans un mouvement qui regrouperait les partis progressistes, les associations humanistes et culturelles, les syndicalistes et toutes celles et ceux qui n’étant affiliés à personne ont envie de participer à transformer la société pour vivre autrement que dans cette société uniformisée, muselée, corsetée et rabougrie. Nous sommes des dizaines de millions de femmes et d’hommes qui aspirons à vivre dignement dans un pays accueillant et ouvert, solidaire, avec notre devise républicaine en point de mire.

Nous devons nous rassembler avec nos contradictions. Pas facile mais obligé. Hors de cette idée, point de salut. Aucun parti, aucune personnalité ne peut réussir cet objectif. Seul, un mouvement dépassant les frontières de la gauche traditionnelle peut y arriver à condition de préserver les identités de chacun, d’avoir un programme clair, accepté par tous, de concentrer toutes les forces pour faire vivre ce programme. Il s’agit d’un remue-méninges pour les états majors des partis. Faut une remise en cause fondamentale de leur fonction et accepter l’idée de la perte du leadership. Pas facile non plus mais obligatoire pour ouvrir une réelle dynamique citoyenne. Ceci explique les crispations actuelles de certains dirigeants dont les stratégies politiques ne correspondent pas à cette visée. Tenter de reproduire l’union de la gauche autour du parti socialiste serait mortifère. L’idée d’un parti jouant un rôle central est une stratégie vouée à l’échec. Le logiciel est en panne. C’est le système qui ne fonctionne plus. Le PCF va-t-il trouver une voie salvatrice pour ses militants ? Rien n’est moins sûr en écoutant leur candidat aux élections européennes ! Réponse de leur congrès en novembre.

La vie n’attend pas. Les attaques de Macron requièrent des actions communes, des propositions concrètes, des rapprochements. Un mouvement bien plus large qu’à l’élection présidentielle doit se construire, France insoumise en étant le pivot. Les électeurs en ont décidé ainsi. Plutôt que la déchirure, prenons acte du fait et avançons. Le mouvement n’efface pas les partis et organisations. Chacun son rôle. Le mouvement, c’est la structure souple, ouverte, qui rassemble sans contrainte. La recherche de l’efficacité pour prendre le pouvoir. Les expériences diverses l’ont montré en Amérique latine et dans d’autres endroits dans le monde. Il faut conquérir une majorité électorale. La question étant comment faire pour y parvenir ? La réponse évidente étant ensemble !

Au final, c’est bien le peuple qui choisira ses représentants !

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