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Plus poutinistes que Poutine ! Pourquoi les partisans de Poutine censurent systématiquement ses dires ?

Ce qui est paradoxale chez les partisans plus ou moins fervents du président Russe Vladimir Poutine et de sa guerre contre l’Ukraine, est qu’ils passent sous un silence absolument assourdissant ses déclarations les plus importantes concernant cette guerre. Et qu’ils vont jusqu’à le censurer ! Pas seulement lui, mais aussi son bras droit, le ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov. Et pourquoi tout ça ? Mais, pour les...protéger contre leurs dires ! Ce qui fait qu’ils sont plus royalistes que le roi ou plutôt plus poutinistes que Poutine !

Chose peut être encore plus paradoxale, ils sont en bonne compagnie car les mêmes déclarations tonitruantes de Poutine et Lavrov concernant leur guerre contre l’Ukraine, sont presque totalement ignorées également par les médias « ennemis » occidentaux. Évidemment, pour des motifs tout à fait différents, ce qui n’empêche que le résultat de ces deux « censures » combinées soit que presque tout le monde ignore ce que pensent et disent de leur guerre ses instigateurs et protagonistes russes. La conséquence - manifestement voulue – est de laisser le champ libre à tous les complotismes et autres « explications » plus ou moins opportunistes et fantaisistes des motivations du locataire du Kremlin qui sont en circulation depuis deux ans...grâce à ces partisans, mais aussi censeurs, de Poutine et de ses amis.

C’est ainsi que tout ce beau monde a préféré censurer la déclaration fracassante de Serguei Lavrov selon laquelle "Israël poursuit des objectifs similaires à ceux de la Russie » ! Cette phrase de Serguei Lavrov, qui fait d’ailleurs le titre de son importante interview de plus de deux heures, accordée aux agences de presse officielles russes Tass et Novosti le 28 décembre 2024, est explicitée longuement pour qu’il n’y ait pas de doute, par l’argumentation suivante ainsi résumée pas Novosti :

‘Les objectifs déclarés d’Israël dans son opération en cours contre les militants du Hamas à Gaza semblent presque identiques à ceux de Moscou dans sa campagne contre le gouvernement ukrainien, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview accordée à RIA Novosti jeudi. (...) Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l’objectif final de Tsahal était la destruction complète du mouvement Hamas sous toutes ses formes, ainsi que l’élimination de tout extrémisme à Gaza. S. Lavrov a toutefois fait remarquer que ces objectifs semblent similaires à la "démilitarisation" et à la "dénazification", que Moscou poursuit en Ukraine depuis le lancement de son offensive en février 2022 ».(1)

Et pour qu’il ne subsiste pas le moindre doute, voici la phrase originale en question de S. Lavrov contenue dans l’intégralité de l’Interview postée sur le site du ministère russe des affaires étrangères : « Vous avez dit que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait annoncé que le Hamas devait être détruit dans son ensemble et en tant que force militaire. Cela ressemble à une démilitarisation. Il a également déclaré que l’extrémisme devait être éliminé à Gaza. Cela ressemble à de la dénazification ». (2) Se sentant manifestement embarrassés et perplexes par ces déclarations de M. Lavrov, tant ses « amis de gauche » que ses « ennemis occidentaux » ont préféré les cacher soigneusement de leurs publics pour pouvoir continuer à leur raconter imperturbables leurs (contre) vérités tant sur la guerre russe contre l’Ukraine qu’à celle d’Israël contre les Palestiniens de Gaza. En somme, pour une fois que M. Lavrov a dit la vérité, ils l’ont censuré.

Quelques semaines plus tard, le 8 février 2024, Poutine a accordée une très importante interview au célèbre journaliste d’extrême droite Tucker Carlson, que des rumeurs persistantes, dont font écho les médias étasuniens, présentent comme probable colistier de Trump aux élections de novembre prochain. Encore une fois, les poutinistes et poutinisants de tout poil n’en ont pas dit un mot, tandis que les médias occidentaux se sont contentés de noter que le président Russe a déclaré « ne pas vouloir d’envahir la Pologne et la Lituanie ».

Et pourtant, Poutine a dit des choses terribles qui devraient provoquer des chocs à répétition à tout être normalement constitué. Comme par exemple, quand il semble réécrire l’histoire généralement acceptée de la Deuxième Guerre mondiale avec des phrases scandaleuses, dont voici un extrait significatif :

« Non, Hitler a offert à la Pologne la paix et un traité d’amitié. Une alliance qui exigeait en contrepartie que la Pologne restitue à l’Allemagne le “ corridor de Dantzig ”, qui reliait la majeure partie de l’Allemagne à la Prusse orientale et à Königsberg. Après la Première Guerre mondiale, ce territoire a été transféré à la Pologne. Et à la place de Dantzig, une ville, Gdansk, a vu le jour. Hitler leur a demandé de la céder à l’amiable, mais ils ont refusé. Bien sûr, ils ont quand même collaboré avec Hitler et se sont engagés ensemble dans le partage de la Tchécoslovaquie (...) Avant la Seconde Guerre mondiale, la Pologne a donc collaboré avec Hitler. Et bien qu’elle n’ait pas cédé aux exigences d’Hitler, elle a tout de même participé au partage de la Tchécoslovaquie avec Hitler, car les Polonais n’avaient pas cédé le corridor de Dantzig à l’Allemagne, et ils sont allés trop loin, poussant Hitler à déclencher la Deuxième Guerre mondiale en les attaquant. Pourquoi est-ce contre la Pologne que la guerre a commencé, le 1er septembre 1939 ? La Pologne s’est révélée intransigeante, et Hitler n’a eu d’autre choix que de commencer à mettre en œuvre ses plans avec la Pologne » ! (2)

Donc, si l’on en croit V. Poutine, le vrai responsable du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale est...la Pologne ! Et Hitler et son armée, qui, selon lui, se sont montrés si amicaux envers les Polonais, n’ont attaqué la Pologne que...contraints en raison de l’intransigeance des dirigeants de ce pays ! En d’autres termes, Poutine prend pour argent comptant, adopte et nous repropose ce qu’Hitler lui-même a dit à l’époque pour justifier son invasion de la Pologne ! Mais, ce qui est encore plus ahurissant est que cette scandaleuse absolution de Hitler et de son Troisième Reich vient de ce même Poutine qui n’arrête pas de parler du besoin de « dénazifier » l’Ukraine afin de justifier sa guerre contre ce pays ! Il ne faut pas être un génie pour comprendre pourquoi les divers poutinistes et autres apologistes de l’invasion russe de l’Ukraine n’en ont soufflé mot...

Ce n’est pas par hasard que Tucker Carlson, l’intervieweur étasunien de V. Poutine, formule ses questions en se référant constamment à l’adresse télévisée « historique » du 22 février 2022 de ce dernier, par laquelle il présentait à ses compatriotes le pourquoi de l’invasion militaire de l’Ukraine, qu’il allait déclencher quelques heures plus tard. Eh bien, deux ans plus tard, tant les « amis de gauche » que les « ennemis occidentaux » de Poutine et de sa guerre contre l’Ukraine feignent d’ignorer totalement ce que Poutine lui-même a vraiment dit ce jour fatidique, et ce pour une raison toute simple : afin d’être libres de pouvoir raconter leurs propres versions – souvent ubuesques – de l’histoire, qui n’ont absolument aucun rapport avec la réalité. Et pour dissiper tout doute et rafraîchir les mémoires défaillantes, voici ci-dessous ce que nous écrivions il y a deux ans jour pour jour, dans un article qui donnait la parole au protagoniste de cette tragédie, à ce Vladimir Poutine qui sait raconter mieux que tout autre le pourquoi profondément réactionnaire et impérialiste de sa guerre contre l’Ukraine et son peuple...

Notes

1. Voir notre article « Sergueï Lavrov : "Israël poursuit des objectifs similaires à ceux de la Russie » : https://blogs.mediapart.fr/yorgos-mitralias/blog/220124/serguei-lavrov-israel-poursuit-des-objectifs-similaires-ceux-de-la-russie

2. Voir la vidéo de toute l’interview : https://www.youtube.com/watch?v=fOCWBhuDdDo

Poutine : “Lénine est l’auteur de l’Ukraine d’aujourd’hui”
ou comment tout ça est la faute à...Lénine et aux bolcheviks !

Par Yorgos Mitralias

Que diriez-vous si on s’arrêtait de pérorer sur Poutine, sur ses projets géostratégiques et ses visions politiques, et si on prenait la peine de laisser le principal intéressé, Poutine lui-même, nous en parler ? Que diriez-vous si on s’arrêtait un peu d’imaginer ce qu’il pense et ce qu’il veut faire en envahissant l’Ukraine, et au lieu de ça, lui donner la parole pour qu’il nous explique tout de première main ?

Mais, commençons par une devinette : qu’ont en commun les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine et les défenseurs de gauche de Poutine ? La réponse est que tous les deux perçoivent la Russie de Poutine comme une certaine "continuation" de l’URSS. Les premiers pour la critiquer et la condamner, les seconds pour l’approuver et la défendre. Cependant, tant les uns que les autres comptent sans leur hôte, lequel dans ce cas n’est autre que Poutine lui-même. Alors, nous avons trouvé et lu son discours historique du 22 février, dans lequel il a exposé « longuement et en détail », pendant une heure et demie (!), les raisons de la guerre qu’il a déclarée contre l’Ukraine. Et le résultat de cette lecture a été extrêmement révélateur : ce que Poutine pense et dit est diamétralement opposé à tout ce que disent ses ennemis occidentaux et des admirateurs de gauche. Poutine déteste la révolution russe, les bolcheviks et, en particulier, Vladimir Lénine, plus que tout autre chose ! Alors, écoutons ce qu’il dit dès le début de son discours, dont il avertit qu’”il sera long et détaillé” :

« Permettez-moi donc de commencer par le fait que l’Ukraine moderne a été entièrement créée par la Russie, ou plus précisément, par la Russie bolchevique et communiste. Le processus a commencé presque immédiatement après la révolution de 1917, et Lénine et ses compagnons d’armes l’ont fait d’une manière très grossière à la Russie elle-même – par la sécession, en arrachant des parties de ses propres territoires historiques ».

Et pour qu’il soit plus clair, Poutine ajoute ces phrases dignes d’un nostalgique du régime tsariste :

« Du point de vue du destin historique de la Russie et de son peuple, les principes léninistes de construction de l’État n’étaient pas seulement une erreur, ils étaient, comme nous le disons, encore pire qu’une erreur. »

Ceci étant dit, Poutine pousse sa “ logique ” jusqu’au bout et tire sa conclusion finale, qui n’est autre que « la politique bolchevique a abouti à l’émergence de l’Ukraine soviétique, qui, même aujourd’hui, peut être appelée à juste titre "Ukraine de Vladimir Lénine". Il en est l’auteur et l’architecte » ! Faites attention à cette phrase de Poutine parce que ce qu’il dit à ses compatriotes est que sa guerre contre l’Ukraine est, ni plus ni moins, une guerre contre “ la création de Lénine ” ! Évidemment, ni les ennemis anticommunistes occidentaux de Poutine, ni ses apologistes de gauche n’ont montré la moindre envie de mettre en évidence cette phrase, et ont préféré l’enterrer et la passer sous silence pour qu’elle reste inconnue et ne leur crée pas des problèmes.

Nous voici donc au cœur du problème, ce qui nous fait revenir un siècle en arrière, aux premières années du régime soviétique établi après la victoire de la Révolution d’Octobre 1917. Ce que dit d’ailleurs Poutine lui-même quand il prévient ses compatriotes qu’il va « accorder une attention particulière à la période initiale de la création de l’URSS car je pense que c’est très important pour nous », puisqu’il croit que, pour qu’ils comprennent le pourquoi de la guerre contre l’Ukraine, « nous devrons y aller, comme on dit, de loin ». Et juste après, il précise ce qu’il veut dire :

« Permettez-moi de vous rappeler qu’après la révolution d’octobre 1917 et la guerre civile qui a suivi, les bolcheviks ont commencé à construire un nouvel État et qu’il y a eu pas mal de désaccords entre eux. Staline, qui cumule en 1922 les fonctions de secrétaire général du Comité central du PCR(b) et de commissaire du peuple pour les nationalités, propose de construire le pays sur les principes de l’autonomisation, c’est-à-dire de donner aux républiques - les futures unités administratives-territoriales - de larges pouvoirs au fur et à mesure de leur adhésion à l’État unifié ».

En se référant à Staline et son plan, Poutine entre au vif du sujet, qui n’est autre que ce Lénine qu’il hait à mort. Et voici ce qu’il dit :

« Lénine critique ce plan et propose de faire des concessions aux nationalistes, comme il les appelle à l’époque - les "indépendants". Ce sont les idées de Lénine sur une structure étatique essentiellement confédérative et sur le droit des nations à l’autodétermination jusqu’à la sécession qui ont constitué le fondement de l’État soviétique : d’abord en 1922, elles ont été consacrées dans la Déclaration sur l’Union des républiques socialistes soviétiques, puis, après la mort de Lénine, dans la Constitution de l’URSS de 1924 ».

Nous sommes entièrement d’accord avec la description de Poutine. Sauf que nous applaudissons l’application de ces "idées de Lénine" – et plus particulièrement, de ce damné droit à la sécession – non seulement à son époque mais aussi maintenant, et même partout et toujours, tandis que Poutine les hait viscéralement. Alors, il se demande :

« De nombreuses questions se posent immédiatement ici. Et la première d’entre elles, en fait, est la principale : pourquoi était-il nécessaire d’assouvir les ambitions nationalistes sans cesse croissantes aux confins de l’ancien empire ? (...) Pourquoi fallait-il faire des cadeaux aussi généreux dont les nationalistes les plus ardents ne rêvaient même pas auparavant, et en plus donner aux républiques le droit de se séparer de l’État unique sans aucune condition ? Á première vue, c’est totalement incompréhensible, c’est de la folie ».

Simple question rhétorique parce que Poutine connaît déjà la réponse :

« Mais ce n’est qu’à première vue. Il y a une explication. Après la révolution, la tâche principale des bolcheviks était de conserver le pouvoir, c’est-à-dire à n’importe quel prix. Pour cela, ils sont allés jusqu’au bout : aux conditions humiliantes du traité de Brest, à une époque où l’Allemagne du Kaiser et ses alliés se trouvaient dans la situation militaire et économique la plus difficile, et où l’issue de la Première Guerre mondiale était en fait prédéterminée, et pour satisfaire toutes les exigences, tous les désirs des nationalistes à l’intérieur du pays ».

Évidemment, il est absolument inconcevable pour ce va-t-en-guerre ​​ qu’est Poutine que les bolcheviks aient accepté les « conditions humiliantes du traité de Brest-Litovsk » parce qu’ils ont fait leur révolution pour arrêter et pas pour poursuivre la Première boucherie mondiale. Ni que les prétendus...« nationalistes » qu’il méprise tellement, pourraient être les nombreuses nations et ethnies opprimées par l’État absolutiste tsariste, lesquelles revendiquaient leur droit élémentaire à l’autodétermination ainsi que les libertés et droits démocratiques dont elles étaient privés depuis des siècles. Tout ça ne sont que des « folies » et des « fantaisies odieuses et utopiques » pour l’obscurantiste ultra-réactionnaire et « chauvin grand-russe » Poutine. Et c’est pour ça qu’il conclut son retour -si révélateur et didactique- au passé bolchevique de Russie, par ces mots si éloquents :

« Il est très regrettable que les fantaisies odieuses et utopiques inspirées par la révolution, mais absolument destructrices pour tout pays normal, n’aient pas été rapidement expurgées des fondations de base, formellement légales, sur les quelles tout notre État a été construit ».

Conclusion ? Nous n’avons rien à ajouter lorsque Poutine lui-même est en total désaccord avec ses ennemis occidentaux et ses amis de gauche qui prétendent que sa Russie est une sorte de substitut de l’URSS, ou qu’il vise - par exemple avec sa guerre en Ukraine - à la faire revivre ! Tant les premiers que les seconds luttent contre des ombres et nous racontent des bobards tout en faisant de la propagande grossière adressée à des idiots : il n’y a probablement pas d’anticommuniste plus juré et d’admirateur plus farouche de l’empire tsariste que Poutine ! Quant au comment est-ce possible que des gens de gauche qui se disent communistes et même léninistes, arrivent à transformer cet anticommuniste invétéré et capitaliste oligarchique ultra-réactionnaire qu’est Poutine en chef d’état progressiste et anti-impérialiste, ceci plutôt qu’un « mystère », est la preuve du long chemin qui reste à parcourir pour que la gauche redevienne vraiment radicale et donc crédible...

COMMENTAIRES  

18/03/2024 08:28 par CN46400

Pour comprendre les dessous de cette guerre il faut revenir à la formation de l’URSS en 1921. Relire Lénine sur le sujet permet de saisir le pourquoi de tant de territoires russes se sont retrouvés en l’Ukraine. Donbass, mais aussi Karkov, Odessa etc... Pour éviter une trop grande emprise russe sur l’Urss, Lénine préconisa l’amputation de la Russie d’une bonne partie de l’ouest, au profit de l’Ukraine et de la Biélorussie, au prétexte qu’il s’agissait là de populations "grand-russe", facilement sensibles au "chauvinisme grand-russe", au dépend des sibériens.
Je ne sais pas si une dissolution éventuelle de l’Union a été envisagée à l’époque. Mais il est évident qu’aujourd’hui, l’Occident veut profiter de la situation pour démanteler la Russie.....
Notons que Poutine parle de "nazis", et sans doute pas sans raison, (Low, avant le pacte Hitler-Staline, était polonaise, Bandéra sévira jusqu’en 54...), mais pas du "chauvinisme grand-russe"... Il n’est pas niable que l’Ukraine a largement profité de l’URSS, et des circonstances, tant à l’Est qu’à l’Ouest

18/03/2024 09:52 par Josy

Bonne remarque sur la tendance générale à gommer les propos qui déplaisent lorsqu’ils ne cadrent pas avec l’idéologie.
Poutine peut il être un dirigeant autre que "de droite " ? Ses propos sont largement applaudis par tous les tenants de l’État fort qui se reconnaissent dans ses actions (voir Xavier Moreau qui accuse de gauchisme même les centristes de droite ! ).
Cela n’enlève rien aux qualités politiques de l’équipe russe au pouvoir et leur supériorité indéniable sur celles de nos dirigeants.
Cependant , il est indéniable aussi qu’il s’agit d’un pouvoir autoritaire et très éloigné des espoirs d’une politique de gauche ! mais il sait répondre aux désirs de la société russe et ne donne pas l’impression de trahir ses promesses électorales et de ne penser qu’à détourner l’argent public comme les oligarques sans freins et sans risques chez nous actuellement.
Les rapports entre États, et la géopolitique réaliste qui souhaite éliminer les fauteurs de troubles et la subversion est aussi le fond politique de la politique russe :l’assimilation de la démilitarisation de l’Ukraine à celle de la politique d’Israël envers le peuple palestinien est révélatrice d’un parti pris pour le maintien des États dans leur existence établie et le refus des changements de statut ,en fonction des intérêts politiques de la Russie. Réal politique en faveur les états stables , forts et avec des minorités proches de la Russie et en danger .
Le choix de vouloir maintenir le statut d’Israël malgré le génocide en cours devrait pourtant au moins être interrogé..
Rien donc qui corresponde à nos volontés de prendre en compte la défense des faibles , la recherche d’une justice plus égalitaire et un partage des richesses, et cependant, un peu de cela qui suscite l’adhésion populaire.
Pourtant c’est en tenant compte des faits et sans vouloir les changer qu’on peut juger et comparer .
L’ambiguïté politique est celle que l’on trouve dans les analyses de Machiavel : le prince qui réussit doit avoir de bonnes lois et de bonnes armes .
Poutine n’est pas un Chavez ou Maduro mais il répond à cette même exigence : il est un grand chef et il sait choisir des collaborateurs parmi les meilleurs ,utiliser les courants d’opinion répondre aux besoins du peuple mais il n’est pas de gauche du tout . Certains rois aussi tenaient compte du peuple , ils ne les émancipaient pas pour autant et ne partageaient que très rarement le pouvoir.
L’intelligence politique n’est ni la morale , ni les bons sentiments mais une justice légitimée par le peuple et des conditions sociales qui soient satisfaisantes.L’adhésion en dépend , mais aussi des mentalités d’un pouvoir qui prend en compte les intérêts de son peuple.
Pourrions nous classer nos dirigeants actuels ailleurs que dans le chaos et les errements ? Ni à droite ni à gauche mais chez Caligula .
Pourquoi vouloir sans cesse confondre nos souhaits et les faits ?
Notre honte de nos dirigeants ne nous porte- t- il pas à surestimer les autres en ne voulant pas voir les défauts ?
La vérité de Lavrov : c’est l’acceptation du génocide par reconnaissance de l’État d’Israël tel qu’il est et le refus de toute résistance armée qui met en danger l’unité supposée de la société.

18/03/2024 13:28 par Aod

Je ne crois pas que Tucker Carlson soit d’extrème droite par contre la dictature polonaise du Sanacja, elle, était bien fasciste.

Je suis étonné de trouvé sur legrandsoir un article de soutien, sous couvert de gauchisme, aux neo-nazis ukrainiens. Surtout que l’opération militaire spéciale est soutenue par les partis communistes russes et ukrainiens.

Par ailleurs le parallèle avec Gaza est très malhonnête. Poutine libère des russes de l’oppression et des crimes des fascistes ukrainiens, alors les gazaouis subissent une épuration ethnique. Le principe onusien du droit des peuples à disposer d’eux-même permet normalement de faire la différence.

18/03/2024 14:41 par Aquarius15

Faire passer la Fédération de Russie comme pro-Israël, c’est gonflé. Certes, la position diplomatique est nuancée (on peut dire ambigüe, d’un point de vue pro-palestinien), notamment par la présence d’une importante diaspora russe (environ 900 000), mais Vladimir Poutine n’a pas remis en cause la reconnaissance de l’Etat Palestinien par l’URSS. La Grèce de Yorgos Mitralias et la France n’ont toujours pas reconnu la Palestine.
En outre, si la Russie aspire à une diplomatie pacificatrice, elle doit mesurer ses relations avec Israël et s’abstenir de désigner ouvertement un ennemi parmi les belligérents.

Je suis étonné de trouvé sur legrandsoir un article de soutien, sous couvert de gauchisme, aux neo-nazis ukrainiens. Surtout que l’opération militaire spéciale est soutenue par les partis communistes russes et ukrainiens.

Auteur "de gauche" coutumier du fait. Encore un atlantiste/globaliste qui déteste le souverainisme.

18/03/2024 16:24 par Josy

Le texte, de cet auteur que ne ne connais pas, portait plus ,sur les "oublis" des partisans , dits de gauche ,sur les déclarations des dirigeants russes et donc sur la censure et le nettoyage des propos qui déplaisent aux militants, que sur les parti pris de l’auteur .
Or le parti pris de l’auteur me parait évident : il soutient les Ukrainiens dirigés de gré ou de force par des pro nazis actifs anti -russes et il soutient par contre les palestiniens massacrés par les sionistes génocidaires comme le furent les idéologues pro nazis et les partisans des fondateurs du sionisme ,aidés par les nazis
.Dans les deux cas il se situe en adversaire de la politique russe.
Il ne voit pas l’intervention russe comme une défense des russes du Donbass contre les agressions des Ukrainiens de Zelensky (il efface ces faits) et voit ,dans les positions russes de soutien aux israéliens de nationalité russe ,un soutien au génocide en cours .
Dans les deux cas , une position anti russe.
Sur le plan des faits , la propagande des uns et des autres transforme les situations qui se ressemblent en changeant leur sens en fonction des intérêts idéologiques..
Quant à confondre la Russie avec l’ ex URSS , les reproches doivent s’adresser aux médias dominants plus qu’à des lecteurs de ce site.
L’article est intéressant surtout pour cela : le niveau du militant partial et de celui qui défend des intérêts politiques d’équilibre des forces.
La guerre pour Poutine est l’échec des essais de réglement politiques et de refus des accords internationaux comme ce fut le cas pour les accords de Minsk ; dès que ces principes internationaux sont rompus et utilisés par ruse , chacun se livre à ses passions avec plus ou moins de mauvaise foi : l’histoire est dans ces conflits complexes.
L’auteur critique les positions russes" trop guerrières" et leurs déclarations tonitruantes alors que les critiques des partisans de Poutine dits "de gauche" trépignent d’impatience à cause de la retenue russe au début de la guerre. ,

18/03/2024 17:24 par cunégonde godot

MM. Poutine et Lavrov savent qui sont historiquement leurs ennemis acharnés, mais aussi les ennemis de tous les peuples constitués en nations souveraines. La raison pour laquelle MM. Poutine et Lavrov sont soutenus implicitement ou explicitement par une majorité de pays de la planète Terre qui savent, eux, où se trouve l’impérialisme contemporain.

L’europe otanesque compromis-de-gauche : un des pires ennemis de la souveraineté des peuples (du peuple français, en particulier)...

18/03/2024 18:22 par bob

Voici en une image pourquoi Poutine a gagné
le reste est du bla bla bla ...

18/03/2024 19:10 par Geb.

"C’est ainsi que tout ce beau monde a préféré censurer la déclaration fracassante de Serguei Lavrov selon laquelle "Israël poursuit des objectifs similaires à ceux de la Russie » ! Cette phrase de Serguei Lavrov, qui fait d’ailleurs le titre de son importante interview de plus de deux heures, accordée aux agences de presse officielles russes Tass et Novosti le 28 décembre 2024, est explicitée longuement pour qu’il n’y ait pas de doute, par l’argumentation suivante ainsi résumée pas Novosti "

28 décembre 2024, Georges se lance dans les prévisions astrologiques...

Disons que son doigt a glissé et qu’il s’agit du 28 décembre 2023...

Pour le reste je met en ligne le lien, (Que Mitralias ne fournit pas), de l’interview par Tass et Novosti de Lavrov le 28 décembre 2023.

Publié en Anglais sur le site du Ministère des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie. Je ne suis pas assez pointu en Russe pour traduire directement des textes aussi techniques où chaque mot compte.

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwibp9qzp_6EAxXCVKQEHU4dBIsQFnoECBAQAQ&url=https%3A%2F%2Fmid.ru%2Fen%2Fforeign_policy%2Fnews%2F1923539%2F&usg=AOvVaw0Dkk-sUb1VuAJkYQxfGsXn&opi=89978449

En Anglais.

Mais je me suis permis de le traduire d’Anglais en Français et de le poster sur LGS sans passer par la traduction automatique du site des AEFR pour être bien certain que tout était bien là et que le traducteur auto en Français du Ministère n’en oubliait pas en route.

Et la phrase "Israël poursuit des objectifs similaires à la Russie" citée par Mitralias n’existe tout simplement pas dans le texte.

J’espère que LGS publiera le texte intégral de l’interview. Le mien ou celui directement du Ministère russe.

Quant à une éventuelle interprétation de la part de Tass ou Novosti sur une phrase absente du texte officiel ça me laisse d’autant plus perplexe.

Mitralias ferait bien de nous citer le lien vers cette publication.

Et je ne ferai aucun commentaire autre que sinon ça commence à bien faire l’enfumage et la géométrie variable.

18/03/2024 23:08 par xiao pignouf

Pour retrouver les citations de Lavrov dont parle Mitralias et qu’il ne source que dans un autre article paru sur son blog de Médiapart, je suis allé sur le site du ministère des AE russe. Problème : certaines en sont totalement absentes, d’autres ont été mal comprises par lui.

« Israël poursuit des objectifs similaires à ceux de la Russie »

Lavrov n’a pas du tout dit cela. En tout cas, pas dans cette interview.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l’objectif final de Tsahal était la destruction complète du mouvement Hamas sous toutes ses formes, ainsi que l’élimination de tout extrémisme à Gaza. S. Lavrov a toutefois fait remarquer que ces objectifs semblent similaires à la "démilitarisation" et à la "dénazification"

Soit Mitralias n’a simplement pas compris le sens des propos de Lavrov, soit il les déforme. Voici le passage repris par Mitralias dans son article ci-dessus, allongé de quelques mots qu’il a bien sûr « oubliés ».

« Vous avez dit que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait annoncé que le Hamas devait être détruit dans son ensemble et en tant que force militaire. Cela ressemble à une démilitarisation. Il a également déclaré que l’extrémisme devait être éliminé à Gaza. Cela ressemble à de la dénazification. Cependant, je ne comprends pas la réaction du précédent gouvernement israélien, dirigé par le Premier ministre Yair Lapid (il était ministre des Affaires étrangères avant de devenir Premier ministre), à ​​notre opération militaire spéciale. Sa réaction m’a surpris. Il a déclaré que la Russie n’avait pas le droit de recourir à la force contre des civils ni d’annexer des territoires ukrainiens. »

Ici, Lavrov s’adresse au journaliste (« vous »). Il semble plutôt relevr l’hypocrisie des Israéliens qui ont critiqué la SMO en 2022 et qui ont envahi Gaza en 2023. Les équivalences qu’il exprime ne sont que des figures de rhétorique, cela ne signifie pas que selon lui Israéliens et Russes ont les mêmes objectifs. Bien sûr, ses propos ont été repris par la presse israélienne

19/03/2024 10:58 par Avlula

Exercice de débat contradictoire intéressant, merci de le proposer, ce sont de bons arguments.

Xiao Pignouf a le bon réflexe, ne pas toujours faire confiance aux différentes traductions et interprétations qui circulent et aller à la source, la traduction officielle en anglais (ou la VO russe).

Par exemple récemment une erreur a été relayée par pas mal de monde (Philippot notamment), qui inversait totalement le propos de Bill Clinton. Certains ont compris que Clinton envoyait la Russie se faire voir, alors que son vrai propos disait qu’il irait "botter des culs" de la CIA qui faisait des saloperies dans son dos.

Donc ok, pour la partie Israël, ton démontage est convaincant, Lavrov s’adressait aux Israéliens par comparaison pour dénoncer leur deux poids deux mesures.
Le reste maintenant, sur la vision historique Hitler vs Pologne par exemple ? Poutine a dit quoi, il a raison, tort ?

19/03/2024 11:15 par Josy

Merci d’avoir rétabli les propos de Lavrov et de Poutine.
Quand on ne connait pas la traduction et le contexte en entier ,on se trompe forcément malgré les doutes sur la véracité des propos partir .
Je trouvais ce texte et sa manière d’utiliser l’histoire très confus et , je pense que ce type de texte est intéressant à remettre sur la sellette pour en avoir les critiques bien sourcées et éclaircir les intentions..

19/03/2024 11:41 par cinto

Yorgos Mitralias a l’habitude de produire des textes tordus, voire vicieux. Il accuse Poutine d’avoir des propos burlesques sur l’histoire des relations URSS-Pologne-Allemagne ; mais ils rejoignent les thèses de l’historienne Annie Riz-Lacroix ; son livre s’appuie bien sûr (c’est un livre d’historienne) sur les archives, il est donc très fouillé, et il est difficile de se souvenir de tout ; mais je me rappelle bien que l’URSS négociait avec la Pologne pour la protéger en cas d’attaque nazie, et que les Polonais voulaient bien de cette protection à condition qu’en aucun cas les Russes ne mettraient le pied en Pologne. L’URSS a bien compris, et abandonné les négociations.Le pseudo pacte germano-soviétique, il est toujours bon de le rappeler, n’était qu’une réaction au vrai pacte anglo-franco-germanique de Munich, qui privait l’URSS de tout espoir d’un second front à l’Ouest. Lors de l’agression nazie, elle n’avait pas d’autre solution que d’utiliser le morceau polonais qui lui est revenu comme tampon entre l’Allemagne et elle.

19/03/2024 12:05 par marti michel

Il n’est pas du tout dans mon intention de remettre an question la publication d’un tel article dans Le Grand Soir. A voir les commentaires souvent documentés, les lecteurs ont pour la plupart remis les choses à leur place, preuve de l’utilité d’un débat contradictoire mené sérieusement.
Je voudrais m’attarder sur ce qu’écrit Josy avec qui je suis évidemment d’accord. En fait, cet article est le nième d’une longue série : qui n’est pas avec l’occident est pour Poutine.
Je suis même étonné qu’un auteur, Mitralias en l’occurrence, en soit encore à trimbaler de tels pièges grossiers dans les pages de LGS quand on entend cette propagande de guerre à longueur de médias ! Mitralias y ajoute un cynisme peu supportable en instrumentalisant le génocide en Palestine pour alimenter le Poutine=Hitler ! C’est grave, car il révèle le choix du bain de sang au détriment de la recherche de la paix.
Quand j’écoute la parole des dirigeants russes, comme quand j’entends les propos des responsables américains ou européens, ou encore israéliens, ce que j’en retiens c’est la logique de leurs discours : offrent ils pour perspectives une escalade belliciste ou au contraire un possible terrain d’entente ? Quelles responsabilités nos élites occidentales portent-elles dans ces conflits ? Comment nous, en occident, en France, pouvons nous peser sur ces conflits en cours ?

Et je suis plus préoccupé par la montée du militarisme guerrier en France, l’engagement toujours plus important de notre pays dans les guerres que par le détricotage partisan des analyses historiques de Poutine.
Voilà pourquoi nous avons pris dans notre petit groupe Gilets Jaunes (page facebook : Les Gilets Jaunes du Coin) l’initiative d’une pétition nationale pour appeler toutes les associations, tous les Partis se disant pour la paix à convoquer ensemble une conférence unitaire sur la base suivante :
- pas une arme, pas un euro, pas un soldat dans les guerres tant en Ukraine ou aux côtés d’Israël
- sortie de l’Otan
- pour le cessez le feu
Il s’agit de constituer un front uni pour la paix.
Nous partons du principe que les directions politiques embourbées dans leur sectarisme originel ne réagiront que si les citoyens s’en mêlent. Effectivement, aucune association ni partis ne nous ont répondu jusqu’à présent. D’où notre pétition. Lien ci dessous :

https://www.change.org/POURLAPAIXCONTRETOUTEINGERENCEFRANCAISE

19/03/2024 12:10 par burlesque

Il ne faut pas oublier non plus les nombreuses déclarations de Lavrov en faveur de la Palestine, il suffit de taper "Lavrov Palestine" sur un moteur de recherche pour le constater. Par ailleurs la Russie avait accepté de recevoir des leaders du Hamas après les attaques du 7 octobre, on a vu mieux comme " soutien à Israël"...

Quant aux propos de Poutine sur Hitler quelqu’un les a retrouvé ?

19/03/2024 12:40 par Palamède Singouin

Concernant Lavrov - il est assez coutumier du fait - j’ai l’impression qu’il cherche à mettre le nez des "occidentaux" dans leur caca du 2 poids / 2 mesures. En gros : nous faisons la même chose que votre protégé, Israël que vous aidez dans sa guerre, pourquoi alors aidez vous les ukrainiens ?

19/03/2024 16:39 par Vania

La haine et la russophobie de Mitraillas le portent à faire des déclarations imprécises pour semer la zizanie.et contribuer à la guerre psychologique contre le gouvernement russe. Ce monsieur n’est pas de gauche .Mitraillasl est dangereux, car il contribue/amplifie l’ambiance de confrontation actuelle qui pourrait amener la planète Terre à une terrible 3è guerre mondiale. Par ces propos, il veut présenter le peuple russe comme constitué d’imbéciles qui n’arrivent pas "à comprendre la dangerosité "de leur gouvernement. Je me permets de citer les propos de @Aquarius 15 sur un autre article: : ... "Quant à la remise en cause de la légitimité de Vladimir Poutine, pourtant largement plebiscité, cela relève de l’infantiilisation de la population russe. Cette posture n’est guère surprenante lorsqu’on est abreuvé de propagande ’neutre’ (sic) d’ONG occidentales financées par des grandes fortunes mondialistes.......Si Poutine est autocrate selon JLM, que dire de Macron ? (par pitié, pas d’histoire de ’whataboutisme’, commençons par balayer devant notre porte)Poutine est tellement autocrate qu’il s’est entouré de Sergei Lavrov, internationalement reconnu pour sa compétence de diplomate ; nous on a Séjourné l’âne-alphabète...Quelques pistes susceptibles d’expliquer la politique autoritaire en Fédération de Russie :
- protectionnisme face aux incessantes tentatives de déstabilisation et ingérences étrangères, à l’extension de l’OTAN, depuis l’éclatement de l’URSS, ainsi qu’aux milliers de sanctions infligées arbitrairement depuis 2014,
- pays immense et peu densément peuplé nécessitant un réseau tentaculaire d’administration avec des pouvoirs forts,
- opinion populaire conservatrice qui privilégie l’assouvissement des besoins sociaux à celui des besoins sociétaux.
L’autoritarisme du pouvoir russe est toutefois relatif en matière de mutilation de manifestants...
LCI est toujours accessible en Russie tandis que certains médias Russes sont censurés en France.
Pour comprendre la popularité de Vladimir Poutine, il est a minima intéressant d’observer l’évolution des indicateurs de développement humain depuis l’éclatement de l’URSS. Après une décennie terrible - celle bénie par l’occident et ses merdias - marquée de pénuries, pauvreté, crime organisé et corruption endémique, force est de constater le bilan positif depuis sa présidence"
Voici la position du grand diplomate Serguei Lavrov concernant la Palestine :
(1) Gaza : La diplomatie russe réunit une dizaine de responsable politiques palestiniens à Moscou (29 février 2024 )
https://francais.rt.com/russie/109793-conflit-gaza-lavrov-denonce-methodes
(2)Lavrov refuse de voir la création d’un état Palestinien "enterré" comme les accords de Minsk
https://francais.rt.com/international/109024-reunion-conseil-securite-onu-sur-mo
(3) La création d’un État palestinien" a été sabotée" par les États unis, estime Lavrov (12 octobre 2023 )
https://francais.rt.com/international/107517-visite-serguei-lavrov-bichkek
Un autre aspect intéressant est la déclaration de V. Poutine le 21 octobre 2021 au club Valdai quand il affirma: : "Inégalités, prix de l’énergie : "le modèle actuel du capitalisme est dépassé"..
https://francais.rt.com/international/91847-modele-actuel-capitalisme-essouffle-estime-vladimir-poutine

19/03/2024 17:00 par Vania

Suite.... Parlant de "Rrrégime autoritaire" on apprend aujourd’hui qu’un élu local français a été suspendu pour son rôle d’observateur au scrutin présidentiel russe. Cyril Gaucher, élu municipal des Ré dans la ville de Talant (Bourgogne) à été suspendu de son mandat et risque l’exclusion de sa formation après s’être rendu en Russie au titre d’expert pour l’élection présidentielle. ... Liberté, liberté , "démocratie occidentale ??
https://francais.rt.com/france/110185-france-elu-municipal-suspendu-elections-russes

19/03/2024 17:44 par Roger

C’est triste et dangereux de voir comment la confusion est organisée. Mais c’est tout à fait logique quand on habite dans des sous-centres de l’impérialisme et qu’on voit à l’œuvre toutes sortes d’officines chargées de réorienter l’opinion des communistes vers des impasses, comment on les voit s’activer pour écarter les communistes de vraies positions de classes fondées sur les rapports de classes internationaux. Il y a des pays qui résistent et affrontent l’impérialisme et des pays qui font partie du dispositif impérialiste. Il n’y a pas 2 impérialismes, car le supposé second est issu et contient dans le cœur de sa superstructure des forces qui œuvrent pour combattre l’impérialisme après l’avoir évité plus ou moins. Faire semblant de ne pas le voir c’est aveugler la masse qui le voit sans utiliser les mêmes concepts, la masse qui le sent instinctivement. Et qui le sens seulement instinctivement puisque les forces communistes en occident ont été annihilées et contrôlées.

19/03/2024 18:53 par robess73

je viens de lire la traduction du discours de lavrov aimablement traduit par geb .....et je m apercois que ce n est pas la premiere fois que mitralias (qui hait la russie et l urss) assenne des contre vérités dans ses articles et prend beaucoup de liberté avec l histoire pour nuire a ce pays .dont acte .

19/03/2024 22:49 par xiao pignouf

Ce serait bien que Y. Mitralias, qui semble publier lui-même ses articles sur le GS, vienne s’expliquer sur ce qui apparaît comme au mieux de gros manquements à sa profession de journaliste, au pire à des falsifications.

20/03/2024 06:48 par xiao pignouf

Le reste maintenant, sur la vision historique Hitler vs Pologne par exemple ? Poutine a dit quoi, il a raison, tort ?

Désolé, je n’avais pas vu cette question à laquelle je vais répondre que je ne sais pas, n’étant pas spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. Ce que je sais c’est qu’il y avait des bisbilles territoriales entre la Pologne et l’Allemagne et que celle-ci revendiquait Dantzig/Gdansk.

Ce que je sais aussi, c’est que si un auteur commence en falsifiant les faits ou en les tordant, il le refera.

C’est pour cela qu’ici, c’est encore une fois son interprétation des propos de Poutine, et pas ce que Poutine dit qui pose problème. Mitralias essaie de créer une analogie entre la Pologne de 39 et l’Ukraine, entre Hitler et Poutine.

Voyons ses propos problématiques :

Donc, si l’on en croit V. Poutine, le vrai responsable du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale est...la Pologne !

Ici par exemple, il interprète Poutine à sa sauce. Selon Mitralias, Poutine rend la Pologne responsable de la 2GM, or ce n’est pas du tout le cas. Poutine dit juste que parce que la Pologne est la première à s’être opposée au Troisième Reich, Hitler a déclenché la guerre en l’envahissant.

Et Hitler et son armée, qui, selon lui, se sont montrés si amicaux envers les Polonais

Là encore, il invente vraiment des choses que Poutine n’a absolument pas dites, comme il l’a fait avec Lavrov.

D’abord, lorsque Poutine parle d’un traité d’amitié, il évoque certainement le Pacte de non-agression germano-polonais ou Pacte Pilsudski-Hitler, que même Wikipédia qualifie ainsi : « la Pologne put maintenir des relations cordiales avec l’Allemagne pendant les cinq premières années qui suivirent la conclusion du traité »

Ensuite, peut-être que c’est le (très bon) français de Mitralias qui le piège : Poutine emploie effectivement l’expression « à l’amiable » (en tout cas c’est sa traduction du russe) lorsqu’il parle des exigences allemande de restitutions territoriales vis-à-vis de la Pologne en 1939. Mais « à l’amiable » ne signifie pas « amical », cela signifie « sans conflit ».

En conclusion, cette piètre et puérile analyse des propos de Poutine a des objectif très clairs : rendre Poutine comparable à Hitler et le destin de l’Ukraine à celui de la Pologne, et le reste de l’Europe suivra, en conséquence montrer les contradictions de Poutine dans sa volonté de dénazifier l’Ukraine qui en deviendrait du coup un faux prétexte puisque Poutine lui-même est un nazi.

Mitralias est aveuglé par sa haine de tout ce qui est russe. Évidemment, tous ceux qui le contrediront en deviendront du coup des suppôts du Kremlin. C’est le niveau zéro de la réflexion. Si ce n’était ses positions honorables sur la Palestine, Mitralias a toute sa place sur les grands médias anti-russes. Comme je l’ai dit avant, j’aimerais bien qu’il vienne défendre ses positions ici.

20/03/2024 10:02 par CAZA

Bof Mitralias .
Par contre excellent exercice de contre sens effectué par la propagande des milliardaires et du régime français .
Rien de bien nouveau me direz vous .
Déjà dit mais la propagande commence les histoires là où elle veut , dit ce quelle veut , cache ce qui la contredit ,ne s’ en prend qu’ aux adversaires du capitalisme sauvage international , diabolise ceux qui veulent rétablir la vérité et a mis en fonction à tout les postes de communication des perroquets à sa solde .
Le résultat de cet océan de mensonge est le fatalisme des citoyens qui ne croient et ne s’ intéresse plus à rien et se comportent en fatalistes pathologiques pensant qu’ ils peuvent s’ organiser une petite vie tranquille dans leur petit samsufi .
Jusqu’ à la prochaine der des der ?

Dans les liens suivants par nécessaire d’ être un expert en traduction ou interprétation .C’ est certain que le Russe se fout de la gueule des propagandistes de plateaux d’ infaux .
https://twitter.com/AlienorAubigne/status/1769632764465189353
https://twitter.com/55Bellechasse/status/1769496132059590904

20/03/2024 16:08 par Aquarius15

C’ est certain que le Russe se fout de la gueule des propagandistes de plateaux d’ infaux.

Au-delà de l’humour savoureux, il y a une vérité : la russophobie des dirigeants et médias occidentaux a renforcé le soutien du peuple russe à son Président.

La Rosgard (garde nationale) a remis un cadeau pour Micron à l’ambassade : des petits soldats de plomb et un camion, accompagnés d’une lettre l’invitant à jouer avec ce cadeau afin de "se débarrasser de son complexe de Napoléon".

21/03/2024 01:20 par Avlula

J’entends bien que M. Mitralias serait anti-russe tout ce que vous voulez, et qu’ici il n’est pas en terrain conquis, et ça c’est une très bonne chose, on débat avec des gens avec qui on est en désaccord, sinon c’est une doxa, c’est sans intérêt. La question n’est pas de juger ses intentions et positions sur la Russie, on a compris qu’il a un point de vue défavorable et se concentrera donc sur ce qui alimente ce point de vue, comme tout humain, et l’intérêt c’est de multiplier les points de vue pour ne rater aucun angle.

Ici nous répondons à un article un peu venimeux mais qui amène des arguments. Nous avons vu un argument plus que discutable, mais venant d’une interprétation qui a circulé, et donc il s’est peut-être jeté dessus sans prudence étant donné qu’elle lui faisait plaisir en le confortant dans sa vision. C’est humain et on le fait tous, encore une fois, inutile de le lyncher pour ça.

Donc la question, c’est de savoir est-ce qu’il a raison d’avoir ce point de vue, et est-ce que nous avons tort ? Nous devons tous être prêts à changer d’avis (très très dur pour tout humain mais seuls les imbéciles y renoncent), nous ne sommes pas sur un champ de bataille avec le fracas des obus permanent mais devant des écrans au calme, nous avons donc la possibilité d’examiner les faits et d’essayer de corriger nos erreurs et de chercher le vrai et le juste. Ce "nous" inclut l’auteur de l’article, qu’on n’a pas à présumer insincère comme si notre "vérité" apparaissait à tous évidente et que tout autre avis était forcément de mauvaise foi et mal intentionné.

Nous avons démontré, il me semble, il faudrait que M. Mitralias le confirme, que non seulement M. Lavrov n’avait pas l’intention de laisser entendre que la Russie et l’Israël devaient se serrer les coudes en tant que volontaires au génocide de leurs voisins (mais juste de dire à l’Israël qu’ils sont gonflés de prendre une position de vertu contre la Russie avec ce qu’ils sont en train de faire), mais en plus que les actes de la Russie sont à observer plus que les paroles mal comprises, notamment vis-à-vis de la Palestine.

Maintenant la question de Hitler vs Pologne, je me souviens également avoir tiqué sur ce passage, alors je sais que Hitler c’est le diable et qu’on n’a pas le droit de lui trouver des excuses, mais il me semble que cet exposé était étrange, car on pouvait difficilement ne pas penser que Poutine était en train de comparer sa situation à celle de Hitler, et que ça révisait le narratif des vainqueurs (ce qui ne veut pas dire qu’il est faux) appris au lycée qui voulait que Hitler avait de toute façon un plan, et qu’aux yeux de l’opinion il a fait en sorte d’accuser la Pologne. Tout ça a dérapé sérieusement et a fait des dizaines de millions de morts.

21/03/2024 20:38 par xiao pignouf

on débat avec des gens avec qui on est en désaccord

Encore faudrait-il que l’intéressé soit présent au débat. Ce n’est pas son opinion sur la Russie et Poutine qui (me) pose problème, même si sur le GS, ça fera forcément grincer des dents. C’est d’abord le fait qu’il soit pris la main dans le sac de fake-news.

Et je crois qu’il est ridicule de soupçonner Poutine d’une quelconque complaisance avec Hitler. Mitralias, qui ne parle pas plus russe que moi est juste incapable de saisir les subtilités qui échappent probablement à sa traduction google et croit aussitôt avoir trouvé une faille... C’est aussi ridicule qu’infantile. Qu’il vienne défendre son journalisme bas de gamme.

24/03/2024 18:31 par CAZA

Pourquoi les partisans du capitalisme sauvage américain censurent les informations qui accusent les américains de soutenir le terrorisme islamiste ??

2015 .
Question parlementaire - E-011933/2015
Parlement européen
Parlement européen
VP/HR — Présence de combattants de l’EI dans les zones contestées par l’Ukraine et la Russie

Question pour réponse écrite E-011933-15
à la Commission (Vice-président/Haut Représentant)
Article 130
Matteo Salvini (ENF)
Le 7 juillet, le New York Times rapportait la présence d’une force de volontaires tchétchènes composée de sympathisants de l’EI dans des territoires disputés par les séparatistes russes et les troupes ukrainiennes.
Il semble qu’ils se soient ouvertement rangés du côté de l’Ukraine dans le but d’affaiblir la Russie et de l’obliger à concentrer ses forces sur ce pays, détournant ainsi les ressources des autres fronts sur lesquels elle est opposée à divers groupes terroristes islamiques.
Jusqu’à présent, les autorités ukrainiennes n’ont fait aucune tentative pour nier ces informations et n’ont ni désavoué ces combattants fondamentalistes de l’EI, ni cherché à les expulser du territoire que l’Ukraine revendique comme étant le sien.

Compte tenu du grave danger que représentent l’EI et le terrorisme islamique en général, comme l’ont confirmé récemment les attentats tragiques en France et en Tunisie, la vice-présidente/haute représentante ne juge-t-elle pas opportun de repenser sa position concernant le conflit entre l’Ukraine et la Russie et de s’engager dans un dialogue plus étroit avec la Russie en vue de contenir cette menace fondamentaliste ?

https://reseauinternational.net/donc-letat-islamique-est-present-en-ukraine-depuis-2015-nous-avons-de-droles-damis-lamerique-en-aurait-perdu-le-controle/

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