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Silence, on étrangle et on compte sur vous pour refuser de le savoir.

S’il est un sujet sur lequel (par la volonté de nos médias) nos compatriotes ne savent rien alors qu’il s’apparente à la plus longue tentative de génocide de l’histoire de l’humanité, tentative dénoncée en vain à l’ONU par des votes annuels qui comptabilisent en tout et pour tout deux pays approbateurs (les USA et Israël), c’est bien le blocus d’une petite île des Caraïbes par la plus formidable puissance militaire que le monde ait jamais connue.

« Le blocus n’explique pas tout », objectent ce qui ne savent rien de ce qu’il explique.

LGS publie ici le plaidoyer à l’ONU du Ministre cubain des affaires étrangères, Bruno Rodrà­guez Parrilla, dans lequel le lecteur non averti découvrira trois choses :

1 - Il ne s’agit pas d’une question bilatérale entre Cuba et les Etats-Unis. Le blocus a une application extraterritoriale qui concerne beaucoup d’autres Etats, y compris la France, et d’autres pays européens. Des entreprises françaises peuvent être frappées de lourdes sanctions en cas d’infraction aux lois états-uniennes sur le blocus.

2- Il inflige d’inutiles souffrances physiques à des enfants.

3- Sur ce point, Obama et Bush, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

C’est pourquoi 187 pays, dont la plupart sont loin de voir en Cuba un modèle (cela n’est pas nécessaire), viennent de dire aux USA d’arrêter ça.
La résolution de l’ONU intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba » a en effet été adoptée le 26 octobre 2010 par 187 nations, contre 2 (Les Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (La Micronésie, Les àŽles Marshall et Palau).

LGS.


Discours du Ministre des affaires étrangères, Bruno Rodrà­guez Parrilla, dans la session de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur le thème « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à cuba par les États-Unis d’Amérique ». New York, le 26 octobre 2010.

Monsieur le Président,

De graves dangers, des dangers imminents, menacent l’existence de notre espèce. Pour préserver la vie humaine, il faut préserver la paix. Rien que l’emploi d’une partie minime de l’énorme arsenal nucléaire serait la fin de l’espèce. La seule garantie qu’elles ne soient jamais employées par des États ni par qui que ce soit, c’est leur destruction et la non-fabrication d’armes classiques mises au point ces derniers temps et tout aussi meurtrières qu’elles. La seule solution est le désarmement.

Pour survivre, il est absolument indispensable que l’Humanité prenne toujours plus conscience, ce qui ne pourra se faire que par la diffusion d’une information véridique sur ces thèmes que la plupart des hommes politiques occultent ou ignorent, que la presse passe sous silence et qui sont si horribles pour les gens qu’ils préfèrent ne pas y croire.

Nous sommes à une nouvelle époque. Il incombe de toute urgence à cette Assemblée générale, comme ne cesse de le réclamer Fidel Castro, de mener une mobilisation mondiale visant à exiger le respect du droit des êtres humains et des peuples à la vie.

Bâtissons un autre ordre mondial ; établissons une morale collective fondée sur la solidarité humaine et la justice ; réglons les conflits par le dialogue et la coopération ; mettons un terme à l’égoïsme et au pillage qui conduisent à la guerre et au recours à la force. Face à ce danger sérieux, écartons ce qui nous oppose ou nous divise et unissons-nous pour sauver la paix, la planète et la vie des générations futures.

Monsieur le Président,

La politique des États-Unis contre Cuba ne repose, surtout en de pareilles circonstances, sur aucune fondation morale ou légale, n’est pas crédible et ne bénéficie d’aucun appui. Ainsi le démontrent les plus de 180 voix qui pendant les dernières années dans cette Assemblée Générale des Nations Unies ont réclamé la fin du blocus économique, commercial et financier.
Dans le rapport du Secrétaire général mis à notre disposition, plus de 180 pays et agences spécialisées du système des Nations Unies fournissent des exemples de leur opposition à cette politique.

L’Amérique latine et la Caraïbe refusent énergiquement et à l’unanimité cette mesure. Le Sommet de l’unité tenu à Cancún en février 2010 l’a exprimé résolument. Les leaders de la région l’ont directement communiqué au président nord-américain. Nous pouvons affirmer qu’aussi bien la répudiation exprimée vis-à -vis du blocus que de la Loi Helms-Burton identifie, comme peu de thèmes, le patrimoine politique de la région.

Des visions également manifestes ont été ratifiées par le Mouvement des pays non alignés, les Sommets ibéro-américains, les Sommets de l’Amérique latine et la Caraïbe avec l’Union Européenne, l’Union africaine, le Sommet du Groupe ACP et pratiquement par tout ensemble de nations s’ayant prononcé en faveur du droit international et du respect des buts et des principes de la Charte des Nations Unies.
Le consensus contre le blocus et en faveur d’un changement de politique envers Cuba est large et croissant dans la société nord-américaine et l’émigration cubaine dans ce pays. Des sondages récents démontrent que 71% des Étatsuniens préconisent la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis tandis, que 64% des citoyens de ce pays et une proportion semblable des Cubains résidant au sud de la Floride s’opposent à l’interdiction de voyager à Cuba qui déroge aux droits de l’individu.

Monsieur le président,

Deux ans après la proclamation du président des États-Unis « d’un nouveau début avec Cuba » et comme pour d’autres thèmes, les faits confirment que rien n’a changé. Il n’a pas utilisé ses prérogatives étendues pour assouplir le blocus.

Les sanctions contre Cuba demeurent intactes et sont appliquées avec une extrême rigueur.

En 2010 le blocus économique s’est durci et ses retombées quotidiennes sont toujours évidentes sur tous les aspects de la vie à Cuba. Il entraîne des conséquences sérieuses notamment dans des domaines si sensibles pour la population comme celui de la santé et l’alimentation.

Les services ophtalmologiques cubains ne peuvent pas avoir recours à la thérapie thermique trans-pupillaire au moyen d’un microscope chirurgical pour le traitement de la tumeur rétinoblastome, c’est-à -dire, du cancer de la rétine, chez les enfants parce qu’ils leur est impossible d’acquérir l’équipement nécessaire à ce traitement. Ces équipements ne peuvent être achetés qu’à la compagnie nord-américaine Iris Medical Instruments. L’absence de cette technologie ne permet pas d’administrer un traitement contre la tumeur de la rétine afin de garder l’oeil affecté.

Les enfants cubains ne peuvent pas avoir à leur disposition le Sevofluorane, médicament anesthésique général d’inhalation, considéré le plus avancé et efficace pour l’induction anesthésique infantile et cela parce qu’il est interdit à son fabricant, la compagnie nord-américaine Abbot, de le vendre à Cuba.

Il nous est également impossible d’acheter le scanner à cohérence optique pour des études de la rétine et du nerf optique de la firme allemande Carl Zeiss parce qu’il contient des composantes fournies par la compagnie nord-américaine Humphrey.

Les conditions onéreuses et discriminatoires prévalant pour l’achat de denrées alimentaires aux Nord-Américains, prétendument dans le cadre d’une exception humanitaire alors qu’elles transgressent toutes les règles du commerce international, ont eu des retombées sur la diminution radicale des opérations pendant la dernière année. Réalité qui porte préjudice non seulement à notre peuple mais aussi aux agriculteurs nord-américains. Si quelqu’un dans cette salle qualifiait à nouveau de « partenaire commercial » un pays auquel Cuba ne peut vendre, ni une seule dose de médicament ni un gramme de nickel, il manquerait à la vérité.

Bien que Washington ait autorisé de manière sélective certains échanges culturels, universitaires et scientifiques, ils sont toujours soumis à des restrictions sévères. Des permis, des visas et d’autres autorisations ont été refuses, empêchant de mener à bien des projets multiples. L’interdiction pour les artistes cubains de percevoir des rémunérations au titre de leurs prestations dans ce pays est peu connue.

La chasse aux biens et aux avoirs cubains, aux transferts de capitaux depuis et vers Cuba concernant des institutions ou des individus résidant dans notre pays s’est intensifiée.

Les amendes imposés pendant cette dernière année par le Département du trésor et le Département de la justice à des organismes de leur pays ou européens dépassent au total les 800 millions de dollars.

Le gouvernement nord-américain, en une escalade évidente, s’est aussi approprié des transferts réalisés en monnaies de pays-tiers comme l’euro. La confiscation d’un transfert s’élevant à plus de 107 mille euros appartenant à la compagnie Cubana de Aviación réalisé à travers Banco Popular Español depuis Madrid vers Moscou a été du vrai vol.

Le dommage économique direct causé au peuple cubain par l’application du blocus ces cinquante années durant dépasse les 751 milliards de dollars, chiffre calculé à partir de la valeur actuelle de cette monnaie.

Monsieur le président,

Malgré le refus universel à l’égard de cette politique, des hauts fonctionnaires de ce gouvernement ont réitéré qu’elle restera invariable. Le 2 septembre dernier, le président Obama lui-même a ratifié les sanctions contre Cuba évoquant le prétendu « intérêt national » des États-Unis. Pourtant, il est connu de tous que la Maison-Blanche continue de faire d’avantage attention aux « intérêts spéciaux », bien financés d’une minorité qui a fait de la politique contre Cuba une affaire très lucrative.

Oncle Sam

Il est évident que les USA n’ont pas la moindre intention d’éliminer le blocus. Il n’est même pas possible d’entrevoir la volonté de ce gouvernement de démanteler les aspects les plus irrationnels de ce qui constitue déjà l’ensemble de sanctions et des mesures économiques coercitives les plus larges et prolongées jamais mises en place contre un pays.

Au long de l’histoire, à chaque fois que les prétextes invoqués comme obstacles à la levée du blocus contre Cuba s’effondrent ils sont remplacés par de nouveaux prétextes afin de justifier le maintien d’une politique insoutenable à tout point de vue.

Très récemment, le 19 octobre, d’après plusieurs agences de presse, le président Obama a qualifié d’insuffisants les processus qui ont lieu à présent à Cuba. Il a conditionné tout nouveau pas à la mise en place de changements intérieurs qu’il souhaiterait voir dans notre pays.
Le président a tort lorsqu’il se croit en droit de qualifier et de s’immiscer dans les processus en cours à Cuba. Il est regrettable qu’il soit si mal informé et conseillé.

Les transformations que nous entreprenons aujourd’hui répondent aux aspirations des Cubains et aux décisions souveraines de notre peuple. Elles cherchent à mettre à jour et à rendre plus efficace notre modèle économique, perfectionner notre société, renforcer notre culture et développer notre socialisme. Elles ne se proposent pas de faire plaisir au gouvernement des USA ou de satisfaire à leurs intérêts, jusqu’à présents contraires à ceux du peuple cubain.

Pour la superpuissance tout ce qui ne conduira pas à l’établissement d’un régime subordonné à ses intérêts sera toujours insuffisant. Or, cela n’arrivera jamais. Beaucoup de générations de Cubains ont consacré et consacrent leurs vies à la défense de la souveraineté et l’indépendance de Cuba.

En outre, le gouvernement nord-américain a ignoré les diverses déclarations et les propositions présentées par le gouvernement cubain, en public ou privé, qui ratifient notre volonté de renouer un dialogue sérieux et constructif dans des conditions d’égalité et de total respect de notre indépendance.

Les nouveaux projets de coopération présentés en 2010 par le gouvernement cubain n’ont pas reçu de réponse. Ils visent à avancer dans des thèmes d’intérêt commun comme le combat contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme, la protection de l’environnement, la prévention de désastres naturels et même la manière d’agir face à des possibles accidents dans l’exploitation pétrolière dans le golfe du Mexique. Une fois de plus, l’on élude l’occasion de faire des progrès dans des domaines qui seraient bénéfiques aux deux peuples.

Au contraire, le gouvernement des USA a continué d’inclure à Cuba dans des fausses listes y compris celle des États qui prétendument parrainent le terrorisme international. Liste fabriquée par le Département d’Etat pour qualifier le comportement d’autres nations. Ce pays n’a pas d’autorité morale pour dresser des listes pareilles dont il devrait sans cesse être à la tête. Et il n’existe pas une seule raison pour inclure Cuba dans une de ces listes.

Le gouvernement nord-américain maintient injustement incarcérés les cinq cubains combattants antiterroristes dont la cause a suscité la plus importante solidarité de la communauté internationale.

Cuba, qui a été et continue d’être victime du terrorisme d’État, réclame au gouvernement des USA de mettre fin aux deux poids deux mesures et à l’impunité dont jouissent sur leur territoire les auteurs d’actes terroristes organisés sous la protection de la politique anti-cubaine de ce pays. Politique conçue pour nous déstabiliser, dans les années 60, et qui a inclus le sabotage, le détournement, l’assassinat et l’agression armée. Parvenir à y mettre fin serait une véritable contribution à la lutte internationale contre ce fléau.

Monsieur le président,

Il est révoltant et insolite que la politique de blocus et de subversion des États-Unis contre Cuba soit toujours guidée par la logique du mémorandum du sous-secrétaire d’État adjoint Lester D. Mallory, rédigé le 6 avril 1960, rendu public voilà quelques années et dont je cite le texte :

« La majorité des Cubains soutiennent Castro […] Il n’existe pas d’opposition politique effective […] Le seul moyen possible de lui faire perdre le soutien interne [au gouvernement] passe par le désenchantement et le découragement à travers l’insatisfaction économique et la pénurie […] Tout moyen pour affaiblir la vie économique de Cuba doit être utilisé rapidement […] refuser faire crédit et d’approvisionner Cuba pour diminuer les salaires réels et monétaires dans le but de provoquer la faim, le désespoir et le renversement du gouvernement » . Fin de citation.

Il s’agit-là d’une politique d’agression, cruelle et absolument contraire au droit international que ce gouvernement persiste à maintenir sachant qu’elle est à l’origine de dommages, de souffrances et qui transgresse les droits humains de tout un peuple.

Ce n’est pas une question bilatérale telle que les représentants nord-américains ont l’habitude de le répéter. Son caractère extraterritorial marqué est fondé sur des lois nord-américaines. Il y a suffisamment d’exemples de l’application de mesures coercitives à l’encontre d’individus ou d’organismes dans des pays tiers.

Tenant compte de la nature et l’ampleur du blocus, il peut être qualifié d’acte de génocide conformément à l’article II de la Convention de Genève de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi qu’acte de guerre économique conformément à la Déclaration relative au droit de guerre maritime adopté en 1909.

Le blocus est un acte hostile et unilatéral qui doit prendre fin de manière unilatérale.

Une fois de plus, et au nom du peuple cubain, je demande aux représentants de tous les pays réunis ici de voter en faveur du projet de résolution que j’ai l’honneur de présenter sous le titre de « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique ».

Monsieur le président,

Nous, les Cubains, sommes fiers de notre oeuvre. C’est grâce aux efforts consentis et aux sacrifices fait par les Cubains ainsi qu’à la volonté et l’engagement de leur gouvernement que cette guerre économique bien qu’elle cause des privations ne nous fait pas regretter la perte de vies humaines et n’arrive pas à provoquer un dommage traumatique et généralisé chez notre population.

Malgré la persécution économique, principal obstacle au développement du pays et à l’élévation du niveau de vie du peuple, Cuba a atteint des résultats incontestables dans l’élimination de la pauvreté et la faim ; dans les indicateurs de santé et éducation de référence mondiale ; dans la promotion de l’égalité entre les sexes ; dans la liberté et le bien-être équitable des Cubains ; dans le consensus sociale ; la participation démocratique des citoyens dans les décisions du pays ; la réparation des dommages causés à l’environnement et dans le développement de la coopération internationale avec une centaine de pays du tiers-monde.

Voilà quelques semaines, Cuba a pu déclarer ici un niveau élevé et exceptionnel dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Les résultats atteints par Cuba sont encore une utopie pour une grande partie de la population de la planète.

Nous, les Cubains, envisageons notre destin historique avec optimisme, engagement et créativité. Nous sommes inspirés des sentiments de paix, justice et solidarité qui caractérisent notre peuple et de l’amitié avec laquelle le monde s’identifie avec notre île libre et rebelle.

Cuba sera toujours prête à entretenir des relations de paix et de respect avec les Etats-Unis comme celles qui l’unissent à l’immense majorité de la communauté internationale et à tout l’hémisphère.

Cuba ne renoncera jamais à dénoncer le blocus ni cessera de réclamer le droit légitime de son peuple à vivre et à travailler pour atteindre un développement socio-économique dans des conditions d’égalité en coopérant avec le reste de nations sans être soumise à un blocus économique ou à des pressions extérieures.

Cuba remercie la communauté internationale pour sa solidarité déterminée avec notre peuple, dans la certitude qu’un jour justice sera faite et que cette résolution ne sera plus nécessaire.

Je vous remercie.


EN COMPLEMENT

RAPPORT DE CUBA Sur la résolution 64/6 de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » Juillet 2010 http://www.legrandsoir.info/RAPPORT-DE-CUBA-Sur-la-resolution-64-6-de-...

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