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TUNISIE : moindre mal et politique du pire

Les "évènements de Tunisie "-en fait le surgissement massif du peuple tunisien comme acteur politique majeur- sont l’occasion pour les classes dominantes et l’oligarchie qui se partagent le pouvoir et la domination médiatique de tenter de justifier leur complicité à l’égard du régime Ben Ali.

L’argument mis en avant pour justifier leur silence -et leur fréquentation assidue mais non dépourvue davantage sordidement matériels de la dictature tunisienne- est que le régime de Ben Ali représentait un rempart contre l’islamisme radical.

Cette complicité ne concernant pas seulement la droite et le gouvernement de Sarkosy mais incluant largement les hiérarques socialistes et la gauche bien-pensante , n’est-ce-pas M. Strauss Kahn ?

C’est donc au nom d’un pire qu’il nous faudrait craindre par dessus tout qu’est justifiée la complicité.

Mais ce cousinage à première vue contradictoire avec le droit d’ingérence proclamé au nom de la défense des droits de l’homme n’illustre t-il pas en fait la complicité de fonds des oligarchies soudées par leur immersion radicale dans « les eaux glacées du calcul égoïste » indifféremment des formes et régimes politiques qui constituent le cadre de cette domination ?

D’ailleurs la permanence de cette réalité n’est-elle pas illustrée chez nous pour le moins par le soutien continu sur près d’un quart de siècle au féroce et criminel dictateur Duvalier fils (des dizaines de miliers de morts, la torture …) douillettement réfugié sur la cote d’Azur, protégé par la justice française de toute poursuite (cf. l’article le concernant sur Wikipedia à l’adresse :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Duvalier )

et par les complicités manifestes qui lui ont permis ces derniers jours de rentrer en Haïti à partir de la France sur un vol régulier d’Air France ?

Pourtant à son endroit ce n’est pas à l’évidence le péril islamiste qui peut être évoqué pour justifier le soutien complice !

Il est vrai qu’à l’époque - mais l’évocation demeure sans doute actuelle paraisse-t-elle incongrue- c’est le « péril communiste » qui était convoqué.

En clair donc , brut de coffre, sans révérence à la complexité du monde et à la finesse des analyses - »mon cher ! »- le pire moulé au gré des conjonctures historiques sert d’argument -pour gagner l’assentiment (le consentement comme dirait sans doute Chomsky)- "au moindre mal".

Et le "moindre mal" ne serait-il pas finalement le paravent de la politique du pire ?

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