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Thème : Répression

L’aurait-on imaginé que personne n’y aurait cru.

Joseph ANDRAS

Qu’un gouvernement instaurerait un code matriciel pour autoriser l’accès aux plus banales activités du quotidien. Qu’un gouvernement scinderait par la loi le corps social en deux parties : les citoyens légitimes et ceux qui ne le sont plus.

Qu’un gouvernement foulerait aux pieds l’article premier de sa constitution et le ferait au devant d’un parterre d’applaudissements. Que ses forces armées – après avoir mobilisé des drones en vue d’ordonner à la population de rentrer chez elle sous peine de sanction – seraient mandatées pour contrôler le bon port du code-citoyen et pénétreraient, un flingue à la ceinture, jusque dans les cafés du commerce. Que ses forces armées se verraient exemptées du port en question. Que les députés le seraient également à l’Assemblée nationale. Que des milliers d’infirmières et d’infirmiers seraient jetés comme on jette le fumier. Que des pompiers subiraient le même sort. Que cinq à six millions de citoyens seraient officiellement désignés comme les parasites et les surnuméraires de la nation. Qu’une large majorité de la population l’accepterait sans barguigner. Qu’une part conséquente de « la gauche [1] » ne trouverait rien de mieux à faire que de baisser les yeux. Que le débat démocratique, fût-il parlementaire, serait (...) Lire la suite »
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Ukraine, le régime de Kiev refuse de participer aux recherches

Donbass : l’exhumation des fosses communes se poursuit

Observateur Continental

Les républiques populaires autoproclamées de Donetsk (RPD), et de Lougansk (RPL), ont lancé des travaux pour retrouver les fosses communes et exhumer les corps des personnes tuées par des nationalistes ukrainiens.

A cet effet a été créée une commission interservices dont font partie des médecins légistes, des policiers, des équipes de recherche, des représentants du groupe de négociation humanitaire et des activistes qui recueillaient des preuves des exécutions de civils du Donbass commises par l'armée ukrainienne. Les personnes tuées lors des kidnappings, des exécutions, en détention ou lors des bombardements seront identifiées, alors que les crimes de guerre du régime de Kiev seront documentés. La RPD et la RPL ont l'intention de coopérer avec des organisations internationales afin de leur transmettre les preuves recueillies. La procédure a été lancée pour l'envoi de plaintes, de déclarations et de requêtes à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et à la Cour pénale internationale (CPI). Des habitants locaux aident à déterminer l'emplacement et les circonstances de la mort des gens. Les recherches se sont également intensifiées pour découvrir le sort des disparus et recueillir des informations vitales à (...) Lire la suite »

Rave party à Redon : la préfecture aurait interdit aux pompiers de venir en aide aux blessé

Anastassia VERBITSKAÏA
Lors des violents affrontements qui ont opposé forces de l’ordre et participants à une rave party à Redon les 18 et 19 juin, durant lesquels un homme a perdu sa main, les blessés n’ont pas reçu l’aide nécessaire, la préfecture ayant empêché les pompiers d’intervenir, selon une enquête de Mediapart. Un jeune homme a eu la main arrachée et plusieurs personnes ont été gravement blessées lors des affrontements qui ont marqué la rave party non autorisée qui a eu lieu les 18 et 19 juin à Redon (Ille-et-Vilaine). Mais les actions de la préfecture ont mis leurs vies en danger, car elle a empêché les pompiers d’intervenir, selon une enquête de Mediapart. La préfecture, responsable de l’organisation des secours, explique son refus de laisser entrer les pompiers par l’absence d’un plan d’évacuation des blessés, faute de quoi l’accès au site n’était pas sécurisé pour les secouristes, révèle le média, condamnant l’« amateurisme » et « un manque de discernement évident dans l’appréciation de la gravité de la situation ». « (...) Lire la suite »
Colombie

Guerre totale contre le mouvement social

Maurice LEMOINE

« Si un peuple sort pour manifester au milieu d’une pandémie, c’est parce que le gouvernement est plus dangereux que le virus. » Sous cette forme ou sous une autre, ce slogan figurait sur d’innombrables pancartes, panneaux et banderoles quand, le 28 avril, dans les rues de Bogotá, Cali, Medellín, Pereira, Manizales, Neiva ou Pasto, des flots de manifestants ont commencé à se déverser.

Une indignation majuscule portait les participants : trois jours auparavant, le gouvernement avait annoncé sa nouvelle... « Loi de solidarité durable » (ou « soutenable », selon les traductions). C’était la meilleure, celle-là ! Préparée par le ministre des Finances, un néolibéral orthodoxe, Alberto Carrasquilla, cette réforme fiscale entendait recouvrer 6,3 milliards de dollars afin de réduire un déficit fiscal que la catastrophe sanitaire a considérablement aggravé. Soit. Mais en tapant essentiellement sur les classes moyennes et les milieux populaires. Coup pas trop élégant, on en conviendra. Surtout quand, au milieu des cris d’alarme des hôpitaux débordés, le pays subissait la troisième vague de la pandémie. « Solidaire », une loi faisant passer la TVA (IVA en espagnol) de 5 % à 19 % sur des produits comme l’essence ou, depuis les aliments jusqu’aux vêtements, les biens de première nécessité ? « Soutenable » l’augmentation de la taxe sur les services publics, dont l’eau, le gaz ou l’électricité ? (...) Lire la suite »

Y a-t-il un pilote dans la police ?

François RUFFIN

Le ministre de l’Intérieur n’est pas devant, mais derrière. Il court après les policiers. Il se tait lorsqu’une députée est jetée à terre. Et il laisse la police à une forme d’autogestion chaotique, entre syndicats, hiérarchie, préfecture. Cette désertion du politique, c’est un symptôme. D’une « classe dirigeante » impuissante à « diriger », qui ne fait plus que « dominer ».

« Comme la police n’est plus dirigée, c’est désormais elle qui dirige ». Je pointais cela, l’année dernière, dans mon rapport parlementaire : la désertion du politique. « Y a-t-il un pilote dans la police ? Je m’interrogeais. Y a-t-il un ministre à l’Intérieur ? Ou bien, en est-on à une autogestion chaotique, entre syndicats, hiérarchie, préfecture, sans cap politique fixé d’en haut ? » Les événements récents en témoignent, jusqu’à la caricature : le ministre n’est pas devant, mais derrière. Le mardi, il court après les syndicats de policiers, lors d’une manifestation où il se fait huer. Le jeudi d’après, c’est ma collègue députée Bénédicte Taurine qui, lors d’un rassemblement, est jetée à terre, un fait inédit, et sans une réaction derrière, ni de l’Intérieur ni de Matignon. Et il en est ainsi depuis près de trois ans, depuis les Gilets jaunes – dont il faut rappeler le bilan : 27 éborgnés, 5 mains arrachées, 321 crânes ouverts, et deux morts. Depuis cette crise, le politique est « à la remorque », muet devant les (...) Lire la suite »
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Jour heureux ? non jour honteux !

Jose ESPINOSA
Ce mercredi 19 mai restera une tâche indélébile. Journée noire pour les forces républicaines. Des milliers de policiers français, ayant signé pour servir le peuple et non l’État, et leurs syndicats prétextant rendre un nouvel hommage à leur collègue assassiné, manifestent devant l'Assemblée Nationale en proférant de nombreux slogans contre la justice française qu’ils désignent comme leur adversaire. Ce fait se déroule au moment où des militaires actifs et retraités, des policiers actifs et retraités dénoncent ce qu'ils appellent "la déchéance du pays qui annonce le chaos et la violence" et se déclarent prêts à l'action autrement dit prêts à se compromettre dans des actes répréhensibles dans un état de droit. Ces groupes minoritaires créent une ambiance délétère qui peut déstabiliser notre république et à ce titre méritent d'être sanctionnés. S'abritant derrière de véritables revendications portant sur les moyens humains, matériels et financiers, les syndicats de policiers comme Alliance dont les liens avec les (...) Lire la suite »
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« L’État nous pousse à agir comme la police »

Vanessa CODACCIONI

Vanessa Codaccioni : «  L’État nous pousse à agir comme la police  »
Promouvoir la surveillance de tous par tous. Voilà ce que veut l’État, comme l’explique Vanessa Codaccioni dans son dernier ouvrage, « La société de vigilance ». Et en plus d’appeler les citoyens à la délation, il les surveille toujours plus en renforçant les pouvoirs de la police, comme l’illustre la loi de « sécurité globale ».

Ce samedi 16 janvier, près d’une centaine de marches des libertés devraient à nouveau avoir lieu en France, contre la proposition de loi relative à la « sécurité globale ». La mesure phare du texte, qui limite la diffusion des images des forces de l’ordre, devrait être remaniée. Reste un arsenal de dispositions pour, notamment, renforcer les capacités de surveillance des forces de l’ordre via la généralisation de l’utilisation des drones ou de caméras-piétons — des petites caméras portées par les agents pour filmer les interventions. Autant de mesures qui font écho à ce que décrit la politologue et historienne Vanessa Codaccioni, dans son ouvrage paru début janvier, La société de vigilance. Autosurveillance, délation et haines sécuritaires (Textuel, 2021). Signaler au commissariat que son voisin a reçu des invités en plein confinement ; rapporter à la police que son cousin s’est laissé pousser la barbe et va souvent à la mosquée ; inciter les enseignants à informer leur hiérarchie des propos « antirépublicains (...) Lire la suite »

24 membres du Parlement européen demandent la libération immédiate du prisonnier politique Saeid Sangar

Hamid ENAYAT

Suite à une récente vague d'exécutions et d'arrestations massives, lancée depuis décembre 2020, par le régime iranien, vingt-quatre membres du Parlement européen ont cosigné une déclaration rédigée à l'initiative des Amis d'un Iran libre (FoFI) du Parlement européen.

Cette déclaration qui porte sur le non-respect des droits de l'homme en Iran, se concentre sur le cas particulièrement préoccupant du prisonnier politique Saeid Sangar. Il y est écrit que : "L'un des cas les plus urgents est celui du prisonnier politique Saeid Sangar de la ville de Piranshahr, du fait que la justice iranienne s'acharne sur lui – après qu'il a purgé une peine de 20 ans de prison, pour avoir soutenu la principale opposition iranienne, l'Organisation des Moudjahidin du peuple d'Iran (OMPI/MEK) – en le condamnant à 11 mois de prison supplémentaire, à Urmia. M. Sangar, 47 ans, un des plus anciens prisonniers politiques iraniens, interrogé et torturé et mis à l'isolement pendant trois ans, a eu à subir pas moins de 13 simulacres d'exécution ». Comment interpréter une telle décision ? A ce jour, il est à remarquer que les autorités iraniennes ciblent particulièrement les prisonniers politiques ainsi que les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations nationales de novembre 2019. (...) Lire la suite »

Le rappeur Pablo Hasel bientôt en prison

T 34

L'état espagnol est une dictature franquiste depuis 1939, avec ravalement de façade par la constitution de 1978. A l'époque tout a changer pour que rien ne change et ceux qui dénonçait l'arnaque finissaient emprisonnés, torturés, assassinés, leurs partis politiques dissouts, leur journaux fermés comme Egin, etc. Ces dernières années suite à l'approbation de la “ ley mordaza ” (une sorte de loi Avia espagnole) beaucoup de chanteurs ont été condamné. Quoi de plus logique dans un état en crise légitimité entre les scandales de corruption des Bourbons et la politique anti populaire des gouvernements successifs ceci lors d'une crise majeure du capitalisme.

Le rappeur Pablo Hasel vient de recevoir un ordre d'incarcération sous 10 jours. Dans un tweet il déclare : Ils m'ont donné 10 jours pour entrer en prison. Au final il n'y a pas eu la solidarité suffisante pour empêcher ceci qui nous affecte nous la majorité qui n'avons pas notre liberté d'expression garantie. Il vont m'emprisonner pour relater des faits objectifs, mais jamais ils ne vont me soumettre. Dans un autre tweet il ajoute : Ils savent bien que je ne vais jamais me soumettre même si je vais en prison, ils m'utilise pour intimider les autres. Ceci est du terrorisme. Avec la complicité coupable d'Unidad Podemos dans le gouvernement tandis qu'ils protège la monarchie, ils gardent le silence qu'ils nous emprisonne pour raconter ce qu'ils font et dénoncer leurs injustices. Qui est Pablo Hasel ? Pablo Hasel est un rappeur communiste persécuté depuis de nombreuses années, sur Le Grand Soir un article parle de lui (Espagne : un rappeur risque 12 ans de prison pour des chansons et des (...) Lire la suite »
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Le jugement de Julian Assange dévoile la monstruosité du système carcéral supermax

Luk VERVAET

Le jugement sur Assange est malgré lui l’aveu de la monstruosité du système carcéral qui se pratique aux États-Unis et qui se propage aussi bien en Europe que sur d’autres continents. Eliane Martinez, de Prison Insider, écrivait : « Le modèle supermax est en train de se généraliser au monde entier… Il est considéré comme un traitement inhumain par le Comité contre la torture de l’ONU »

Le 4 janvier 2021, la juge Vanessa Baraitser a rejeté la demande des États-Unis d’extradition de Julian Assange. C’est une victoire, certes. L’enfermement d’Assange pour le reste de sa vie aux États-Unis, pour avoir exposé les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité en Irak, en Afghanistan et à Guantanamo, a été bloqué. Du moins provisoirement. Parce que, sur le fond, Baraitser a accepté toutes les accusations étasuniennes contre Assange. Selon la juge, Assange aurait droit à un procès équitable aux États-Unis. Pour elle, le journalisme d’investigation, c’est de « l’espionnage ». La liberté d’expression ne veut pas dire « qu’on peut publier tout ce qu’on veut ». Même si l’article 4 de la loi britannique sur l’extradition dit que : « L’extradition ne sera pas autorisée quand il s’agit d’un délit politique », elle a jugé que le traité d’extradition (le UK Extradition Act de 2003) s’appliquait bien dans le cas d’Assange. Enfin, la protection par Assange de ses sources, parmi lesquelles Chelsea Manning, (...) Lire la suite »
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