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Thème : Répression

Perquisition Médiapart : l’État autoritaire s’affole

Jean-Luc MELENCHON
Ce jour-là, Médiapart n’eut pas un mot pour s’étonner des 17 perquisitions contre les militants de « La France insoumise » et trois de leurs prestataires, ni pour les motifs, ni pour la méthode. Pas un mot d’étonnement sur le déploiement de cent policiers avec les méthodes réservées au grand banditisme, ni la perquisition au domicile du Président d’un groupe parlementaire d’opposition, de la saisie de tout le contenu de l’ordinateur de la Secrétaire Générale du groupe, pourtant aucunement concernée par les deux dossiers bizarrement joints qui servaient de prétexte à cette razzia. Pas un mot contre la confiscation d’ordinateurs ou de leur contenu intégral, rien contre la capture du fichier d’adhérents au Parti de Gauche, pas un mot contre l’interdiction faite aux responsables d’être présents pendant la perquisition du siège de « La France insoumise ». J’en passe et non des moindres. Médiapart ne s’étonna de rien, approuva tout, se tut sur tout ce qui à l’évidence sentait à plein nez l’instrumentalisation (...) Lire la suite »

Le banquier et le joueur de cartes visent les yeux

Bernard GENSANE
Un policier, un gendarme ne prend jamais la moindre initiative : il obéit aux ordres. Si les forces de l’ordre ont crevé des yeux, c’était intentionnellement et parce qu’elles se situaient au bout d’une chaîne de commandement dont l’origine était le président de la République (le banquier) et son ministre de l’Intérieur (le joueur de cartes). Regardez attentivement cette vidéo. Elle est un peu longue (une petite dizaine de minutes) mais très explicite. Nous avons affaire à des manifestants totalement pacifiques qui vont, qui viennent, qui discutent. Soudain, l’un d’entre eux crie à plusieurs reprises à l’adresse d’un flic : « baisse ton arme, tu vises la tête ». Et puis un coup part. Jérôme Rodrigues reçoit une balle dans l’œil. Quelques instants plus tard, la police charge le cordon sanitaire qui tente de protéger Rodrigues. Au fait, avez-vous entendu Castaner s'excuser pour l'œil perdu de ce manifestant pacifique ? Lorsque j’étais enfant dans les années cinquante, on me disait que, durant la “ Grande Guerre (...) Lire la suite »

Alexandre Langlois, policier et lanceur d’alerte

PERSONNE
Le premier qui dit la Vérité sera viré. Citer Aristote et conclure qu’en France nous avons plus affaire à une oligarchie qu’à une République, encourager à la lecture de Diogène et inciter à se servir de l’arme du ridicule ne peut qu’éveiller l’intérêt. Un intérêt d’autant plus grand que celui qui parle ainsi est policier et lanceur d’alerte : il se nomme Langlois, Alexandre de son prénom (secrétaire général du syndicat VIGI police). Eu égard aux propos tenus dans deux vidéos (1 et 2), l’intérêt peut confiner à une certaine sidération. Comme il le rappelle fort justement, le monde ne se divise pas en blanc et noir : le monde est gris et dans ce gris, il faut savoir lire, analyser les nuances. Alexandre Langlois décrit la scène qui se déroule sous nos yeux : il met en cause le « metteur en scène qui organise tout ce cirque » et qui joue la carte de la tension, de la confrontation pour mieux justifier la répression. La carte sécuritaire est préférée à celle sociale. Les manifestants et les agents du « maintien de (...) Lire la suite »
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...je savais qu’à un moment ou un autre, mon heure arriverait.

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans.

Cesare BATTISTI

Cette lettre de Cesare Battisti a 10 ans. Il l’avait écrite dans la prison de Papuda, à São Sebastião le 18 fevrier et transmise le 20 février 2009 à son comité de soutien français animé par Fred Vargas qui souhaita qu’elle soit diffusée. Elle a été lue en séance plénière au Sénat brésilien, par le sénateur José Nery. Elle a circulé à travers tout le Brésil et l’Italie.

En France, elle a été publiée par Le Grand Soir (mais pas par les journaux qui font l’opinion et qui savent et qui répètent, à lire les médias et politiciens hystériques italiens, que Battisti est un « terroriste »).

La classe politico-médiatique française a jugé et condamné, sans jamais entendre le prévenu. Des « leaders d’opinion » soupçonnent un acharnement idéologique dans lequel Battisti n’est qu’un pion utilisé pour faire passer un message aux militants prêts à s’engager contre le fascisme qui gagne l’Europe et qui vient de triompher par les urnes au Brésil et en Italie. Oui, mais, l’écrivain est malgré tout un bâton merdeux. Pas vrai, Evo Morales ? Le défendre, crier à l’injustice, à la vengeance, au triomphe des fascistes, c’est risquer l’accusation : « Vous soutenez un terroriste ». Dans l’échelle du coup qui tue, il n’y a rien au-dessus, sauf : « Vous êtes antisémite ! ». Donc, raison d’Etat, prudence électorale, mon ami Battisti va mourir en prison ou s’y suicider. Que dire à ceux qui, soit en se taisant, soit en l’applaudissant, se font complices de cette injustice, de cette faute politique ? Ah oui : « Vaffanculo ! ». Maxime Vivas La lettre de Battisti Brasilia, le 18 février 2009 Pourquoi moi ? Même si je n’ai (...) Lire la suite »

Gilets Jaunes en 2019 : Démocratie française, morte ou vivante ?

Diana JOHNSTONE
Ou peut-être faudrait-il dire, enterrée ou ressuscitée ? Parce que pour la masse des gens ordinaires, loin des centres politiques, financiers et médiatiques du pouvoir à Paris, la démocratie est déjà moribonde, et leur mouvement est un effort pour la sauver. Depuis que Margaret Thatcher a décrété qu'"il n'y a pas d'alternative", la politique économique occidentale est menée par des technocrates au profit des marchés financiers, qui affirment que les bénéfices se répercuteront sur la population. Le filet s'est en grande partie tari, et les gens sont fatigués de voir leurs besoins et leurs souhaits totalement ignorés par une élite qui "sait mieux". Le discours du président Emmanuel Macron à la nation à l'occasion de la Saint-Sylvestre a clairement indiqué qu'après une tentative peu convaincante de jeter quelques miettes au mouvement de protestation des Gilets Jaunes, il a décidé de jouer aux durs. La France entre dans une période de turbulences. La situation est très complexe, mais voici quelques points (...) Lire la suite »

Faut-il que les gilets jaunes, la police ou l’armée tirent sur Luc Ferry ?

Maxime VIVAS

Luc Ferry est agrégé de philosophie, docteur d’État en sciences politiques, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche. Rien que ça ! Il est l’auteur de nombreux ouvrages philosophiques et chroniqueur au Figaro et à Radio Classique.

Ce n’est donc pas un sous-développé du bulbe comme Aurore Bergé, Eric Brunet, ou Pierre Haski (j’en ai d’autres, mais…). Sur Radio Classique, il a déclaré, le 7 janvier 2019, que les policiers devaient se servir « de leurs armes, une bonne fois » contre les « salopards d’extrême gauche et d’extrême droite ou des quartiers ». Et comme il a eu peur que cela ne suffise pas, il a appuyé : « On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. » Sans même avoir fait une année de philo et un mois à Sciences po, chacun comprend qu’il demande que les policiers, épaulés par l’armée, tirent sur la foule des gilets jaunes. Car, il est évidemment impossible, avant de tirer, de trier entre les idées des manifestants et leur lieu de vie. Impossible de distinguer les gilets jaunes venus pour casser (une infime minorité) et ceux qui s’enragent soudain (comme le boxeur Cristophe Dettinger) au spectacle d’une violence aveugle, déclenchée délibérément par les forces du désordre. Pour avoir (...) Lire la suite »
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En chaque grand bourgeois qui flippe sommeille un petit fasciste assoiffé de répression

FRUSTRATION
“On ne donne pas les moyens aux policiers de mettre fin à ces violences. C’est insupportable. Écoutez, franchement. Quand on voit des types qui tabassent à coups de pieds un malheureux policier qui est par terre, mais enfin ! Voilà, qu’ils se servent de leurs armes une bonne fois voilà, ça suffit ! A un moment, ces nervis, ces salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche ou des quartiers qui viennent taper du policier, ça suffit ! (…) on a, je crois, la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ses saloperies, faut dire les choses comme elles sont “ C’est le très respectable Luc Ferry, sur la très respectable Radio Classique, qui a lancé cet appel au meurtre, sans susciter de réactions effarouchées de notre très respectable “élite”. C’était hier, entre des concertos et des opéras, et depuis personne ne l’a appelé à s’excuser, ne lui a demandé s’il “cautionnait la violence”, et personne ne lui dira qu’il est “hors du champ républicain”. Luc Ferry, pour celles et ceux qui ne le connaîtraient (...) Lire la suite »
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La preuve par Castaner : Mme Alliot-Marie était une visionnaire en matière de « situations sécuritaires »

Gérard COLLET
Décembre 2018. Le mouvement des « Gilets Jaunes » déstabilise le gouvernement de MM Macron & Philippe. Mais bien vite, l'équipe En Marche redécouvre les vertus de la « condamnation des violences », voire de leur mise en scène. Et corollairement celles de la démonstration de force du pouvoir. Et cela n'est pas sans rappeler un certain épisode haut en couleurs... En décembre 2010, on s'en souvient, s'allume la « révolution de Jasmin », partie du village de Sidi Bouzid et du suicide de Mohammed Bouazizi. Très vite, appuyé sur la colère sourde de la population frappée par un chômage très élevé, et amplifié par la répression policière qui frappe chaque velléité de revendication, le mouvement s'étend à tout le pays. Des manifestations continues et des arrêts de travail allant jusqu'à la grève générale déstabilisent le pouvoir autoritaire de M. Ben Ali. Autoritaire certes, et bénéficiant aussi de nombreux appuis extérieurs, en particulier en France [1], où nombre de responsables politiques font preuve à l'égard du (...) Lire la suite »

Les moutons finissent par voir rouge quand il n’ont plus de Berger jaune pour les enfumer

Georges GASTAUD

Mobilisation des « gilets jaunes », 17 novembre 2018 : Les leçons populaires de l’action des gilets jaunes

Dénigrés par les directions confédérales CFDT, FO, FSU, UNSA, et hélas aussi par les directions nationales de la CGT et de la FSU, les « gilets jaunes » n’y sont pas allés par quatre chemins : # Ils n’ont pas appelé au « dialogue social » bidon avec Macron pour savoir comment « accompagner syndicalement » la casse sociale et désamorcer les luttes, comme n’a cessé de le faire M. Berger et ses suiveurs # Ils n’ont pas déclaré partout que « Macron est légitime », comme l’ont fait la plupart des dirigeants confédéraux, sans oublier ceux du PCF et de la fausse gauche, ils ont carrément cerné l’Elysée, repris en chœur le refrain insurrectionnel de la Marseillaise et crié sans complexe « Macron démission ! » # Et leur détermination de masse a placé sur la défensive ce gouvernement thatchérien de brutes patronales qui, d’ordinaire, provoque le monde du travail, dénigre le peuple français, gave les super-riches de cadeaux fiscaux, rampe devant l’UE de Merkel et multiplie les mauvais coups contre la France populaire : casse (...) Lire la suite »
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Lettre ouverte au « canard sans tête » et à la « médiacratie sans neurones ». Le coup d’Etat continue…

Fabrice AUBERT
La chasse au scoop : Décidemment, la machine médiatique, première peau du système, s’emballe. Elle veut tellement protéger un système en déroute économique, sociale et politique, qu’elle en vient à pratiquer la « délation individuelle systémique », digne du régime de Vichy. Après avoir dénoncé les « colères » pourtant légitimes de Mélenchon face au « coup de force » perpétré contre 15 familles traitées comme terroristes sur simple demande du procureur, procureur, répétons-le, n’étant pas la justice indépendante, mais l’expression du gouvernement, voilà que le « Canard sans tête » dénonce un « scandale » dont, là aussi, le fondement juridique n’existe pas [6]. La rénovation d’un logement avec aide d’Etat : Le couple Corbière, déjà chassé de son logement, pour cause d’incompatibilité légale (HLM) [7] se met en conformité avec la loi, rien que la loi et achète, donc s’endette, pour une maison dans le 93, pas à Neuilly. Celle-ci, fatiguée par l’usure du temps, prends de plus feu, obligeant les occupants à trouver des solutions de (...) Lire la suite »
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