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Thème : Répression
Dotés de battes de base-ball, de chaînes, de grenades, d’armes à feu, ils chargent des paysannes sans défense

La haine de l’Indien

Álvaro GARCIA LINERA

Tel un épais brouillard nocturne, la haine parcourt voracement les quartiers des classes moyennes urbaines traditionnelles de Bolivie. Leurs yeux débordent de rage. Ils ne crient pas : ils crachent ; ils ne réclament pas : ils imposent.

Leurs slogans ne sont pas d’espoir ni de fraternité : ils sont de mépris et de discrimination envers les Indiens. Ils enfourchent leurs motos, montent sur des camionnettes, se regroupent dans leurs fraternités carnavalesques et leurs universités privées et partent à la chasse des Indiens soulevés qui ont osé leur ôter le pouvoir. À Santa Cruz, ils organisent des hordes motorisées 4 x 4, gourdin à la main, pour faire un exemple contre les Indiens, qu’ils appellent collas et qui vivent dans les quartiers marginaux et dans les marchés. Ils scandent des slogans : Tuons des collas, et s’ils croisent en chemin une Indienne portant la pollera, ils la frappent, la menacent et la somment d’abandonner leur territoire. À Cochabamba, ils organisent des convois pour imposer la suprématie raciale dans la zone Sud où vivent les classes nécessiteuses et chargent comme des régiments de cavalerie contre des milliers de femmes, des paysannes sans défense qui marchent en demandant la paix. Ils portent à la main des battes (...) Lire la suite »
Ces armes sont interdites lors d’un conflit armé selon les conventions internationales.

Gaz lacrymogène, une passion française

PERSONNE

Au commencement fut l’usage militaire. Puis d’un théâtre des opérations (Guerre de 14-18) à d’autres (conflits coloniaux dans les années 20), puis d’un type de combat à l’autre, les gaz lacrymogènes sont devenus l’arme de première intention des États dans le maintien de l’ordre établi.

Cette arme a comme vertu première d’être duale : elle assure « en même temps » la dispersion et la dissuasion collectives. Si le terme « lacrymogène » n’apparaît qu’en 1915 (cf. Le Robert), il y a eu en France une « commission secrète sur des substances puantes » en 1905. En 1912, l’armée et la police adoptèrent un produit suffocant (l’éther bromacétique, classé dans la catégorie des substances corrosives – non interdites par les conventions de La Haye de 1899 et 1907). Contrairement à la version officielle, la guerre chimique n’a pas commencé le 22 avril 1915 à Ypres avec l’armée allemande, mais avec l’armée française dès 1914. Mais comme l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs (malheur aux vaincus !), c’est la date d’Ypres qui a été retenue. (cf. 1) Dans l’Humanité du 30 avril 1920, on pouvait lire : « Protestation – La Commission administrative de la C.G.T. proteste contre les mesures terroristes prises par le gouvernement, d’accord avec les autorités militaires, mesures dont l’objet n’a jamais été (...) Lire la suite »
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Chili : « Ils nous ont tant volé, qu’ils nous ont même pris notre peur »

Jérôme DUVAL

L’important soulèvement populaire initié contre l’augmentation du coût de la vie et les inégalités sociales ne faiblit pas, malgré une répression sans précédent depuis la dictature.

Alors qu’en Équateur une insurrection populaire menée par le mouvement indigène a mis fin à une mesure économique imposée par le FMI impliquant une hausse spectaculaire du prix du carburant, et par conséquent des prix des aliments, le président du Chili, parfois surnommé le « Berlusconi Chilien », se voit contraint de renoncer à une hausse du prix des transports face à la contestation. Pour la première fois depuis la fin de la dictature, le gouvernement recourt à l’état d’urgence et l’armée se déploie dans tout le pays, déterminée à mater la révolte en cours contre le modèle néolibéral des Chicago boys. Le Chili entre dans une période insurrectionnelle dès le 18 octobre. Ce jour, des actions d’« évasion massive » [acte de protestation des étudiants qui consiste à passer en masse au-dessus des portiques afin de ne pas payer le métro] se multiplient et imposent l’interruption de l’ensemble du service. La colère de la population estudiantine s’intensifie alors contre une hausse, de 800 à 830 pesos, du prix des tickets (...) Lire la suite »
Le président chilien vient d’annoncer la démission de tous ses ministres

Chili : les grandes avenues s’ouvrent enfin

La JORNADA

Editorial du 26 octobre du quotidien mexicain La Jornada.

Quelques jours après que le président Sebastián Piñera a qualifié ceux qui manifestent contre ses politiques de poignées de délinquants, le préfet de Santiago a dû reconnaître hier que plus d'un million de personnes étaient descendues dans les rues de la capitale pour exiger la fin du modèle néolibéral suffocant imposé par le dictateur Augusto Pinochet dans les années 1970, maintenu et même intensifié par tous les gouvernements élus depuis le retour de la démocratie en 1990. La journée de protestations, soutenue par des centaines de milliers de personnes dans d'autres régions du pays, a été jusqu'à maintenant le point culminant du plus grand soulèvement populaire de la nation andine depuis la fin de la dictature, il y a trois décennies. L'ampleur de la participation montre le rejet des mesures cosmétiques annoncées par Piñera pour tenter de contenir l'incendie social qu'il a provoqué en autorisant une augmentation du prix du métro de Santiago, mais surtout, en répondant aux premières manifestations en (...) Lire la suite »

Londres : la police interdit les manifestations d’Extinction Rebellion – plus de 1 500 personnes arrêtées

Chris MARSDEN

Les militants d’Extinction Rebellion (XR) ont défié hier une interdiction par la police de manifester dans toute la métropole de Londres. La raison invoquée pour l’interdiction lundi soir était une ordonnance révisée en vertu de l’article 14 de la Loi sur l’ordre public stipulant qu’à 21h00, « tout rassemblement lié au« soulèvement d’automne » d’Extinction Rebellion [...] [devait] cesser maintenant de manifester à Londres ».

Cette interdiction a été suivie par l'envoi de centaines de policiers pour détruire des tentes installées à Trafalgar Square, la seule zone dans laquelle des manifestations avaient été autorisées auparavant, après que d’autres eurent été déclarées illégales et leurs participants susceptibles d’être arrêtés. La police a coupé les cadenas de quatre personnes, qui s'étaient enchaînées ensemble dans une tente. Pamela Williams, 71 ans, s'était collée à l'endroit où se trouvait sa tente. Elle a déclaré à la presse que les manifestants avaient été sommés de quitter les lieux 30 minutes seulement avant le dernier délai fixé à 21 heures. Parmi les personnes arrêtées, il y avait Ellie Chowns, députée européenne des Verts. Elle a déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter : « Hier, toute manifestation publique a été interdite dans notre capitale. C'est une mesure totalement injustifiée et disproportionnée [. ...] Les règles ont été changées [. ...] Plus aucun espace à Londres n'est autorisé pour une manifestation démocratique (...) Lire la suite »

Le peuple chilien en lutte contre le capitalisme et sa barbarie

Cecilia ZAMUDIO
Les peuples se soulèvent contre le capitalisme et l’appauvrissement qu’il entraîne pour la majorité, pour la classe exploitée. Au début du mois d’octobre, le peuple équatorien s’est massivement soulevé pour rejeter les injonctions du FM I[1], tout comme l’a fait le peuple haïtien appauvri par des siècles d’une « dette » fallacieuse datant de l’époque coloniale [2], maintenant, c’est le peuple chilien qui se soulève contre le pillage capitaliste, contre l’exploitation et la prévarication des conditions de vie. Il se soulève contre le pillage perpétré par les multinationales minières, énergétiques, agro-industrielles (etc.), celles qui dévastent des rivières, des forêts, des montagnes et des glaciers, celles qui exterminent le peuple Mapuche, les autres peuples indigènes et les petits paysans. Le peuple chilien se dresse contre la rapine légalisée du capitalisme. Il se soulève contre les diktats du Fonds monétaire international et d’autres institutions impérialistes, contre les dettes inutiles et infâmes (...) Lire la suite »

Le banquier justifie les yeux crevés et les mains arrachées des citoyens

Bernard Gensane
On ne le répètera jamais assez : les yeux crevés, les mains arrachées n'appartenaient pas à des grosses brutes habillées de noir, plus ou moins anarchistes fous, dénommés, pour simplifier, “ Black Blocs ”, mais à des citoyens qui exerçaient pacifiquement leur droit démocratique de manifester face à des types surprotégés, surarmés, et qui ont accepté l'ordre d'utiliser des armes de guerre contre des gens sans défense. Crever un œil avec un LBD est très simple : il suffit simplement de viser. Si l'on n'a pas bu deux litres de bière avant (il fait chaud dans les autocars de la police et de la gendarmerie), on gagne à tous les coups. Quant à arracher une main, c'est l'enfance de l'art : vous balancez une grenade dite de désencerclement dans un groupe de 10 personnes et vous faites bien du dégât. Un groupe d'experts de l'ONU a dénoncé l'usage « disproportionné ” du LBD, après plusieurs blessures graves du côté des manifestants. La commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Dunga Mijatović, a (...) Lire la suite »
Les barbares promettent de débarquer rue de Dunkerque à Paris

Communiqué de presse de La France insoumise

LFI (communiqué), J-L. MELENCHON (vidéo)

Sans garantie de protection de notre siège, malgré notre demande, suite à l’appel à manifester du syndicat de Police Alliance, le mouvement de La France insoumise demande aux salariés, militants et aux élus qui devaient s’y rendre demain comme à leur habitude de ne pas le faire.

Nous invitons les personnes fragiles à ne pas se rendre à proximité de son siège, rue de Dunkerque à Paris. Nous ne voulons pas d’incident, pas plus que de nouvelles images de l’émission « Quotidien » qui nous feraient subir un nouveau procès politique pour outrage ou rébellion en bande organisée ! Sous le régime de Macron, la démocratie et la capacité à apprécier et critiquer politiquement les ordres donnés à la police et la doctrine du maintien de l’ordre sont donc suspendues au bon vouloir d’un groupe corporatiste violent. Il s’est notamment illustré pour avoir menacé des magistrats, pris la défense d’un policier suspendu par le Préfet de Police ou encore avoir obtenu la diminution des moyens de surveillance du journal Charlie Hebdo avant les attentats. Christophe Castaner et le Préfet de Police Lallement préfèrent mettre de l’huile sur le feu plutôt que d’ordonner le retrait de cette bande agressive. De nombreux gilets jaunes qui organisaient des manifestations ne respectant pas le délai de 72h de dépôt (...) Lire la suite »
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La vidéo complète démontre le montage politique lors de la “perquisition” du siège de la France Insoumise par le régime Macron et son appareil médiatique.

Jean Baptiste

Alors que la France Insoumise venait de révéler que l’équipe de rédaction de Quotidien avait choisi de ne montrer qu’une infime fraction de ce que son cameraman a filmé lors de la perquisition politique du siège de la France Insoumise, pris la main dans le sac Yann Barthes est obligé de publier l’intégralité de la vidéo. Une révélation qui démontre le montage très politique réalisé par la chaine. Un montage qui sert tout les jours la propagande de ce média contrôlé par le milliardaire Martin Bouygues. Une publication qui fait également tomber toutes les accusations lancées par une justice et une police politique aux ordres du régime Macron contre les parlementaires de la France Insoumise alors que doit s’ouvrir le 19 septembre le procès de plusieurs parlementaires LFI coupables d’avoir été empêchés en pleine session parlementaire d’accéder à leurs locaux parlementaires.

Nul besoin d’être politiquement en accord avec la France Insoumise pour analyser ce que démontrent ces images qui doivent alerter tous ceux soucieux des libertés démocratiques. Les images https://www.youtube.com/embed/U65CDIO03do Ce que les images montrent : Sur près d’une heure de vidéo, les images montrent et démontrent : Un groupe de parlementaires LFI accompagnés de quelques militants (une grosse dizaine de personnes) non violents et pacifiques, durant toute la durée de la vidéo. Des gendarmes se livrant à ce qui semble être des voies de faits sur des parlementaires désirant accéder à une partie non perquisitionnée d’un immeuble, invoquant des réquisitions judiciaires inexistante (tout l’immeuble serait perquisitionné alors que l’on voit des voisins aller et venir). Le propriétaire du local de l’Ere du Peuple a été empêché de rentrer dans son local perquisitionné, et ce contrairement à ce que demande le code de procédure pénale. Le procureur affirmant “l’ère du peuple n’a pas son siège ici” ! Les (...) Lire la suite »
Le nouveau film de Pierre Carles

Georges Ibrahim Abdallah est le seul être humain détenu en Europe depuis près de 40 ans pour des faits politiques

legrandsoir

Avec Angela Davis, Jacques Tardi (affiche ci-contre), Jean-Luc Mélenchon, Noël Mamère, André Chassaigne, Jacques Gaillot, etc., des centaines de personnalités demandent sa libération.

Cette requête est soutenue par La Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen, l’Association France-Palestine Solidarité, l’Union juive française pour la paix, le Parti de gauche, le PCF, le NPA, LO, la CNT, le PRCF, etc.
Pierre Carles est en train de tourner un film sur Georges Ibrahim Abdallah.
Faites vous aussi un geste en cliquant ici :
https://www.lepotcommun.fr/pot/q49nxyby

Le réalisateur. Journaliste qui a travaillé pour plusieurs chaînes de télévision, Pierre Carles s’est fait connaître en dénonçant par l’image en 1992 la fausse interview de Fidel Castro par Patrick Poivre d’Arvor. En 1995, il réalise un documentaire pour Canal+, intitulé « Pas vu à la télé » dans lequel il démontre spectaculairement les connivences entre nos journalistes et les personnalités politiques. Son reportage sera diffusé en 1996 par la télévision…belge. En 1998, son film « Pas vu pas pris », fait à partir du documentaire censuré à la télé française, sort dans les salles de cinéma. En 2019, Pierre Carles s’attaque à un interminable scandale politico-judiciaire méconnu. Par neuf fois, faisant fi de la décision du tribunal d’application des peines, le Parquet (sous l’autorité des gardes des sceaux successifs, se pliant au veto des USA) a refusé la libération et l’expulsion du prisonnier Georges Ibrahim Abdallah. Chers lecteurs, merci d’aider à la réalisation de ce film en versant votre contribution (même (...) Lire la suite »
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