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Auteur : Mohamed EL BACHIR

Le comédien François Berléand, le gilet jaune et... la lutte des classes

Mohamed EL BACHIR

« Ils sont tellement fascinés par le rendement de l’outil qu’ils ont perdu de vue l’immensité infinie du chantier. » (Cheikh Amidou Khane : L’aventure ambiguë)

Les comédiens « Depuis le début, ils me font chier les gilets jaunes. Je comprenais les revendications et puis quand on sort de Bordeaux et qu’on voit une file de camions tout ça parce qu’il y a 20 personnes qui bloquent. Comment 20 personnes peuvent emmerder autant de monde ? » (1) Les propos cités ci-dessus ont été vociférés par le comédien François Berléand. Sans doute, le comédien ne se rend pas compte qu'il joue le rôle de porte-parole de la ''France aisée'' : celle qui ressent sans comprendre. En effet, tant que celles et ceux, pour qui la transition entre le début du mois et sa fin est toujours formulée par la même opération, ''moins plus moins cela fait encore moins'', (2) expriment leurs plaintes dans le silence, la "France aisée'' rassurée est compatissante. Pour cette ''France'', compatir c'est comprendre ! Maintes déclarations du banquier devenu Président de la République française confirme ce état de fait. Comme par exemple : « si être ''gilet jaune'', c'est vouloir moins de (...) Lire la suite »
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Les gilets jaunes devant le mur invisible, dressé par l’oligarchie financière

Mohamed EL BACHIR
« On ne règle pas un problème en utilisant le système qui l’a engendré. Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut les résoudre. » A .Einstein There is no alternative : Je ne changerai pas de cap En mars 2018, retraite, code du travail, chômage, défense des services publics dont la SNCF furent au centre des manifestations et de grèves. Celle des cheminots fut au centre du mécontentement social. Trois mois après, la consultation entre le gouvernement et les syndicats déboucha sur une fin de non recevoir sur l'essentiel des revendications. A savoir, l'ouverture du transport ferroviaire à l'entreprise privée avec son corollaire le démantèlement du statut des cheminots. Concernant le Code du travail et les retraites, le gouvernement fût également inflexible. Une inflexibilité présidentielle qui entraîna le premier ministre E.Philippe à énoncer, sans sourciller, une aberration : « le recours aux ordonnances permettra une large concertation. » (1) Sans commentaire ! Et face au mécontentement (...) Lire la suite »

Allons enfants... Le chercher !

Mohamed EL BACHIR
« ... Cette sorte de jeu de miroirs se réfléchissant mutuellement produit un formidable effet de clôture, d'enfermement mental. » (1) Le feuilleton de l’été : le videur et le chef d’entreprise C'est inutile de rappeler les noms de ceux qui ont joué les rôles du videur et du chef d'entreprise. Comme il est superflu de résumer le sujet du feuilleton. Cependant, on ne peut omettre de souligner le discours tenu par le héros du feuilleton dans les jardins de la maison de l’Amérique latine. Paroles déclamées sous la forme d'un défi, manqué le lancer de gant :« celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla, c’est moi, le président de la République. S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher ». Ravie, la cours applaudit ! Je fais l’économie des protestations de ceux qui ont dénoncé le comportement du videur lors des manifestations du 1° mai sans pour autant relever le défi. Mais on ne peut passer sous silence l’émerveillement d’un membre de la cours présidentielle qui l’admira (...) Lire la suite »

Idleb outragée ! Idleb brisée ! Idleb martyrisée ! Mais..!

Mohamed EL BACHIR
« La France n’est plus ce qu’elle était, j’ai les larmes aux yeux. » (1) (17/08/2018) Mohamed El Bachir Une politique internationale française fondue dans l'Otanie (2) Le 4 septembre 2018 en visite à Abou Dhabi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian conseillait, à qui veut bien l'entendre, de laisser la porte « ouverte à la négociation » pour éviter une situation dramatique dans la province d'Idleb, tout en ajoutant que « le régime de Damas et ceux qui le soutiennent ont le sentiment d'avoir gagner la guerre. » Sans doute inspiré par l’environnement wahhabite, le chef de la diplomatie française philosopha en exprimant une banalité :« on ne gagne jamais une guerre si on ne sait pas gagner une paix. » (3) Passons sur le crime de guerre qui se déroule au Yémen à huis-clos avec l'appui de l'Otan mais on ne peut passer sous silence la pauvreté de la diplomatie française parce que sous tutelle du chef suprême, résidant à la Maison blanche. Il indique la route et on obéit. Une diplomatie au (...) Lire la suite »

Le sionisme politique est synonyme de la négation de l’indigène palestinien

Mohamed EL BACHIR
« Hélas dit la souris, le monde devient plus étroit chaque jour. Il était si grand autrefois que j'ai pris peur, j'ai couru , j'ai couru, et j'ai été contente de voir enfin, de chaque côté, des murs surgir à l'horizon ; mais ses longs murs courent si vite à la rencontre l'un de l'autre que me voici déjà dans la dernière pièce, et j'aperçois là-bas le piège dans le lequel je vais tomber.-Tu n'as qu'à changer de direction , dit le chat en le dévorant. » (Kafka, la fable de la souris) Une ''stratégie de Shéhérazade'' au service du sociocide du peuple palestinien (1) Après l'exécution de sa femme pour cause d'adultère, le roi de Perse, Sharyar, décide d'épouser chaque jour une vierge qu'il fait exécuter au lever du matin après la noce. Toutes les femmes étant perfides aux yeux du roi, Shéhérazade, fille aînée du grand vizir décide de mettre fin à ce massacre en se mariant avec le roi. Le soir venu, elle raconte une histoire fascinante au sultan sans la terminer. Son époux avide de connaître la suite, lui laisse la (...) Lire la suite »

L’Etat marocain : cheval de Troie de l’impérialisme israélo-occidental

Mohamed EL BACHIR
« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l'accomplir ou la trahir. » (1) Le politicide : une étape vers la servitude volontaire ? « Croyez- vous que des solutions efficaces puissent émerger d'une analyse judicieuse de la réalité observable ? » Cette question fut posée, en 2002, par le journaliste Ron Suskin au conseiller du président W.Bush, Karl Rove. La réponse de ce dernier a été publié par le Wall Street Journal. En voici la teneur : « En Vérité , le monde ne marche plus réellement de cette manière.Nous américains , nous sommes maintenant un Empire et lorsque nous agissons , nous créons notre propre réalite. Et pendant que vous étudiez studieusement cette réalité , nous ne perdons pas de temps , nous agissons et nous créons d'autres réalités nouvelles qu'il vous est loisible d'analyser...C'est ainsi que les choses se passent , pas autrement . Nous sommes les acteurs et les producteurs de l'Histoire. A vous, vous tous , il ne vous reste qu'à étudier ce que nous créons. » (...) Lire la suite »

Le grand pardon et trois idées familières

Mohamed EL BACHIR
Un souvenir de jeunesse Dès la création de S.O.S racisme en 1984, j'ai participé à un débat sur le ''droit à la différence''. Je tairai le nom de celui qui a introduit le sujet vu qu'il est décédé et je ne veux pas blesser sa famille. Intervenant à ma manière, c'est-à-dire sans langue de bois, j'ai soutenu les propos suivants : « ma mère m'a fait naître unique au monde et donc je suis différent de tous les autres humains. Je n'ai nul besoin qu'on reconnaissance ma différence. En revanche, découvrir ce que j'ai de commun avec l'autre est enrichissant. C'est cela qu'il faut mettre en avant pour construire un devenir commun. Et c'est ce commun qui sera le bouclier de ma différence. » On ne m'a pas rit au nez mais presque. En tout cas mon propos ne rentrait nullement dans les calculs politiciens des tenants de la morale qui se veut politique. Deux décennies plus tard, je sais que j'avais raison. Ceux-là même qui ont inspiré et animé SOS racisme, renient, aujourd'hui, leur œuvre, en pleurant sur ce qu'est (...) Lire la suite »

"Le camp du droit" : entre imposture et perversion

Mohamed EL BACHIR
« ...L’omission d’un principe mène à l’erreur ; ainsi , il faut avoir la vue bien nette pour voir tous les principes et ensuite l’esprit juste pour ne pas raisonner faussement sur des principes connus. » Pascal : Pensées Une métaphore pour introduire le sujet Il était une fois un groupe de médecins dont la volonté de soigner était sans faille. Leur souhait de veiller à la bonne santé de la population n'avait d'équivalent que leur désir d'asseoir et de consolider leur domination. Un souhait et un désir aux conséquences contradictoires . Aussi, ils se sont entourés d'un serviteur, un communiquant, capable de déverser quotidiennement un flot de paroles où baigne le faux en prenant l’apparence du vrai. Le résultat est simple : point de contradiction ! Tout est une question de gestion, à moderniser, bien sûr. C’est ainsi que la lutte contre un nouveau fléau, la peste, n'empêcha nullement le groupe de médecins de tisser des liens indéfectibles avec les éleveurs de rats. Mais pour faire oublier la cause , les (...) Lire la suite »

Palestine : une troisième intifada pour un Etat démocratique et laïque

Mohamed EL BACHIR
Nous sommes le 9 mars 2010, à la question posée par le journaliste Laurent Zecchini, « Le Proche-Orient fait-il face à de nouveaux dangers ? », la réponse de feu le Président Israélien, Shimon Péres, fut limpide « Oui, car nous sommes confrontés à de nouvelles ambitions. Les Perses veulent de nouveau contrôler le Proche-Orient. Que ce soit pour des motifs religieux importe peu.. » Concernant les pays arabes, le Président ajoute « … La plupart des Arabes en sont profondément préoccupés. Ils ont peur d’une agression de l’Iran, et ils ne savent pas quoi faire... Israël n’est plus le principal problème pour eux, c’est l’Iran, qui utilise le conflit israélo-arabe comme une excuse pour ses ambitions... » (journal Le Monde) Ces propos font échos à ceux, tenus en des termes bibliques, trois mois plus tôt, par le Premier ministre israélien Benyamin Netannyahou à Auschwitz et je cite « nous nous souviendrons toujours de ce que nous a fait l’Amalek nazi, et nous n’oublierons pas de nous tenir sur nos gardes face au nouvel (...) Lire la suite »

Le Maroc dans la tempête néo-libérale, le Rif en ébullition

Mohamed EL BACHIR
On ne règle pas un problème en utilisant le système qui l’a engendré. Ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut les résoudre. » A .Einstein Une décision judiciaire révoltante et un drame Le 30 octobre 2016, M Fikri, voulant récupérer sa marchandise, une tonne de poissons confisquée par la police et jetée dans une benne à ordure sur ordre des autorités judiciaires, fut broyé ainsi que le poisson par la benne à ordures. Le poisson, en l'occurrence, l'espadon dont la pêche est interdite à cette période, fut achetée au port d'El Hoceima et donc pêché au large d' El Hoceima. Sans risque de se tromper on peut émettre l'hypothèse que ce drame est la conséquence d'un processus de corruption. Un processus que le marchand a voulu interrompre en refusant d'obéir à l'injonction des policiers. Il s'en suivi l'interpellation avec pour conclusion, une décision judiciaire irrationnelle : jeter une tonne de poisson dans un camion à ordures. Irrationnelle et révoltante car la pauvreté est une plaie au Maroc. (...) Lire la suite »
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