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Auteur : Jean-Marc GARDES

Ce n’est pas la solution…

Jean-Marc GARDES
Je suis sorti de la voiture sur le parking, pour prendre l'air, en attendant ma femme qui était allée régler une course, et c'est alors que j'ai vu surgir une voiture de police, laquelle est ensuite venue s'arrêter devant la supérette. Trois policiers (deux policiers, dont un avec le gilet pare-balle, SVP, et une policière) en sont sortis et ont été reçus par, visiblement, le gérant de la supérette sorti de son magasin pour les accueillir. Que se passait-il ? Intrigué, je me suis approché pour aller voir et là, j'ai compris le pourquoi de ce déploiement policier. Un homme, allongé sur le sol, avec une grosse canette de bière entre les mains. Ivresse ? Malaise dû à la chaleur ? Je ne saurais le dire. Les policiers ont discuté avec le gérant puis ont essayé d'entrer en contact avec l'homme couché. Manifestement, cela a été laborieux. Ils l'ont aidé à se relever et puis l'ont embarqué dans leur voiture qui est partie gyrophare allumé et sirène hurlante. Vers quelle destination ? La cellule de dégrisement du (...) Lire la suite »
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Très chère télé !

Jean-Marc GARDES
Ah, très chère télé, que ne m'en fais-tu pas voir en ce moment où tu es en panne ! Qu'il est loin le bon vieux temps ! Aujourd'hui, j'ai besoin de deux télécommandes pour faire marcher cet écran plat. À ce que l'on m'a dit, l'une sert à te mettre en route, et l'autre à programmer les différentes chaînes, la multitude de chaînes que tu m'offres à regarder, alimentée comme tu l'es, soit par l'antenne qui trône encore sur mon toi, soit par la boîte magique, la free-box. Personne ne m'a jamais fait visiter tes coulisses ; pour le vendeur, qui n'a jamais pris le temps de m'expliquer comment tu fonctionnais, ce devait être un prérequis ! Il devait être évident pour lui que je savais faire marcher… Et pourtant, ignorant tout de ce qui se cache derrière, et, surtout, du comment on y accède, je ne fais qu'imaginer tes possibilités : enregistrer mes émissions préférées (pour les regarder quand ?), revoir celles que j'ai ratées… Je reviens à la free-box, cette satanée machine à l’œil bleu. Il suffit qu'elle se (...) Lire la suite »

Services publics : une évolution qui exclut et éloigne du « partout et pour tous »

Jean-Marc GARDES
Un constat s’impose Nous ne le mesurons peut-être pas vraiment, mais une réalité s’impose à nous aujourd’hui : l’administration électronique, ou « e-administration ». Qu’on l’ait souhaitée ou non (les citoyens-administrés, leurs élus ou représentants associatifs ont-ils jamais été consultés ?), elle est là, en place, présente partout, ou presque. À la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, c’est AMELI pour Assurance Maladie En LIgne pour suivre le paiement des prestations ; avec elle, avec l’ « e-administration », de chez vous, vous pouvez aussi demander une carte grise dans une préfecture, la prime d’activité à la Caisse Nationale des Allocations Familiales, suivre le retrait de points du permis de conduire, une procédure engagée devant un tribunal avec un numéro codé (Sagace pour le tribunal administratif), vous inscrire à Pôle emploi, demander une bourse scolaire… Il n’est pas jusqu’à la poste qui vous demande de préparer, chez vous, vos affranchissements avec votre « machine »… Aux impôts (.gouv.fr),..., c’est (...) Lire la suite »

HISTOIRE – histoires

Jean-Marc GARDES
Il m'est revenu en mémoire, les propos tenus sur le quai du métro de Lyon, par un groupe d'ados regrettant de ne pouvoir se retrouver le lendemain car, disaient-ils : « demain le métro est en grève » ; or le lendemain était le 1er mai ! (ce jour-là les transports en commun ne circulent pas). Cette lacune historique a sans doute quelque rapport avec l'enseignement de l'Histoire que l’Éducation nationale a tendance à considérer comme une matière mineure… Il y a fort à parier que, dans un futur proche, pour les ados, jeunes et adultes (et au-delà), le 1er mai devienne la journée du muguet, le 14 juillet celle des défilés militaires, le 8 mai celle des gerbes de fleurs, etc. Sachant qu'il existe des « journées » pour tout et n'importe quoi. Comment comprendre notre présent, et appréhender le futur, si nous ignorons tout de notre histoire passée, de la plus ancienne à la plus récente ? Comment interpréter la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État, si l'on ne sait plus quel était le rôle (...) Lire la suite »

De la liberté d’expression des faits

Jean-Marc GARDES
Que ce soit « Envoyé spécial » ou « Cash investigation », Lise Lucet propose de très bonnes émissions de décryptage de l'actualité, de ce qui fait – et aussi défait – notre société ou notre monde. Un fil rouge à celles-ci : le sérieux et la qualité. Un second fil rouge : le nombre, impressionnant, de personnes, d' « acteurs sociaux », approchés par les journalistes pour répondre à leur question et témoigner, qui refusent de le faire, par peur de représailles, ou bien qui ne le font que visage « flouté » et voix déformée. Sommes-nous bien toujours en démocratie ? Dans le pays de la liberté d'expression (1) ? Une seconde liste serait à établir : celle des responsables, privés ou publics, mis en cause à l'occasion de ces reportages, qui refusent purement et simplement de recevoir les journalistes pour s'expliquer. Quel courage chez ceux-ci ! Même pas assumer leurs actes ! Pour ce qui des « responsables » administratifs, qu'ils soient dans une direction départementale ou bien dans un ministère, ont-ils oublié, (...) Lire la suite »

Souriez, vous êtes noté !

Jean-Marc GARDES
Dans son édition du vendredi 30 mars 2018, le quotidien de M. Drahi, Libération, titrait en une sur : « Salariés – clients : la notation par les consommateurs » et développait quelque peu ce thème dans un dossier de trois pages. Ayant moi-même fait ces analyses – je me souviens d'une discussion que j'ai eue avec un chauffeur d'un car « Oui-Bus » qui ne comprenait pas pourquoi je critiquais le système de notation du salarié (1) – , je voudrais revenir ici sur ce système profondément pervers. 1) Je ne possède aucun élément de connaissance sur les compétences qui sont demandées au salarié, sur les conditions qui lui sont faites pour les mettre en œuvre, sur l'environnement dans lequel il les exerce, etc. Déjà, à ce premier titre là, je ne me sens pas « légitime » pour porter appréciation sur lui. 2) Quand bien même aurais-je ces éléments de connaissance ; est-ce à moi, « bénéficiaire du service », de me prononcer pour juger ? Suis-je moi-même préparé à cela ? N'est-ce pas plutôt le rôle du chef, de l'encadrant ? (...) Lire la suite »

Homme augmenté, homme dépossédé, homme superflu ?

Jean-Marc GARDES
Avec le « transhumanisme », avec les projets de GAFA (Google-Amazon-Facebook-Apple), on parle beaucoup, aujourd’hui, de « l'homme augmenté ». Augmenté par la puissance additionnelle de composants informatiques -et autres- pour lui assurer une durée de vie de plusieurs centaines d'années. J'ai 63 ans, je ne vis pas aux États-Unis ; comme peut-être beaucoup d'autres de mes concitoyens, je me considère pourtant comme « augmenté ». Qu'en serait-il, quelles seraient mes capacités, mes conditions de vie, en effet, si tel n'était pas mon cas ? Je suis « appareillé », entendez par-là que, mon audition étant déficiente, je porte un appareil dans chacune de mes oreilles. Appareil, soit-dit en passant, que j'ai pu faire prendre en charge, vu leur coût, par la bonne vieille Sécurité Sociale, dans le cadre de la médecine du travail. Je porte aussi des lunettes ; d'autres, « au plus près », plus élégant(e)s, portent des lentilles directement sur les pupilles de leurs yeux. Qui n'a pas un appareil dentaire ? « Plus bas (...) Lire la suite »

C’est Noël, alors consommez !

Jean-Marc GARDES
Ça revient !… à l'approche de Noël, avec ces vitrines qui s'illuminent, les prospectus publicitaires qui débordent des boîtes aux lettres, les particuliers qui reprennent les injonctions en enguirlandant de lumières clignotantes incitatives, un balcon d'appartement, une demeure de maison, un jardin… Consommez, consommez, consommez ! Achetez, achetez, puisque le bonheur est dans la consommation. Achetez, consommez, soyez heureux, répandez le bonheur autour de vous. C'est facile : nos magasins sont maintenant ouverts tous les dimanches… Signe des temps ? Autour de moi je vois de plus en plus de gens horripilés à l'approche des fêtes de fin d'année par cette commercialisation à outrance, ce travestissement, cette prise de contrôle par les marchands de ce qui devrait être un autre temps et non leur vengeance ; le maximum de leur chiffre d'affaires. Où sont nos problèmes ? A quoi – à qui – cela sert-il de les occulter ce douzième mois de l'année avec ce prétexte-là, comme ils le sont, avec d'autres (...) Lire la suite »

France Inter et les “petits”

Jean-Marc GARDES
France-Inter, lundi 13 mars, 7H43, Patrick COHEN : « … Peut-être aurait-il fallu l'entendre (1) ? Je parle de François Asselineau, candidat inattendu (2) de cette présidentielle. Sans doute aurions-nous dû lui donner la parole (1-3), ne serait-ce que pour éclairer, non pas le débat…, mais les petits maires (4) qui ont signé et lui ont permis de se présenter… (5) ». Le reste est à réécouter sur le site de France-Inter. (1) Ici l'expression d'un regret d'un journaliste qui n'a pas fait son travail à temps ? (2) Pourquoi cette qualification ? de quel droit ? inattendu par qui ?… (3) Aveu que la parole ne lui a donc pas été donnée, contrairement aux autres grands candidats dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée… Pourquoi cette discrimination envers les « petits candidats » ? (4) Les « petits maires ». On remarquera, au passage, la condescendance du journaliste. Les « petits maires » ne sont pas intelligents, à la différence des grands… (5) Quelle incroyable prétention et quel aveu ! (...) Lire la suite »
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L’imposture écologique (1)

Jean-Marc GARDES
Retrouver la question essentielle Les écologistes, Sarkozy avant eux, nous font croire que la préoccupation écologique est la question centrale de notre temps, comme de notre futur ; qu'elle est plus que majeure, essentielle, parce que transversale. « Urbi et orbi ». C'est-à-dire, finalement, qu'on la retrouve partout et qu'elle conditionne tout. Bref, qu'elle est « incontournable ». Ce n'est pas exact. Il y a une question qui est encore plus essentielle et incontournable, qu'il ne faudrait pas cacher derrière la préoccupation écologique : c'est la question de la domination de toutes les activités humaines, et de la planète toute entière elle-même, par la finance débridée et mondialisée. De toutes les activités humaines (l'argent étant « le nerf de la guerre »), y compris l'activité, les activités dans lesquelles l'homme entretient des rapports avec la nature son environnement, la planète… C'est, précisément, cette domination sur toutes les activités humaines, donc sur les activités de production, (...) Lire la suite »
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