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De la liberté d’expression des faits

Que ce soit « Envoyé spécial » ou « Cash investigation », Lise Lucet propose de très bonnes émissions de décryptage de l’actualité, de ce qui fait – et aussi défait – notre société ou notre monde.

Un fil rouge à celles-ci : le sérieux et la qualité. Un second fil rouge : le nombre, impressionnant, de personnes, d’ « acteurs sociaux », approchés par les journalistes pour répondre à leur question et témoigner, qui refusent de le faire, par peur de représailles, ou bien qui ne le font que visage « flouté » et voix déformée. Sommes-nous bien toujours en démocratie ? Dans le pays de la liberté d’expression (1) ?

Une seconde liste serait à établir : celle des responsables, privés ou publics, mis en cause à l’occasion de ces reportages, qui refusent purement et simplement de recevoir les journalistes pour s’expliquer. Quel courage chez ceux-ci ! Même pas assumer leurs actes !

Pour ce qui des « responsables » administratifs, qu’ils soient dans une direction départementale ou bien dans un ministère, ont-ils oublié, ont-ils jamais eu connaissance, de l’article 15 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui dit que : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » ?

Responsables publics ou privés, sont-ils tous aussi couards dans leur comportement avec leur personnel, avec leurs agents, lorsqu’ils sont loin des caméras et des micros ?

Jean-Marc GARDES

(1) L’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen stipule que : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ».

(2) La loi répressive invoquée ici ne devrait-elle pas également être appelée pour garantir la liberté d’expression ?

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Voilà ce que je ferais au cours de mes trois premiers jours à la Maison Blanche.

Le quatrième jour, je serais assassiné.

William Blum


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