Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

11 

Au sujet du Venezuela et d’une déclaration de la CGT.

Depuis plusieurs jours on était en droit d’attendre une ferme condamnation par la CGT de la tentative de putsch au Venezuela ! Il n’en sera rien !

En fait sans aller aussi loin que leurs compères de la CFDT dans leur soutien à Macron et Guaido, la direction de la CGT et Philippe Martinez cherchent dans leur déclaration à renvoyer tout le monde dos à dos. 

* Cette prise de position ne condamne pas clairement le leader fascisant Juan Guaido dans sa tentative de coup d’état perpétré avec l’appui des USA, de leurs vassaux Latinos américains, de l’UE et de la France.

Aux côtés de ces gouvernements, les médias présentent scandaleusement cet usurpateur comme un jeune démocrate épris de liberté, quand à l’instar de Macron il est un falsificateur. En fait il est un libéral à tout crin, représentant presque caricatural de cette bourgeoisie Vénézuélienne arrogante et féodale d’Altamira ce quartier hyper résidentiel de Caracas.

* Cette déclaration de la CGT interprète celle du secrétaire général de l’ONU qui non seulement refuse d’admettre les prétentions illégitimes de Juan Guaido, mais reconnait Nicolas Maduro comme seul et unique Président du Venezuela, démocratiquement élu. Faut il rappeler que l’immense majorité des pays membres de l’Assemblée Générale de l’ONU soutiennent Maduro, y compris la majorité de l’Organisation des Etats Américains (OEA) pourtant sous influence directe de Washington.

* Par ailleurs, le département international de la CGT condamne « les atteintes aux droits humains » et « une situation économique et sociale épouvantable », laissant entendre hypocritement qu’elles sont le fait du gouvernement Bolivarien du Venezuela. Mais, elle se garde bien de stigmatiser la subversion depuis plusieurs années de l’extrême droite, les ingérences militaires de la Colombie avec l’appui des Etats Unis, les tentatives d’assassinat de Nicolas Maduro, les menaces successives d’intervention armée des USA comme celles du nouveau président fasciste Brésilien, le rôle des services secrets Etatsuniens des multinationales et de certaines ONG pour déstabiliser un gouvernement légitime comme elles l’on fait et continuent à le faire en Bolivie, au Nicaragua, à Cuba et partout ou les peuples défendent leur souveraineté face aux ingérences, aux sanctions économiques et financières .

* Dans sa déclaration la CGT se déclare « prête à oeuvrer aux côtés de la CSA »( Confédération syndicale des Amériques ou TUCA) structure régionale de la CSI qui a condamner à plusieurs reprises le régime de Nicolas Maduro. Elle souhaite apporter son concours aux affiliés vénézuéliens de la CSI : l’ASI, et la CTV (Confédération des travailleurs vénézuéliens) cette Centrale est connue particulièrement pour sa corruption. Elle est en effet, la partenaire privilégiée de l’AFL-CIO qui la finance comme ce fut le cas à l’occasion du coup d’état de 2002 contre Hugo Chavez ou elle reçu officiellement à cette occasion la somme de 159 000 dollars US pour se retrouver aux côtés du patronat putschiste, finalement mis en échec par la mobilisation populaire.

* Une fois encore la direction de la CGT se trompe de camp et se retrouve du mauvais côté de la barricade, c’est à dire celui ou campe la CFDT et particulièrement la CSI à laquelle il y a des années, elle a fait le choix de s’affilier et dont il faut rappeler qu’elle est l’héritière de la CISL(Confédération internationale des syndicats libres). Cette organisation dont la structure sud américaine fut l’ORIT(ex TUCA-CSA) instrument volontaire dans la répression sanguinaire et de masse des progressistes et syndicalistes d’Amérique Latine qui luttaient contre les dictatures de Pinochet, Videla et autres régimes dictatoriaux, les mêmes dont l’extrême droite vénézuélienne et brésilienne se déclare nostalgique. 

* Cette déclaration tortueuse du département international de la CGT montre une forme de duplicité car en réalité, elle cherche à se camoufler en donnant l’impression de ne prendre aucunement partie entre le gouvernement de Nicolas Maduro et les factieux de Juan Guaido. En fait elle manque de courage et se refuse à témoigner la plus élémentaire des solidarités aux travailleurs, à la majorité des citoyens Vénézuéliens à leurs authentiques forces syndicales et populaires qui résistent depuis longtemps à l’extrême droite.

* Elle n’apporte aucun soutien aux importantes réformes sociales engagées par Hugo Chavez puis Nicolas Maduro, malgré l’hostilité déclarée de la réaction vénézuélienne et des Etats-Unis avides de mettre la main sur les ressources pétrolières du Venezuela, dont Juan Guaido souhaite la privatisation de cette industrie au plus vite.

Comme hier en faveur de la République Espagnole, la CGT dont de nombreux militants s’engagèrent dans les brigades internationales pour barrer la route au fascisme, s’honorerait en prenant partie pour le pouvoir populaire et démocratique du présent légitime Nicolas Maduro. Elle devrait organiser partout dans les entreprises la solidarité pour faire barrage à la tentative de coup d’état fasciste au Venezuela, à la menace de guerre voulue par les Etats Unis avec le soutien de l’Union Européenne, et de Macron, l’homme de la violence et de la répression contre le mouvement populaire des gilets jaunes.

Jean-Pierre Page

Déclaration de la CGT

La CGT exprime sa profonde inquiétude face à l’escalade des tensions au Vénézuéla.
Elle condamne fermement l’ingérence étrangère, incarnée en premier lieu par les États-Unis, qui ont reconnu Juan Guaidó comme « président par intérim » alors même qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir. Cet « adoubement » par le président Trump porte la signature de John Bolton, son secrétaire à la sécurité nationale, qui s’est juré de faire tomber les pays de la « tyrannie de la troïka », à savoir le Vénézuéla, Cuba et le Nicaragua. Mais, cet acharnement politique ne saurait masquer la convoitise économique des États-Unis pour le pétrole vénézuélien.

À cette ingérence, s’ajoute maintenant celle de plusieurs pays de l’Union européenne dont la France qui vient, aujourd’hui, de reconnaître la légitimité de Juan Guaidó, au mépris du processus démocratique légitime au Vénézuéla.

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a refusé d’accéder à la demande de Guaidó de reconnaître sa légitimité, indiquant que là n’était pas le rôle des Nations Unies. Il a, en revanche, proposé ses bons offices pour tenter de résoudre cette crise. De leur côté, les présidents du Mexique et de l’Uruguay ont convoqué, le 7 février, une conférence internationale, dans le but de trouver une issue raisonnable et pacifique à la situation actuelle. Le président Maduro a annoncé sa participation à cette conférence et s’est déjà engagé à la tenue d’élections législatives au cours du premier trimestre.

Nul ne saurait nier la situation économique et sociale épouvantable du Vénézuéla, pas plus que le manque de respect des droits humains. Mais, la CGT reste convaincue que c’est par un dialogue apaisé entre toutes les parties prenantes que pourra se dessiner une sortie démocratique et souveraine de cette crise.

Il faut substituer à l’ingérence extérieure la coopération internationale. La CGT se déclare prête à œuvrer aux côtés de la Confédération syndicale des Amériques (CSA) afin de coopérer avec les travailleurs et les organisations syndicales du Venezuela.
 
Montreuil, le 4 février 2019

URL de cet article 34523
   
Communication aux lecteurs
PARIS - Rassemblement pour Julian Assange (Acte IV)
Samedi 20 avril 2019

Avec les Gilets Jaunes.

Participation aux cortèges avec panneaux et banderoles de soutien à Julian Assange

A l’appel de citoyens engagés

"Pas d’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis"

Un page de ressources sur Julian Assange
https://www.legrandsoir.info/julian-assange-prisonnier-politique-depui...

Même Thème
Georges Séguy. Résister, de Mauthausen à Mai 68.
Bernard GENSANE
Il n’a jamais été le chouchou des médias. Trop syndicaliste, trop communiste, trop intransigeant à leur goût. Et puis, on ne connaissait même pas l’adresse de son coiffeur ! Seulement, à sept ans, il participe à sa première grève pour obtenir la libération de son professeur qui a pris part aux manifestations antifascistes de Février 34. Huit ans plus tard, à l’âge de quinze ans, il rejoint les rangs de la Résistance comme agent de liaison. Lui et les siens organisent de nombreuses évasions de militants (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

John Swinton, célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse

(Cité dans : Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, NY, 1955/1979.)


Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
41 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
118 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
68 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.