RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Badinter et Lyon-Caen : - Quelle erreur avons-nous pu commetttre ?

Au début du 20ème siècle, August Bebel, dirigeant des sociaux-démocrates allemands a dit : « Quand la bourgeoisie m’applaudit, je me demande quelle erreur j’ai bien pu commettre ».

C’est la question que doivent se poser non pas l’ancien garde des Sceaux Robert Badinter et le professeur de droit Antoine Lyon-Caen coauteurs du livre « Le Travail et la loi » qui savent très bien ce qu’ils font, mais ceux qui les suivent.

Derrière l’argument choc d’un texte devenu trop « complexe », celui du Code du travail, se cache une opération Katioucha réclamée par le patronat depuis des années contre un fondement de l’état de droit : seul un socle minimal de droits serait garanti par la loi, le reste étant renvoyé aux accords collectifs.

Pierre Gattaz estime avoir rallié « deux grands personnages de gauche » à sa croisade contre le Code du travail.

Le gouvernement saute sur l’occasion d’instrumentaliser le propos des auteurs. Emmanuel Macron remercie les deux personnalités pour leur contribution à la mission d’écrire un « Code du travail simplifié ».

En quoi le droit social se trouverait-il simplifié par une usine à gaz de normes établies en fonction des branches professionnelles ou des entreprises ? Le gouvernement a déjà lancé le ballon d’essai en renvoyant la négociation des contreparties du pacte de responsabilité aux branches. Qu’y ont gagné les salariés ? Rien, et c’est une litote.

Même l’emploi, ce million d’embauches pourtant promis par le Medef, n’est pas au rendez-vous.

Badinter et Lyon-Caen tombent pourtant dans la facilité qui consiste à faire du Code du travail un obstacle à l’embauche.

Ce qui tarit la source de l’emploi est ailleurs : dans les carnets de commandes des entreprises asséchés par des années de crise et d’austérité, dans les banques qui préfèrent la spéculation à l’économie réelle, dans les politiques de régression sociale qui freinent la consommation, dans les profits qui remplissent les poches des actionnaires au lieu de favoriser les investissements.

Le Code du travail, lui, assume encore son rôle de protection du salarié dans le lien de subordination qui le lie à l’employeur. Malgré le nombre de pages qui le font grossir, cette fonction, sinon son nombre de pages, a déjà subi de multiples cures d’amaigrissement.

Le réécrire en défendant les droits établis et octroyant de nouveaux droits au monde du travail serait faire œuvre de salubrité publique..

URL de cet article 28821
  

Les Etats-Unis de mal empire : Ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud
Danielle BLEITRACH, Maxime VIVAS, Viktor DEDAJ
Présentation de l’éditeur Au moment même où les Etats-Unis, ce Mal Empire, vont de mal en pis, et malgré le rideau de fumée entretenu par les médias dits libres, nous assistons à l’émergence de nouvelles formes de résistances dans les pays du Sud, notamment en Amérique latine. Malgré, ou grâce à , leurs diversités, ces résistances font apparaître un nouveau front de lutte contre l’ordre impérial US. Viktor Dedaj et Danielle Bleitrach, deux des auteurs du présent livre, avaient intitulé leur précédent ouvrage (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

La pire chose qui soit jamais arrivée au peuple juif, après l’Holocauste, c’est la création de l’état d’Israël.

William Blum - juin 2010

Appel de Paris pour Julian Assange
Julian Assange est un journaliste australien en prison. En prison pour avoir rempli sa mission de journaliste. Julian Assange a fondé WikiLeaks en 2006 pour permettre à des lanceurs d’alerte de faire fuiter des documents d’intérêt public. C’est ainsi qu’en 2010, grâce à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, WikiLeaks a fait œuvre de journalisme, notamment en fournissant des preuves de crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les médias du monde entier ont utilisé ces (...)
17 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
124 
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.