RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Bien commun, productivisme et mode de vie.

Bien commun, productivisme et mode de vie.

Suite d’un débat sur le "capitalisme vert" avec Susan George (1) et Cédric Durand (2) à l’Université d’été d’ ATTAC d’Arles 2010

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1213

Le bien commun de l’humanité passe-t-il par un changement du mode de vie dans les pays développés ? L’idée évoqué par certains écologistes de droite s’affichant tiers-mondiste est que "les riches du nord doivent réduire leur pouvoir d’achat y compris les couches moyennes inférieures". Voilà un radicalisme contre les couches moyennes qui va plaire au patronat ! On ne saurait dire sans être irresponsable que les couches moyennes doivent d’emblée réduire leur pouvoir d’achat quand tout le système qui est devant eux est marchandisé, y compris ce qui est public. Pour vivre avec un moindre pouvoir d’achat il faut plus de biens en service public gratuit. On en est loin !

Une vie meilleure des peuples du Sud est une aspiration légitime. Faut-il qu’ils adoptent notre mode de production productiviste pour autant ? Ce n’est pas souhaitable.

Biens à obsolescence rapide.

Le capitalisme a pour spécificité de produire pour le profit quitte à produire des biens à obsolescence rapide. Auparavant une machine à laver durait quinze ans, désormais elles tombent en panne au bout de trois ans et elles sont quasiment irréparables. Aujourd’hui, on ne change pas de machine à laver pour son "look" démodé ou parce que des caractéristiques techniques supérieures apparaissent sur le marché. On achète une nouvelle machine car la précédente a cassé.

La solution n’est pas collective contre individuelle par exemple en proposant la machine à laver pour tous les habitants d’immeubles divisés en appartement. Là ou cela est possible et dans la mesure ou cela n’est pas imposé pourquoi ne pas essayer. Mais c’est une solution défaitiste qui ne combat pas la racine du mal qui est que les entreprises privées capitalistes produisent des objets à durabilité restreinte et à réparation de plus en plus impossible.

Dispositifs couteux à réparation impossible

Sur les automobiles l’automatisation tend d’une part à se perfectionner à un niveau élevé qui oblige souvent le remplacement de l’ensemble plutôt que le remplacement d’une partie. Cette évolution coute chère et incite à demander plus de pouvoir d’achat dans un contexte ou les transports collectifs sont chers alors que peu attractifs sur plusieurs aspects . Ce n’est pas le seul inconvénient car l’automatisation tend aussi à s’imposer au détriment des mécanismes manuels . Certaines voitures ne sont plus équipées de serrures ordinaires mais seulement de dispositifs électroniques d’ouverture à distance.

Pour des transports collectifs déployés et gratuits !

Ceux qui disent que la voiture doit disparaître oublient que l’on ne prend pas uniquement sa voiture par plaisir mais très souvent par nécessité (pour aller travailler ou aller voir sa famille, etc...) et que les transports collectifs n’ont pas toujours la souplesse ou le confort de l’automobile. Dès lors, pour compenser les inconvénients des transports collectifs et les rendre attractifs il serait bon de les rendre gratuits. Cela suppose une entreprise publique fonctionnant sur des logiques non commerciales, non marchandes (3) . Aujourd’hui la SNCF "marchandisée" tend trop à s’adresser à des clients aisés et non des usagers .

Jalons vers le socialisme

Contre le capitalisme productiviste l’alternative forte passe par la réappropriation publique puis par la démarchandisation et la démocratisation des entreprises publiques. La démocratisation est à la fois à la source du mouvement (registre de l’émancipation) et en objectif à atteindre (projet de transformation politique des institutions et entreprises publiques). Cette démocratisation peut se faire à deux niveaux : d’une part en démocratie déléguée par introduction de représentants d’usagers spécialisés pour un champ d’activité donné, là ou une certaine expertise technique est nécessaire d’autre part en démocratie directe par intervention des citoyens sur des grands choix d’investissement.

Le marché des biens et service ne doit pas disparaitre mais il doit être circonscrit. L’économie sociale et solidaire a sa place à côté de l’économie publique qui peut faire place à la planification des grands choix de production soutenable. Rien d’exceptionnel. Et rien à voir avec la détermination bureaucratique de la couleur de petits produits pouvant rester au marché.

Christian DELARUE

1) Leur crise, nos solutions Susan George Albin Michel 2010

2) Le capitalisme est-il indépassable ? Cédric Durand Textuel 2010

3) Sur la production de valeur d’usage différente de la valeur d’échange lire Jean-Marie HARRIBEY ou Stéphanie TREILLET .

URL de cet article 11347
  

Israël/Palestine - Du refus d’être complice à l’engagement
Pierre STAMBUL
Entre Mer Méditerranée et Jourdain, Palestiniens et Israéliens sont en nombre sensiblement égal. Mais les Israéliens possèdent tout : les richesses, la terre, l’eau, les droits politiques. La Palestine est volontairement étranglée et sa société est détruite. L’inégalité est flagrante et institutionnelle. Il faut dire les mots pour décrire ce qui est à l’oeuvre : occupation, colonisation, apartheid, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, racisme. La majorité des Israéliens espèrent qu’à terme, les (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"Il est difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un lorsque son salaire lui impose de ne pas comprendre."

Sinclair Lewis
Prix Nobel de littérature

Appel de Paris pour Julian Assange
Julian Assange est un journaliste australien en prison. En prison pour avoir rempli sa mission de journaliste. Julian Assange a fondé WikiLeaks en 2006 pour permettre à des lanceurs d’alerte de faire fuiter des documents d’intérêt public. C’est ainsi qu’en 2010, grâce à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, WikiLeaks a fait œuvre de journalisme, notamment en fournissant des preuves de crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les médias du monde entier ont utilisé ces (...)
17 
Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
NdT - Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où ils s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis "psychopathe" et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon (...)
46 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.