Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes


Contre l’apologie et la pratique du deux poids, deux mesures

Une certaine vision de l’esprit de Noël :

« Un lycéen du Cher a été condamné hier à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Bourges, dont trois ferme, pour apologie du terrorisme par voie de communication électronique et consultation habituelle de sites faisant l’apologie du terrorisme. Il n’était pas soupçonné de vouloir préparer un attentat. Le jeune homme, âgé de 18 ans et scolarisé à Vierzon, a été placé sous mandat de dépôt. » (Le Parisien, 24 décembre 2016)

Ce lycéen tout juste majeur va donc passer au moins trois ans en prison – c’est bien connu, les voyages en prison forment la jeunesse... – alors qu’il n’a commis, favorisé ou même préparé aucune action violente. Voilà une nouvelle qui n’aide pas à digérer les repas de fête. Surtout que ce n’est pas la première condamnation du genre. Depuis les attentats de janvier 2015 et l’instauration (sans cesse prolongée) de l’état d’urgence, la « justice » a frappé dur sur des personnes qui n’ont fait que tenir des propos provocateurs ou irréfléchis – parfois sous l’empire de l’alcool et/ou de la colère – ou consulter des sites Internet faisant la promotion du djihadisme, sans qu’elles n’aient le moindre lien objectif avec un groupe terroriste ou un quelconque projet d’attentat.

Un Dijonnais de 18 ans a même été condamné pour apologie du terrorisme à trois mois de prison avec sursis uniquement pour avoir nommé son réseau Wi-Fi « Daesh 21 » (des précisions ici). On est évidemment libre d’y voir une forme de mauvais goût et un humour douteux mais cela justifie-t-il une condamnation en justice qui risque en plus d’avoir des répercussions très préjudiciables – notamment professionnelles – sur la vie de ce jeune homme ? Poser la question c’est y répondre. Nous sommes dans le domaine de l’absurdité et de l’injustice flagrantes.

Si notre société devenait subitement juste et rationnelle – il y a du boulot –, toute personne ayant été condamnée pour de simples propos ou la fréquentation de sites Internet devrait être immédiatement amnistiée et dédommagée.

Mais le plus révoltant c’est que les nombreux petits télégraphistes de l’OTAN et fauteurs de « guerres humanitaires » qui plastronnent dans les médias, eux, n’ont jamais été condamnés pour « apologie de crime contre la paix » et « apologie de la violation du droit international » alors qu’il y a là des victimes bien réelles, et par centaines de milliers. Cet Everest d’injustices et de souffrances étant en plus le principal carburant du terrorisme, loin devant le fanatisme religieux (avec lequel les puissances occidentales s’acoquinent quand elles pensent que cela peut servir leurs objectifs géopolitiques).

Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de Hollande. Mais cela vaut aussi pour tous les gouvernements passés et futurs adeptes du « droit d’ingérence » et de la déstabilisation plus ou moins ouverte de pays étrangers.

Cela dit, bonnes fêtes, hein ! Souhaitons – et surtout œuvrons pour – que la paix et la justice se portent mieux en 2017.

Laurent Dauré

URL de cet article 31363
   
Une histoire populaire de la Résistance palestinienne.
Mazin QUMSIYEH
20 ans après la signature des Accords d’Oslo, découvrez l’Histoire de la Résistance palestinienne depuis le commencement, avec la lutte contre la domination ottomane, jusqu’à nos jours avec la campagne BDS (Boycotts, Désinvestissements et Sanctions)... Chercheur en génétique et professeur aux Universités de Bethléem et de Birzeit, après avoir enseigné aux États-Unis, le docteur Mazin QUMSIYEH est président du Centre palestinien pour le rapprochement entre les peuples. Figure importante de la résistance (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

"Les Etat-Unis eux-mêmes, par leur tendance croissante à agir de manière unilatérale et sans respect pour les préoccupations d’autrui, sont devenus un état voyou."

Robert MacNamara
secrétaire à la défense étatsunien de 1961 à 1968
paru dans l’International Herald Tribune, 26 juin 2000.


Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
50 
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
91 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.