Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Espagne : élections législatives

Les résultats :
PSOE : 123 sièges
PP : 66 sièges
Ciudadanos : 57 sièges
Podemos : 42 sièges
Vox : 24 sièges
Autres : 38 sièges

Avec une participation élevée de 75,75%, Pedro Sánchez remporte les élections législatives avec 28,68% des voix et 123 sièges sur les 350 que compte le parlement. Il conforte la représentation du PSOE en gagnant 35 sièges mais sans obtenir la majorité absolue de 176 sièges.

En avançant les élections de 15 mois, Pedro Sánchez a pris de court Unidas Podemos, aussi victime de ses dissensions internes, qui ne récolte que 42 sièges sur les 71 détenus précédemment.

La déroute du PP est impressionnante puisqu’il perd 71 sièges, Ciudadanos en gagne 25 et Vox, extrême-droite nostalgique du franquisme, fait son entrée au Parlement avec 10% des voix et 24 sièges.

Les 38 sièges restant sont partagés entre petits partis indépendantistes ou régionaux.

La droite est incontestablement battue puisqu’une alliance PP-Ciudadanos-Vox ne recueillerait pas la majorité absolue, ce qui est une excellente nouvelle. Mais si le PSOE contrôle le sénat avec 122 sièges sur 208, il sera donc contraint à des alliances pour gouverner.

Celle qui semblait avoir le plus de sens, a priori, était une alliance avec Podemos, ce que Pablo Iglesias a proposé et que Pedro Sánchez a rejeté immédiatement, fort de son avantage électoral. L’avantage aurait été de placer Ciudadanos en position de principal opposant mais l’inconvénient, pour atteindre la majorité absolue, aurait été de faire appel aux petits partis indépendantistes, ce qui n’est pas envisageable pour la « gauche » libérale du PSOE.

Bien que les élections européennes et municipales soient proches, il est fort probable que Sánchez constituera une alliance de gouvernement avec Ciudadanos, ce qui présente un double risque. D’abord, parce que Ciudadanos, considéré comme de centre-droit jusqu’à présent, s’est considérablement droitisé lors de la campagne, à l’instar du PP qui voulait empiéter sur l’influence montante de Vox. Ensuite, parce qu’en faisant une alliance contre-nature, Vox pourrait se retrouver en position de principal opposant à la politique gouvernementale.

Comme nous y sommes habitués depuis plusieurs décennies, la pseudo-gauche libérale choisit de s’allier avec la droite plutôt qu’avec ceux qui recherchent plus de justice sociale. Cela nous laisse présager une poursuite de la politique d’austérité des gouvernements antérieurs et prônée par Bruxelles. C’est un peu le PSOE de Felipe Gonzalez qui revient au galop.

Bien que la droite extrême subisse un revers important, la sociale-démocratie ne pourra pas répondre aux attentes des peuples, en Espagne comme ailleurs.

URL de cet article 34852
   
Même Thème
ESPAGNE : un livre en plein dans le mille
Vladimir MARCIAC
Jean Ortiz a publié 90 articles sur le site Le Grand Soir. Son style impeccable, son cœur à fleur de clavier, son intelligence servant sa remarquable connaissance des dossiers qu’il traite, son humour, sa fougue, sa fidélité aux siens, c’est-à-dire aux guérilleros espagnols que le monde a laissé se faire écraser par un dictateur fasciste, le font apprécier par nos lecteurs (nos compteurs de lecture le disent). Il a en poche une carte du PCF qui rend imparfaitement compte de ce qu’est pour lui le (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

(CUBA) "Tant qu’il y aura l’impérialisme, nous ne pouvons nous permettre le luxe du pluri-partisme. Nous ne pourrions jamais concurrencer l’argent et la propagande que les Etats-Unis déverseraient ici. Nous perdrions non seulement le socialisme, mais notre souveraineté nationale aussi"

Eugenio Balari
in Medea Benjamin, "Soul Searching," NACLA Report on the Americas 24, 2 (August 1990) : 23-31.


L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
118 
Retour sur l’étrange et persistante désinformation autour de « l’affaire » Julian Assange (le Fake News dans toute sa splendeur)
On ne le répétera jamais assez : pratiquement tout ce que les grands médias répètent à l’envi autour de « l’affaire » Julian Assange est incorrect. Et on a beau l’expliquer aux journalistes - lorsque l’occasion se présente - et ils ont beau hocher de la tête, rien n’y fait : ils persistent et signent, mus par une sorte d’incapacité à accepter le moindre écart d’une narrative pré-établie et apparemment immuable, même lorsqu’elle se révèle fausse. Il suffit pourtant d’un minimum de recherches, pas beaucoup, pour (...)
10 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.