RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Faire entendre la République !

Jeudi dernier une bande de sauvageons en survêtement Lacoste a fait irruption chez moi. Ils m’ont attaché sur une chaise, ont allumé la télé et ont mis la deuxième chaîne. Là , ils m’ont lancé un regard froid et m’ont dit : « tu as voté Chirac, tu dois payer ! On t’a condamné à 120 minutes de Raffarin. » J’avais vaguement entendu parler d’incivilités en banlieue, mais j’étais loin de soupçonner des actes d’un telle violence.

L’ouverture des hostilités s’est faite à 20h55, Raffarin a dit qu’il allait exposer sa "gouvernance".

20h56, une minute d’émission, les mots "insécurité"
et "immigration " ont été lachés. 20h58, application d’un fond sonore, c’est du Johnny Hallyday.

20h59, Raffarin attaque bille en tête : " Je suis un laboureur ". J’étais prévenu et ça allait durer 120 minutes.

Je m’en fous je vais porter plainte.

Depuis ce jeudi noir, j’ai Raffarin qui me susurre à l’oreille "J’ai mes rondeurs, mais j’ai du caractère."

Vous savez ce que c’est le caractère de Raffarin, vous l’avez lu le projet de loi Sarkosy :

- rejet de la présomption d’innocence
- garde à vue de 96 heures
- impossibilité de parler à un avocat avant 36 heures pour les suspectés de viol ou de violence
- suppression du droit au silence
- prolongation de la garde à vue pour les mineurs de 16 à 18 ans
- recul du pouvoir judiciaire
- écoutes téléphoniques
- délation
- fichage
- perquisition de nuit
- prélèvement d’ADN
- confiscation de la voiture des gitans mal garés
- pénalisation de la mendicité
- pénalisation des regroupement des jeunes des cités dans les cités
- pénalisation de l’ « incitation à des relations sexuelles »
une jolie fille te demande du feu dans la rue, tu dois porter plainte, elle risque six mois de taule.

Et l’émission ne faisait que commencer, Raffarin m’a pris par la main et m’a dit :
« notre route est droite mais la pente est forte. La force vive est libérée et la société française est ouverte et bleue, dans une prison adossée à la colline car dans la guerre il y a toujours une part de la folie des hommes, Barbara, tu sais moi je suis un pragmatique. Il faut maîtriser notre vitesse avec des leviers pour ne pas se prendre les pieds dans les tapis car je n’aime pas beaucoup ne pas être dans le logiciel central moi-même. Non je ne fais pas cela parce que c’est une promesse, mais parce que c’est bon pour la France. Je crois à la baisse des impôts et je les baisserai autant que je pourrai car je méprise l’Europe et les pauvres et quoi qu’il arrive on ne s’arrête pas, on ne recule pas, on avance. Car comme on dit dans le Poitou-Charente, si tu avances quand je recules, comment veux-tu petit citoyen français du bas, comment veux-tu ? »

Le lendemain, quinze ados paumés d’Argenteuil ont été condamnés à une peine de 5 à 12 ans de prison pour avoir violé une fille de 15 ans et pour que la république se fasse entendre jusque dans la cité.
Quand ils sortiront, ils n’auront toujours rien compris, ils seront déjà vieux et sans avenir. Ils pourront ainsi devenir enfin républicains. Et puis ça tombe bien, lundi, le ministère de la justice lance une campagne de communication de 2,3 millions d’euros pour recruter pour les prisons des surveillants, des administrateurs, des conseillers d’insertion et de probation.
« probation » du latin « probatio » de « probare » signifiant « prouver » en latin. Ah bin à 2,3 millions d’euros, faut pas gâcher.

Alors si je les retrouve, les petits saligauds qui m’ont forcé à regarder Raffarin pendant 2 heures, je les fous en taule et je leur paie la télé pour qu’ils comprennent enfin que la terre est basse mais qu’elle est fertile et je peux te dire qu’elle va s’faire entendre la République dans leur tête de p’tits cons.

URL de cet article 266
  

Circus politicus
Christophe Deloire, Christophe Dubois
A quelques mois de l’élection présidentielle de 2012, les Français sont saisis d’angoisse à l’idée que la fête électorale débouchera sur une gueule de bois. La crise aidant, la politique se révèle un théâtre d’ombres où les signes du pouvoir servent surtout à masquer l’impuissance. Qui gouverne ? Qui décide ? Circus politicus révèle les dessous d’un véritable « putsch démocratique », une tentative de neutralisation du suffrage universel par une superclasse qui oriente la décision publique. Il montre comment le (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Si un homme blanc veut me lyncher, c’est son problème. S’il a le pouvoir de me lyncher, c’est mon problème. Le racisme n’est pas une question d’attitude ; c’est une question de pouvoir. Le racisme tire son pouvoir du capitalisme. Donc, si vous êtes antiraciste, que vous en soyez conscient ou non, vous devez être anticapitaliste. Le pouvoir du racisme, le pouvoir du sexisme, vient du capitalisme, pas d’une attitude.

Stokely Carmichael

L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
19 
Le DECODEX Alternatif (méfiez-vous des imitations)
(mise à jour le 19/02/2017) Le Grand Soir, toujours à l’écoute de ses lecteurs (réguliers, occasionnels ou accidentels) vous offre le DECODEX ALTERNATIF, un vrai DECODEX rédigé par de vrais gens dotés d’une véritable expérience. Ces analyses ne sont basées ni sur une vague impression après un survol rapide, ni sur un coup de fil à « Conspiracywatch », mais sur l’expérience de militants/bénévoles chevronnés de « l’information alternative ». Contrairement à d’autres DECODEX de bas de gamme qui circulent sur le (...)
103 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.