Fiscalité : un cas d'école

Ou : du yacht au pédalo.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour trouver l’occasion de placer ce scoop.

Sans commentaire. En effet, pour comprendre l’humour de l’intéressé cité ci-dessous, il suffit de comparer ce que rapportent à l’État :

100 000 personnes qui dépenseraient chacune 100 euros taxés à 10 euros ( = 1 000 000 d’euros de taxe à 10% prélevés sur les « pauvres »)...

et 10 personnes qui dépenseraient chacune 100 fois plus, soit 10 000 euros taxés au même tarif (= 10 000 euros de taxe sur les « moyennement riches »).

C’est-à -dire 100 fois moins d’impôt fourni par des moyennement riches, qui se maintiennent grâce à leurs dépenses (somptuaires d’apparence seulement car il y a le train de vie à soutenir), que par les pauvres qui restent pauvres (car ils n’ont fait qu’entretenir leur pauvreté) en subvenant à leurs besoins vitaux.

C’est tout le principe « égalitaire » bien connu de l’impôt indirect, donc de la TVA.

Pour en venir au fait, Jean-Marie Cavada, interviewé dimanche dans les coulisses de la réunion de lancement de l’UDI (le nouveau parti de JL Borloo) a déclaré ce qui suit au micro de la télévision :

« La TVA ne relève pas de l’injustice fiscale, puisque plus on est riche plus on consomme donc plus on est taxé. »

C’est exactement le genre de logique qui nous a mené pendant 5 ans :

« Travailler plus pour gagner plus »
« Puisqu’on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps. »

... logique de la droite certes, mais que moyennant leurs coups de pouce, les socialistes perpétuent sans barguigner.

COMMENTAIRES  

27/10/2012 13:36 par Dwaabala

Pour compléter la réflexion et permettre quelques exercices de calculs :
TVA : 130 Milliards de revenus pour l’état.
IR : 52 Milliards.
IS : 44 Milliards.

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