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Gilets jaunes, Piqueteros - comparaison n’est pas raison, mais…

De gouvernement en gouvernement le démantèlement du lien social est en marche, et cela depuis plusieurs années, quelque soit le gouvernement et sa couleur politique, les mêmes politiques austéritaires sont misent en place.

Dans la totalité des situations ces politiques ont engendrées une réaction forte d’une partie importante de la population, n’en déplaise au média du capital, pourtant depuis plusieurs années maintenant les mobilisations n’ont pas eu les effets escomptés.

Si, dans un premier temps, les réformes étaient non pas à la marge, mais plus tôt faites petit à petit, rognant sur les droits de la population, un vrai coup d’accélérateur est intervenu et aujourd’hui, nous n’avons plus à faire à des bucherons, cas des jardiniers.

Depuis les années deux mille les gouvernements des différents pays européens ont opérés de multiples modifications des droits sociaux.

Par exemple : la réécriture du code du travail en défaveur des salariés en 2005 en Italie, en Espagne le P.S. et la droite se succèdent de 2010 à 2011 et précarise le prolétariat, la Grèce n’est pas épargnée en 2012 le gouvernement fait le contraire de la raison pour laquelle il a été élu.

Sous l’impulsion de l’Europe, les Etats ne se sont pas contentés de casser le code du travail, ils ont aussi dégradés l’allocation chômage, les retraites... La protection sociale de la population a été mise à mal et par la même les familles se sont trouvées dans des situations plus précaires.

Pourtant en France comme ailleurs, la politique ordo-libérale de l’Europe est largement rejetée. Le président de l’Europe non élu par les peuples européens : Jean-Claude Juncker a beau affirmer « qu’il n’existe pas de démocratie en dehors de l’Union Européenne » le problème est que l’union ne respecte pas les droits et les votes de sa population.

En 2005, le 28 mai les français, comme d’autres citoyens de l’Europe ont dit non à la constitution ultra-libérale de l’Europe. Les gouvernements européens ne respectant pas les décisions de la population signent quand même toutes tendances confondu le traité de Lisbonne reprenant le contenu de la constitution de l’Union.

La situation va continuer dans le détricotage des droits de la population sous l’égide de l’Europe, en Grèce le gouvernement de droite va « magouiller » les comptes de la nation avec l’aide d’une grande banque, et plonger le pays dans une crise économique des plus dure pour le pays.

Dans les différents pays de l’union des partis d’une nouvelle de gauche émerge, Podemos, les Insoumis, Syriza, malgré un battage médiatique contre ces partis, ceux-ci progressent lors des différentes élections.

En Grèce Syriza va gagner les élections, sur un programme de changement de cap, c’est-à-dire une politique différente de l’austérité imposé par Bruxelles. L’Union Européenne va faire pression sur ce gouvernement élu démocratiquement pour mener une politique autre que celle voulu par la population, indiquant à toute la population que leurs avis ne compte pas.

Les différentes réformes du code du travail, des retraites, ont crée bien des contestations, manifestations, rassemblements et autres oppositions. En Grèce comme ailleurs la réponse des Etats fut un mépris a peine dissimulé, et des déclarations de l’Europe mettant de l’huile sur le feu.

En dehors de Syriza qui est arrivé au pouvoir et qui n’a pas malheureusement respecté le contrat qu’il avait avec la population grecque. Les partis alternatifs comme la F.I et Podémos défavorisé par des campagnes médiatiques très négatives, ont certes fait des scores plus qu’important, mais ne sont arrivés qu’aux portes du pouvoir et n’apparaissent pas encore comme des solutions pour une partie suffisamment importante de l’électorat.

En même temps l’arrogance de l’Europe, des présidents et parti de droite comme de gauche n’ont fait que créer un sentiment de défiance important dans la population et un mépris important pour les médias considéré comme complice, corrompus par l’argents, de plus corporatiste. Les politiciens en règle général sont considérés comme malhonnêtes et corrompus.

Les causes produisent les mêmes effets, la situation française ressemble à la situation de l’Argentine en 1990, où des chômeurs, des ouvriers et ouvrières en colère et même au-delà, ont bloqués des axes de communication. Ce mouvement populaire argentin, peut être riche de compréhension pour les événements qui se produisent en France, ce qui va devenir le mouvement des Piqueteros, surgie en Argentine dans le même contexte de mesures néolibérales. Ce mouvement prend racine dans la province du pays, dans les villes de Cutral có et Plaza Huincul, les grandes villes comme Buenos aires sont plutôt touchées dans leurs périphéries pauvres. La mobilisation provinciale des gilets jaunes a cela en commun avec leurs homologues Piqueteros.

La question de la durée de la mobilisation des gilets jaune est bien sûr propre à la situation française, mais dans un contexte peut-être un peu différent, ce mouvement de blocage en Argentine a duré des années 1990 à 2006, ce qui est quand même une longue période !

De manière similaire à la France, la presse argentine, va présenter les piqueteros comme des personnes violentes, toutefois la violence la plus tangible sera la mort de deux piqueteros, Maximiliano Kosteki et Dario Santillan, assassinats politiques par la police qui débouchera sur une crise politique et des élections anticipées.

Il est intéressent aussi de voir que les décisions des personnes sur les piquets de blocage étaient prise en assemblée, une autogestion dans le fonctionnement, avec un rejet des partis politiques. Composés de gens très différents les uns des autres, mais avec une unité dans l’action.

Une chose qui est aussi commune aux deux mouvements l’incompréhension des syndicats vis à vis de ce mouvement, bien que des syndicalistes soient présent dans le mouvement dès le début. D’ailleurs ils apportent un savoir-faire comme en France, mais les dirigeants des syndicats sont plus que méfiants envers un mouvement qu’ils ne dirigent pas.

Si comparaisons n’est pas raison, quelques similitudes tout de même sont perceptible principalement le contexte économique, social d’exacerbation des tensions entre politique et population.

Le même mépris des hommes et femmes politiques envers les citoyens de leurs pays, une incompréhension de plus en plus forte entre des personnes se considérant comme une élite et un nombre de plus en plus important de la population qui perçoivent les politiques comme des parasites qui vivent sur leurs dos.

Les politiques économiques menées qui ampute le pouvoir d’achat des ménages, sont issues de pressions exercées sur les populations par des organisations du type du Fond Monétaire International, accentué par les décisions de l’Union Européennes qui mettent en œuvre des projets comme l’ANI, comme la constitution européenne, ou la signature de traités secrets TAFTA ou autres acronymes ; orientation prise en désaccord avec les populations.

Il est difficile de voir ou va cela va conduire le mouvement des gilets jaunes, leurs expressions politiques est diverses et correspondent à des aspirations assez similaire. Mais les personnes investies dans le mouvement ont des visions et des solutions souvent contradictoires, autant que des idées variables sur les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à la satisfaction de leurs revendications.

La crise de la représentativité est importante, en France mais au aussi au delà de ses frontières dans l’Europe entière, la question de la contagion est posée.

Ce qui est certain c’est que ces mobilisations sont largement incomprise par les politiques et donc prennent des directions insurrectionnelles, voir révolutionnaires.

Il est possible que le pouvoir et les pouvoirs en jeux dans cette situation veuille jouer le pourrissement, plus la situation dura plus elle est susceptible de créer des drames, la situation actuelle est celle là à n’en n’en pas douter...

Cordeil Olivier

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