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Guerre en Syrie : peut-on faire taire les armes ?

On est le 15 décembre : depuis une semaine, les médias mainstream, partout en Europe, ne cessent de passer en boucle un message : « massacre à Alep ».

Bachar Al Assad et Poutine sont les nouveaux démons : les hommes à abattre, des bouchers sanguinaires. L’Iran en prend également pour son grade, et les milices du Hezbollah, chiite, également.

Des progressistes en France se font les relais de cette campagne médiatique, et s’émeuvent en observant des rues éventrées, des cadavres abîmés, des « habitants d’Alep » et « journalistes » dont on peut suivre les Tweets et messages heure après heure. On parle d’impuissance de l’Occident [1]… et ce sont toujours les mêmes qui, dans les médias, nous assènent en boucle leur indignation monnayée : Laurent Joffrin, le fils Glucksmann, Nicole Ferroni en larme, Christophe Barbier courant de plateau en plateau télé… Ca fait « chic » de citer Grozny, Guernica, Sarajevo… [2] , on parle des « goulags » d’Assad, on évoque « la Corée du Nord », on parle « d’extermination », de « génocide », de « terreur »… on attendait de voir la mort en direct de nos amis syriens en vue : Hadi Alabdallah [3], Lina Shamy [4], Mr_Alhamdo [5], Monther Etaky [6] (qui se plait à relayer Bilal Abdul Kareem [7] qui lui même relaye la propagande des djihadistes « rebelles » d’Alep [8])…en vain.

Passé ces effets larmoyants et l’indignation à coup de projecteurs : le summum aura été l’extinction de la Tour Eiffel… on est en droit de se demander : qu’en est-il en réalité ? Et que pose comme questions la bataille d’Alep ? Que faut-il en penser ?

Premièrement, Alep, deuxième ville du pays, où le soufisme est très présent, n’est jamais tombé entre les mains des rebelles. Il n’y a jamais eu de soulèvement populaire massif dans la ville contre Al Assad et les autorités locales. La bataille d’Alep a débuté le 19 juillet 2012 par une offensive rebelle venant du nord, des frontières turques, et de groupes paramilitaires divers dont le plus important est le Liwa al-Tawhid, groupe proche des Frères musulmans, probablement armé et financé rapidement par la Turquie, et dont le chef est Abd al-Qader Salah, marchand de céréales, islamiste « modéré » qui veut bâtir un « État islamique issu d’élections libres ». Il n’est pas le seul à être islamiste « modéré » et fait partie d’un petit groupe de joyeux lurons très influents dans l’opposition à Al-Assad : avec Hassan Abboud de Ahrar al-Sham, Ahmad Aisa al-Shaykh du groupe Suqour al-Sham Brigade et Zahran Alloush de Jaysh al-Islam. Sans préjuger de ses liens troubles avec la Turquie, il est important de retenir –tout de même- qu’Abd al-Qader Salah mourra dans un hôpital turc des suites de ses blessures au combat à Alep, fin 2013.

C’est donc à partir de juillet 2012 que ces groupes s’installent à Alep-Est et organisent la scission de la ville en deux parties, après avoir tenté de prendre le contrôle de la totalité des quartiers via les méthodes classiques des groupes paramilitaires. Alep avait déjà connu ce genre d’intrusion…de triste mémoire. Les quinquagénaires aleppins se souviennent bien de l’écrasement de l’insurrection de 1979-1982, lorsque des fanatiques islamistes des régions du nord et d’Alep menaient des actes terroristes quasi quotidiennement, en posant des bombes dans des gares, des restaurants, des services publics, assassinaient des militants du parti Baas, des communistes, des syndicalistes, visant les chrétiens et les alaouites tout particulièrement. Trempait alors dans ce bain de sang, à l’époque, Ali Sadreddine al-Bayanouni, vieux responsables des Frères musulmans de Syrie, à leur tête entre 1999 et 2010, exilé depuis à Londres, et son successeur Mohammed Riyad Al Chaqfeh qui sert encore aujourd’hui d’autorité morale à tout ce petit monde, directement d’Istanbul [9] !

Il faut donc bien comprendre que ces groupes paramilitaires sont financés et armés par les puissances étrangères [10], notamment la France depuis au moins 2013, comme le révèle Le Monde en août 2014. Toutes les puissances régionales sunnites s’y mettent et c’est une véritable organisation internationale qui se met en place pour littéralement fabriquer une/plusieurs armées dites « libres » [11].

Mais malgré un lourd passif sanglant, cela n’empêchera pas l’homme d’affaires Riad Seif, d’exprimer son soutien à tous ces beaux rebelles islamistes, déclarant devant une presse béate et contente d’enfin trouver des interlocuteurs sérieux et unis pour remettre en cause le pouvoir dictatorial d’Al Assad : « Les islamistes syriens sont connus pour leur modération » [12]. Pour resituer, Riad Seif a été reconnu fin 2012 comme l’un des chefs de la Coalition nationale syrienne, organisation légitimée par plus de 100 pays réunis à Marrakech pour l’occasion. Mouaz al-Khatib, le président de la Coalition, sera par ailleurs soutenu par toute la communauté internationale, dont la Russie, pour ses tentatives de résolution pacifique du conflit. Mouaz al-Khatib, sous ses airs bonhommes, n’en reste pas moins un islamo-conservateur en accord avec Youssef al-Qaradawi, théologien éminent des Frères Musulmans, interdit de circulation dans tous les pays à peu près sensés à cause de son soutien aux organisations terroristes, sans parler de son antisémitisme et de son rêve de faire d’Erdogan le nouveau Calife… M’enfin…l’important, c’est que la photo de famille rende bien, et que la France et les États-Unis applaudissent à la fin : « Nous avons hâte de soutenir la coalition nationale qui ouvre la voie à la fin du régime sanglant d’Assad et à l’avenir de paix, de justice et de démocratie que mérite le peuple entier de la Syrie » [13].

Pourquoi est-ce si important de s’intéresser aux origines des groupes rebelles qui combattent et veulent prendre le pouvoir à Alep ? Parce que dans une situation de guerre, il y a deux belligérants, et c’est particulièrement vrai à Alep. La ville est la proie des combattants loyalistes et rebelles depuis 2012. La ville possède un intérêt stratégique et également politique : celui qui la contrôle gagne un crédit considérable auprès de la communauté internationale et fait la démonstration de sa capacité et de sa légitimité à revendiquer le pouvoir. Dans ces conditions, comment croire que les syriens avaient leur mot à dire ?! Quels sont les liens entre les manifestants de 2011 et les rebelles armés de 2012 ?

Pour en revenir à Alep, la capitale économique de Syrie possédait avant le conflit 2,3 millions d’habitants répartis sur 190 km2. Dès juillet 2012, les observateurs internationaux savent que le conflit n’oppose plus le régime dictatorial d’Al Assad à son peuple « martyr » mais bien deux forces armées qui se font face dans un duel à mort. Tout but, toute finalité dans ce conflit devient un but, une finalité de guerre. C’est d’ailleurs pour cela que les civils d’Alep avaient déjà fuit la ville depuis le début des opérations de guerre, c’est à dire après l’envahissement des quartiers est de la ville par les troupes paramilitaires rebelles, et non avant ! Et que le soutien massif des aleppins aux armées rebelles n’a jamais existé de manière homogène [14]. Par ailleurs, si Alep-Ouest voyait encore sa population compter 1,6 millions d’habitants, il est surprenant de s’apercevoir que les 50% de la ville contrôlée par les rebelles n’avaient que 250 000 habitants maximum. L’état de siège entre 2012 et 2015, c’est Alep-Ouest qui a dû le subir…avec une majorité de sa population, et des milliers de réfugiés qui fuyaient les zones de combat. L’ONU a reconnu ces derniers mois que près de 50 000 habitants avaient rejoint Alep-Ouest, et que la prise par les loyalistes des quartiers permettaient à d’autres syriens de ne plus être en zones de conflit. Et si les bombardements et combats ont fait plus de 1 500 tués civils, que le massacre supposé de 82 civils n’a pas pu être retenu par les organisations internationales comme relevant de crimes de guerre imputables aux armées d’Al Assad (l’ONU a même explicitement dit que rien ne pouvait prouver cette assertion…), il n’en reste pas moins qu’on est loin du « massacre » et du « génocide » dénoncé par les partisans de l’ingérence diplomatique, militaire et politique, la France en tête.

On comprend mieux aussi pourquoi à l’ONU, la diplomatie russe a refusé jusqu’alors de considérer toutes les parties prenantes comme étant égales ! Le nouveau président de la Coalition nationale syrienne, Al-Abdeh explique en mars 2016 : « Le refus de la Russie d’inclure certains éléments de l’opposition, tels que l’Ahrar al-Sham al-Islamiyya et le Jaysh al-Islam, peut être attribué au désir de la Russie d’avorter la révolution [syrienne]… Les deux groupes sont des composantes essentielles de la révolution et les deux sont considérés comme très modérés’, a-t-il ajouté. ’Une résolution politique ne peut pas être réalisée sans eux » [15].

Mais ce n’a pas été le choix de la diplomatie française. Nous avons tous en tête la phrase du Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius : « Sur le terrain, Al Nosra fait du bon boulot »… D’ailleurs, on sait désormais que si des étrangers (et pas moins de 1 900 français) se sont engagés pour aller faire le djihad en Syrie, c’était pour devenir des moudjahidines martyrs et pour imposer la charia. Cela a été possible grâce à une campagne savamment orchestrée…depuis la France ! [16] En effet, le 7 février 2012, une déclaration de théologiens musulmans est relayée par l’UOIF. Cette déclaration invite les fidèles à s’engager : « les musulmans doivent apporter à l’Armée Syrienne Libre les moyens matériels et symboliques dont elle a besoin (…) ils doivent la soutenir, l’améliorer, la renforcer et la rejoindre ». Et qui retrouve-t-on comme signataire de cet appel ? Youssef Al-Qaradawi, président de l’Union mondiale des Oulémas musulmans… D’ailleurs, dans un rapport sénatorial (n°757 du 5 juillet 2016), le Président du Conseil Français du Culte Musulman M. Anouar Kbibech reconnaît : « Je fais mon mea culpa : au début, nous avons sous-estimé le phénomène de radicalisation. Même François Hollande était prêt à aller en Syrie pour combattre le dictateur qui persécutait son peuple. Nous avons perçu l’engagement des jeunes qui se sont mobilisés comme un engagement humanitaire. Puis nous avons vu partir des familles entières, des jeunes filles – 40 % des départs ! Cela nous a fait prendre conscience de la gravité de la situation. Dès mai-juin 2014 nous avons organisé un colloque sur le sujet », p.263 dudit rapport [17].

On pourra ainsi croire que les djihadistes français se seraient engagés aux côtés de Daesh… c’est méconnaître la structuration des groupes rebelles : car c’est bien dans le nord de la Syrie et notamment à Idleb que se sont constituées les plus importantes filières de recrutement étranger. Bernard Cazeneuve le reconnaît lui-même volontiers : depuis les défaites successives des rebelles, les français radicalisés sont moins enclins à partir… [18]. Ceux qu’on combat en France pour leurs actes de terreur seraient-ils des alliés objectifs des puissances occidentales en Syrie ? Seraient-ce eux les démocrates encerclés et assiégés à Alep ? La Russe n’a-t-elle d’autres intérêts que de bombarder « le peuple syrien » et se rendre coupable de « génocide » ? On voit de suite que c’est ridicule.

C’est d’autant plus ridicule que même Washington s’accorde avec la Russie sur les conditions d’une trêve. Et on peut estimer que ce fut là le réel enjeu de tout le boucan médiatique de ces derniers jours : les puissances occidentales auraient voulu empêcher par tous les moyens la communauté internationale de trouver une résolution pacifique, dans des conditions favorables au régime de Damas. En vérité, on comprendra la proposition de cessez-le-feu général proposé par la Russie le 16 décembre à la lumière des négociations qui n’avaient pas abouties en septembre ! [19] Et non en considérant qu’après avoir repris Alep, les Russes, par cynisme, feraient une proposition opportuniste…

Que peut-on conclure de tout cela ? On est en droit de penser qu’il est totalement erroné de considérer que le conflit syrien serait un conflit entre un régime dictatorial et un peuple homogène et unanimement opposé au régime. C’est même faire fi des réalités du terrain et des enjeux internationaux qui se jouent. D’abord, l’intervention russe en Syrie n’intervient qu’en septembre 2015…soit 3 ans après le début du conflit…et de l’intervention des forces de l’OTAN et des pays arabes. La diplomatie russe, entre 2012 et 2015, n’a jamais fermé la porte à des négociations pour assurer une transition démocratique en Syrie.

Si le premier problème syrien a été effectivement l’écrasement brutal et sanglant des manifestations du Printemps syrien, il n’en reste pas moins que les forces opposées au régimes étaient multiples et aux intérêts contradictoires. La mise de Al Assad au ban des Nations, et notamment de l’Organisation de la Coopération Islamique [20], aura permis aux gouvernements Turcs et Français d’exercer un droit d’ingérence intolérable pour tout progressiste qui se respecte. D’un côté, Erdogan ne voyait que trop bien l’opportunité qu’il avait d’éradiquer les forces démocratiques kurdes ; de l’autre les français, dont l’intervention en Syrie renoue clairement avec sa tradition coloniale d’un territoire que les diplomates bourgeois français considèrent comme un héritage, voulant se tailler une part du gâteau syrien tout en se drapant dans les soi-disant vertus de la démocratie universelle.

Le second problème aura été la militarisation du conflit. Quelles sont les organisations qui auront alerté sur les dangers d’une militarisation à outrance ? Sur l’armement des groupes djihadistes ? Qui aurait manifesté pour empêcher la France de bombarder Damas, comme cela a été proposé en 2012 ?

Il serait faux et injuste d’attribuer l’escalade du conflit uniquement à Al Assad et son régime : parce que les groupes rebelles djihadistes, les kurdes, les milices libanaises et palestiniennes, les groupes chiites afghans, Daesh, les militaires irakiens, les forces américaines en Irak, les conseillers spéciaux français, l’aide matérielle turque, tous sont comptables des destructions et de la violence. Sans qu’aucun n’ai plus de légitimité que les autres, aux yeux des victimes civiles.

Alors, lorsque l’émissaire des Nations Unies, Staffan de Mistura expliquait sérieusement en octobre qu’il fallait laisser partir les djihadistes d’Alep pour faire taire les armes, on aurait pu croire que c’était le régime de Damas qui s’arc-boutait sur ses positions [21] et refuserait de laisser partir les terroristes. Or, ce sont les terroristes d’Al Nosra eux-même qui, par leur intransigeance, on voulu prolonger les opérations militaires [22]… comme Daesh l’avait voulu lors de la bataille de Kobané ou actuellement à Mossoul. Les rebelles l’arme au poing ne sont pas les seuls à vouloir continuer les combats : l’opposition syrienne, si « modérée » nous dit-on, a même réclamé la démission de Staffan de Mistura… et refuse de « marchander » avec Damas au sujet de la résolution du conflit [23].

On voit bien que la solution au problème syrien ne pourra venir que de négociations réunissant tous les protagonistes autour d’une même table, sans préjugé ni prérogative. Le 19 décembre, le vote par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution française de voir à Alep des observateurs internationaux est un bon signe : et ni la Syrie, ni la Russie n’ont protesté contre cette résolution. On pourrait s’attendre à ce que des observateurs internationaux aillent également à Homs assiégée par les rebelles, ou à Idlib, pour constater les dégâts commis par les troupes djihadistes rebelles [24] en passe de fonder un émirat islamiste [25]. Il faudrait également exiger l’arrêt du soutien de la Turquie à toutes les forces djihadistes dans la région, et la fin des massacres perpétrés au Kurdistan turc, où la destruction totale de quartiers de Sirnak [26]. Le rapprochement diplomatique entre la Turquie et la Russie laisse espérer que le dialogue va pouvoir reprendre entre les différentes puissances de la région [27].

Quoi qu’il en soit, l’ingérence des puissances de l’OTAN, alliées des islamistes pour l’occasion, aura eu comme conséquence pratique de totalement détruire l’opposition laïque et démocratique syrienne. S’il y avait encore en 2012 des espoirs quant à voir la société civile s’organiser pour assurer une transition démocratique face à Al Assad, cet espoir s’est envolé avec la militarisation à outrance. De plus, la perspective de mise en pratique de la nouvelle constitution syrienne [28] qui assure la pluralité des partis politiques, un état laïc, et la limitation du mandat de Président semble de plus en plus compliquée tant que la Syrie n’aura pas retrouvé sa stabilité. Enfin, l’unité du pays et son caractère laïc ne saurait être remis en cause, et doivent être défendus. Dans ce cadre, le peuple kurde de Syrie, dont les organisations dialoguent avec Al Assad, proposent la constitution de régions confédérées dont le ciment serait la démocratie communale, les droits sociaux, et le caractère laïc.

Pour terminer, le retour de la Russie sur la scène internationale, tant diplomatiquement que militairement est un réel tournant. Certains s’en offusquent, d’autres s’étouffent, d’autres encore appellent à l’affrontement. Cette stratégie du choc, de conflits entre blocs, doit être combattue en priorité. Les Bernard-Henri-Lévy en herbe et la deuxième gauche seront toujours présents pour jeter le trouble sur les événements : l’avancée et l’intervention des forces militaires de l’OTAN est systématiquement passé sous silence. Les crimes de guerre commis par les troupes de l’OTAN, la France en particulier lors de son intervention en Libye, sont systématiquement éludés [29]. Les intérêts géostratégiques qui impliquent le partage des territoires, le Golan, le Kurdistan, l’accaparement et le contrôle des ressources pétrolifères, voilà les réelles causes de l’embrasement syrien et de la généralisation des opérations militaires de part et d’autre.

Désormais, les coups tordus de la géopolitique OTANnienne ne pourront plus s’accomplir en toute impunité. En effet, est-il besoin de rappeler que depuis 38 ans le mouvement djihadiste est systématiquement soutenu par les forces impérialistes occidentales ? L’invasion et la déstabilisation de l’Afghanistan par les troupes Talibans et Oussama BenLaden dès avant l’intervention soviétique en 1979, les guerres du Golfe, la formation par Al Qaïda de dirigeants du Groupe Islamique Armé qui mettra à feu et à sang l’Algérie puis la France via les attentats de 1995, la destruction de l’Irak pour des motifs fallacieux de l’administration Bush, la destruction de la Libye et l’utilisation des forces djihadistes au Sahara, et désormais l’impunité qu’ont pu connaître les djihadistes de Daesh et d’Al Qaïda en Syrie et en Irak, jusqu’aux attentats en Europe… c’est peut-être cette période qui est en train de se refermer avec la montée en puissance de la Russie sur la scène internationale.

Le Moyen-Orient sera-t-il en capacité de tourner enfin la page des désastreux accords Sykes-Picot et du traité de Sèvres ?

Ainsi, si l’on veut une politique assurant la paix, il faudra combattre ceux qui font le choix de l’affrontement systématique par Nations interposées. Le démantèlement de l’OTAN, outils de l’impérialisme français [30], reste la priorité si l’on veut construire la paix. De même, une réforme en profondeur de l’ONU est nécessaire pour qu’elle cesse d’être impuissante à agir face aux exactions que peuvent commettre tels ou tels gouvernements de par le monde. Faire taire les armes est possible, reconstruire la Syrie aussi, encore faut-il ne pas crier avec les pompiers pyromanes…

Clément Lorillec


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