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Le visage de l’impérialisme français, ou qui est aux commandes ? Révélations.

L’État-major français est l’organisme officiel chargé de conseiller et d’assister le Président de la République, chef des armées, et le gouvernement de la France. Il est composé d’officiers militaires qui se chargent de préparer la stratégie de défense du pays, les opérations de contrôle, le renseignement et le déploiement militaire dans les pays étrangers.

Le chef d’état-major des armées est l’amiral Édouard Guillaud, spécialiste de l’application militaire de l’énergie atomique. C’est à lui qu’on doit la lamentable opération Harmattan, l’intervention en Libye qui arma, conseilla techniquement, et entraîna les milices islamistes qu’il fallut combattre l’année suivante au Mali. De plus, il envoya des dizaines de missiles SCALP s’exploser sur le sol libyen. Ces missiles sont produits par la France par l’entreprise MATRA (anciennement spécialiste des transports : on lui doit le métro automatique de Lille), reconvertie dans l’armement lourd, dirigée par le P.-D.G. Lagardère, ami intime des Sarkozy et représentant du syndicat patronal MEDEF aux côtés du frère de l’ancien président, Guillaume Sarkozy. Les activités guerrières de MATRA sont également associées à l’entreprise MBDA, fabricant de missiles pour tous les pays de l’OTAN, et possédée à 37,5% par EADS (entreprise nationale dont les P.-D.G. sont nommés par le gouvernement), et dont le P.-D.G. est un énarque polytechnicien Antoine Bouvier. Ses anciens camarades de classe et amis lors de son passage de 81 à 84 à Polytech’ sont : Fabrice Brégier, directeur général chez Airbus, Frédéric Oudéa, P.-D.G. de la Société Générale, Pascale Sourisse, P.-D.G. de Thales, Marc Darmon son bras droit et Marwan Lahoud, directeur général EADS. Mais ses relations ne s’arrêtent pas là, et comme dans ces milieux, on sait entretenir sur le long terme ses intérêts bien compris, il intègre l’ENA en 1984-1986 et doit serrer les mains de : Philippe Whal, P.-D.G. de Havas, puis de Bolloré, puis de la Banque Postale, Guillaume Pépy, P.-D.G. de la SNCF, Philippe Bas, intime de Chirac et secrétaire général de la Présidence, Jean-François Cirelli, P.-D.G. de Gaz de France, Jean-Claude Mallet, secrétaire général de la défense nationale sous Sarkozy, puis recyclé comme conseiller spécial du ministre de la défense socialiste actuel. Ajoutons à la liste déjà longue quelques préfets, quelques éléphants socialistes députés, sans oublier le dernier, mais pas le moindre (pour le commerce !), Pierre Moscovici, actuel ministre régalien de l’Économie, des Finances et du Commerce. On comprend qu’Antoine Bouvier se réjouisse de voir passer ses commandes de missiles de 2,6 à 3,5 milliards entre 2011 et 2012, avec des VRP de la trempe à Mosco, il n’a pas de souci à se faire ! Business is business.

Ce n’est pas tout. Benoît Puga est général. Il exerce en tant que chef d’État-major particulier du Président de la République depuis 2010. Soufflant à l’oreille de Sarkozy, il est devenu le conseiller de Hollande. Saint-cyrien fils de putschiste d’Alger en 1961, il ira faire le cacou pendant sept ans en Afrique dans des campagnes militaires souvent hasardeuses pour assurer la domination de la Françafrique, puis participera au démantèlement de l’ex-Yougoslavie, s’occupant spécifiquement de la « transition démocratique ». Il a été à cette époque conseiller spécial de Carl Bildt, haut-représentant international, copain comme cochon avec Milosevic, et chaud partisan de la réintégration française dans l’OTAN.

L’État-major est également composé du général Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, frère du sinistre royaliste vendéen député Philippe du même nom. Ce catholique traditionaliste sera le commandant des forces internationales alliées en Afghanistan. Il participa également à créer le désordre en Serbie et au Kosovo, sous les ordres du Haut représentant de l’ONU, le « guerrier de la paix » Kouchner, et de son ami va-t-en-guerre chef de milices BHL, que l’on retrouve aujourd’hui sur les plateaux télé aux côtés de Natalie Nougayrède, pour nous expliquer que « quand [il] entend le mot ‘paix, paix, paix’, [il] entend le mot ‘guerre, guerre, guerre’ ! (sic) ».

Le sous-chef d’état-major de l’armée française, délégué aux Relations Internationales, est le général Gratien Maire. Il conseille également le gouvernement actuel au sein de la direction de l’état-major. Il a de 2009 à 2011 passé la serpillère à Washington en tant qu’attaché de défense près l’ambassade de France aux États-Unis : son rôle s’est borné à réintégrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN (ce que le général De Gaulle avait toujours refusé), pour ainsi faciliter les échanges d’information, l’interopérabilité des opérations militaires, et accélérer la chaîne de commandement (exemple de la « french touch » : 5 mn entre la décision franco-américaine d’intervenir en Libye, l’ordre de bombarder les troupes de Kadhafi et le lancement effectif des missiles SCALP).

Enfin, le dernier, mais non le moindre, puisqu’il est celui qui mérite de recevoir la « laisse d’or » de la soumission de la France aux intérêts impérialistes de l’OTAN - Traité Transatlantique Nord : le général français Jean-Paul Paloméros, dit « le Cerveau », commandant suprême du Commandement allié Transformation, l’un des deux états-majors suprême de l’OTAN, et chargé des questions doctrinales et de transformation opérationnelle. La députée PS Patricia Adam, vice-présidente de la commission de la défense de l’assemblée nationale et amoureuse transie, confie qu’il « est quelqu’un que j’ai toujours apprécié pour la clarté de son langage ». Il refusait d’intervenir en Syrie sans accord de l’ONU. Il faut croire qu’il a changé d’avis, soucieux de ne pas sacrifier sa carrière promise à un brillant « avenir en train de s’écrire » … même au prix du sang made in US !

Il n’y a pas de complot caché où des puissances occultes manœuvreraient pour la domination du monde. Tout se sait, tout est visible. L’impérialisme atlantiste n’est pas plus étasunien qu’il n’est français, allemand, britannique, turc ou qatarien. L’impérialisme atlantiste a pour but de défendre avant tout la propre bourgeoisie nationale des pays membres et les capitaux transnationaux issus des marchés communs européens et transatlantiques. Les intérêts commerciaux et des propriétés capitalistes sont ce qui relie économiquement d’abord, militairement ensuite, les pays du traité transatlantique nord OTAN. Ces intérêts matériels sont connus de tous : les militaires reçoivent leurs ordres des politicards bourgeois et les politicards bourgeois reçoivent leurs ordres des syndicats patronaux des pays et des trusts transnationaux. Il ne leur reste plus qu’à maquiller la domination du monde et les crimes de masse par des concepts débiles tels « le droit d’ingérence » et « la démocratie importée » comme on importe du corned-beef en boîte et des happy-meals. Les médias dominants sont quant à eux les chiens de garde du système : un vote tous les cinq ans, et allez voir ailleurs, SVP !

« On croit mourir pour la patrie : on meurt pour des industriels » : Anatole France, l’Humanité, 18 juillet 1922.

Clément Lorillec jeune communiste du Nord

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