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La guerre en Syrie est-elle [encore] civile ?

Plus que jamais, la question se pose, devient inévitable : qui se bat [enfin] en Syrie ? Depuis cinq ans et demi, les médias internationaux, qui ont noté la pléthore des acteurs intervenant dans le conflit du pays du Cham, n’en qualifiaient pas moins ce qui s’y déroulait de « guerre civile ». Cette identification improbable de la guerre en Syrie - de plus en plus démentie sur le terrain - participe de fait à une vaste manipulation de la réalité pour des desseins qui se dessinent [aujourd’hui] en filigrane. Or, désormais, l’on sait avec certitude qu’au moins cinq pays, directement ou indirectement sont impliqués dans le désastre qui frappe la Syrie. D’un côté, soutenant la rébellion, il y a les Etats-Unis, la France et la Turquie, notamment [en sus de l’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis (EAU) qui sans se déclarer agissent en sous-main aux côtés des rebelles, voire des jihadistes]. La Jordanie « coopère » également au sein de ladite « coalition » internationale sous l’égide des Etats-Unis. En face, la Russie et l’Iran, aident et conseillent le régime de Bachar al-Assad. De fait, à l’exclusion du Liban de l’Irak, du Sultanat d’Oman et du Yémen, c’est l’ensemble du « Machrek » (Moyen-Orient) qui est engagé dans ce conflit, participant à la curée. Outre ces interventions étatiques, plus ou moins déclarées, notons la présence de dizaines de milliers de jihadistes et de mercenaires, combattant sous la bannière de Daesh-EI (ledit « Etat islamique ») et d’une multitude de groupes islamistes indépendants, soit alliés à des organisations terroristes telles Al Qaîda. C’est le cas de Jabhat al-Nosra (branche syrienne d’Al Qaîda, devenue Jabhat Fatah al-Sham qui dit avoir rompu avec son mentor) dont l’ancien chef de la diplomatie française, Laurent Fabius n’en disait que du bien, car faisant « du bon boulot » en Syrie. Autant dire que la coalition entre l’Occident et les monarchies du Golfe, associée de fait aux jihadistes et aux terroristes qui opèrent en Syrie, poursuivent le même objectif : faire tomber le régime de Bachar al-Assad. C’est d’ailleurs l’aveu de M.Fabius ! Si l’on trouve des jihadistes et des terroristes aux côtés des rebelles syriens et de leurs soutiens occidentaux et monarchiques, en face des milices libanaises (notamment Hezbollah), irakiennes et iraniennes appuient l’armée syrienne. Ce qui fait beaucoup (trop) de « soldats » dans un territoire aussi restreint, surtout que les combats se concentrent en milieu urbain. D’où le nombre élevé - plus de 290.000 morts, selon l’ONU - des victimes civiles, singulièrement les enfants. Aussi, si à son début, la guerre en Syrie, pouvait passer pour civile - même si quelque part la révolte a été encouragée - son développement montre combien cette assertion est erronée, tant des intérêts stratégiques particuliers ont prévalu sur le bien-être du peuple syrien sacrifié sur l’autel de projets que seuls ceux qui ont favorisé ce conflit en connaissent les tenants et aboutissants. Ainsi, durant plus de cinq ans l’opinion publique internationale a été menée en bateau sur la réalité des évènements de Syrie. Il y eut un faux « printemps arabe » en Libye (dont l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, en a été l’un des fomentateurs) c’est également le cas pour la Syrie où ceux qui ont assassiné Maâmar El Gueddafi ont voulu compléter leur trophée avec la tête d’al-Assad. De « printemps », il n’y en eut point en Syrie confrontée à la mort et à la destruction. Si incertitude, il y avait, quant à la réalité de la manipulation extérieure des évènements de Syrie, l’intervention directe sur le terrain de l’armée turque et la présence d’unités spéciales états-uniennes [lesquelles ont fait fi de la souveraineté de la Syrie] dans les rangs et sous l’uniforme des FDS [Forces démocratiques de Syrie, coalition arabo-kurde, qui combattent Daesh et le régime] mettent à nu les intentions des uns et des autres. Désormais, le doute n’est plus permis. Il y a bien complot contre l’unité de l’ancien pays du Cham, nonobstant les griefs ou imputations contre le régime syrien. Ce sont les Etats-Unis qui ont détruit l’Irak en 2003 et donné naissance à l’engeance devenue Al Qaîda-Daesh. C’est ce qu’ils font en Syrie depuis 2011. Dans l’un et l’autre cas (Irak hier, Syrie, aujourd’hui) des pays arabes ont été démantelés avec la complicité, si ce n’est l’approbation, de certains Etats arabes. C’est là un aperçu du « nouvel ordre mondial » qui se met en place qui fait fi du droit international et de la souveraineté des peuples.

Karim MOHSEN

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