RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

La Ghouta à l’aune des médias

Que se passe-t-il dans la Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas, en Syrie ? Qui croire dans cette logorrhée à sens unique et désignant un seul coupable : le régime syrien ? A en croire les médias, en particulier occidentaux (européens et étasuniens), le régime de Damas organiserait un véritable génocide dans cette enclave proche de la capitale syrienne. Qu’en est-il en fait ? La vérité est sans doute autre et ce déferlement médiatique ne permet pas de trier le grain de l’ivraie. Ce qu’il faut relever en priorité est que les médias occidentaux (les agences internationales de presse, les grands médias d’information en continue] s’abreuvent à une unique source : un certain « Observatoire syrien des droits de l’homme » (Osdh), pour tous les évènements en relation avec la Syrie. Or, ces informations sur les atrocités en Syrie, qu’ils répandent aux quatre coins de la planète, ne sont ni étayées ni vérifiées et non authentifiées par une source indépendante ou contradictoire. Or, ces médias « grand public » se référent à une seule source d’information, donnée par une organisation ouvertement partisane, aurait dû à tout le moins - du fait de son parti pris pour une des parties belligérantes - inciter à la réserve, ne serait-ce que pour être en conformité avec l’éthique dont ils se réclament.
Or, ces médias - par ailleurs très professionnels -lorsqu’ils ne sont pas, ou n’ont pas été, en mesure d’authentifier l’information par des sources « indépendantes » prenaient la précaution d’avertir leurs abonnés de ce fait. Cela pour toutes les informations de quelque nature qu’elles soient (politique, diplomatique, militaire, générale etc.).

Ces réserves et précautions de bon aloi ont été purement et simplement ignorées et mises sous le coude lorsqu’il est question de la Syrie, noircissant – à dessein ? – plus que de raison les dirigeants syriens présumés coupables de « massacres » que la morale ne saurait accepter. Comment se fait-il que des agences et médias, réputés pour leur professionnalisme, se laissent aller à puiser à une unique source dans un conflit où paradoxalement, les rebelles et les terroristes sont dépeints comme étant des « combattants » de la liberté, et l’armée syrienne [qualifiée de « troupes de Bachar al-Assad », comme si l’Armée arabe de Syrie était la propriété privée du président syrien] un ramassis d’égorgeurs. C’est bien l’ex-ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui se félicitait des carnages d’al-Nosra (branche syrienne d’Al Qaïda) qui, selon lui, faisait « du bon boulot ». Cette façon biaisée d’informer sur ce qui passe en Syrie et particulièrement dans la Ghouta orientale, rappelle étrangement les évènements qui ont eu lieu à Alep entre octobre et décembre 2016 où ces mêmes médias décrivaient l’enfer que vivraient les Aleppins martyrisés par les bombardement du régime.

Or, des journalistes intègres qui se sont déplacés pour voir sur place la réalité ont constaté que la situation était diamétralement autre que celle décrite par les médias « mainstream » avec l’Osdh comme chef d’orchestre. Alors que ces médias parlaient d’Aleppins « otages » du pouvoir de Damas, des images vidéos - que les médias occidentaux se sont gardés de diffuser - montraient le contraire dévoilant une population folle de joie, qui fêtait sa libération.

Une reporter indépendante britannique, Vanessa Beeley, étant à Alep-Est, a donné une version autre de la réalité des événements. Elle est revenue avec un reportage-témoignage choc qui remettait les choses à l’endroit, avec ces images extraordinaires montrant le peuple d’Alep-Est accueillant avec ferveur ses libérateurs. Ces médias « informés » ont par ailleurs fait motus sur les rebelles qui empêchaient les Aleppins de rejoindre la partie de la ville tenue par le gouvernement. Or, c’est le même scénario qui se reproduit à la Ghouta orientale que Damas a entrepris de libérer de l’emprise des groupes rebelles et terroristes. Comme jadis à Alep-Est, ces rebelles empêchent les civils de la Ghouta de quitter l’enclave par les couloirs humanitaires mis en place par le gouvernement syrien et l’Onu. Comment est-il possible que des diplomates qui ont (tout de même) d’autres sources d’informations plus crédibles se référent-ils au seul Oudh, ou encore à des vidéos amateurs postées par des inconnus, vues sur YouTube et autres sites Internet, pointant un doigt accusateur sur les supposés « crimes » d’al Assad ? Tout cela n’est certes pas sérieux, alors que des innocents tombent chaque jour en Syrie, du fait que cette guerre a été incitée et sponsorisée – comme en témoigne l’arrestation en décembre 2016, par les services de sécurité syriens d’officiers étrangers qui tentaient de quitter en catimini les quartiers libérés d’Alep-Est - par ceux-là qui tout en faisant couler des larmes de crocodile sur le martyr du peuple syrien, se sont convertis en juges et pères fouettards des dirigeants syriens. Les grands networks sont-ils devenus des organes de propagande à la solde de décideurs indéfinis ? On n’est pas loin de le croire !

13 mars 2018

URL de cet article 33061
  

Pour une critique de la marchandisation
André Prone
Où va-t-on ? Chacun d’entre nous est en mesure d’observer les dérèglements biosphériques, économiques, politiques et sociétaux qui affectent le système-monde aujourd’hui. Mais au-delà du constat, quelles en sont les causes et comment agir pour en stopper le cours ? C’est ce à quoi tente de répondre ce livre. Il le fait avec la ferme conviction que rien n’est impossible et que tout dépend de nous. Analyser les dérives sociétales, thérapeutiques et environnementales générées par la marchandisation mondiale (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris, 25 mars 1871.

La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
69 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.