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Un certain 11 septembre, le plus terrible de tous

Le renversement d’Allende, raconté par Washington

Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocratiquement élu du Chili, mourait pendant un coup d’Etat militaire ourdi et financé depuis les Etats-unis.
La répression fit 3 800 morts ou disparus (évaluation minimale) et plus de 37 000 torturés. Des centaines de milliers de Chiliens furent contraints à l’exil. Une aube noire se leva sur le Chili de Pinochet.

Le 11 septembre 2001, l’attentat contre le World Trade Center à New-York fit 2992 morts (en comptant les 19 pirates de l’air) selon les chiffres officiels du rapport de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Il s’ensuivit une aube noire pour l’Afghanistan et l’Irak où périrent des centaines de milliers de citoyens, hommes, femmes enfants.

Socialiste, Salvador Allende était un des fondateurs du PS chilien. C’est la raison pour laquelle le parti solférinien pleure à chaudes larmes tous les 11 septembre, à chaque anniversaire de l’écroulement des tours jumelles.

Le Grand Soir.

En 1961, dès qu’il prit possession du pouvoir, le président Kennedy nomma un comité chargé des élections qui se dérouleraient au Chili trois ans plus tard. Selon l’enquête d’une Commission du Sénat[1], il était composé de hauts responsables du Département d’Etat, de la Maison Blanche et de la CIA. Ce comité fut reproduit à l’ambassade étasunienne de Santiago. Empêcher que le candidat socialiste Salvador Allende ne gagne les élections en était l’objectif. [2]

Allende était un marxiste, convaincu qu’on pouvait arriver au gouvernement par la voie pacifique et à partir de là, renverser les structures de l’Etat au bénéfice des majorités pauvres. Il disait que pour arriver à un tel but, on devait nationaliser les grandes industries, celles qui étaient aux mains des Etats-Unis, en priorité, car c’étaient elles qui exploitaient les ressources stratégiques. Ces idées, et d’autres idéaux sociaux, le rendirent indésirable aux yeux de Washington : il pouvait devenir un exemple pour les peuples d’autres nations latino-américaines.

Afin de lui barrer la route, des millions de dollars furent distribués aux partis politiques du centre et de droite afin qu’ils fassent leur propagande. Au moment d’élire le candidat à la présidence, Washington se décida à appuyer Eduardo Frei du parti démocrate chrétien, et imposa aux autres partis qu’il avait financés, de s’aligner sur cet homme politique. Au total, l’opération coûta quelque vingt millions de dollars, une somme si importante pour l’époque qu’on peut seulement la comparer avec ce qui avait été dépensé dans les élections étasuniennes. En effet, Washington n’investit pas seulement sur le candidat Frei, mais aussi sur toute une campagne stratégique de propagande anticommuniste à long terme.

La Commission du Sénat dit : « De nombreux supports furent exploités : presse, radio, films, tracts, dépliants, envois postaux, banderoles, peintures murales. » La Commission reconnaît que par l’intermédiaire de ses partis et de diverses organisations sociales, la CIA réalisa « une campagne alarmiste », dans laquelle la principale cible furent les femmes, à qui l’on affirmait que les soviétiques et les cubains viendraient enlever leurs enfants. Des affiches distribuées massivement montraient des enfants portant la marque de la faucille et du marteau estampillée sur le front. La tradition religieuse aussi fut exploitée au maximum afin d’inspirer la crainte du « communisme athée et impie ».

L’opération psychologique fonctionna au-delà de toutes les espérances : Frei obtint 56% du vote populaire, Allende 39%. Selon la Commission du Sénat, la CIA affirmait que « la campagne d’effroi anticommuniste avait été la plus efficace de toutes les activités entreprises. »

Ce fut une opération psychologique, avec les caractéristiques d’une guerre, dont la base était les plans appliqués au Guatemala et ayant amené au renversement du président Jacobo Arbenz, en juin 1954[3]. Une opération qui, au Chili, ne fut pas démantelée avec le triomphe de Frei car, malgré tout, le nombre de voix remportées par Allende fut élevé. Et le vaincu avait toutes les intentions de se représenter aux futures élections.

Dans ses Mémoires, William “Bill” Colby[4], chef de la CIA de 1973 à 1976, raconte que lors de l’élection présidentielle de 1970 au Chili « la CIA se vit enjoindre de diriger tous ses efforts contre le marxiste Allende, contre la candidature duquel elle fut chargée d’organiser une vaste campagne de propagande.” ». Selon cet ancien patron de la CIA, l’opération s’appelait « Deuxième Voie ».
 
Henry Kissinger, alors conseiller à la Sécurité Nationale du président Richard Nixon, déclara pendant une réunion du Conseil national de sécurité sur le Chili, le 27 juin 1970 : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester sans rien faire pendant qu’un pays sombre dans le communisme à cause de l’irresponsabilité de son peuple. » [5] Ce qui signifie que la décision souveraine d’un peuple ne serait pas valable si elle n’était pas en concordance avec les intérêts étasuniens. Lors de cette même réunion, on décida de rajouter 300 000 dollars à l’opération de propagande qui était déjà menée.

Selon la Commission Church, Richard Helms, promu patron de la CIA en 1966, envoya deux officiers qu’il connaissait depuis les premiers préparatifs d’invasion de Cuba. Ceux-ci, spécialistes de la guerre psychologique et de la désinformation avaient fait partie des plus hauts responsables des opérations au Guatemala : David Atlee Phillips, et David Sánchez Morales, de retour d’Indochine. La désinformation continuait de faire partie des activités principales contre le candidat Allende. La Commission du Sénat dit qu’un des mots d’ordre de la campagne était : « La victoire d’Allende signifie la violence et la répression stalinienne. »

Mais le 4 septembre 1970, Salvador Allende remporta les élections. Colby rapporte que « Nixon entra dans une grande fureur. Il était convaincu que la victoire d’Allende faisait passer le Chili dans le camp de la révolution castriste et anti-américaine, et que le reste de l’Amérique Latine ne tarderait pas à suivre. » L’ancien patron de la CIA se rappelle que le président convoqua Helms, « et il lui ordonna très clairement d’empêcher Allende de prendre ses fonctions. » Nixon chargea Kissinger de lui communiquer un suivi précis du complot.

Il restait une possibilité d’éviter qu’Allende prenne le pouvoir. Le Congrès chilien devait se réunir le 24 octobre pour choisir entre Allende et Jorge Alessandri, du Parti conservateur, arrivé en deuxième position, car Allende n’avait pas obtenu la majorité absolue. C’est qu’une partie de la gauche s’était divisée, non seulement à cause de la campagne médiatique, mais aussi du fait de l’argent que la CIA avait réussi à injecter dans quelques groupes.

Exécutant l’ordre, Helms envoya « un groupe de travail » qui se livra « à une activité frénétique » pendant six semaines, relata Colby. Atlee Phillips et Sánchez Morales étaient toujours hauts responsables du nouveau complot. Les dollars affluèrent massivement, mais dans une nouvelle direction maintenant. On essaya d’acheter le vote de certains congressistes pour qu’ils se prononcent contre sa victoire. Mais cela ne donna aucun résultat : Allende fut nommé président du Chili.

Les efforts prirent donc une nouvelle orientation, sans toutefois laisser de côté la campagne de propagande contre Allende. Colby dit que les agents prirent contact avec des responsables politiques et militaires pour sélectionner ceux qui pourraient être prêts à contrer Allende, « et déterminer avec eux l’aide financière, les armes et le matériel qui pourraient s’avérer nécessaires pour [lui] barrer (…) la route de la présidence ».

Washington plaça donc son plus grand espoir dans les Forces armées, mais tout dépendait de leur Commandant en chef, le général René Schneider. Là, la CIA rencontra un problème, car ce militaire avait clairement indiqué que son institution respecterait la Constitution. Et Colby reconnaît avec un naturel effrayant : « C’était l’homme à abattre. En désespoir de cause, on organisa donc contre lui une tentative d’enlèvement qui tourna mal : il fut blessé en tentant de résister à ses agresseurs. » Selon la Commission Church, ce jour même, le 22 octobre, très tôt dans la matinée, la CIA avait remis à des conspirateurs chiliens, des mitraillettes et des munitions « stérilisées », dénommées ainsi car, en cas d’enquête, leur origine serait impossible à déterminer. Trois jours après, René Schneider succomba à ses blessures. Immédiatement, Nixon envoya un message cynique à son homologue chilien : « Je voudrais vous faire part de ma douleur devant cet acte répugnant. »

Le 3 novembre 1970, Allende prit ses fonctions de président. Une stratégie de déstabilisation du nouveau gouvernement fut alors à l’étude, et la Direction de l’Hémisphère Occidental de la CIA était chargée de la mettre en oeuvre. En 1972, Ted Shackley, officier très expérimenté en opérations clandestines en devint le directeur. Il nomma son homme-lige Tom Clines chargé des opérations de la CIA au Chili, pour travailler spécifiquement sur le « cas Allende ». Celui-ci avait sous sa responsabilité ses vieux collègues Sánchez Morales et Atlee Phillips.

En mars de l’année suivante, Bill Colby nommé sous-directeur des Opérations Spéciales de l’Agence redevint leur supérieur. Colby et Shakley, qui avaient été à la tête de la guerre sale en Indochine, se trouvaient de nouveau réunis pour en mener une autre.

Depuis 1972, cette équipe de la CIA menait l’opération de désinformation et de sabotage économique la plus perfectionnée que l’on ait connue jusqu’alors au monde. Colby reconnaîtra dans la presse de son pays que ce fut une « expérience de laboratoire sur l’efficacité de l’investissement financier lourd pour discréditer et renverser un gouvernement. » [6]

Et ce ne fut pas tout. Selon la Commission du Sénat étasunien, la CIA à Santiago, se consacra à recueillir toute l’information nécessaire en vue d’un éventuel coup d’Etat : « Listes de personnes à arrêter, infrastructures et personnel civils à protéger en priorité, installations gouvernementales à occuper, plans d’urgence prévus par le gouvernement en cas de soulèvement militaire. » [7] Information sensible, comme la dernière mentionnée, obtenue, selon l’ancien fonctionnaire du département d’Etat, William Blum, [8] grâce à « l’achat » de hauts fonctionnaires et de dirigeants politiques de l’Unité Populaire, la coalition de partis qui appuyaient Allende. A Washington, les employés de l’ambassade se plaignirent de la disparition de documents, non seulement au siège diplomatique, mais aussi à leurs propres domiciles. Leurs communications furent mises sous écoute. Un travail réalisé par la même équipe qui allait monter le cambriolage du Watergate. [9]

L’action contre Allende nécessitait une campagne internationale de diffamation et d’intrigues. Une bonne partie de celle-ci fut confiée à un novice en politique étrangère, presque un inconnu en politique, mais il s’agissait d’une vieille connaissance du président Nixon et des hommes de l’équipe de choc qui menaient l’opération : George H.W. Bush. Il réalisa cette tâche en tant qu’ambassadeur à l’ONU, fonction qu’il occupa à partir de février 1971. Lorsqu’il fut nommé à ce poste, personne ne voulut se rappeler que quelques mois plus tôt, en tant que représentant à la Chambre du Texas, il avait réussi à faire rétablir dans cet état la peine de mort pour les « homosexuels récidivistes ».

Le 11 septembre 1973, eut lieu le sanglant coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet contre le gouvernement du président Allende, et qui déchaîna une terrible répression. Même s’il avait quitté ses fonctions quelques jours avant, Ted Shackley fut l’homme clé du renversement. Son biographe affirme : “Salvador Allende mourut pendant le coup d’état. Quand la fumée se dissipa, le Général Augusto Pinochet, dirigeant de la Junte Militaire était installé au pouvoir comme dictateur, en partie grâce au travail ardu de Shackley […] ”.[10]

Quelques semaines plus tard, Henry Kissinger reçut le Prix Nobel de la Paix… Un an après ce fatidique 11 septembre, alors que la dictature continuait à plonger la nation dans un bain de sang, le président Gerald Ford déclara que les Etasuniens avaient agi « dans le meilleur intérêt des Chiliens, et certainement dans celui des Etats-Unis. » [11]

Quant à l’ancien président Nixon, voilà ce qu’il écrivait en 1980 : « Les détracteurs se braquent uniquement sur la répression politique au Chili, en ignorant les libertés qui sont le fruit d’une économie libre […] Plutôt que de réclamer la perfection immédiate au Chili, nous devrions encourager les progrès qu’il fait. » [12]

Hernando Calvo Ospina

(A quelques changements près, ce texte est un chapitre du livre L’Équipe de choc de la CIA, Le Temps des cerises, novembre 2009).

Notes  :

[1] Commission spéciale présidée par le sénateur Frank Church : “Alleged Assassination Plots Involving foreign Leaders.” Washington, Novembre 1975.

[2] Cover Action in Chile, 1963-1973. The Select Committe to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities, US Senate. Washington, 18 décembre 1975.

[3] Le président étasunien Dwight David Eisenhower autorisa la CIA à renverser Arbenz en appliquant un plan intégral, inédit sur le continent, qui contenait des actions de guerre psychologique, mercenaire et paramilitaire, dont le nom de code fut PBSUCCESS. Nick Cullather, Secret History : the CIA Classified Accounts of its Operations in Guatemala, 1952-1954, Stanford University, 1999.
 
[4] Colby, William. 30 ans de C.I.A. Presses de la Renaissance. Paris, 1978.

[5] Newsweek , Washington, 23 septembre 1974.

[6] New York Times,8 septembre 1974.

[7] Cover Action in Chile, 1963-1973. Op. Cit.

[8] William Blum, Les guerres scélérates, Parangon, Paris, 2004.

[9] Le Watergate était l’immeuble où se trouvaient les bureaux du Parti démocrate. En toute illégalité, le président Nixon ordonne en 1972 qu’elles soient placées sous écoute. Face aux preuves et au scandale qui éclate, le président doit démissionner en août 1974. Victor Marchetti et John Marks, La CIA et le culte du renseignement. Ed. Robert Laffont, Paris, 1975.

[10] David Corn, Blond Ghost, Ted Shackley and the CIA’s Crusades, Simon & Schuster. New York, 1994.

[11] New York Times. 17 septembre 1974.

[12] Nixon, Richard. La vraie guerre, Albin Michel, Paris, 1980.

COMMENTAIRES  

09/09/2013 09:33 par babelouest

Toujours la doctrine de Monroe. Toujours ce souci pour Washington de ne considérer la politique d’un autre pays d’Amérique comme valable que si elle est favorable aux intérêts des bords du Potomac.

Sauf qu’aujourd’hui, les Faucons du Pentagone et leurs soutiens bancaires et industriels ont élargi cette constante au monde entier. La Grande Manipulation anniversaire de 2001 est passée par là.

Onze septembre mille neuf cent soixante treize : un jour funeste pour la liberté du monde.

09/09/2013 14:30 par Dominique

L’ingérence des USA dans les affaires du reste du monde n’est pas nouvelle. Peu après leur indépendance, leur première conquête fut l’Indonésie. On voit où en est ce pays aujourd’hui : un des gouvernement les plus corrompus de la planète, une misère omniprésente dans les couches populaires, pas de transport public digne de ce nom ni même de trottoir, en fait quasiment aucun espace public dans les villes.

On peut aussi parler de l’Europe. A la fin de la deuxième guerre mondiale, les USA ont placé la droite et la mafia au gouvernement en Italie afin que les communistes n’obtiennent pas la majorité. Il n’ont pas eu besoin de faire de coup d’état comme au Chili, mais cela se passait avant l’assassinat d’Allende.

En fait le problème n’est pas les USA, ou que les USA, c’est celui d’un système, que certains appellent l’américanisme, d’autre le capitalisme, d’autre l’oligarchie, etc. Les mêmes intérêts sont à l’œuvre sur les deux rives de l’Atlantique nord. Il ne faut pas oublier non plus que c’est l’Europe, avec les colonisations, qui a rendu les USA possibles et qui lui a donné l’exemple de la politique que les USA suivent aujourd’hui. Les premiers camps de concentrations ne furent pas les camps genre Guantanamo, ni les camps d’extermination des nazis, ni les réserves indiennes aux USA, mais l’œuvre des anglais dans leurs colonies. Quand au capitalisme, il est né avec le début des colonisations.

Et aujourd’hui, ce sont les mêmes banques qui soutenaient Hitler et Staline qui réclament le retour des régimes autoritaires en Europe. Il ne suffit pas à ces gens-là que les élus ignorent la volonté populaire comme avec le référendum sur le traité européen, ils veulent le retour des dictatures avec tout ce que cela comporte. C’est aussi évident que la CIA est du côté de ces salauds.

Nous pouvons même remonter plus loin jusqu’aux premiers peuples de guerriers de l’Antiquité, et leurs coutumes comme le commerce et la guerre organisée, ainsi que leurs religions organisées. Finalement, on arrive toujours au dogmes de base des religions organisées et au rapport de l’homme avec la nature.

Dans ce contexte aujourd’hui, je ne m’étonne pas que l’ONU qui, dans sa forme actuelle, est avant tout l’expression des grandes puissances, et qui prétend représenter tous les peuples du monde, n’ait jamais donné la parole au peuple rouge. Il y a des représentations officielles à l’ONU pour les blancs, les noirs et les jaunes, mais pas pour les rouges.

L’Amérique latine a la chance de compter beaucoup d’indiens dans sa populations. Il ne faut pas chercher plus loin pourquoi l’écosocialisme se développe en Amérique latine, et stagne chez nous. Les indiens vont pieds nus à l’école, pendant que nous menons nos enfants en voiture à l’école, ceci justement à l’âge où ils prennent leurs habitudes de mobilité. Comme disaient les grecs qui n’ont pas écris que des conneries : « Un esprit sain dans un corps sain ».

09/09/2013 16:37 par Dwaabala

La maison de Pablo Neruda à Santiago est saccagée et ses livres jetés au bûcher.
Il meurt le 23 septembre 1973, officiellement d’un cancer, à la veille de son départ en exil au Mexique.
Une enquête est ouverte, à la demande du Parti communiste chilien, depuis cette année pour déterminer les causes exactes de sa mort.
Un biochimiste chilien travaillant pour la DINA -agence de renseignement du régime Pinochet- est fortement suspecté de complicité d’assassinat en tant que concepteur de poisons sophistiqués.

10/09/2013 09:38 par Scalpel

Ou de l’éternelle sainte alliance entre capitalisme et fascisme, prompt à répandre la terreur pour asseoir sa funeste domination. Kissinger, Obama (prix Nobel de la, paix) mêmes coups bas.
Je donnerais cher pour vivre la fin de ce répugnant système reposant sur la guerre perpétuelle, la barbarie érigée en valeur suprême.

10/09/2013 09:48 par Scalpel

Qui peut encore douter que la date des attentats du WTC a un étroit rapport avec le 11 septembre chilien ?

10/09/2013 11:56 par legrandsoir

arrogants et méprisants comme ils sont, il me paraît peu probable qu’un politicien américain se soit souvenu ou ait fait le rapprochement entre les deux dates.

10/09/2013 12:33 par Sierra

"Qui peut encore douter que la date des attentats du WTC a un étroit rapport avec le 11 septembre chilien ?"

Moi, je vois absolument pas le rapport.

10/09/2013 18:20 par yo

On pourrait aussi ajouter à l’intro un 11 septembre contre-révolutionnaire de plus que les américain dans leur majorité ont dû oublier, mais qui reste à la mémoire de beaucoup de Jamaïcains. Celui-ci tombe pile entre les deux autres, le 11 septembre 1987, où Peter Tosh, reggaeman très subversif vis-à-vis des Etats-Unis et de leurs faucons Jamaïcains, mais aussi des apartheids Sud Africain et Israelien, de la couronne d’Angleterre ou encore du Vatican, et très reconnu par la jeunesse jamaicaine et afro-américaine à laquelle il tentait d’insuffler l’énergie de changer les choses et de bousculer l’échiquier politique de l’île, est froidement assassiné.
La thèse officielle parle d’un cambriolage qui aurait mal tourné, mais de nombreuses pistes mènent plutôt à un assassinat commandité par la CIA ou le FBI, et mis en oeuvre par des repris de justice locaux avec la complicité de la police et de la justice jamaïcaine. Les documents déclassifiés du programme cointelpro montrent d’ailleurs que cet assassinat était prévu, tout comme celui de Bob Marley, finalement mort d’un cancer, mais qui avait déjà fait l’objet d’une tentative d’assassinat, et dont Peter Tosh avait repris le flambeau après.

12/09/2013 14:21 par Kiergaard

The National Security Archive a publié hier 10 documents déclassifiés sur l’implication de Kissinger dans le processus (la plupart étaient connus, d’autres non). La contextualisation de ces documents permet de mesurer l’implication des USA dans l’affaire (mais également des dissensions qui pouvaient exister au sein de la NSC).
KISSINGER AND CHILE : THE DECLASSIFIED RECORD ON REGIME CHANGE (source en anglais).
La traduction sur mon site internet (Points-de-vue-alternatifs)

12/09/2013 18:22 par le fou d'ubu

Désolé de mettre encore mon grain de sel au milieu, mais les commentaires sont sans doute fait pour cela...Le caractère émouvant autant que dramatique de ce "11 septembre", sans doute le plus terrible de tous, mais... jusqu’à celui de "2001" dont les conséquences concernent le monde dans son ensemble...
Il faudra bien traiter cet "événement" bon gré, mal gré...
Peut être pourrions nous commencer par étudier la "version officielle" qui tient autant débout que les WTC 1,2 ...et 7 !!! Petite piqûre de rappel de nos chers médias : la VO est un complot ourdi par dix neuf fanatiques dont les deux chefs de l’époque ( ben laden et le mollah omar ) cachés dans des grottes aux multiples ascenseurs (!!!) dites de tora bora, ont réussi à fuir à mobylette, semant les hélicoptères apaches et autres F16 de l’oncle sam ( si,si, dixit david pujadas dans un 20 H mémorable de l’époque)...Tant que nous n’aurons pas retrouvé cette "mobylette" le monde est en danger, alors cherchons-la mes frères. Les tenants de la VO ont bien retrouvés un passeport (appartenant à l’un des dix-neuf fous) intact (!!!) au pied des tours jumelles !!! C’est bien que tout est possible, non ?...Nous parlerons plus tard de la "loi de résistance des matériaux" qui est aux "solides" l’équivalent de celle d’Archimède pour les "liquides"...
"Les plus grand secret sont gardés par la crédulité publique"...J’y ajouterai par le déni aussi...
Bon, que le premier qui retrouve l’engin des "x mens", lèvent le doigt, cette "mob" m’intéresse...je vais en avoir besoin...

Le fou d’ubu

15/09/2013 01:37 par le fou d'ubu

Bon, visiblement cette mobylette n’intéresse personne, pas plus que la VO digne d’un Disney...Tant pis pour le "Grand Soir" de l’humanité...Je croyais que c’était l’ambition suprême de ce journal...Me serais-je trompé ?...

Le fou d’ubu

16/09/2013 08:27 par gérard

@ fou d’ubu
Si, moi je suis intéressé par l’annonce et même échangerai mobylette contre cutters...
Le Monde se divise en deux, ceux qui croient aux mobylettes et aux cutters, et ceux qui ni croient pas...
Ceux qui voient derrière les mobs et les cutters se profiler un Nouvel Ordre Mondial et ceux qui n’y croient pas.
La coïncidence entre les deux 11 Septembre ne me semblerait pas fortuite : les exercices aériens, donc l’ éloignement de la force aérienne d’intervention américaine de la côte Est, chose indispensable pour semer la confusion et laisser ainsi le champ libre à la "suite", avaient été prévus de longue date...pour le 11 Septembre.
Le Monde se divise en deux, ceux qui croient à l’avertissement donné au Monde entier, notamment par cette coïncidence de date : " ne vous mêlez pas de nos affaires, sinon voyez comme il vous en cuira", et ceux qui n’y croient pas.
Et le Monde entier a fait comme les trois singes...
Le 11 Septembre 1973 fut une abomination, et cet article en fait un rappel salutaire.
Avec le 11 Septembre 2001, un cran au-dessus a été franchi dans l’abomination, les guerres qui ont suivi en sont la preuve, ainsi que la guerre économique et les atteintes aux libertés.
Le Monde se divise en deux, ceux qui s’en rendent compte...et les autres.
Mais nous sommes tous dans le même "bain" :
http://www.dailymotion.com/video/x7u05c_syndrome-de-la-grenouille_news

16/09/2013 13:46 par mfgtour

Sur radio kissinger on voit le sieur en photo avec sa groupie, la meuf à nanard. Ne ratez pas le spectacle, c’est par ici : http://www.franceculture.fr/

(J’aime aussi beaucoup leur titraille : le monde selon henry...)

16/09/2013 22:58 par le fou d'ubu

Bonsoir Gérard,

Ben justement, il y a ceux qui croient à la VO et ceux qui n’y croient pas...C’est les premiers qu’ils nous faut viser, car seul un évènement (mensonger) de cet ampleur peut les emmener à s’intérresser à tout le reste...Pas s’occuper des trolls qui cherchent les fautes d’orto, où qui philosophent sur la forme sans fin. A force ils sont faciles à detecter...
"La vérité subit trois étapes : En premier elle est moquée, ensuite elle subit une farouche résistance ( diabolisation, déni mauvaise foi etc...) mais au final elle est acceptée par tous comme une évidence"...Quand nous serons nombreux au troisième niveau, on pourra faire éclater le débat sur un "média mainstream"...Pourquoi pas France Inter sur l’émission "las bas si j’y suis" (500 000 auditeurs sur ce créneau)...Je sais, c’est un travail de longue haleine...Si quelqu’un à mieux ? Nous sommes preneur...Le grand soir c’est déjà bien pour un début, merci encore à eux...
En tous cas merci Gérard, tu es le premier qui répond positivement, pour le moment se sujet reste encore tabou vu les réactions très peu nombreuses...
Un proverbe africain dit : " Qui avale une noix de coco, fait confiance à son anus". Sur ce coup les fruits sont encore plus gros à digérer...C’est un espoir...

Le fou d’ubu

17/09/2013 09:38 par gérard

@ le fou d’ubu,
Je ne crois pas que nous soyons peu nombreux au Grand Soir à être conscient des implications du 11 Septembre...2001, la preuve en est de cet article (11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor) sur un sujet qui est encore pour beaucoup de gens....presque "sacrilège", et que malgré tout LGS a publié !
Il faut lui rendre hommage.
Je viens de faire tout récemment la douloureuse expérience du "tabou" de ce sujet ; en deux mots :
- Je viens de retrouver un vieil ami ; quand on s’était perdus de vue il y a une vingtaine d’années on était en parfait accord politique et syndical, bien à gauche cela va sans dire. Il est toujours très actif...à Marseille Nord, il est pour ainsi dire "sur le front".
Lorsque j’ai abordé le sujet du 11 Septembre, mais pas que celui là, ceux de la Libye et de la Syrie aussi, enfin tous ceux dont les analyses (comme celles du GS) sont en opposition avec les "officielles", les "véhiculées" autant par les médias "mainstream" que par la Gauche, je me suis heurté à une montagne d’incompréhensions, et avec en plus une très forte agressivité de sa part...
Ce style de réaction est hélas fort courant, et la Gauche n’y échappe pas, alors que son Devoir aurait du d’être à la pointe en analyses politiques.
Mais il y a des frémissements :
- sur le site PCF du Bassin d’Arcachon http://www.pcfbassin.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=7549:page-dacceuil&catid=81:actualites-2012&Itemid=3 que j’ai souvent signalé, dans les sites à visiter qui y sont conseillés, il y a reopen911 ! (Théophraste y est d’ailleurs à la Une !)
- Il y a celui très récent (officiellement) de Mélenchon sur son dernier blog :

En ce qui concerne les twin Tower et les milliers de malheureux qui ont péri dans cet attentat, jamais si grande démonstration de l’absurdité politique absolue du terrorisme ne fut faite aussi implacablement. Cet attentat et ces morts ont été le prétexte à une incroyable manipulation des opinions et à un gigantesque recul de l’Etat de droit dans le monde. Le prétexte islamiste mis en avant est grotesque compte tenu du mal fait à la religion musulmane par cet attentat dans lequel elle n’est strictement pour rien.

18/09/2013 23:55 par iyhel

@Dominique : ne confondriez-vous pas Indonésie (colonie néerlandaise jusqu’après la seconde guerre mondiale) et Philippines (arrachées à l’Espagne, de même que Cuba, à la fin du XIXe soit tout de même plus d’un siècle après l’indépendance des USA) ? Entre temps les gouvernements américains avaient un demi continent à conquérir, quelques tribus à exterminer et un bon tiers du Mexique à annexer. On ne peut pas être partout.

Quant aux digressions sur le 11 septembre 2001, j’avoue avoir également beaucoup de mal à saisir ce qu’elles font sous cet article.

19/09/2013 10:23 par gérard

@ iyhel
« Quant aux digressions sur le 11 septembre 2001, j’avoue avoir également beaucoup de mal à saisir ce qu’elles font sous cet article. »
Le parallèle avait été fait tout bonnement dans l’introduction de cet article.
D’une part un rappel sur le 11 Septembre, celui de 1973 était des plus salutaires pour en dénoncer les commanditaires, car les faits sont maintenant établis et incontestables ; d’autre part en faire le parallèle avec celui de 2001 est d’autant plus nécessaire pour ceux qui sont sceptiques (il y en a encore !) sur une autre versions des faits que la Version Originale, car ceux-ci ne sont pas encore établis et incontestables. Voir ce que j’ai écrit précédemment.
@ Dominique
Je suis très souvent d’accord avec tes (on dit "tu" ?) commentaires, sauf sur un point (sur ce point d’ailleurs je me sens assez seul, mais passons) :
« Et aujourd’hui, ce sont les mêmes banques qui soutenaient Hitler et Staline qui réclament le retour des régimes autoritaires en Europe »
Je dirai non, catégoriquement non à cette affirmation, c’est même le contraire, elles n’en veulent surtout pas !
Ces "même banques" appelons les "le Système".
Comme ces dictatures que le Système avait lui-même participé (largement) à leurs mises en place étaient devenues au fil du temps...contre productives pour ses affaires, le Système s’était rendu compte qu’en définitive il avait tout simplement besoin du socialisme pour régner, le mou bien entendu, cela va sans dire...
Une dictature, ce n’est pas rentable !
Elle reste confinée dans un misérable Pays et n’a pas d’ambition ! Petits bras quoi !
Et en plus ça se prendrait des "fantaisies" nationalistes ! Mais c’est du n’importe quoi, c’est mauvais pour les Affaires !
La stratégie du 11 Septembre 1973 allait être abandonnée par le Système.
Et maintenant place à une autre stratégie, celle qui s’est enclenchée le 11 Septembre 2001 (et même bien avant) : ce sera celle de la lutte contre la terreur (fabriquée) et pour l’unique, la seule, la pure, la VRAIE VÉRITÉ, celle qui est gravée fièrement au fronton des édifices de tous les Parlements de l’Occident...la DÉMOCRATIE !
Pour raviver sa mémoire il faut se ré-écouter tous les discours de Bush (l’usage de tranquillisants est recommandé).
Ce sera ainsi la lutte contre les "dictateurs", en les fabriquant même s’ils n’existent pas ; enfin le Système sera contre tout ce qui pourrait se mettre en travers de sa route. Rien ne doit s’opposer à sa dictature ÉCONOMIQUE !
En ce qui concerne l’Europe, crise économique (fabriquée de toute pièce) aidant, ce sont les Pays en crise (Roumanie, Grèce, Espagne, Portugal,...à suivre !) qui sont achetés (par "morceaux") par le Système, c’est moins voyant qu’une dictature mais c’est beaucoup plus efficace.
Le Fond entre ces deux 11 Septembre est identique, seule la forme de la "suite" est différente.
Et le "socialisme mou" là-dedans ? mais c’est son collaborateur idéal...

19/09/2013 19:51 par le fou d'ubu

Gérard, Bonjour,

Les digressions sont devenues inutiles...Il faut absolument faire pression pour une nouvelle enquête internationale indépendante...L’ onde médiatique provoquée, suffira à tout balayer sur son passage pour arriver sur les pupitres de Pujadas lui-même...Il y a urgence...Si la Syrie tombe entre les mains des "gentils", le monde sera au commencement de la WW3 tant redoutée...Il nous reste une chance d’arrêter cette folie, et seul le doute sur cet "événement" peut mobiliser tous les médias et donc toute la population sur ce que tout le monde "sent mauvais" mais n’osent dire...

Le fou d’ubu

21/09/2013 04:36 par le fou d'ubu

Apparemment, j’ai encore du mal à convaincre...Bon, juste une question pour acquis de conscience : "Au fil des articles du Grand Soir et d’ailleurs, ne vous semblent-il pas évident, qu’un complexe militaro-industrio-financier dirige la planète comme une organisation mafieuse, mue par une idéologie nazillarde cachée derrière des costumes réversible en manteaux de cuir ?...

Le fou d’ubu

Ps : "Chuuut, ça chante trop fort ça !!! Parlons plus bas, l’on pourrait bien nous entendre"..."Bon, après ça, si la campagne de presse tout azimuts ne démarre pas, j’insiste pas, promis...et alors, bonne chance à toutes et tous"...

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